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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>La Hongrie d&#233;fie le FMI</title>
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		<dc:date>2010-08-03T13:23:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#244;me Duval</dc:creator>


		<dc:subject>Hongrie</dc:subject>
		<dc:subject>Fonds Mon&#233;taire International</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-08-03</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le premier ministre, Viktor Orban, monte au cr&#233;neau et r&#233;ussit &#224; calmer les sp&#233;culations en remerciant le FMI pour son &#171; aide de trois ans &#187; tout en indiquant que &#171; l'accord sur le pr&#234;t expirait en octobre, et qu'il n'y avait donc rien &#224; suspendre. &#187;. &#171; Les banques &#233;taient &#224; l'origine de la crise mondiale, il est normal qu'elles contribuent au r&#233;tablissement &#187; de la situation, a-t-il soulign&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; La Hongrie qui assurera pour 6 mois &#224; partir du 1er janvier 2011 la pr&#233;sidence de l'UE (Union (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-08-03-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-08-03&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH96/arton4994-91492.jpg?1677097360' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='96' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le premier ministre, Viktor Orban, monte au cr&#233;neau et r&#233;ussit &#224; calmer les sp&#233;culations en remerciant le FMI pour son &#171; aide de trois ans &#187; tout en indiquant que &#171; l'accord sur le pr&#234;t expirait en octobre, et qu'il n'y avait donc rien &#224; suspendre. &#187;. &#171; Les banques &#233;taient &#224; l'origine de la crise mondiale, il est normal qu'elles contribuent au r&#233;tablissement &#187; de la situation, a-t-il soulign&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Hongrie qui assurera pour 6 mois &#224; partir du 1er janvier 2011 la pr&#233;sidence de l'UE (Union Europ&#233;enne), subit tr&#232;s fortement les cons&#233;quences d'une crise financi&#232;re qui n'en finit pas. Pourtant pas si &#233;loign&#233;e des objectifs de Maastricht en mati&#232;re de d&#233;ficit (3,8 % en 2008), la Hongrie devient le premier pays de l'Union europ&#233;enne &#224; obtenir un soutien financier de la Tro&#239;ka FMI, UE et Banque mondiale. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2008, un plan de 20 milliards d'euros est d&#233;cid&#233; pour la Hongrie : 12,3 milliards d'euros sont pr&#234;t&#233;s par le FMI ; 6,5 par l'Union europ&#233;enne et 1 par la Banque mondiale. Le stock de la dette s'accroit m&#233;caniquement. Outre la perte s&#232;che en paiement des int&#233;r&#234;ts qui alourdit le d&#233;ficit, les conditions sont s&#233;v&#232;res pour la population : hausse de 5 points de la TVA, aujourd'hui &#224; 25 % ; &#226;ge l&#233;gal de d&#233;part &#224; la retraite port&#233; &#224; 65 ans ; gel des salaires des fonctionnaires pour deux ans ; suppression du treizi&#232;me mois des retrait&#233;s ; baisses des aides publiques &#224; l'agriculture et aux transports publics&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'extr&#234;me droite entre au Parlement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Hongrie, auparavant gouvern&#233;e par les sociaux-d&#233;mocrates, avait r&#233;ussi &#224; sauvegarder un syst&#232;me social relativement protecteur, mais l'application, sur injonction du FMI, de telles mesures d'aust&#233;rit&#233; a m&#233;content&#233; la population et b&#233;n&#233;fici&#233; &#224; la droite conservatrice qui a remport&#233; les &#233;lections l&#233;gislatives d'avril 2010. Pourtant, la victoire du nouveau premier ministre conservateur, Viktor Orban, est aussit&#244;t salu&#233;e par l'agence de notation Fitch Ratings qui estime que son parti, le Fidesz, obtenant la majorit&#233; n&#233;cessaire pour modifier la Constitution, &#171; repr&#233;sente