<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_mot=746&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1781022263</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Manifestation nationale du 22 septembre : EN MARCHE VERS LA GRATUIT&#201; SCOLAIRE</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Manifestation-nationale-du-22-septembre-EN-MARCHE-VERS-LA-GRATUITE-SCOLAIRE</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Manifestation-nationale-du-22-septembre-EN-MARCHE-VERS-LA-GRATUITE-SCOLAIRE</guid>
		<dc:date>2012-09-18T09:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>CLASSE</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-09-11</dc:subject>
		<dc:subject>Les 100 premiers jours du gouvernement p&#233;quiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ensemble, nous avons bloqu&#233; la hausse. Apr&#232;s la gr&#232;ve &#233;tudiante la plus importante de l'histoire du Qu&#233;bec, la hausse des frais de scolarit&#233; lib&#233;rale sera bient&#244;t derri&#232;re nous. Cette victoire est la n&#244;tre, et nous l'avons gagn&#233;e dans la rue. La loi et l'ordre et les &#233;lections n'ont fait que raviver la col&#232;re populaire. Si le gouvernement c&#232;de, c'est que notre poids politique n'a jamais &#233;t&#233; aussi important. Ce poids, nous devons l'utiliser. La lutte contre la hausse des frais n'est qu'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Education-" rel="directory"&gt;&#201;ducation&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-09-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-09-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Les-100-premiers-jours-du-gouvernement-pequiste-+" rel="tag"&gt;Les 100 premiers jours du gouvernement p&#233;quiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH97/arton11594-e4ecd.png?1781070223' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ensemble, nous avons bloqu&#233; la hausse. Apr&#232;s la gr&#232;ve &#233;tudiante la plus importante de l'histoire du Qu&#233;bec, la hausse des frais de scolarit&#233; lib&#233;rale sera bient&#244;t derri&#232;re nous. Cette victoire est la n&#244;tre, et nous l'avons gagn&#233;e dans la rue. La loi et l'ordre et les &#233;lections n'ont fait que raviver la col&#232;re populaire. Si le gouvernement c&#232;de, c'est que notre poids politique n'a jamais &#233;t&#233; aussi important. Ce poids, nous devons l'utiliser. La lutte contre la hausse des frais n'est qu'un premier pas vers un v&#233;ritable projet politique : la gratuit&#233; scolaire, qui n'est elle-m&#234;me qu'un pas vers une soci&#233;t&#233; plus &#233;galitaire, solidaire et juste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce projet souvent attaqu&#233; et qualifi&#233; d'utopiste est en v&#233;rit&#233; tout &#224; fait r&#233;aliste et m&#234;me relativement facile &#224; appliquer. Pr&#233;sentement, la gratuit&#233; scolaire &#224; tous les niveaux au Qu&#233;bec co&#251;terait environ 700 millions de dollars, somme qu'il est possible d'aller chercher en effectuant certains choix somme toute assez simples : en cessant d'accorder des baisses d'imp&#244;t aux riches de 950 millions comme c'est arriv&#233; en 2007 ou encore en utilisant le budget allou&#233; aux universit&#233;s pour assurer la qualit&#233; de l'enseignement au lieu de le faire dispara&#238;tre dans des fonds de recherche profitant souvent &#224; des firmes priv&#233;es, pour ensuite crier au sous-financement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement ce projet de gratuit&#233; est &#233;conomiquement possible, mais il est aussi socialement &#233;quitable, permettant un acc&#232;s &#224; une &#233;ducation de qualit&#233; &#224; tous et toutes, ind&#233;pendamment du milieu de vie et du revenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement &#233;lu tiendra bient&#244;t un sommet pour d&#233;cider de l'avenir de l'&#233;ducation post-secondaire. Ne nous leurrons pas : sans rapport de force, notre victoire aura &#233;t&#233; de courte dur&#233;e. Montrons-leur que la couleur du gouvernement importe peu : le gel des frais de scolarit&#233; n'est pas n&#233;gociable. Par dessus-tout, montrons-leur que nous portons un projet de soci&#233;t&#233; plus large que la simple question de la hausse des frais de scolarit&#233;, un projet qui garantit durablement l'accessibilit&#233; aux &#233;tudes