<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_mot=629&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1692368156</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Sortir de la crise des dettes</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Sortir-de-la-crise-des-dettes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Sortir-de-la-crise-des-dettes</guid>
		<dc:date>2012-01-31T13:49:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Husson</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Crise de la dette europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-01-31</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On comprend mieux aujourd'hui ce qu'il faudrait faire pour d&#233;bloquer la situation : mon&#233;tiser les d&#233;ficits publics. Cela veut dire en pratique que la Banque Centrale Europ&#233;enne, ou les banques centrales de chaque pays, doivent pouvoir acheter les titres de la dette &#233;mis par les &#201;tats pour financer le d&#233;ficit budg&#233;taire. C'est en effet le seul moyen pour les &#201;tats de se passer des march&#233;s financiers qui leur demandent des taux d'int&#233;r&#234;t extravagants. &lt;br class='autobr' /&gt; L'objection est connue : ce n'est pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Le-Monde-" rel="directory"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Economie-135-+" rel="tag"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Crise-de-la-dette-europeenne-+" rel="tag"&gt;Crise de la dette europ&#233;enne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-01-31-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-01-31&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH125/arton9244-9ced8.png?1674712608' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On comprend mieux aujourd'hui ce qu'il faudrait faire pour d&#233;bloquer la situation : mon&#233;tiser les d&#233;ficits publics. Cela veut dire en pratique que la Banque Centrale Europ&#233;enne, ou les banques centrales de chaque pays, doivent pouvoir acheter les titres de la dette &#233;mis par les &#201;tats pour financer le d&#233;ficit budg&#233;taire. C'est en effet le seul moyen pour les &#201;tats de se passer des march&#233;s financiers qui leur demandent des taux d'int&#233;r&#234;t extravagants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'objection est connue : ce n'est pas possible, parce que les trait&#233;s en vigueur l'interdisent. Il faudrait plut&#244;t &#171; rassurer &#187; les march&#233;s en leur montrant la volont&#233; d'appliquer une aust&#233;rit&#233; forcen&#233;e. Mais c'est une impasse, comme le montre l'exemple grec. Depuis au moins deux ans, les gouvernements successifs mettent en oeuvre des politiques d'aust&#233;rit&#233; destructrices et inefficaces. Au d&#233;but de la crise, la dette grecque repr&#233;sentait 120 % du PIB. Aujourd'hui, elle est mont&#233;e &#224; 160%. Si vraiment l'objectif &#233;tait de faire baisser ce ratio, on voit qu'il ne pouvait &#234;tre atteint par des mesures qui ont r&#233;duit les recettes budg&#233;taires plus vite qu'elles n'ont coup&#233; les d&#233;penses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La BCE refuse de financer les Etats mais, en d&#233;cembre dernier, elle a fourni aux banques 489 milliards d'euros sous forme de pr&#234;ts &#224; trois ans &#224; un taux d'int&#233;r&#234;t de 1 % soit un taux r&#233;el n&#233;gatif compte tenu de l'inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ces liquidit&#233;s, les banques pourront plus facilement financer les d&#233;ficits publics, mais &#224; des taux bien plus &#233;lev&#233;s, qui vont de 3 &#224; 6 % pour la plupart des pays. Ce m&#233;canisme fonctionne d'ailleurs depuis le d&#233;but de la crise et illustre l'absurdit&#233; de la situation. Il est clair que toute dette acquise dans ces conditions est ill&#233;gitime puisque la BCE pourrait pr&#234;ter directement aux Etats, comme le fait la banque centrale aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne. La discussion technique sur le moyen de parvenir &#224; ce r&#233;sultat tout en feignant de respecter le Trait&#233; est au fond secondaire, et la vraie question est ailleurs : pourquoi une telle obstination &#224; poursuivre une politique manifestement catastrophique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse est complexe : il y a la soumission des gouvernements &#224; la finance et le refus de la moindre rupture. Mais il y a aussi une volont&#233; politique de plus en plus affich&#233;e de profiter de la crise pour administrer une th&#233;rapie de choc et r&#233;aliser les &#171; r&#233;formes &#187; que de sourdes r&#233;sistances sociales avaient emp&#234;ch&#233; de mener jusqu'au bout. On voit mal, par exemple, en quoi une plus grande flexibilit&#233; du march&#233; du travail en Espagne, ou la baisse du salaire minimum que la &#171; tro&#239;ka &#187; vient d'exiger de la Gr&#232;ce, pourraient contribuer &#224; r&#233;sorber les d&#233;ficits budg&#233;taires. La finance impose la d&#233;fense de ses int&#233;r&#234;ts aux gouvernements, quand elle n'y place pas directement ses charg&#233;s d'affaires. Les multinationales font quant &#224; elles un calcul p&#233;rilleux : ce qu'elles perdront avec la r&#233;cession en Europe, elles le rattraperaient sur les autres march&#233;s gr&#226;ce &#224; un surcro&#238;t de comp&#233;titivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette fuite en avant, l'id&#233;e que la sortie de l'euro pourrait permettre de r&#233;cup&#233;rer la souverainet&#233; perdue est une illusion. Revenir &#224; son ancienne monnaie - le franc ou la drachme - ne permet en rien de desserrer l'emprise des march&#233;s financiers. Au contraire, la dette aupr&#232;s des non-r&#233;sidents serait augment&#233;e &#224; proportion de la d&#233;valuation, et la &#171; nouvelle &#187; monnaie serait expos&#233;e sans protection &#224; la sp&#233;culation. Encore une fois, la seule mesure imm&#233;diate, qu'il faut prendre unilat&#233;ralement tout en proposant son extension, est de financer le d&#233;ficit autrement que par les &#233;missions sur les march&#233;s financiers. Elle ne r&#233;sout pas tout. Deux mesures plus radicales sont n&#233;cessaires, d'abord la socialisation des banques, parce que c'est le seul moyen d'&#233;purer une bonne fois pour toutes l'accumulation des dettes entrem&#234;l&#233;es que les citoyens n'ont aucune raison d'endosser. Un audit citoyen doit ensuite identifier la dette ill&#233;gitime et d&#233;finir les modalit&#233;s de son annulation, combin&#233;e avec une r&#233;forme revenant sur les cadeaux fiscaux cumul&#233;s depuis de longues ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perspective g&#233;n&#233;rale doit &#234;tre celle d'une refondation de la construction europ&#233;enne. Cela suppose de renoncer &#224; la &#171; pr&#233;f&#233;rence pour la finance &#187; pour donner &#224; l'Europe les moyens de sa coh&#233;sion, &#224; travers l'&#233;largissement du budget europ&#233;en, l'harmonisation (vers le haut) de la fiscalit&#233; sur le capital et la mise en &#339;uvre d'investissements socialement utiles et &#233;cologiquement soutenables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ouvrir une br&#232;che dans l'aust&#233;rit&#233; : la lutte contre la dette ill&#233;gitime comme levier</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Ouvrir-une-breche-dans-l-austerite-la-lutte-contre-la-dette-illegitime-comme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Ouvrir-une-breche-dans-l-austerite-la-lutte-contre-la-dette-illegitime-comme</guid>
		<dc:date>2011-10-11T12:42:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Tanuro</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2011-10-11</dc:subject>
		<dc:subject>Crise de la dette europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le sentiment que &#8216;le syst&#232;me' est injuste et irrationnel est tr&#232;s r&#233;pandu, surtout depuis 2008. Le monde du travail ne croit plus au &#171; th&#233;or&#232;me de Schmidt &#187; (&#171; les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'apr&#232;s-demain &#187;). Mais l'id&#233;e domine qu'il n'y a malheureusement pas d'alternative dans le contexte de la mondialisation. Ouvrir une br&#232;che dans ce fatalisme pourrait conduire tr&#232;s vite &#224; un changement important des rapports de forces. Mais comment et o&#249; agir (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-10-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-10-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Crise-de-la-dette-europeenne-+" rel="tag"&gt;Crise de la dette europ&#233;enne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH114/arton8325-6a684.jpg?1674712608' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le sentiment que &#8216;le syst&#232;me' est injuste et irrationnel est tr&#232;s r&#233;pandu, surtout depuis 2008. Le monde du travail ne croit plus au &#171; th&#233;or&#232;me de Schmidt &#187; (&#171; les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'apr&#232;s-demain &#187;). Mais l'id&#233;e domine qu'il n'y a malheureusement pas d'alternative dans le contexte de la mondialisation. Ouvrir une br&#232;che dans ce fatalisme pourrait conduire tr&#232;s vite &#224; un changement important des rapports de forces. Mais comment et o&#249; agir ? La lutte contre les dettes ill&#233;gitimes constitue un levier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Henri Wilno, dans un texte r&#233;cent, situe bien le probl&#232;me auquel les anticapitalistes sont confront&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Deux &#233;cueils guettent les forces de contestation radicale du syst&#232;me :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Le premier serait de prendre le monde &#224; t&#233;moin de l'irrationalit&#233; du capitalisme, d'&#233;laborer