une opportunit&#233; pour introduire des r&#233;formes structurelles &#187; |1|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sociaux-d&#233;mocrates ont ainsi connu une d&#233;faite historique et ont ouvert un boulevard &#224; l'extr&#234;me-droite (Jobbik) qui est entr&#233;e au Parlement pour la premi&#232;re fois avec un score de 16,6 %. A peine arriv&#233; &#224; la t&#234;te de l'Etat, le gouvernement lance des d&#233;clarations alarmistes sur la situation financi&#232;re du pays &#233;voquant une sous-estimation des comptes par l'ex&#233;cutif pr&#233;c&#233;dent ramenant le d&#233;ficit &#224; 7,5 % du PIB, bien plus que les 3,8 % escompt&#233;s par le FMI. Coup de bluff ou falsification de comptes ? Le lendemain 5 juin 2010, un vent de panique fait chuter les Bourses de Londres, Paris, Budapest&#8230;et l'euro se d&#233;pr&#233;cie dans la crainte de difficult&#233;s semblable &#224; celles de la Gr&#232;ce. Le gouvernement sous pression tente alors de se reprendre et multiplie les communiqu&#233;s pour calmer tant bien que mal les sp&#233;culateurs survolt&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Taxer le capital ou le travail ?&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;duire son d&#233;ficit &#224; 3,8% du PIB en 2010 comme le r&#233;clame le FMI et l'UE, le gouvernement pr&#233;pare l'instauration d'une taxe temporaire sur l'ensemble du secteur financier, qui permettrait de pr&#233;lever 0,45% de l'actif net des banques (calcul&#233;e non pas sur les b&#233;n&#233;fices, mais sur le chiffre d'affaires), de taxer &#224; hauteur de 5,2% les revenus des compagnies d'assurance et de 5,6 % pour les autres entit&#233;s financi&#232;res (bourse, agents financiers, g&#233;rants de fonds d'investissement&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Hongrie surench&#233;rit ainsi sur Obama qui a timidement &#233;voqu&#233; une taxe de seulement 0,15 % sur les banques. Mais cette mesure qui devrait rapporter environ 650 millions d'euros de recettes annuelles pendant deux ans (en 2010 et 2011), soit environ 0,8 % du PIB selon le gouvernement, ne plait pas aux banques : celles-ci font pression et menacent de retirer leurs investissements en Hongrie. Quand au FMI, il stoppe toute n&#233;gociation et menace de fermer le robinet du cr&#233;dit accord&#233; en 2008. Le plan devant initialement expirer en mars 2010 avait pourtant &#233;t&#233; prolong&#233; jusqu'&#224; octobre de la m&#234;me ann&#233;e. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien &#233;videmment le projet de taxe sur le secteur financier, v&#233;ritable pomme de discorde entre le FMI et la Hongrie, qui bloque la poursuite du pr&#234;t. Le Fonds estime que le pays doit prendre des mesures en ad&#233;quation avec le dogme n&#233;olib&#233;ral en cours : entendez par l&#224; taxer les pauvres avant de taxer les banques : certes, les pauvres ont peu d'argent mais il y a beaucoup de pauvres... N'auriez vous pas remarqu&#233; le cynisme &#224; l'&#339;uvre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le projet de plafonnement des r&#233;mun&#233;rations dans la fonction publique, salaire du gouverneur de la banque centrale compris, est tout &#224; fait aux antipodes des recommandations du Fonds qui pr&#233;f&#232;re un nivellement par le bas en r&#233;duisant ou gelant les salaires comme en Gr&#232;ce ou en Roumanie par exemple. Attention &#224; ne pas se faire d'illusion pour autant de la part d'un parti au pouvoir qui avait d&#233;j&#224; favoris&#233; la p&#233;n&#233;tration du n&#233;olib&#233;ralisme dans les ann&#233;es 1990&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; C'est soit la taxe bancaire, soit l'aust&#233;rit&#233; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christoph Rosenberg, qui conduisait la d&#233;l&#233;gation du FMI en Hongrie, a indiqu&#233; que l'organisation internationale souhaitait obtenir davantage de pr&#233;cisions sur le budget de l'ann&#233;e prochaine : &#034;Lorsque nous viendrons la prochaine