post-secondaires et pave la voie vers un syst&#232;me d'&#233;ducation dont les orientations servent v&#233;ritablement la population qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous appelons l'ensemble de la population &#224; converger vers le Parc Lafontaine (Cherrier/Lafontaine) &#224; 14h. L'&#233;ducation est un droit : ensemble, marchons vers la gratuit&#233; scolaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Qu&#233;bec : 14 hres rassemblement devant l'Assembl&#233;e nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Affiches t&#233;l&#233;chargeables&lt;/strong&gt; : &lt;a href=&#034;http://www.bloquonslahausse.com/materiel-dinformation-2/materiel-dinformation/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.bloquonslahausse.com/materiel-dinformation-2/materiel-dinformation/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus d'informations sur la gratuit&#233;&lt;/strong&gt; : &lt;a href=&#034;http://www.bloquonslahausse.com/tout-sur-la-hausse-des-frais/la-gratuite-scolaire-est-ce-possible/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.bloquonslahausse.com/tout-sur-la-hausse-des-frais/la-gratuite-scolaire-est-ce-possible/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&amp;v=2lWNqRe1fNQ&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&amp;v=2lWNqRe1fNQ&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les r&#233;sultats de la simulation du projet Vote au pluriel embrouillent plus qu'ils n'&#233;clairent </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Les-resultats-de-la-simulation-du-projet-Vote-au-pluriel-embrouillent-plus-qu</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Les-resultats-de-la-simulation-du-projet-Vote-au-pluriel-embrouillent-plus-qu</guid>
		<dc:date>2012-09-17T15:10:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Cliche</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-09-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Plusieurs m&#233;dias ont rapport&#233; r&#233;cemment que, selon un scrutin virtuel pilot&#233; par des chercheurs universitaires, l'instauration d'un scrutin proportionnel de type hollandais au Qu&#233;bec aurait permis &#224; la Coalition avenir Qu&#233;bec de prendre le pouvoir avec 35 si&#232;ges, le 4 septembre, alors que le Parti qu&#233;b&#233;cois aurait &#233;t&#233; refoul&#233; au troisi&#232;me rang avec 32 d&#233;put&#233;s devanc&#233; par le Parti lib&#233;ral qui en aurait fait &#233;lire 33. Ces r&#233;sultats pour le moins surprenants accordent aussi 14 d&#233;put&#233;s &#224; Qu&#233;bec (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-09-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-09-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plusieurs m&#233;dias ont rapport&#233; r&#233;cemment que, selon un scrutin virtuel pilot&#233; par des chercheurs universitaires, l'instauration d'un scrutin proportionnel de type hollandais au Qu&#233;bec aurait permis &#224; la Coalition avenir Qu&#233;bec de prendre le pouvoir avec 35 si&#232;ges, le 4 septembre, alors que le Parti qu&#233;b&#233;cois aurait &#233;t&#233; refoul&#233; au troisi&#232;me rang avec 32 d&#233;put&#233;s devanc&#233; par le Parti lib&#233;ral qui en aurait fait &#233;lire 33. Ces r&#233;sultats pour le moins surprenants accordent aussi 14 d&#233;put&#233;s &#224; Qu&#233;bec solidaire, deux &#224; Option nationale et m&#234;me un &#224; une minuscule formation inconnue jusqu'ici, le Parti conservateur du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est un chercheur de la Chaire sur la d&#233;mocratie et les institutions parlementaires de l'Universit&#233; Laval, Marc-Andr&#233; Bodet, qui a dirig&#233; ce scrutin virtuel visant &#224; mieux comprendre comment la repr&#233;sentation proportionnelle &#224; la hollandaise (Pays-Bas) et le vote alternatif &#224; l'australienne s'appliqueraient au Qu&#233;bec. Cette simulation du projet Vote au pluriel (&lt;a href=&#034;http://www.voteauplurielquebec.