des propositions alternatives techniquement argument&#233;es et de croire qu'elles s'imposeront par la force des id&#233;es et la p&#233;dagogie (&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; La seconde serait de se borner &#224; des d&#233;nonciations g&#233;n&#233;rales du capitalisme et &#224; appeler &#224; son renversement comme seule solution, en se d&#233;sint&#233;ressant, voire en d&#233;non&#231;ant comme r&#233;formistes ou opportunistes les id&#233;es contestataires qui circulent dans la soci&#233;t&#233;. &#187; [1]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La difficult&#233; de la situation est en effet la suivante : des solutions anticapitalistes tr&#232;s radicales sont absolument indispensables, mais le niveau de conscience est fort bas et les rapports de forces sociaux sont franchement mauvais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne peut &#234;tre question de r&#233;soudre cette difficult&#233; en rabaissant le programme : les r&#233;volutionnaires doivent dire ce qui est. Ils doivent avancer un ensemble de revendications qui donne une r&#233;ponse coh&#233;rente &#224; la situation, et pointe en direction de la n&#233;cessaire destruction du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Gauche a tenu le drapeau de l'anticapitalisme quand d'autres pensaient plus r&#233;aliste de se contenter d'antin&#233;olib&#233;ralisme. Nous avons bien fait. Cet antin&#233;olib&#233;ralisme qui ne voulait s'en prendre qu'aux &#171; exc&#232;s &#187; du capitalisme ne pouvait finir que dans l'actuel aplatissement social-d&#233;mocrate face aux march&#233;s financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous ne sommes pas contre les r&#233;formes. Nous soutenons tout pas en avant qui permet de cr&#233;er une dynamique de lutte et d'entamer la toute-puissance du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'antin&#233;olib&#233;ralisme ayant perdu toute cr&#233;dibilit&#233; comme voie alternative &#224; l'anticapitalisme, nous n'avons aucun complexe &#224; reprendre le flambeau de la lutte pour des r&#233;formes antin&#233;olib&#233;rales, mais &#224; notre mani&#232;re : 1&#176;) en les inscrivant dans notre perspective strat&#233;gique ; 2&#176;) en en faisant des enjeux de la lutte de classe. Car tout d&#233;pend de cela : la construction de rapports de forces !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette approche, la dynamique est le facteur cl&#233; : nous soutenons des r&#233;formes qui cr&#233;ent une dynamique, pas celles qui d&#233;vient de la trajectoire. La cr&#233;ation d'une banque publique sur le mod&#232;le de la CGER, par exemple, n'est pas une bonne revendication, selon nous, car elle contourne l'enjeu cl&#233; : l'expropriation de la finance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais prenons un autre exemple, positif celui-l&#224; : face au ch&#244;mage, nous sommes pour l'interdiction g&#233;n&#233;rale des licenciements par la mutualisation des co&#251;ts au sein de la classe capitaliste. Cette mesure est absolument n&#233;cessaire. Cependant, nous soutiendrons &#224; fond une lutte d&#233;cid&#233;e pour l'interdiction des licenciements dans les seules entreprises qui font des profits, car ce serait un pas en avant important dans la bonne direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En th&#233;orie, c'est simple : nous gardons le drapeau de l'anticapitalisme en &#233;vitant le maximalisme abstrait. Dans chaque situation, nous distinguons soigneusement le programme anticapitaliste et la mani&#232;re &#8216;d'amorcer la pompe'. Nous articulons la propagande (beaucoup d'id&#233;es pour un petit nombre) et l'agitation (peu d'id&#233;es pour le grand nombre). C'est indispensable pour ne pas nous isoler de ce qui bouge &#224; gauche dans le mouvement social, sous l'impact de la crise. En pratique, ce n'est pas toujours facile : les questions tactiques sont compliqu&#233;es, par d&#233;finition&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; agir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; peut-on le mieux tenter de contribuer &#224; &#8216;amorcer la pompe' ? La situation actuelle est domin&#233;e par la soi-disant &#8216;crise financi&#232;re'. Celle-ci est devenue une crise des dettes publiques, parce que les banques ont &#233;t&#233; renflou&#233;es avec l'argent de la collectivit&#233; (230 milliards d'Euros dans l'Union Europ&#233;enne)qui a de plus investi massivement dans des &#171; plans de relance &#187;. Pour combler le trou, l'UE et les gouvernements massacrent les acquis sociaux &#224; la tron&#231;onneuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dictature du capital financier appara&#238;t au grand jour. C'est un scandale qui alimente un &#233;norme sentiment de r&#233;volte et d'indignation populaire. En servant de pr&#233;texte pour une aust&#233;rit&#233; de cheval, la collectivisation des dettes priv&#233;es met en lumi&#232;re 1&#176;) la nature de classe des politiques, 2&#176;) la collusion entre les Etats et les banques, 3&#176;) la nature de l'UE, 4&#176;) le mythe de la &#171; d&#233;mocratie parlementaire bourgeoise &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons partir de l&#224;. Avancer des r&#233;ponses &#224; la crise de la dette, y lier des revendications pour &#8216;refonder la d&#233;mocratie' par en-bas, et tirer sur le fil pour amener les trois autres dimensions majeures d'une alternative anticapitaliste globale : 1&#176;) la lutte contre le ch&#244;mage, 2&#176;) la redistribution radicale des revenus, 3&#176;) la lutte contre le changement climatique, pour que l'&#233;nergie soit un bien commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette publique est un moyen de transfert des richesses du travail vers le capital. Toutes les dettes publiques sont par cons&#233;quent ill&#233;gitimes, raison pour laquelle nous sommes pour leur r&#233;pudiation. Mais certaines dettes sont particuli&#232;rement ill&#233;gitimes, au point de l'&#234;tre au sens de l'&#233;conomie politique et du droit international. Sur base de son exp&#233;rience au Sud, le CADTM propose le moratoire sur la dette et un audit par les mouvements sociaux, visant &#224; d&#233;terminer la part des dettes particuli&#232;rement ill&#233;gitimes. Dans le contexte ultra-d&#233;fensif actuel, cette revendication a plusieurs avantages :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; * elle met le doigt sur un vol manifeste et en souligne le caract&#232;re r&#233;voltant en s'appuyant sur le concept reconnu d'ill&#233;gitimit&#233; de la dette ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; * elle d&#233;masque l'hypocrisie des gouvernements imp&#233;rialistes, qui utilisent ce concept pour annuler des dettes publiques quand &#231;a les arrange (dette &#171; odieuse &#187; de l'Irak, par exemple) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; * elle lie concr&#232;tement l'indignation sociale face aux in&#233;galit&#233;s, d'une part, et l'indignation politique face aux partis et aux gouvernements, d'autre part ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; * elle centralise cette indignation, la politise et lui donne une dynamique d&#233;mocratique, anticapitaliste et internationaliste (au niveau europ&#233;en mais aussi face au Sud), alternative &#224; la d&#233;magogie populiste ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; * par sa dimension citoyenne (appui sur une mobilisation de la population par les syndicats et les associations), elle r&#233;pond &#224; la volont&#233; populaire de se r&#233;approprier la politique et la d&#233;mocratie, tout en s'inscrivant dans la tradition du contr&#244;le ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;nonciation des dettes ill&#233;gitimes constitue un excellent levier pour ouvrir une br&#232;che dans l'aust&#233;rit&#233;. Pr&#233;tendre qu'on n'aurait pas besoin de ce levier, que la masse des exploit&#233;(e)s serait pr&#234;te &#224; exiger directement la r&#233;pudiation pure et simple de toutes les dettes, c'est prendre ses souhaits pour des r&#233;alit&#233;s. C'est prendre une posture radicale, pas &#234;tre radical en pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faux d&#233;bats&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soutenir la revendication d'un audit citoyen et syndical sur les dettes n'implique pas d'admettre que les dettes qui ne sont pas &#8216;ill&#233;gitimes' au sens du droit international devraient &#234;tre rembours&#233;es. Il s'agit au contraire, pour nous, d'amorcer la pompe de la mobilisation et de la radicalisation qui peut seule mettre &#224; l'ordre du jour concret l'annulation pure et simple de toutes les dettes. La d&#233;marche est en fait celle du contr&#244;le ouvrier : quand des travailleurs exigent l'ouverture des livres de compte d'une entreprise en faillite, pour faire la lumi&#232;re sur des man&#339;uvres patronales louches, seul un p&#233;dant pourrait les accuser de cautionner ainsi l'exploitation capitaliste &#171; l&#233;gitime &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait absurde d'opposer l'audit/annulation aux revendications pour &#8216;prendre l'argent o&#249; il est'. En effet, &#224; quoi bon &#8216;prendre l'argent o&#249; il est' pour rembourser 22 milliards de dettes ill&#233;gitimes ? Les deux revendications sont compl&#233;mentaires. L'annulation des dettes cr&#233;e les conditions pour que l'argent pris &#8216;l&#224; o&#249; il est' aille &#8216;l&#224; o&#249; il doit aller' : c'est-&#224;-dire au refinancement du secteur public afin de satisfaire les besoins sociaux et environnementaux, ainsi qu'&#224; la restauration d'une protection sociale digne de ce nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait absurde &#233;galement d'opposer l'audit/annulation &#224; la nationalisation du cr&#233;dit. En