fois, &#224; moins que nous ne venions la semaine prochaine, le gouvernement aura logiquement avanc&#233; sur le budget 2011 et ce sera un budget tr&#232;s important&#034;, a-t-il dit |2|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus le FMI s'appr&#234;te &#224; revoir la copie du gouvernement et intervenir directement dans l'&#233;laboration du budget hongrois au d&#233;pend de toute souverainet&#233;. En attendant, le FMI estime que le pays va devoir prendre &#171; des mesures suppl&#233;mentaires &#187; d'aust&#233;rit&#233; pour parvenir aux objectifs de d&#233;ficit qu'il a lui-m&#234;me fix&#233;. De son c&#244;t&#233;, le ministre de l'Economie Gyorgy Matolcsy d&#233;clare lors d'un entretien : &#171; Nous avons dit que nous ne pouvions pas mettre en place de nouvelles mesures de rigueur [...].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait cinq ans que nous appliquons des mesures d'aust&#233;rit&#233;, c'est pourquoi nous en sommes l&#224; &#187;. &#171; Nous allons imposer la taxe bancaire, nous savons que c'est un lourd fardeau suppl&#233;mentaire, mais nous savons &#233;galement que nous pouvons atteindre (l'objectif) d'un d&#233;ficit de 3,8% &#187;, &#171; C'est soit la taxe bancaire, soit l'aust&#233;rit&#233; &#187;, a-t-il par ailleurs ajout&#233; |3|. Afin de se prot&#233;ger d'une extr&#234;me droite en pleine ascension lors des prochaines &#233;lections municipales d&#233;but octobre, la droite conservatrice au pouvoir veut &#233;viter des mesures trop impopulaires et rejette toute poursuite de n&#233;gociation avec le Fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Rupture consomm&#233;e entre la Hongrie et le FMI ?&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 juillet le FMI suspend la n&#233;gociation et par voie de cons&#233;quence, le versement de nouvelles tranches. Dans un premier temps, la sanction des march&#233;s ne s'est pas fait attendre et la monnaie nationale, le forint reculait d'environ 2,4% &#224; l'ouverture, tandis que la Bourse perdait plus de 4%. Le premier ministre, Viktor Orban, monte au cr&#233;neau et r&#233;ussit &#224; calmer les sp&#233;culations en remerciant le FMI pour son &#171; aide de trois ans &#187; tout en indiquant que &#171; l'accord sur le pr&#234;t expirait en octobre, et qu'il n'y avait donc rien &#224; suspendre. &#187;. &#171; Les banques &#233;taient &#224; l'origine de la crise mondiale, il est normal qu'elles contribuent au r&#233;tablissement &#187; de la situation, a-t-il soulign&#233; |4|. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle loi sur la taxe financi&#232;re qui pr&#233;voit par ailleurs une r&#233;duction de l'imp&#244;t sur les petites et moyennes entreprises (PME) de 16 &#224; 10 %, est approuv&#233;e haut la main (301 votes en faveur et seulement 12 contre) le 22 juillet par le Parlement domin&#233; par le Fidesz de M. Orban. Sans surprise, d&#232;s le lendemain, les agences de notation financi&#232;re Moody's et Standard and Poor's placent la note de la dette souveraine hongroise sous surveillance avec un possible abaissement &#224; la cl&#233;. Le r&#244;le de ces agences, juges et parties d'un syst&#232;me sp&#233;culatif mortif&#232;re, est r&#233;sum&#233; en peu de temps : on am&#233;liore la note lors de l'accession du gouvernement conservateur au pouvoir en l'estimant sur la voie de l'aust&#233;rit&#233; capitaliste et quand on se rend compte que les mesures prennent un chemin divergeant du dogme n&#233;olib&#233;ral, on s'appr&#234;te &#224; l'abaisser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le journal &#8220;Le Monde&#8221; soutient les cr&#233;anciers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux dire du journal fran&#231;ais Le Monde |5| dans son &#233;dition du 20 juillet, il faut soutenir l'insoumission affich&#233;e du gouvernement hongrois envers le FMI et d&#233;fendre l'id&#233;e qu'il en fasse de m&#234;me avec son autre cr&#233;ancier, l'Union europ&#233;enne. Prendre ses distances envers ces cr&#233;anciers ne constitue en rien une insulte envers le peuple hongrois qui devra in fine rembourser une dette dont les conditions impos&#233;es par le FMI et l'UE sont d&#233;j&#224; un lourd fardeau pour la population. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il faut aller au-del&#224; d'une simple rupture diplomatique en proposant par exemple un front de pays unis contre le paiement de la dette, car comme l'a si bien dit Sankara, ancien pr&#233;sident du Burkina Faso, quelques mois avant d'&#234;tre assassin&#233; : &#171; La dette ne peut pas &#234;tre rembours&#233;e parce que d'abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en s&#251;rs. Par contre si nous payons, c'est nous qui allons mourir. Soyons-en s&#251;rs &#233;galement. (&#8230;) Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serais pas l&#224; &#224; la prochaine conf&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, avec le soutien de tous, dont j'ai besoin, (applaudissements) avec le soutien de tous, nous pourrons &#233;viter de payer. Et en &#233;vitant de payer nous pourrons consacrer nos maigres ressources &#224; notre d&#233;veloppement. &#187; |6| Seule une mobilisation populaire r&#233;clamant la v&#233;rit&#233; sur la destination des sommes emprunt&#233;es au m&#234;me titre que la satisfaction des revendications en termes de salaires, emplois ou protection sociale permettra de faire payer le co&#251;t de la crise aux v&#233;ritables responsables de celles&#8211;ci. C'est pourquoi il est primordial pour les peuples d'Europe et d'ailleurs, d'auditer ces dettes entach&#233;es d'ill&#233;galit&#233;s pour en r&#233;pudier le paiement. C'est un premier pas vers la souverainet&#233; qui permettrait d'envoyer les &#233;normes fonds d&#233;di&#233;s au remboursement de la dette vers les v&#233;ritables besoins des populations en mati&#232;re de sant&#233;, d'&#233;ducation ou de pensions de retraite, de sauvegarder leurs services publics plut&#244;t que de les offrir aux entreprises priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|1| Hongrie : Fitch salue le r&#233;sultat &#233;lectoral, Le Figaro, 26 avril 2010 : &lt;a href=&#034;http://www.lefigaro.fr/flash-eco/20..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lefigaro.fr/flash-eco/20..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|2| &lt;a href=&#034;http://tempsreel.nouvelobs.com/actu..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://tempsreel.nouvelobs.com/actu..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|3| &lt;a href=&#034;http://fr.reuters.com/article/frEur..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://fr.reuters.com/article/frEur..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|4| &lt;a href=&#034;http://www.lesechos.fr/info/inter/a..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lesechos.fr/info/inter/a..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|5| &#171; M. Orban affiche ouvertement une insultante d&#233;sinvolture &#224; l'adresse de ses cr&#233;anciers &#187;, Le Monde, 19 juillet 2010. &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/idees/article..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lemonde.fr/idees/article..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|6| Discours de Thomas SANKARA &#224; Addis-Abeba, le 29 Juillet 1987, quelques mois avant sa mort.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Non aux plans du FMI</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Non-aux-plans-du-FMI</link>