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.voteauplurielquebec.org&lt;/a&gt;) a aussi permis de comparer les r&#233;sultats obtenus via ces deux modes de scrutin avec le scrutin pluralitaire, commun&#233;ment appel&#233; scrutin majoritaire, en vigueur au Canada et au Qu&#233;bec. Le rapport de l'exp&#233;rience pr&#233;cise que 9 990 personnes, dont 8 883 ont fourni des r&#233;ponses valides, ont particip&#233; &#224; cette exp&#233;rience in&#233;dite sur les modes de scrutin qui s'est d&#233;roul&#233;e pendant la derni&#232;re campagne &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette simulation a eu lieu dans le cadre d'une &#233;tude dont l'objectif principal est d'informer la population sur la nature et le fonctionnement de diff&#233;rents modes de scrutin. Le projet vise &#224; soulever de l'int&#233;r&#234;t dans le public pour un m&#233;canisme &#233;lectoral plut&#244;t r&#233;barbatif, mais qui a une importance capitale dans une d&#233;mocratie de repr&#233;sentation comme la n&#244;tre parce qu'il permet le passage du d&#233;compte des votes &#224; la d&#233;signation des &#233;lus qui si&#233;geront &#224; l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mauvais choix de scrutin proportionnel &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit toutefois d&#233;plorer que cette simulation n'ait pas, en bonne partie, atteint son objectif d'&#233;clairer les gens. Elle a plut&#244;t eu comme effet de les embrouiller en semant une confusion d&#233;favorable &#224; une meilleure compr&#233;hension du mode de scrutin proportionnel et m&#234;me de nature &#224; discr&#233;diter ce dernier. La raison principale de cette situation d&#233;plorable provient du choix du scrutin hollandais pour repr&#233;senter en quelque sorte la grande et diversifi&#233;e famille des scrutins proportionnels qui, on le sait, sont ceux les plus utilis&#233;s dans les d&#233;mocraties occidentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le scrutin hollandais, qui &#233;quivaut une proportionnelle de type pur, n'est pr&#233;sentement utilis&#233; que dans deux pays (Isra&#235;l et les Pays-Bas). De plus, son image est consid&#233;rablement amoch&#233;e parce qu'il a &#233;t&#233; la source d'une instabilit&#233; politique chronique sous la IVe R&#233;publique en France et dans l'Italie d'apr&#232;s-guerre. Ces exp&#233;riences malheureuses ont m&#234;me longtemps servi de pr&#233;texte aux adversaires de la repr&#233;sentation proportionnelle pour la rejeter sans appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, la situation a bien &#233;volu&#233; depuis un demi-si&#232;cle et des modes de scrutin en totalit&#233; ou en partie proportionnels, plus aptes &#224; assurer une gouvernance stable tout en garantissant le respect de la volont&#233; populaire, ont vu le jour. Mentionnons le scrutin proportionnel r&#233;gional &#224; la scandinave et surtout l'implantation en Allemagne, apr&#232;s la guerre, d'un scrutin mixte (majoritaire-proportionnel) compensatoire qui a essaim&#233; dans d'autres pays par la suite (en Nouvelle-Z&#233;lande et en &#201;cosse notamment)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs un scrutin proportionnel de type r&#233;gional que le premier ministre Ren&#233; L&#233;vesque avait tent&#233; d'implanter au Qu&#233;bec, en 1984, suite &#224; une recommandation de la Commission de la repr&#233;sentation &#233;lectorale qui, mandat&#233;e par l'Assembl&#233;e nationale, avait consult&#233; la population &#224; ce sujet. On sait que le premier ministre -menott&#233; par des d&#233;put&#233;s p&#233;quistes r&#233;unis en caucus d'urgence- avait d&#251; tabletter le projet de loi qu'il s'appr&#234;tait &#224; pr&#233;senter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, c'est un avant-projet de loi pr&#233;voyant l'instauration d'un scrutin mixte compensatoire de type &#233;cossais que le gouvernement Charest avait pr&#233;sent&#233; en 2004. Lors d'une commission parlementaire tenue au d&#233;but de 2006, &#224; laquelle ont particip&#233; quelque 2,000 personnes et organismes -un record dans l'histoire du parlementarisme qu&#233;b&#233;cois- plus de 80% de ces intervenants s'&#233;taient prononc&#233;s en faveur du principe de ce syst&#232;me. Il pr&#233;voyait l'&#233;lection de 60% des d&#233;put&#233;s au scrutin majoritaire dans des circonscriptions comme actuellement tandis que 40% d'entre eux l'auraient &#233;t&#233; en vertu d'un scrutin de liste proportionnel bas&#233; sur les r&#233;gions de fa&#231;on &#224; corriger les distorsions que cause automatiquement le scrutin majoritaire ; d'o&#249; son nom de compensatoire Plusieurs critiques et suggestions avaient cependant &#233;t&#233; formul&#233;es concernant les