r&#233;alit&#233;, la lutte autour de l'audit augmentera la l&#233;gitimit&#233; de la nationalisation 1&#176;) parce que les banques tenteront de la saboter, 2&#176;) parce que l'audit lui-m&#234;me, s'il est r&#233;alis&#233;, mettra en pleine lumi&#232;re les m&#233;thodes de bandit par lesquels le capital financier pille la collectivit&#233; avec la complicit&#233; des gouvernements. En particulier, il montrera que les banques ont pr&#234;t&#233; aux Etats du capital fictif, g&#233;n&#233;r&#233; par les ventes &#224; d&#233;couvert, c'est-&#224;-dire de l'argent qu'elles n'avaient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette rentr&#233;e sociale, tout en faisant une propagande soutenue pour une alternative anticapitaliste, les militant-e-s anticapitalistes ont tout &#224; gagner &#224; mener une agitation simple et percutante centr&#233;e sur deux points cl&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la lutte la plus large et la plus d&#233;termin&#233;e pour le rejet pur et simple de toutes les mesures d'aust&#233;rit&#233; contre le monde du travail. Face &#224; un Di Rupo qui marche sur les traces de Papandreou, face &#224; un Javeau qui se d&#233;masque comme n&#233;olib&#233;ral vert (p&#226;le), les syndicats doivent choisir leur camp : celui de leurs affili&#233;(e)s. Il faut un plan d'action pr&#233;cis, tous ensemble, jusqu'au retrait des mesures, et placer ce plan dans la perspective d'une indispensable gr&#232;ve europ&#233;enne contre les diktats de la tro&#239;ka (FMI, BCE, Commission).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une vaste campagne unitaire en faveur d'un moratoire et d'un audit citoyen sur la dette. Pour les syndicalistes, cette campagne, si elle est men&#233;e avec simplicit&#233; et en profondeur dans les entreprises, les quartiers, les associations, pourrait contribuer de fa&#231;on d&#233;cisive &#224; modifier les rapports de forces&#8230; C'est ce que &#8216;l'op&#233;ration v&#233;rit&#233;' a permis de faire avant la gr&#232;ve de 60-61, en d&#233;non&#231;ant la responsabilit&#233; des holdings dans le d&#233;clin structurel de l'&#233;conomie et de l'emploi. Aujourd'hui comme hier, le point de d&#233;part consiste &#224; oser dire la v&#233;rit&#233; : &#171; Cette dette n'est pas la n&#244;tre ! Nous ne la paierons pas ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Voir sur ESSF : Face aux derniers soubresauts de la crise : quelques &#233;l&#233;ments d'analyse (&lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article22554&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article22554&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Finance : les dominos commencent &#224; tomber en Europe</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Finance-les-dominos-commencent-a-tomber-en-Europe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Finance-les-dominos-commencent-a-tomber-en-Europe</guid>
		<dc:date>2011-10-11T12:40:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Munevar</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2011-10-11</dc:subject>
		<dc:subject>Crise de la dette europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 4 octobre, les Ministres des Finances fran&#231;ais et belge ont annonc&#233; conjointement leur d&#233;cision d'intervenir pour sauver la banque Dexia, la plus grande entit&#233; financi&#232;re en termes d'actifs en Belgique. Cette annonce a fait suite &#224; des mois de rumeurs apr&#232;s les plus importantes pertes de l'histoire de la banque, plus de 4 milliards d'euros, entre les mois de mai et d'ao&#251;t 2011. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est le deuxi&#232;me sauvetage de Dexia apr&#232;s le sauvetage de 2008 au cours duquel la France et la Belgique (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-10-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-10-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Crise-de-la-dette-europeenne-+" rel="tag"&gt;Crise de la dette europ&#233;enne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH114/arton8315-61589.png?1674712608' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 4 octobre, les Ministres des Finances fran&#231;ais et belge ont annonc&#233; conjointement leur d&#233;cision d'intervenir pour sauver la banque Dexia, la plus grande entit&#233; financi&#232;re en termes d'actifs en Belgique. Cette annonce a fait suite &#224; des mois de rumeurs apr&#232;s les plus importantes pertes de l'histoire de la banque, plus de 4 milliards d'euros, entre les mois de mai et d'ao&#251;t 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est le deuxi&#232;me sauvetage de Dexia apr&#232;s le sauvetage de 2008 au cours duquel la France et la Belgique avaient inject&#233; chacun plus de 3 milliards d'euros pour racheter ses actions, ce &#224; quoi il faut ajouter des garanties &#233;tatiques des cr&#233;dits pour une valeur de 150 milliards d'euros [1].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aspect le plus important de cette histoire concerne la d&#233;pendance de Dexia vis-&#224;-vis du financement &#224; court terme libell&#233; en dollars. Au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie, Dexia a consolid&#233; un mod&#232;le bas&#233; sur l'utilisation du financement &#224; court terme et &#224; bas co&#251;t pour l'achat d'actifs de long terme offrant de meilleurs rendements. Ces actifs libell&#233;s en dollars obligeaient Dexia &#224; avoir toujours plus recours aux swaps [2] et autres d&#233;riv&#233;s financiers pour soutenir sa position dans ses comptes de bilan. Cependant comme expliqu&#233; dans un pr&#233;c&#233;dent article [3], ce mod&#232;le s'est effondr&#233; suite au blocage des march&#233;s de financement &#224; court terme apr&#232;s la disparition de Lehman Brothers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu ce qui pr&#233;c&#232;de il n'est nullement surprenant d'apprendre qu'entre septembre et d&#233;cembre 2008, Dexia a &#233;t&#233; le principal b&#233;n&#233;ficiaire au sein de la zone Euro des cr&#233;dits d'urgence en dollars octroy&#233;s par la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale [4] am&#233;ricaine pour une valeur de 58,8 milliards de dollars. Les cr&#233;dits de la FED &#224; Dexia ont continu&#233; jusqu'en 2010 pour se monter &#224; 159 milliards de dollars en juillet 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans ces ressources Dexia se serait vue dans l'obligation de renoncer &#224; ses positions &#224; long terme &#224; des prix brad&#233;s, ce qui non seulement aurait pr&#233;cipit&#233; son besoin de restructurer ses comptes de bilan mais aurait &#233;galement entra&#238;n&#233; l'augmentation de la volatilit&#233; sur les march&#233;s financiers internationaux. C'est pr&#233;cis&#233;ment pour &#233;viter cela que la FED a augment&#233; progressivement ses cr&#233;dits &#224; la banque europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les efforts des principales banques centrales pour cacher les probl&#232;mes de solvabilit&#233; d'institutions comme Dexia via l'injection massive de liquidit&#233;s, la gravit&#233; de la situation li&#233;e aux pertes tant concernant les portefeuilles d'actifs libell&#233;s en dollars que les cr&#233;dits aux pays de la p&#233;riph&#233;rie europ&#233;enne a rendu la situation intenable. Il en d&#233;coule qu'il faut porter son attention sur les prochaines banques qui risquent de tomber comme cons&#233;quence de l'effet domino financier. On peut s'en faire une id&#233;e en analysant la d&#233;pendance des banques de la zone Euro vis-&#224;-vis du financement &#224; court terme, d&#233;pendance mesur&#233;e par leur utilisation du wholesale funding [5] et des cr&#233;dits re&#231;us de la FED depuis la crise de 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Semblable analyse r&#233;v&#232;le que ce sont les banques fran&#231;aises BNP Parisbas et Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale qui sont les plus expos&#233;es. Depuis mai dernier dans les deux cas leur financement &#224; moins d'un an repr&#233;sente un peu plus de 70% du total [6]. En comparaison, pour Dexia ce financement &#224; moins d'un an repr&#233;sentait environ 50% du total. Cet indicateur t&#233;moigne du besoin d'avoir r&#233;guli&#232;rement recours aux march&#233;s financiers pour obtenir des financements. Un pourcentage &#233;lev&#233; comme dans le cas de ces banques est la marque d'une vuln&#233;rabilit&#233; &#233;lev&#233;e dans le cas o&#249; la volatilit&#233; augmente et finalement d'une hausse du co&#251;t de financement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part si on compare la liquidit&#233; des actifs obtenus avec ce financement, moins de 40% de ceux-ci ont une &#233;ch&#233;ance inf&#233;rieure &#224; une ann&#233;e pour BNP et SG alors qu'il s'agissait d'environ 10% dans le cas de Dexia. Cet indicateur t&#233;moigne de la capacit&#233; des banques &#224; liquider leurs actifs pour faire face &#224; leurs obligations dans le cas o&#249; leur acc&#232;s au financement se trouve compromis. Un chiffre bas indique que les banques ont une faible capacit&#233; d'acc&#232;s &#224; des nouvelles ressources avec la vente de leurs actifs, ce qui augmente la fragilit&#233; financi&#232;re de l'institution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parall&#232;les pr&#233;occupants ne finissent cependant pas l&#224; ! Conform&#233;ment aux donn&#233;es du r&#233;cent audit de la FED relatif aux destinations des cr&#233;dits qu'elle a octroy&#233;s dans le cadre de la crise financi&#232;re tant BNP que Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale se trouvent en t&#234;te des institutions financi&#232;res b&#233;n&#233;ficiaires de ces programmes. Entre 2007 et 2010, BNP a re&#231;u des cr&#233;dits de la part de la FED pour une valeur de 175 milliards de dollars et Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale pour 125 milliards de dollars [7], ce mod&#232;le s'est effondr&#233; suite au blocage des march&#233;s de financement &#224; court terme apr&#232;s la disparition de Lehman Brothers.]].