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		<dc:date>2010-05-04T12:16:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Fonds Mon&#233;taire International</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2010-05-04</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les institutions grecques et l'Union europ&#233;enne (UE) font tout pour exclure la possibilit&#233; d'une protestation radicale face &#224; leurs attaques contre la population. De leur c&#244;t&#233;, les journaux &#233;trangers n'en finissent pas de radoter sur &#171; les Grecs &#187; qui &#171; truquent les chiffres &#187; et &#171; vivent au-dessus de leurs moyens &#187;, ou sur la &#171; trag&#233;die grecque &#187; &#224; l'&#339;uvre, avec l'impossibilit&#233; d'&#233;chapper aux sp&#233;culateurs. Quant au Premier ministre Georges Papandr&#233;ou (Pasok), il a choisi le joli port d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Fonds-Monetaire-International-+" rel="tag"&gt;Fonds Mon&#233;taire International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2010-05-04-+" rel="tag"&gt;Edition du 2010-05-04&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH128/arton4625-5d304.png?1677097360' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='128' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les institutions grecques et l'Union europ&#233;enne (UE) font tout pour exclure la possibilit&#233; d'une protestation radicale face &#224; leurs attaques contre la population. De leur c&#244;t&#233;, les journaux &#233;trangers n'en finissent pas de radoter sur &#171; les Grecs &#187; qui &#171; truquent les chiffres &#187; et &#171; vivent au-dessus de leurs moyens &#187;, ou sur la &#171; trag&#233;die grecque &#187; &#224; l'&#339;uvre, avec l'impossibilit&#233; d'&#233;chapper aux sp&#233;culateurs. Quant au Premier ministre Georges Papandr&#233;ou (Pasok), il a choisi le joli port d'une petite &#238;le pour demander l'activation du programme de pr&#234;ts de l'UE (30 milliards d'euros), et du FMI (entre 10 et 15 milliards), en s'appuyant sur des r&#233;f&#233;rences litt&#233;raires comme l'Odyss&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De telles mises en sc&#232;ne semblent fonctionner : le gouvernement socialiste, malgr&#233; la trahison totale de ses promesses &#233;lectorales, devance la droite de 8,5 % dans les sondages. Mais elles offrent aussi des contradictions qu'on ne se privera pas de mettre en avant : qui sont les terribles Cyclopes que combat Ulysse, les magiciennes qui transforment les marins en pourceaux (en &#171; PIGS &#187; : Portugal, Irlande, Gr&#232;ce, Espagne !), sinon les repr&#233;sentants des gouvernements et des patrons qui, en s'attaquant au petit Ulysse grec, veulent surtout engager une totale remise en cause de tous les acquis du mouvement ouvrier en Europe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inutile donc de s'appesantir sur les dangers du c&#233;l&#232;bre chant des sir&#232;nes : &#171; Ouvrez les yeux, fermez la t&#233;l&#233; ! &#187; est dans la p&#233;riode plus vrai que jamais, en Gr&#232;ce comme ailleurs. N'a-t-on pas ainsi entendu le pr&#233;sentateur des infos sur France 2 indiquer que la manifestation du vendredi 23 avril, appel&#233;e par les syndicats de base et la gauche antilib&#233;rale et anticapitaliste pour protester contre les diktats de l'UE et du FMI, &#233;tait une initiative de &#171; l'ultra-gauche &#187;, sous-entendu violente et minoritaire ? En revanche, ce qui n'est pas soulign&#233; aux infos, mais qui est ressenti sur le terrain par la population, c'est la bonne id&#233;e des &#233;missaires du FMI de fouler le sol grec &#224; la date anniversaire du d&#233;but du r&#233;gime de la junte militaire soutenue par les USA (du 21 avril 1967 &#224; l'&#233;t&#233; 1974). Un tel symbole parle beaucoup plus que toutes les mises en sc&#232;ne &#233;voqu&#233;es et ne peut que renforcer la col&#232;re populaire face aux nouvelles menaces. Les mesures accablantes d&#233;j&#224; prises en f&#233;vrier et mars ne suffisent pas &#224; l'UE et au tr&#232;s socialiste pr&#233;sident du FMI Dominique Strauss-Kahn, qui explique qu'il faut &#233;tendre au priv&#233; les coupes appliqu&#233;es au secteur public et qu'il faut aller plus loin (salaires, droit du travail) avec une cure de d&#233;flation pour que la Gr&#232;ce devienne concurrentielle !