modalit&#233;s du projet. Mais, tout comme celui de Ren&#233; L&#233;vesque, il avait lui aussi abouti dans un cul-de-sac lorsque le gouvernement Charest l'a enterr&#233; subitement et sans explications suite &#224; des pressions exerc&#233;es sur les d&#233;put&#233;s lib&#233;raux par des &#233;lus municipaux ruraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc &#233;trange de constater que, plut&#244;t que de proposer le scrutin proportionnel &#224; la hollandaise aux participants &#224; la simulation, les universitaires responsables du projet Vote au pluriel n'aient pas choisi plut&#244;t un des deux modes de scrutin qui ont marqu&#233; l'histoire contemporaine du Qu&#233;bec, surtout le scrutin mixte avec compensation qui a le plus de chance d'&#234;tre adopt&#233; &#233;ventuellement. En plus d'aboutir &#224; des r&#233;sultats plus cr&#233;dibles, ce choix aurait mieux servi aussi l'objectif du projet : informer la population et vulgariser le sujet, rebutant pour l'&#233;lecteur lambda, qu'est le m&#233;canisme &#233;lectoral appel&#233; mode de scrutin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Cliche, Montr&#233;al,&lt;br class='autobr' /&gt;
17 septembre 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Consid&#233;rations d&#233;mocratiques. Ce qui a fleuri au printemps fanera-t-il cet automne ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Considerations-democratiques-Ce-qui-a-fleuri-au-printemps-fanera-t-il-cet</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Considerations-democratiques-Ce-qui-a-fleuri-au-printemps-fanera-t-il-cet</guid>
		<dc:date>2012-09-17T15:08:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francis Lagac&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-09-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les patrons et le grand capital nous consid&#232;rent comme des ressources humaines. Nous sommes donc sur le m&#234;me pied que les ressources financi&#232;res ou la machinerie. Nous sommes des instruments mall&#233;ables susceptibles de gestion sans aucun &#233;tat d'&#226;me. &lt;br class='autobr' /&gt; Certains politiques pr&#233;f&#232;rent gouverner majoritairement avec la minorit&#233; des voix plut&#244;t que de convaincre la population de voter pour des programmes favorisant le bien commun, travail qu'ils devraient faire si nous disposions d'un scrutin (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-09-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-09-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les patrons et le grand capital nous consid&#232;rent comme des ressources humaines. Nous sommes donc sur le m&#234;me pied que les ressources financi&#232;res ou la machinerie. Nous sommes des instruments mall&#233;ables susceptibles de gestion sans aucun &#233;tat d'&#226;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certains politiques pr&#233;f&#232;rent gouverner majoritairement avec la minorit&#233; des voix plut&#244;t que de convaincre la population de voter pour des programmes favorisant le bien commun, travail qu'ils devraient faire si nous disposions d'un scrutin proportionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains politiques croient que la d&#233;mocratie consiste &#224; voter tous les quatre ans et que, le reste du temps, la population n'a qu'&#224; prendre son mal en patience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains politiques confondent repr&#233;sentation et direction. On serait &#233;lu pour dire aux autres quoi faire plut&#244;t que pour les &#233;couter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains politiques croient que le m&#233;contentement qui s'exprime dans la rue n'est pas l&#233;gitime. Ce sont pourtant les m&#234;mes qui croient qu'il ne faut pas contrarier la police quand elle d&#233;file dans les rues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le langage gestionnaire est en train de pervertir toutes les notions qui nous servent de rep&#232;res, de sorte que nous glissons dans les orni&#232;res des manageurs. Ainsi l'administration, la gestion, le gouvernement, la conduite se fondent dans une &#171; gouvernance &#187; dont on nous impose les param&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi m&#234;me les &#233;lus syndicaux qui forment les comit&#233;s ex&#233;cutifs, bien nomm&#233;s, car ils sont des ex&#233;cutants