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vuln&#233;rabilit&#233; &#233;vidente de ces institutions face aux attaques sp&#233;culatives qui entra&#238;nent le retrait du financement en dollars dont ces institutions d&#233;pendent permet de comprendre la chute rapide de leurs actions au cours de 2011, chute dans les deux cas sup&#233;rieure &#224; 50%. Vu ce contexte, il est clair que la proc&#233;dure de nationalisation de Dexia est seulement la premi&#232;re &#233;tape d'une nouvelle phase virulente d'effondrement d'institutions financi&#232;res qui, &#224; la diff&#233;rence de ce qui s'&#233;tait produit en 2008 semble plut&#244;t localis&#233;e en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble cependant que la possibilit&#233; et la disponibilit&#233; de socialiser les pertes des banques ne soit plus la m&#234;me qu'il y a quelques ann&#233;es. Lorsqu'on ajoute les difficult&#233;s que traverse la zone Euro, cela augure d'une p&#233;riode de volatil&#233; tr&#232;s &#233;lev&#233;e et marqu&#233;e par la nervosit&#233; voire la panique des march&#233;s financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Voir, &#8220;France, Belgium Pledge Dexia Help Amid Breakup Talk&#8221;, disponible sur : &lt;a href=&#034;http://www.bloomberg.com/news/2011-..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.bloomberg.com/news/2011-..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Le swap de devises (ou swap de taux d'int&#233;r&#234;t et de devises) est un accord conclu entre deux parties qui s'&#233;changent un montant d&#233;termin&#233; de devises &#233;trang&#232;res et s'engagent mutuellement &#224; effectuer r&#233;guli&#232;rement des paiements correspondant aux int&#233;r&#234;ts ainsi qu'&#224; se rendre le montant &#233;chang&#233; &#224; une &#233;ch&#233;ance d&#233;termin&#233;e. Voir &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Swap_d..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Swap_d..&lt;/a&gt;. (NDT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Voir Daniel Munevar &#8220;L'obscur petit secret des banques europ&#233;ennes&#8221; disponible sur ESSF (article 23090) : L'obscur petit secret des banques europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] La R&#233;serve f&#233;d&#233;rale aussi appel&#233;e FED est la Banque centrale des Etats-Unis (NdT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] La pratique de Wholesale funding (financement en gros) consiste &#224; utiliser l'&#233;pargne des citoyens en contrepartie de financements diversifi&#233;s comme les Money Market Funds (des fonds mutuels qui investissent dans des titres de dette &#224; court terme jug&#233;s comme s&#251;rs. Ces fonds jouent un r&#244;le central dans l'approvisionnement en liquidit&#233;s pour les march&#233;s de bons &#224; court terme), les fonds d'investissement des Etats et des municipalit&#233;s et d'autres investisseurs institutionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;oriquement, la capacit&#233; sup&#233;rieure de ce type d'investisseurs institutionnels est suppos&#233;e r&#233;sulter de leur possibilit&#233; de surveiller plus efficacement le profil risque des banques, ce qui devrait entra&#238;ner moins de risques pour les investisseurs. Cependant dans la pratique, ce type d'investisseur institutionnel augmente le risque d'h&#233;morragie de capitaux &#224; l'&#233;gard des banques qui d&#233;pendent de ce type d'investissement chaque fois que les investisseurs institutionnels agissent tous en m&#234;me temps sur base des rumeurs du march&#233;. Voir, &#8220;The Dark Side of Bank Wholesale Funding&#8221;, disponible sur le lien : &lt;a href=&#034;http://www.bis.org/bcbs/events/rtf0..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.bis.org/bcbs/events/rtf0..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Voir &#8220;With Dexia Done, Here Is Who Is Next : A Visual Euro Bank Liquidity Vs Funding Exposure Matrix&#8221;, disponible en : &lt;a href=&#034;http://www.zerohedge.com/sites/defa..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.zerohedge.com/sites/defa..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Voir, GAO (2011), &#168;FEDERAL RESERVE SYSTEM Opportunities Exist to Strengthen Policies and Processes for Managing Emergency Assistance&#168;, Pg. 131, disponible en : &lt;a href=&#034;http://sanders.senate.gov/imo/media..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://sanders.senate.gov/imo/media..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Traduit de l'espagnol par Virgie de Romanet pour le CADTM.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dexia : le contribuable repasse &#224; la caisse</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Dexia-le-contribuable-repasse-a-la-caisse</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Dexia-le-contribuable-repasse-a-la-caisse</guid>
		<dc:date>2011-10-11T12:38:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ATTAC France</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2011-10-11</dc:subject>
		<dc:subject>Crise de la dette europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La banque franco-belge Dexia est en situation de faillite, les gouvernements fran&#231;ais et belges ont apport&#233; en urgence leurs garanties aux d&#233;p&#244;ts et organisent la disparition de la banque. Dexia avait pourtant brillamment r&#233;ussi l'&#233;preuve des stress tests en juillet. Avec son ratio de 11 % de fonds propres elle semblait &#234;tre bien capitalis&#233;e. D&#233;s lors quelle valeur accorder aux propos l&#233;nifiants du Premier ministre sur la sant&#233; des banques fran&#231;aises si une banque de cette importance peut (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-10-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-10-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Crise-de-la-dette-europeenne-+" rel="tag"&gt;Crise de la dette europ&#233;enne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La banque franco-belge Dexia est en situation de faillite, les gouvernements fran&#231;ais et belges ont apport&#233; en urgence leurs garanties aux d&#233;p&#244;ts et organisent la disparition de la banque. Dexia avait pourtant brillamment r&#233;ussi l'&#233;preuve des stress tests en juillet. Avec son ratio de 11 % de fonds propres elle semblait &#234;tre bien capitalis&#233;e. D&#233;s lors quelle valeur accorder aux propos l&#233;nifiants du Premier ministre sur la sant&#233; des banques fran&#231;aises si une banque de cette importance peut s'effondrer du jour au lendemain ? Quelle est la situation r&#233;elle de nos banques ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le parcours de Dexia illustre les turpitudes du n&#233;olib&#233;ralisme bancaire et les errements de l'Etat. Jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 80, le Cr&#233;dit Local de France, partie int&#233;grante du secteur public car alors filiale de la Caisse des D&#233;p&#244;ts et Consignations (CDC), assurait en toute s&#233;curit&#233; les cr&#233;dits aux collectivit&#233;s locales. Sa privatisation et son entr&#233;e en Bourse , puis la fusion avec le Cr&#233;dit Communal de Belgique belge pour former Dexia en 1996, ont ouvert la voie &#224; une recherche fr&#233;n&#233;tique de profits dans des op&#233;rations hasardeuses. Dexia n'a rat&#233; ni les subprimes am&#233;ricains, ni la sp&#233;culation sur les produits d&#233;riv&#233;s, ni l'arnaque des pr&#234;ts &#171; toxiques &#187; aux collectivit&#233;s locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2008, pris dans la tourmente des subprimes, le groupe a &#233;t&#233; sauv&#233; in extremis par les gouvernements fran&#231;ais et belges qui ont allong&#233; plus de 6 milliards d'euros. Sauvetage sans conditions au seul profit des actionnaires, qui ont continu&#233; &#224; engrang&#233; les profits, alors que les actifs douteux ont &#233;t&#233; maintenus au bilan et se sont accrus de 23 milliards euros, qui sont autant de dettes publiques pour les &#201;tats europ&#233;ens. Aujourd'hui sauvetage acte 2, dont le prix pour le contribuable risque d'&#234;tre sal&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me central est le devenir des actifs de Dexia dont une grande partie est suspect&#233;e d'&#234;tre toxique. Le gouvernement ne voulant pas faire apparaitre un accroissement de la dette publique, demande &#224; la Banque Postale et &#224; la CDC d'entrer dans la danse en les all&#233;chant avec l'activit&#233; pr&#234;t aux collectivit&#233;s locales. Mais ni la Banque postale, ni surtout la CDC, d&#233;j&#224; sollicit&#233;e en 2008 par l'&#201;tat pour acheter des actions de Dexia &#224; 9,90 euros qui valent aujourd'hui moins d'un euro, ne veulent devenir une bad bank. Celles-ci r&#233;clament une garantie de l'&#201;tat, qui sera appel&#233; &#224; &#233;ponger les pertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation est directement li&#233;e &#224; l'irresponsabilit&#233; de l'&#201;tat fran&#231;ais, qui suite &#224; la crise de 2008 a renflou&#233; de fa&#231;on spectaculaire les principaux groupes bancaires sans jamais exiger en contrepartie de droit de regard sur leurs affaires. Dexia &#8211; et bien d'autres &#8211; ont pu continuer leurs pratiques &#224; hauts risques, sachant que l'&#201;tat &#8211; et les contribuables &#8211; seront toujours l&#224; pour &#233;ponger les pertes. Nous n'avons donc ni droit de regard, ni droit de cit&#233; dans les affaires bancaires, alors m&#234;me que nous assumons leurs faillites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques et leur gestion doivent &#234;tre l'affaire