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est donc fait pour que les travailleurs se r&#233;signent devant l'ampleur de la riposte &#224; construire, et la riposte syndicale (les syndicats sont dirig&#233;s par le courant Pasok) n'est pas &#224; la hauteur, malgr&#233; la pression exerc&#233;e par les syndicats de base. La crainte des bureaucrates est align&#233;e sur celle des bourgeois : la col&#232;re ouvri&#232;re, telle qu'on l'a vue le 22 avril (gr&#232;ve du secteur public) et le 23, pourrait devenir explosive. Apr&#232;s un 1erMai qui pourrait &#234;tre tr&#232;s tr&#232;s combatif mais s'annonce divis&#233;, et avec la perspective d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le 5 mai, comment &#233;largir et unifier les mobilisations, tr&#232;s nombreuses chaque jour mais partielles (actuellement : gr&#232;ve des marins, des transports en commun&#8230;) ? Un d&#233;but de r&#233;ponse est la constitution, encore trop faible, de comit&#233;s unitaires contre les mesures sc&#233;l&#233;rates.&lt;br class='autobr' /&gt;
Andreas Sartzekis&lt;br class='autobr' /&gt;
* Paru dans Hebdo TEAN 53 (29/04/10).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Editorial de L'Anticapitaliste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les march&#233;s l'exigeaient ; le premier ministre grec Georges Papandreou, a fini par s'y r&#233;soudre &#187;. C'est en ces termes qu'est tomb&#233;e il y a une semaine l'annonce de la d&#233;cision grecque de demander l'aide de l'Europe et du Fonds Mon&#233;taire International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cause est entendue : ce sont &#171; les march&#233;s &#187; qui l'exigent. Impersonnels, abstraits, ils dictent la loi. La Gr&#232;ce doit emprunter : quarante-cinq milliards d'euros que l'Europe et le FMI vont (peut-&#234;tre) lui octroyer. A condition qu'elle s'engage, comme on dit pudiquement, &#224; &#171; sauver ses finances publiques &#187;. Ce que &#171; sauvetage des finances publiques &#187; signifie, les salari&#233;s en Gr&#232;ce, tout comme en Espagne et au Portugal, en ont d&#233;j&#224; eu un premier aper&#231;u. Allongement de la dur&#233;e du travail, rel&#232;vement de l'&#226;ge de la retraite, blocage des pensions, r&#233;duction des salaires et des prestations sociales, privatisations &#224; outrance et acc&#233;l&#233;r&#233;es : les voil&#224; les contreparties pour ces quarante-cinq milliards ! Comme pour nombre de pays du Tiers Monde qui ont jadis &#171; b&#233;n&#233;fici&#233; de l'aide &#187; du FMI, la Gr&#232;ce va, elle aussi, &#234;tre mise sous tutelle : c'est aux plans d'ajustement structurels d&#233;cid&#233;s &#224; Washington -et &#224; Bruxelles- qu'elle va devoir se soumettre pour satisfaire aux &#171; exigences des march&#233;s &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui, quoi qu'on en dise, ne sont ni anonymes, ni impersonnels ! Les march&#233;s qui &#171; exigent &#187; ont des noms, des adresses : ceux de Goldman Sachs, que l'aide publique a confort&#233; dans une position dominante et qui sp&#233;cule sur la dette grecque, ou ceux des deux grandes banques suisses d&#233;tentrices de bons d'emprunt hell&#233;niques pour un montant de&#8230; 64 milliards de francs. Des bons qui, compte tenu des risques, atteignent des rendements &#224; deux chiffres !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qu'elles exigent aujourd'hui de la Gr&#232;ce &#8211; les sacrifices pour tous pour accro&#238;tre leurs b&#233;n&#233;fices &#8211; ils vont l'exiger demain de l'Espagne, du Portugal, de l'Irlande. Par les &#171; efforts &#187; qu'elles vont imposer aux dizaines de millions de salari&#233;s et de ch&#244;meurs de ces pays, c'est un mouvement d'ensemble de baisse des conditions g&#233;n&#233;rales de vie dans l'Europe toute enti&#232;re que les &#171; march&#233;s &#187; initient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A d&#233;faut de d&#233;localiser dans le Tiers Monde, c'est le Tiers Monde, avec ses salaires, qu'on d&#233;localise en Europe ! Et on fait d'une pierre deux coups : tandis que des pays sont condamn&#233;s &#224; la spirale infernale de la dette et de son remboursement, plus de trois-cent millions de travailleurs sont livr&#233;s au dumping salarial et social. Y compris en Suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, c'est une autre exigence qui doit s'imposer, d'en bas. C'est celle, urgente, imm&#233;diate, de l'annulation sans condition de la dette de la Gr&#232;ce ; de celle de l'Espagne, du Portugal et de l'Irlande ensuite. Et tant pis pour les b&#233;n&#233;fices de l'UBS !