li&#233;s &#224; des mandats, sont subrepticement transform&#233;s en dirigeants syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la &#171; saine gestion &#187; fait consensus, alors m&#234;me que personne ne nous a demand&#233; notre avis sur ce que doit &#234;tre la saine gestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CertainEs s'imaginent qu'apr&#232;s une &#233;lection, tout doit rentrer dans l'ordre, mais l'ordre de qui ? Un gouvernement doit-il recevoir un ch&#232;que en blanc ? N'a-t-il plus besoin de consulter ? Les groupes sociaux devraient-ils se dissoudre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les APAQ, Assembl&#233;es populaires autonomes de quartier, semblent une forme de r&#233;ponse &#224; ces questions. Cela dit, toutes les formes d'organisation existantes, mouvements sociaux, partis politiques, syndicats, peuvent &#234;tre revitalis&#233;es si elles sont investies par cette volont&#233; d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui a fleuri au printemps fanera-t-il cet automne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LAGAC&#201; Francis&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi un parti de gauche ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Pourquoi-un-parti-de-gauche</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Pourquoi-un-parti-de-gauche</guid>
		<dc:date>2012-09-17T08:49:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Beaudet</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-09-11</dc:subject>
		<dc:subject>Les 100 premiers jours du gouvernement p&#233;quiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans une &#233;poque pas si lointaine, on pensait qu'un parti de gauche devait organiser les revendications populaires et &#233;ventuellement prendre le pouvoir soit par les &#233;lections ou encore &#224; travers la r&#233;sistance contre des pouvoirs oppressifs. Or aujourd'hui cette d&#233;finition est devenue beaucoup plus flexible et surtout moins d&#233;finitive. &lt;br class='autobr' /&gt; Quand les gens s'auto-organisent &lt;br class='autobr' /&gt;
Sous l'impact du n&#233;olib&#233;ralisme, des masses consid&#233;rables de gens sont en mouvement. Les luttes populaires in&#233;dites qu'on (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Politique-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-09-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-09-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Les-100-premiers-jours-du-gouvernement-pequiste-+" rel="tag"&gt;Les 100 premiers jours du gouvernement p&#233;quiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton11641-6411e.jpg?1781133943' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans une &#233;poque pas si lointaine, on pensait qu'un parti de gauche devait organiser les revendications populaires et &#233;ventuellement prendre le pouvoir soit par les &#233;lections ou encore &#224; travers la r&#233;sistance contre des pouvoirs oppressifs. Or aujourd'hui cette d&#233;finition est devenue beaucoup plus flexible et surtout moins d&#233;finitive.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand les gens s'auto-organisent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'impact du n&#233;olib&#233;ralisme, des masses consid&#233;rables de gens sont en mouvement. Les luttes populaires in&#233;dites qu'on constate ici et l&#224; ne sont pas &#171; spontan&#233;ment &#187; sorties d'un chapeau quelconque. Les initiatives citoyennes disposent d'&#171; intellectuels organiques &#187; qui sont souvent des militants et des militantes hautement qualifi&#233;s et donc qui transportent une longue accumulation d'exp&#233;riences. Dans cette &#233;laboration, les partis de gauche ont une influence, mais elle est tr&#232;s modeste. Par exemple, les Carr&#233;s rouges n'ont pas eu besoin de Qu&#233;bec Solidaire pour s'auto-organiser. Le mouvement avec comme c&#339;ur battant les organisations &#233;tudiantes a r&#233;fl&#233;chi, analys&#233;, &#233;labor&#233; des strat&#233;gies et des alliances. Bref, le mouvement a agi comme un acteur politique et social au sens plein du terme. Cela ne veut pas dire que les Carr&#233;s Rouges, les &#233;tudiantEs ou tout autre mouvement populaire, ont toujours raison, qu'ils ne peuvent pas se tromper (comme le propose une certaine vision anarchiste). Mais cela veut dire que l'articulation