de tous. Aussi, Attac et Les Amis de la Terre ont lanc&#233; au printemps une interpellation citoyenne des banques. Partout en France, les agences bancaires se sont vues remettre des questionnaires leur demandant de rendre des comptes pr&#233;cis sur les principaux aspects de leurs activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ces r&#233;ponses, nous avons tir&#233; un rapport d'analyse, que nous publierons &#224; la fin du mois. Politiques de cr&#233;dit aveugles, gestion humaine catastrophique, irresponsabilit&#233; environnementale, absence de d&#233;mocratie interne, ce que nous y d&#233;couvrons du monde bancaire permet de confirmer l'id&#233;e que seule une mise sous contr&#244;le des banques par l'&#201;tat et les citoyens peut r&#233;soudre l'ampleur de la crise actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 octobre, dans le cadre des actions du mouvement des indign&#233;s, nous invitons tous nos comit&#233;s locaux et adh&#233;rent-e-s &#224; agir, &#224; montrer leur indignation, de mani&#232;re unitaire, en d&#233;non&#231;ant les banques et le d&#233;ni de d&#233;mocratie que repr&#233;sente la soumission des politiques aux int&#233;r&#234;ts financiers fauteurs de crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac France, Paris, le 7 octobre 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Krach de Dexia : Un effet domino en route dans l'UE ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Krach-de-Dexia-Un-effet-domino-en-route-dans-l-UE</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Krach-de-Dexia-Un-effet-domino-en-route-dans-l-UE</guid>
		<dc:date>2011-10-11T12:38:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Toussaint</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2011-10-11</dc:subject>
		<dc:subject>Crise de la dette europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En ce d&#233;but du mois d'octobre 2011, la faillite virtuelle de la banque franco-belge Dexia est un signe suppl&#233;mentaire de l'ampleur de la crise qui am&#232;ne les pouvoirs publics &#224; se mettre enti&#232;rement au service des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s en abusant des finances publiques. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette faillite de Dexia montre que le maillon faible de la cha&#238;ne de la crise de la dette est constitu&#233; par les banques priv&#233;es alors que les gouvernants et les m&#233;dias dominants mettent l'accent sur la crise de la dette publique (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-10-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-10-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Crise-de-la-dette-europeenne-+" rel="tag"&gt;Crise de la dette europ&#233;enne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L107xH150/arton8316-bdbb1.png?1674712608' class='spip_logo spip_logo_right' width='107' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En ce d&#233;but du mois d'octobre 2011, la faillite virtuelle de la banque franco-belge Dexia est un signe suppl&#233;mentaire de l'ampleur de la crise qui am&#232;ne les pouvoirs publics &#224; se mettre enti&#232;rement au service des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s en abusant des finances publiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette faillite de Dexia montre que le maillon faible de la cha&#238;ne de la crise de la dette est constitu&#233; par les banques priv&#233;es alors que les gouvernants et les m&#233;dias dominants mettent l'accent sur la crise de la dette publique (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2011, devant l'ampleur des menaces qui p&#232;sent sur l'ensemble du secteur financier priv&#233; confront&#233; aux effets de sa politique aventuriste, les banques centrales d'Europe occidentale (la Banque centrale europ&#233;enne - BCE, la Banque d'Angleterre et la Banque de Suisse) et la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale des &#201;tats-Unis ont pris une mesure d'une exceptionnelle importance : elles mettent &#224; disposition des banques priv&#233;es toutes les liquidit&#233;s n&#233;cessaires en dollars et en euros pour une p&#233;riode sup&#233;rieure &#224; trois mois afin de permettre aux organismes financiers de passer le cap de l'ann&#233;e 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dire &#224; quel point les gouvernants et les grands argentiers publics ont peur de ce qui peut arriver au dernier trimestre 2011. Les banques europ&#233;ennes qui empruntaient &#224; court terme en dollars aupr&#232;s des money market funds &#233;tats-uniens ont vu se fermer le robinet. Il a fallu que les banques centrales prennent la rel&#232;ve sous peine d'assister &#224; un possible krach bancaire d'organismes comme BNP Paribas, Dexia, la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale, le Cr&#233;dit Agricole, Natixis pour ne parler que de quelques banques fran&#231;aises et belges. Ce nouveau krach de Dexia (2) montre que cette mesure ne suffit pas &#224; r&#233;soudre le probl&#232;me per&#231;u &#224; tort comme un probl&#232;me simple de liquidit&#233;s. Dexia n'est peut-&#234;tre que le premier domino &#224; tomber en ce quatri&#232;me trimestre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pouvoirs publics comme le pr&#234;teur principal en premier et en dernier ressort&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste une fois de plus &#224; une belle d&#233;monstration : dans l'UE, les banques centrales des pays membres et la BCE ne peuvent pas pr&#234;ter d'argent aux pouvoirs publics qui doivent donc se financer aupr&#232;s des banques et autres investisseurs institutionnels. Le secteur priv&#233; est donc suppos&#233; capable de financer seul et sans soutien &#233;tatique les besoins des pouvoirs publics, des entreprises et des m&#233;nages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or voici que les banquiers centraux, c'est-&#224;-dire les pouvoirs publics, apparaissent de plus en plus clairement comme le pr&#234;teur principal en premier et en dernier ressort. Les banques priv&#233;es europ&#233;ennes se financent de quatre mani&#232;res : 1. elles empruntent aux autres banques sur le march&#233; interbancaire ; 2. elles empruntent aux m&#233;nages qui d&#233;posent en banque leurs liquidit&#233;s &#8211;leur salaire en d&#233;but de mois et leur &#233;pargne ; 3. elles empruntent aux entreprises non financi&#232;res ; 4. elles empruntent en dollars aux money market funds des &#201;tats-Unis (qui empruntent eux-m&#234;mes aupr&#232;s de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale) ; 5. elles empruntent aux banques centrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, le march&#233; interbancaire s'est r&#233;tr&#233;ci comme peau de chagrin car les banques doutent les unes des autres tant elles ont d'actifs toxiques dans leur bilan ; les d&#233;p&#244;ts des m&#233;nages, en p&#233;riode de crise, ne sont pas extensibles et, plus grave, si les m&#233;nages perdent confiance dans une ou plusieurs banques, ils risquent de se ruer vers les guichets pour retirer leur argent et tenter de le mettre en s&#233;curit&#233; (ce qui fait paniquer les banquiers, les banques centrales et les gouvernements dont certains, comme en France, ont limit&#233; les retraits de fonds par les particuliers) ; des entreprises non financi&#232;res retirent leurs liquidit&#233;s des banques (en septembre le Financial Times a r&#233;v&#233;l&#233; que la transnationale allemande Siemens avait retir&#233; 500 millions d'&#8364; de la banque fran&#231;aise Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale pour les d&#233;poser &#224; la BCE) (3) ; les money market funds ont largement ferm&#233; le robinet de leur cr&#233;dit &#224; partir de juin 2011. Du coup, les banques priv&#233;es se financent essentiellement aupr&#232;s des banques centrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rachat massif sur le march&#233; secondaire de la dette par la BCE&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas tout. La BCE a poursuivi sa politique de rachat massif, sur le march&#233; secondaire de la dette, de titres italiens, espagnols, grecs, portugais et irlandais. Entre le 8 ao&#251;t 2011 et le 12 septembre 2011, elle en a achet&#233; pour 77 milliards d'euros, dont 40 milliards de titres italiens (4). L'objectif est double : 1. d&#233;lester les banques priv&#233;es d'Europe occidentale qui jusqu'en 2010 ont achet&#233; &#224; tour de bras des titres de la dette de ces pays consid&#233;r&#233;s aujourd'hui &#224; plus ou moins haut risque ; 2. essayer d'&#233;viter que l'Italie et l'Espagne ne se retrouvent dans la situation de la Gr&#232;ce, de l'Irlande et du Portugal qui, &#224; cause des taux d'int&#233;r&#234;t qui ont explos&#233;, ne peuvent plus emprunter sur les march&#233;s au-del&#224; d'un an. Les besoins d'emprunts de l'Italie d'ici juillet 2012 s'&#233;l&#232;vent &#224; 300 milliards d'euros et ceux de l'Espagne &#224; 80 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'Italie et l'Espagne devaient renoncer &#224; emprunter sur les march&#233;s financiers &#224; cause de taux d'int&#233;r&#234;t trop &#233;lev&#233;s, le Fonds europ&#233;en de stabilit&#233; financi&#232;re (FESF) ne disposerait pas des moyens suffisants pour r&#233;pondre aux besoins de financement de ces deux pays, d'autant qu'il devra aussi acheter des titres grecs, portugais, irlandais, et peut-&#234;tre d'autres pays membres de la zone euro&#8230;(5) De plus, le FESF est un instrument tr&#232;s peu pratique cr&#233;&#233; par les pays de la zone euro en mai 2010 pour r&#233;pondre &#224; la tourmente dans laquelle la Gr&#232;ce se trouvait. Preuve du peu de maniabilit&#233; du FESF : la d&#233;cision d'augmenter son volume d'intervention et de lui permettre de racheter des titres sur le march&#233; secondaire ou d'injecter du