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, on ne peut &#224; la fois soutenir les plans d&#8216;aide aux banques et pr&#233;tendre d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s. C'est l'un ou l'autre, l'un contre l'autre. Il faut choisir son camp&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Paolo Gilardi&lt;br class='autobr' /&gt;
* Parus en Suisse dans l'Anticapitaliste n&#176; 24 du 29 avril 2010.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Les syndicats appellent &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le 5 mai&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats des secteurs public et priv&#233; grecs ont annonc&#233;, mardi 27 avril, qu'ils appelaient &#224; une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le 5 mai. Dans un communiqu&#233;, la puissante Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale des travailleurs grecs (GSEE), forte d'un million d'adh&#233;rents, explique vouloir &#171; repousser les chantages n&#233;o-lib&#233;raux et les exigences de la Commission europ&#233;enne, de la Banque centrale europ&#233;enne et du Fonds mon&#233;taire international pour niveler les droits sociaux et &#233;conomiques des travailleurs &#187;. Elle rejette &#233;galement tout projet de r&#233;forme des retraites &#171; qui diminuerait le montant des pensions et repousserait les seuils de d&#233;part &#224; la retraite &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La F&#233;d&#233;ration des fonctionnaires grecs (ADEDY, 375 000 adh&#233;rents) lui a imm&#233;diatement embo&#238;t&#233; le pas, en se joignant au mouvement. L'ADEDY a d&#233;j&#224; organis&#233; quatre gr&#232;ves de 24 heures dans le secteur public depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e pour protester contre les mesures d'aust&#233;rit&#233; et de rigueur. Le Front de lutte syndicale (PAME), proche du parti communiste grec (KKE) et influent dans plusieurs secteurs et divers syndicats du secteur priv&#233; a aussi appel&#233; ses membres &#224; se mettre en gr&#232;ve le 5 mai.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Tout changer &#187; dans le pays&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par cet appel &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, les syndicats montrent qu'ils ne sont pas dispos&#233;s &#224; entendre les incitations aux sacrifices lanc&#233;es plus t&#244;t dans la journ&#233;e par le premier ministre, Georges Papandr&#233;ou, qui a estim&#233; devant les d&#233;put&#233;s de son parti (PASOK) qu'il fallait &#171; tout changer &#187; dans le pays pour rendre l'&#233;conomie viable. &#171; Nous souhaitons nous occuper enfin des ruptures, des grands changements. (...) La condition principale pour r&#233;ussir c'est de tout changer dans ce pays, &#233;conomie, Etat, habitudes, mentalit&#233;s, comportements, pour fonder une &#233;conomie viable &#187;, a martel&#233; M. Papandr&#233;ou sous les applaudissements de tous les d&#233;put&#233;s de son groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;sorber le d&#233;ficit et la dette publics, maintenant chiffr&#233;s respectivement &#224; 13,6 % du PIB et 115,1 % du PIB en 2009, le gouvernement socialiste, au pouvoir depuis octobre, a pris des mesures draconiennes de r&#233;duction des d&#233;penses, notamment salariales, dans la fonction publique.&lt;br class='autobr' /&gt;
AFP, 27 avril 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SARTZEKIS Andreas, GILARDI Paolo, AFP&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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