de la lutte vient de l'int&#233;rieur, port&#233;e par les acteurs eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des outils&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partis de gauche doivent accepter, de bonne foi, qu'ils n'ont plus le monopole qu'ils pensaient avoir (souvent &#224; tort) sur la pens&#233;e critique et sur la capacit&#233; de d&#233;velopper une vision &#171; strat&#233;gique &#187;, globale. Ils n'ont pas &#224; s'y substituer. Que peuvent-ils faire alors ? Les partis de gauche ont la responsabilit&#233; d'assurer la transmission des messages des mouvements populaires sur la sc&#232;ne politique, dans la sph&#232;re des institutions politiques et &#233;ventuellement, du gouvernement et de l'&#201;tat. Ils peuvent aussi faciliter l'&#233;tablissement des liens entre les luttes, tant sur le plan national qu'international (bien que les mouvements populaires soient en mesure de faire cela &#233;galement). Par d&#233;finition, les partis de gauche ne sont pas li&#233;s &#224; une ou l'autre cause des mouvements populaires directement, mais ils le sont, indirectement. Comme l'expression bolivienne le dit, les partis de gauche sont des &#171; outils du mouvement populaire &#187;, ce qui est exactement l'inverse de ce que pensaient les principaux courants de la gauche au si&#232;cle dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transformer le pouvoir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les partis de gauche n'ont pas &#224; se prendre pour d'autres face aux mouvements populaires, ils ne peuvent pas penser non plus &#171; capturer &#187; le pouvoir, comme si ce pouvoir &#233;tait un &#171; objet &#187; quelconque. Certes, on dira que gagner les &#233;lections est une chose importante. Mais on le sait maintenant, le gouvernement, et plus largement l'&#201;tat, sont des instruments importants dans l'architecture du pouvoir, mais ils ne sont pas les seuls dans notre monde capitaliste. Les rouages du pouvoir sont bien s&#251;r bien ancr&#233;s au niveau &#233;conomique et &#233;galement sur le plan des id&#233;es, des r&#233;f&#233;rences, des valeurs et ce, &#224; travers un r&#233;seau dense d'institutions (&#233;coles, m&#233;dias, appareils culturels, etc.). Le capitalisme est alors diffus&#233; dans toute la soci&#233;t&#233;, il p&#233;n&#232;tre et transforme les rapports entre humains. Cette situation n'est pas immuable ni &#233;ternelle, mais elle exclut une vision &#171; magique &#187;, &#171; court-termiste &#187; de la transformation. Les partis de gauche doivent trouver le moyen d'influencer cette r&#233;alit&#233; culturelle et de promouvoir d'autres valeurs, d'autres utopies gr&#226;ce &#224; un travail culturel et id&#233;ologique de grande ampleur et en mobilisant le plus largement possible les producteurs (intellectuelEs, artistes, &#233;crivainEs, etc.). Ce travail culturel ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'engager dans le combat politique pour autant, car acqu&#233;rir une partie du pouvoir politique permet &#224; coup s&#251;r de pouvoir entamer des transformations importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une lutte prolong&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux et celles qui se battent pour la transformation savent que cette bataille prolong&#233;e doit &#234;tre men&#233;e &#224; l'encontre de l'impatience et d'un volontarisme exacerb&#233; o&#249; dans une certaine tradition, la gauche pensait qu'elle devait &#171; enseigner &#187; au peuple, un peu comme le ma&#238;tre enseigne &#224; ses &#233;l&#232;ves. La lutte pour transformer le pouvoir, c'est un millier d'actions dont les effets sont &#224; court et &#224; long terme. Changer les rapports entre les hommes et les femmes, entre les g&#233;n&#233;rations, entre les gens d'origines culturelles diff&#233;rentes, fait partie de cette lutte, y compris au sein des partis de gauche et des organisations populaires. Se distancier de la d&#233;magogie, de la langue de bois, de la mentalit&#233; de batailles de coqs, fait aussi partie de la lutte pour la transformation, comme l'a magistralement expos&#233; Fran&#231;oise pendant la campagne &#233;lectorale. La dimension &#233;thique et philosophique du combat ne peut &#234;tre n&#233;glig&#233;e. La construction d'une perspective r&#233;ellement internationaliste en fait partie. Malgr&#233; les