capital dans des banques d&#233;faillantes prise par les gouvernements europ&#233;ens, la Commission europ&#233;enne et la BCE le 21 juillet 2011 doit &#234;tre ratifi&#233;e par chacun des 17 parlements de la zone euro. Dix semaines plus tard, le processus de ratification par les parlements n'est pas termin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 21 juillet, la crise s'est encore accentu&#233;e : les Bourses ont continu&#233; &#224; &#234;tre tr&#232;s instables avec une tr&#232;s forte tendance &#224; la baisse en particulier pour la capitalisation des banques ; la croissance &#233;conomique a fl&#233;chi partout, m&#234;me en Allemagne qui jusqu'en juin 2011 affichait des r&#233;sultats sup&#233;rieurs &#224; la moyenne europ&#233;enne ; la chute de la production et de la consommation en Gr&#232;ce s'est aggrav&#233;e ; le ch&#244;mage augmente presque partout ; les recettes fiscales baissent partout, ce qui r&#233;duit les ressources des &#201;tats pour rembourser la dette ; la possibilit&#233; de nouvelles faillites d'institutions financi&#232;res priv&#233;es est dans tous les esprits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les gouvernements europ&#233;ens sont pris &#224; leur propre pi&#232;ge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements europ&#233;ens sont pris &#224; leur propre pi&#232;ge : lors de la cr&#233;ation de l'UE et de la BCE, ils ont d&#233;cid&#233; que la Banque centrale europ&#233;enne et les banques centrales des &#201;tats membres de l'UE n'avaient pas le droit de pr&#234;ter directement aux &#201;tats. Ceux-ci doivent s'en remettre aux institutions financi&#232;res priv&#233;es (banques, assurances, fonds de pensions&#8230;) pour se financer. Si la BCE et les banques centrales des &#201;tats membres pouvaient pr&#234;ter aux pouvoirs publics comme le fait la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale des &#201;tats-Unis, la crise de l'UE serait att&#233;nu&#233;e. Sans prendre les &#201;tats-Unis pour mod&#232;le, loin de l&#224;, il faut signaler que la Fed a achet&#233; au Tr&#233;sor des titres de la dette publique (Treasury bonds) pour un peu plus de 1700 milliards de dollars, dont 900 milliards depuis la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 (6).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres caract&#233;ristiques de l'UE renforcent la crise. Le budget de l'Union est minuscule et les transferts fiscaux en faveur des &#233;conomies les plus faibles sont tr&#232;s limit&#233;s. A titre de comparaison, si les &#201;tats-Unis &#233;taient r&#233;gis par les m&#234;mes contraintes et que les transferts du budget f&#233;d&#233;ral &#233;tats-unien vers les &#201;tats membres &#233;taient aussi faibles que dans l'UE, une dizaine d'&#201;tats seraient dans la m&#234;me situation que la Gr&#232;ce ou le Portugal : la Virginie, le Maryland, le Nouveau Mexique, la Floride&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;conomies faibles de la zone euro qui accusent un d&#233;ficit commercial par rapport aux pays les plus forts (Allemagne, France, Pays-Bas, Belgique, Autriche&#8230;) n'ont pas la possibilit&#233; de jouer sur leur taux de change afin d'augmenter leurs exportations. L'appartenance &#224; la zone euro s'est transform&#233;e en une camisole de force. C'est pourquoi l'&#233;ventualit&#233; d'une sortie de la zone euro fait partie du d&#233;bat sur la sortie de la crise tant &#224; gauche qu'&#224; droite de l'&#233;chiquier politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de la zone euro et, au-del&#224;, de l'UE est patente. C'est bien connu, le poisson pourrit en commen&#231;ant par la t&#234;te. La crise traverse toutes les instances de centralisation de l'UE et de la zone euro, les gouvernements des principaux pays s'opposent sur les politiques &#224; suivre. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ne s'entendent pas sur les mesures &#224; prendre. Le gouvernement allemand est favorable a une r&#233;duction plus importante de la valeur des titres grecs dans les bilans des banques priv&#233;es qui les d&#233;tiennent tandis que le gouvernement fran&#231;ais fait pression pour qu'on s'en tienne &#224; la d&#233;cote de 21% accept&#233;e le 21 juillet sur proposition de l'Institut international de la finance (IIF), le cartel des principales banques cr&#233;anci&#232;res de la Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En claire opposition &#224; son gouvernement, Josef Ackermann, pr&#233;sident de ce cartel et directeur ex&#233;cutif de la Deutsche Bank, a affirm&#233; lors de la r&#233;union annuelle de la Banque mondiale et du FMI tenue &#224; Washington fin septembre 2011 qu'il &#233;tait oppos&#233; &#224; toute r&#233;vision de l'accord sur une d&#233;cote limit&#233;e &#224; 21%. Il a martel&#233; : &#171; Si on commence &#224; rouvrir cette bo&#238;te de Pandore, on va perdre beaucoup de temps&#8230; &#187; (7).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc une m&#233;sentente franco-allemande sur le sujet au niveau gouvernemental (8) tandis que le front entre banquiers tient bon pour le moment. La crise de l'UE et de la zone euro se r&#233;percute aussi directement dans les institutions : J&#252;rgen Stark, l'administrateur allemand de la BCE, a d&#233;missionn&#233; avec fracas en septembre 2011 et a exprim&#233; publiquement son d&#233;saccord avec la politique suivie par l'institution sous la conduite de Jean-Claude Trichet. Il a d&#233;nonc&#233; le rachat par la BCE des titres grecs, italiens&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, le gouvernement britannique campe sur des positions autonomes. Trop heureux de ne pas &#234;tre entr&#233; dans la zone euro, il peut jouer sur le taux de change de la livre sterling. Alors que la dette publique de la Grande Bretagne est bien plus &#233;lev&#233;e que celle de l'Espagne, le gouvernement britannique, gr&#226;ce &#224; la livre sterling, dispose d'une marge de man&#339;uvre beaucoup plus importante que le gouvernement espagnol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement britannique s'oppose par ailleurs &#224; la majorit&#233; de ses coll&#232;gues europ&#233;ens en ce qui concerne la proposition d'une taxe sur les transactions financi&#232;res. Si elle voit le jour, il est probable qu'elle ne sera appliqu&#233;e que par les &#201;tats membres de la zone euro (9) . La r&#233;sistance du gouvernement britannique ne s'arr&#234;te pas l&#224; : il envisage s&#233;rieusement de porter plainte contre la BCE pour entrave &#224; la libre circulation des capitaux ! En effet, la BCE veut que les entreprises financi&#232;res par lesquelles passent d'importantes transactions en euro (notamment sur les produits d&#233;riv&#233;s comme les CDS) soient domicili&#233;es dans la zone euro, ce qui va &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts du paradis fiscal qu'est la City de Londres (10).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des gouvernements des pays membres de la zone euro, certains comme les Slovaques et les Finnois ont manifest&#233; leurs doutes concernant les d&#233;cisions du 21 juillet, ce qui fait planer un climat d'incertitude quant &#224; la ratification de l'accord par leur parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de la dette dans la zone euro a fait en juillet 2011 une nouvelle victime dont la grande presse internationale et les dirigeants de l'UE ont tr&#232;s peu parl&#233;. Il s'agit de Chypre dont les banques sont touch&#233;es directement par la crise grecque. Une raison majeure du silence autour de Chypre, c'est que le gouvernement de ce pays &#233;chaud&#233; par les politiques d'aust&#233;rit&#233; impos&#233;es &#224; la Gr&#232;ce, &#224; l'Irlande et au Portugal essaye de se passer de l'aide de la Tro&#239;ka (Commission europ&#233;enne, BCE et FMI) et est en n&#233;gociation avec la Russie pour un pr&#234;t de 2 milliards d'euros. Le gouvernement italien cherche d'ailleurs lui aussi &#224; &#233;viter de passer sous les Fourches caudines de la Tro&#239;ka : les autorit&#233;s de Rome font la cour &#224; la Chine pour qu'elle augmente ses achats de titres italiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de 2007-2008 n'a absolument pas amen&#233; les gouvernements &#224; imposer des r&#232;gles prudentielles strictes. Au contraire, il s'agit de prendre des mesures pour emp&#234;cher les institutions financi&#232;res, banques, assurances, fonds de pension et autres hedge funds de continuer &#224; nuire. Il est n&#233;cessaire de traduire en justice les autorit&#233;s publiques et les patrons d'entreprises responsables directs ou complices actifs des d&#233;b&#226;cles boursi&#232;res et bancaires. Dans l'int&#233;r&#234;t de l'&#233;crasante majorit&#233; de la population, il est urgent d'exproprier les banques et de les mettre au service du bien commun en les nationalisant et en les pla&#231;ant sous le contr&#244;le des travailleurs et des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement il faut se refuser &#224; une quelconque indemnisation des grands actionnaires, mais il convient en outre de r&#233;cup&#233;rer sur leur patrimoine global le co&#251;t de l'assainissement du syst&#232;me financier. Il s'agit &#233;galement de r&#233;pudier les cr&#233;ances ill&#233;gitimes que les banques priv&#233;es r&#233;clament aux pouvoirs publics. Il faut bien s&#251;r adopter une s&#233;rie de mesures compl&#233;mentaires : contr&#244;le des mouvements de capitaux, interdiction de la sp&#233;culation, interdiction des transactions avec les paradis fiscaux et judiciaires, mise en place d'une fiscalit&#233; qui a pour objectif l'&#233;tablissement de la justice sociale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de l'Union europ&#233;enne, il convient d'abroger diff&#233;rents trait&#233;s dont ceux de Maastricht et de Lisbonne. Il faut aussi modifier radicalement les statuts de la Banque centrale europ&#233;enne. Alors que la crise n'a pas encore atteint son apog&#233;e, il est grand temps de prendre un tournant radical afin de donner une issue anticapitaliste aux convulsions bancaires et boursi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cet article compl&#232;te la s&#233;rie : &#171; Dans l'&#339;il du cyclone : la crise de la dette dans l'Union europ&#233;enne &#187; publi&#233;e en sept parties sur le &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.cadtm.org&lt;/a&gt; . Une version unifi&#233;e de la s&#233;rie est &#233;galement disponible : &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/Dans-l-oeil-du-cyclone-la-crise-de&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/Dans-l-oeil-du-cyclone-la-crise-de&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;ric Toussaint, docteur en sciences politiques des universit&#233;s de Li&#232;ge et de Paris VIII, pr&#233;sident du CADTM Belgique, membre de la Commission pr&#233;sidentielle d'audit int&#233;gral de la dette (CAIC) de l'&#201;quateur et du Conseil scientifique d'ATTAC France. A dirig&#233; avec Damien Millet le livre collectif La Dette ou la Vie, Aden-CADTM, 2011. A particip&#233; au livre d'ATTAC : Le pi&#232;ge de la dette publique. Comment s'en sortir, &#233;dition Les liens qui lib&#232;rent, Paris, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Bien s&#251;r, la crise de la dette publique est tr&#232;s grave et n&#233;cessite des solutions radicales mais il est important d'insister sur la crise des banques priv&#233;es qui n'est pas le r&#233;sultat de la crise de la dette publique des Etats. C'est le contraire qui est largement vrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Dexia en failllite d&#233;but octobre 2008 a &#233;t&#233; renflou&#233;e par l'action conjointe des gouvernements fran&#231;ais, luxembourgeois et belge. Ce sauvetage co&#251;teux pour les &#201;tats et les collectivit&#233;s locales a laiss&#233; intacte la structure de direction et le fonctionnement de cette banque privatis&#233;e au cours des ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) &lt;a href=&#034;http://www.lepoint.fr/economie/banque-siemens-a-retire-500-millions-d-euros-de-la-societe-generale-20-09-2011-1375288_28.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lepoint.fr/economie/banque-siemens-a-retire-500-millions-d-euros-de-la-societe-generale-20-09-2011-1375288_28.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) Voir le Financial Times &#171; Central banks walk a monetary tightrope &#187;, 23 septembre 2011, voir aussi dans la m&#234;me &#233;dition : &#171; Italy : Fight for credibility continues &#187;. Le montant total des rachats effectu&#233;s par la BCE entre mai 2010, date du d&#233;but des rachats de titres grecs sur le march&#233; secondaire, et le 12 septembre 2011 s'&#233;l&#232;ve &#224; 143 milliards d'&#8364;. En mai 2010 et mars 2011, la BCE avait achet&#233; des titres grecs pour 66 milliards &#8364;. Ensuite, elle n'a, selon ses propres dires, plus achet&#233; de titres jusqu'au 8 ao&#251;t 2011. Voir &#224; ce sujet : Eric Toussaint &#171; La BCE, fid&#232;le serviteur des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s &#187; &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/La-BCE-fidele-serviteur-des&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/La-BCE-fidele-serviteur-des&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5) En septembre 2011, pr&#232;s de la moiti&#233; de la dette publique de l'eurozone (qui totalise 6500 milliards &#8364;) est pass&#233;e dans la cat&#233;gorie &#224; risque &#233;lev&#233;. La nouveaut&#233; c'est que la dette publique de la Belgique est dor&#233;navant consid&#233;r&#233;e par les march&#233;s financiers comme &#224; risque &#233;lev&#233;. La dette publique belge repr&#233;sente 5% de la dette publique de l'eurozone, la Gr&#232;ce repr&#233;sente 4%, le Portugal 2%, l'Irlande 1%, l'Espagne 9% et l'Italie&#8230; 26% ! (Voir Martin Wolf, &#171; Fear and loathing in the eurozone &#187;, Financial Times, 28 septembre 2011).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(6) Financial Times, &#171; Central banks walk a monetary tightrope &#187;, 23 septembre 2011. Un des gros d&#233;fauts de la politique de la Fed est d'avoir achet&#233; aux institutions financi&#232;res priv&#233;es des actifs toxiques (li&#233;s au march&#233; des subprime) pour un montant de 1250 milliards de dollars et d'avoir pr&#234;t&#233; des montants astronomiques &#224; ces m&#234;mes institutions afin de les maintenir &#224; flot alors que l'Etat aurait d&#251; les exproprier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(7) Voir le Financial Times, &#171; IMF/World Bank meetings : Debt talks fail to agree solution &#187;, 26 septembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(8) Voir le Financial Times, &#171; Splits over Greek bail-out &#187;, 28 septembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(9) Ce qui repr&#233;sente n&#233;anmoins une masse critique suffisante. Le d&#233;faut de cette taxe est sa timidit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(10) Voir le Financial Times, 14 septembre 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'obscur petit secret des banques europ&#233;ennes</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-obscur-petit-secret-des-banques-europeennes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/L-obscur-petit-secret-des-banques-europeennes</guid>
		<dc:date>2011-10-11T12:37:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Munevar</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2011-10-11</dc:subject>
		<dc:subject>Crise de la dette europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Face &#224; la r&#233;cente volatilit&#233; des march&#233;s financiers, toute l'attention s'est centr&#233;e sur le comportement des bourses et l'&#233;volution de la crise de la dette en Europe. Les march&#233;s ont en effet vivement r&#233;agi aux signaux de plus en plus clairs indiquant que la restructuration de la dette de la p&#233;riph&#233;rie europ&#233;enne n'est qu'une question de temps. N&#233;anmoins la majorit&#233; des m&#233;dias et sp&#233;cialistes font l'impasse sur un facteur cl&#233; de la vuln&#233;rabilit&#233; du syst&#232;me financier europ&#233;en et global, &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2011-10-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2011-10-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Crise-de-la-dette-europeenne-+" rel="tag"&gt;Crise de la dette europ&#233;enne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH118/arton8318-9824d.jpg?1674712608' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; la r&#233;cente volatilit&#233; des march&#233;s financiers, toute l'attention s'est centr&#233;e sur le comportement des bourses et l'&#233;volution de la crise de la dette en Europe. Les march&#233;s ont en effet vivement r&#233;agi aux signaux de plus en plus clairs indiquant que la restructuration de la dette de la p&#233;riph&#233;rie europ&#233;enne n'est qu'une question de temps. N&#233;anmoins la majorit&#233; des m&#233;dias et sp&#233;cialistes font l'impasse sur un facteur cl&#233; de la vuln&#233;rabilit&#233; du syst&#232;me financier europ&#233;en et global, &#224; savoir la d&#233;pendance des banques vis-&#224;-vis d'un financement &#224; court terme libell&#233; en dollars.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour comprendre l'origine de cette d&#233;pendance et son ampleur, il faut remonter au d&#233;but de la bulle des subprime aux Etats-Unis. On le sait, les banques europ&#233;ennes ont &#233;t&#233; parmi les plus avides acqu&#233;reurs de ces titres hypoth&#233;caires toxiques ayant vu le jour aux &#201;tats-Unis au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie. Ce qui a provoqu&#233; une augmentation des positions des banques europ&#233;ennes hors d'Europe, qui sont pass&#233;es de 16 % du PIB global en 2000 &#224; 35 % en 2007. La moiti&#233; de cette hausse est li&#233;e &#224; des actifs libell&#233;s en dollars et d'autres monnaies que l'euro |1|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'ayant pas directement acc&#232;s aux dollars dont elles avaient besoin pour financer cette expansion, les banques europ&#233;ennes se sont vues dans l'obligation d'avoir de plus en plus recours &#224; des swaps |2| &#224; court terme sur les march&#233;s de devises et &#224; obtenir des financements &#224; travers les dits Money Market Funds (MMF |3|). L'utilisation de ce type de m&#233;canisme &#224; court terme a pos&#233; un probl&#232;me suppl&#233;mentaire li&#233; &#224; la diff&#233;rence d'&#233;ch&#233;ances concernant les obligations. Alors que les actifs en dollars &#233;taient &#224; long terme, comme dans le cas des produits structur&#233;s comprenant des cr&#233;dits hypoth&#233;caires subprime, le financement utilis&#233; &#233;tait lui &#224; court terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela impliquait pour les banques une strat&#233;gie de financement consistant &#224; constamment renouveler leurs positions en dollars sur les march&#233;s de swaps et les MMF, strat&#233;gie hautement rentable lorsque deux conditions &#233;taient r&#233;unies : il fallait ainsi d'une part un diff&#233;rentiel positif &#233;lev&#233; entre le co&#251;t du financement &#224; court terme libell&#233; en dollars et le rendement des actifs de long terme acquis par les banques et d'autre part les banques devaient pouvoir acc&#233;der de fa&#231;on stable, pr&#233;visible et r&#233;guli&#232;re aux march&#233;s de swaps et de MMF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce syst&#232;me a relativement bien fonctionn&#233; jusqu'&#224; l'&#233;clatement de la bulle des subprime et l'effondrement de Lehman Brothers. Celui-ci a en effet entra&#238;n&#233; le blocage imm&#233;diat du march&#233; interbancaire en raison de l'incertitude li&#233;e &#224; la perspective d'une insolvabilit&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Le Fonds de r&#233;serve f&#233;d&#233;ral, le Money Market Fund le plus ancien du syst&#232;me financier nord-am&#233;ricain a &#233;t&#233; l'un des premiers affect&#233;s. L'effondrement de ce fonds a marqu&#233; le d&#233;but d'une h&#233;morragie de capitaux d'autres institutions du m&#234;me type, h&#233;morragie qui n'a pu &#234;tre arr&#234;t&#233;e que par la d&#233;claration de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale |4| annon&#231;ant sa disposition &#224; assurer tous les avoirs de tous les MMF, ce qui a calm&#233; les investisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques europ&#233;ennes, quant &#224; elles, ont &#233;t&#233; confront&#233;es au cours de cette p&#233;riode &#224; une situation encore plus d&#233;sesp&#233;r&#233;e. Elles n'ont pas seulement vu s'effondrer la valeur de leurs actifs libell&#233;s en dollars mais se sont vues dans l'obligation de chercher des sources de financement alternatif pour soutenir leurs positions en dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la possibilit&#233; que ces banques soient oblig&#233;es de liquider leurs positions en dollars, acc&#233;l&#233;rant ainsi la chute des prix des produits toxiques, la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale s'est mise d'accord avec les principales banques centrales parmi lesquelles la Banque centrale europ&#233;enne (BCE), la Banque d'Angleterre et la Banque nationale suisse pour octroyer des lignes directes de swaps |5|. Rien qu'au cours du 4e trimestre 2008, ce programme de swaps a distribu&#233; plus de 450 milliards de dollars au groupe de banques centrales mentionn&#233;. Cette nouvelle source de financement en dollars a permis aux banques centrales d'Europe de r&#233;partir &#224; leur tour ces dollars entre les banques priv&#233;es, &#233;vitant ainsi une plus grande contagion de la panique |6|. Par cette action, la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale est de fait devenue le pr&#234;teur en dernier ressort du syst&#232;me financier global.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut se demander ce que cet &#233;v&#233;nement a &#224; voir avec la situation actuelle du syst&#232;me financier europ&#233;en. Le fait est qu'une fois la panique initiale pass&#233;e et avec le retour progressif &#224; une stabilisation des march&#233;s interbancaires, les banques europ&#233;ennes ont renou&#233; avec leurs anciennes mauvaises habitudes. Elles n'ont pas liquid&#233; leurs positions en dollars pour diminuer leur vuln&#233;rabilit&#233; mais ont recommenc&#233; &#224; avoir r&#233;guli&#232;rement recours aux swaps et aux MMF pour financer leurs positions. On estime qu'&#224; la fin 2009, les besoins &#224; court terme des banques europ&#233;ennes repr&#233;sentaient entre 300 et 1 800 milliards de dollars |7| .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La capacit&#233; des banques europ&#233;ennes d'avoir r&#233;guli&#232;rement acc&#232;s &#224; des dollars est un &#233;l&#233;ment cl&#233; de la stabilit&#233; du syst&#232;me financier europ&#233;en et m&#234;me global. C'est l&#224; l'obscur petit secret des banques europ&#233;ennes. Un blocage impr&#233;vu des march&#233;s de financement &#224; court terme libell&#233;s en dollars repr&#233;sente une s&#233;rieuse menace pour la solvabilit&#233; des banques du Vieux Continent expos&#233;es aux march&#233;s financiers des &#201;tats-Unis. Au cours des derni&#232;res semaines, si le robinet n'a pas &#233;t&#233; ferm&#233;, elles ont vu leurs conditions d'acc&#232;s &#224; ce type de financement se d&#233;grader progressivement. La raison de cette d&#233;t&#233;rioration est li&#233;e &#224; la s&#233;rieuse menace que repr&#233;sente pour la solvabilit&#233; des principales banques europ&#233;ennes le d&#233;faut d'un ou plusieurs pays de la p&#233;riph&#233;rie europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il d&#233;coule de ce constat que face &#224; un nouveau blocage du march&#233; interbancaire, la Banque centrale europ&#233;enne comme la Banque d'Angleterre et la Banque nationale suisse se trouvent compl&#232;tement d&#233;pourvues. Alors que la BCE peut acheter des titres de la dette grecque ou portugaise pour r&#233;duire les taux d'int&#233;r&#234;t et ainsi &#233;viter l'effondrement des finances de ces pays |8| ou accorder des lignes de cr&#233;dit en euros &#224; des banques en difficult&#233;, elle ne peut absolument rien pour venir en aide aux banques qui &#233;prouvent des difficult&#233;s &#224; financer leurs positions en dollars. Lors d'un nouvel &#233;pisode de panique financi&#232;re, les banques centrales mentionn&#233;es d&#233;pendent de la bonne volont&#233; de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale pour que celle-ci &#233;tablisse de nouvelles lignes illimit&#233;es de swaps afin d'&#233;viter l'effondrement des principales institutions financi&#232;res europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etant donn&#233; les cons&#233;quences suffisamment graves que cela aurait, il y a tout lieu d'envisager un sc&#233;nario dans lequel la FED n'&#233;tendrait pas les lignes de cr&#233;dit en question. Au vu de la possibilit&#233; que les banques europ&#233;ennes &#233;prouvent &#224; nouveau des difficult&#233;s &#224; financer leurs positions en dollars, la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale de New York |9| a accru sa vigilance pour agir en cas de probl&#232;me |10|. N&#233;anmoins, avec l'adoption r&#233;cente de la loi Dodd-Frank, la FED ne pourrait plus &#233;tablir des lignes de swaps illimit&#233;s avec d'autres banques centrales d'Europe sans l'aval du Congr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de la rapidit&#233; de contagion des &#233;pisodes de panique financi&#232;re, cette limitation est susceptible d'entra&#238;ner le blocage des march&#233;s &#224; court terme en dollars. Pour comprendre correctement l'&#233;volution de la crise, l'attention doit se focaliser non sur les bourses mais sur l'&#233;volution des march&#233;s de cr&#233;dit interbancaire, o&#249; les premiers signaux d'alerte sont d&#233;j&#224; pass&#233; au rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|1| Patrick McGuire and G&#246;tz von Peter (2009), BIS Working Papers No 291 &#8220;The US dollar shortage in global banking and the international policy response&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|2| Le swap de devises (ou swap de taux d'int&#233;r&#234;t et de devises) est un accord conclu entre deux parties qui s'&#233;changent un montant d&#233;termin&#233; de devises &#233;trang&#232;res et s'engagent mutuellement &#224; effectuer r&#233;guli&#232;rement des paiements correspondant aux int&#233;r&#234;ts ainsi qu'&#224; se rendre le montant &#233;chang&#233; &#224; une &#233;ch&#233;ance d&#233;termin&#233;e. Voir &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Swap_d..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Swap_d..&lt;/a&gt;. (NDT)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|3| Les MMF sont des fonds mutuels qui investissent dans des titres de dette &#224; court terme jug&#233;s comme s&#251;rs, comme les titres de la dette des &#201;tats-Unis ou des billets de tr&#233;sorerie. Ces fonds jouent un r&#244;le central dans l'approvisionnement en liquidit&#233;s pour les march&#233;s de bons &#224; court terme. Voir &lt;a href=&#034;http://www.sec.gov/answers/mfmmkt.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.sec.gov/answers/mfmmkt.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|4| La R&#233;serve f&#233;d&#233;rale, aussi appel&#233;e FED, est la banque centrale des &#201;tats-Unis (NdT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|5| Credit Default Swaps (CDS) il s'agit d'un produit d&#233;riv&#233; qui est une assurance contre le non paiement d'une dette. Ce march&#233; a &#233;t&#233; multipli&#233; par 11 entre 2000 et 2007 (NdT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|6| Patrick McGuire and G&#246;tz von Peter (2009), BIS Working Papers No 291 &#8220;The US dollar shortage in global banking and the international policy response&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|7| Igo Fender, Patrick MacGuire (2010), BIS Quarterly Review, June 2010, &#8220;European banks' US dollar funding pressures&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|8| L'achat de titres de la dette de pays de la p&#233;riph&#233;rie par la Banque centrale europ&#233;enne a lieu sur le march&#233; secondaire et a essentiellement pour but, non de baisser les taux d'int&#233;r&#234;t pay&#233;s par les gouvernements de ces pays, mais de sauver la mise des banques expos&#233;es sur ce type de dettes souveraines. Pour plus de d&#233;tails, voir Eric Toussaint, &#171; L'&#339;il du cyclone : la crise de la dette dans l'Union europ&#233;enne &#187; &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/Dans-l-oeil-du..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/Dans-l-oeil-du..&lt;/a&gt;. (NDT)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|9| a R&#233;serve f&#233;d&#233;rale de New York est l'une des douze R&#233;serves r&#233;gionales du syst&#232;me de R&#233;serve f&#233;d&#233;rale (NDT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|10| Voir &#8220;FED eyes european banks&#8221; : &lt;a href=&#034;http://online.wsj.com/article/SB100..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://online.wsj.com/article/SB100..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit par Virginie de Romanet en collaboration avec St&#233;phanie Jacquemont&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