diff&#233;rences, les peuples ont plus int&#233;r&#234;t &#224; lutter ensemble qu'&#224; se battre au nom des clivages ethno-nationalistes. L'&#233;mancipation nationale qui est un noble objectif des peuples qui luttent pour leur autod&#233;termination doit &#234;tre inclusive, g&#233;n&#233;reuse et citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Servir le peuple&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur tout cela, un parti de gauche peut &#234;tre utile. Ce r&#244;le, c'est d'appuyer les mouvements populaires et non de les &#171; diriger &#187;. Un parti de gauche doit par des &#233;laborations successives participer &#224; une discussion plus large, qui le d&#233;passe, et qui englobe les mouvements populaires, sur le processus de transformation. Celui-ci n'est jamais lin&#233;aire. M&#234;me si des exp&#233;riences pass&#233;es doivent &#234;tre &#233;tudi&#233;es, le processus de transformation est toujours &#171; nouveau &#187;. La gauche ne doit donc pas &#234;tre &#171; nostalgique &#187;, mais &#234;tre apte &#224; r&#233;fl&#233;chir sur et &#224; transmettre la substance des luttes et des mouvements des &#233;poques ant&#233;rieures en sachant que les nouvelles g&#233;n&#233;rations vont n&#233;cessairement inventer. In&#233;vitablement, trouver son chemin implique un travail rigoureux impliquant des enqu&#234;tes, des d&#233;bats, des explorations. Faire cela requiert d'&#233;viter l'arrogance, le je-sais-tout-isme (une maladie assez r&#233;pandue dans les partis de gauche), et ne jamais partir de r&#233;ponses faites d'avance. Servir le peuple, servir les organisations populaires, c'est &#234;tre pr&#233;sent dans les luttes, sans pr&#233;tendre leur apporter une &#171; direction &#187;, comme cela a &#233;t&#233; le cas dans l'intervention de QS avec les Carr&#233;s Rouges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Capitaliser sur les avanc&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;QS depuis son av&#232;nement a r&#233;ussi &#224; coaliser une grande partie de ceux et celles qui veulent un changement. Juste cela est en soi un r&#233;sultat extraordinaire, qui laisse loin derri&#232;re ce que nous apport&#233; les petits partis de gauche qui ont essaim&#233; au Qu&#233;bec durant les 50 derni&#232;res ann&#233;es (ce n'est pas les d&#233;nigrer que de dire cela). Certains voudraient que QS soit plus &#171; r&#233;volutionnaire &#187; en d&#233;non&#231;ant le capitalisme et l'imp&#233;rialisme &#224; chaque &#233;nonc&#233; d'Amir ou de Fran&#231;oise. En r&#233;alit&#233;, QS construit une pens&#233;e critique qui commence &#224; prendre place dans la population et qui est une alternative assez bien organis&#233;e face aux politiques de pr&#233;dation n&#233;olib&#233;rales qui dominent. Vouloir aller plus vite tomberait dans le pi&#232;ge de celui qui tire la tige pour faire pousser la plante plus vite ! IL est normal en passant que bien des gens h&#233;sitent &#224; afficher une posture anticapitaliste et ou socialiste, sachant que plusieurs partis de gauche qui mettaient de l'avant de tels projets ont &#233;chou&#233; &#224; le faire. Les &#201;tats capitalistes et leurs syst&#232;mes d'oppression mis en place par le capitalisme ont &#233;t&#233; souvent remplac&#233;s par d'autres syst&#232;mes o&#249; la subjugation des peuples a &#233;t&#233; reconstitu&#233;e. Ce n'est pas d'&#234;tre cynique ni d&#233;faitiste de dire cela, mais il faut accepter le fait qu'il faudra du temps pour d&#233;velopper une perspective post-capitaliste convaincante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prendre parti&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dire cela est absolument diff&#233;rent d'un certain &#171; neutralisme &#187; ou d'une politique de ni-ni que j'ai d&#233;j&#224; appel&#233; la &#171; moumounerie &#187;, et qu'on observe parmi des intellectuelLes et m&#234;me des acteurs sociaux et politiques. Au nom de l'esprit critique, on en vient &#224; valoriser le cynisme et la passivit&#233;. Au contraire, r&#233;sister et s'organiser implique de prendre position, de faire des propositions et d'en assumer les cons&#233;quences. Les moumounes qui ne veulent pas prendre parti sont un peu comme les &#171; ind&#233;cis &#187; qui apparaissent dans les sondages. Ce sont des gens qui sont au bout de la ligne partisans du statu quo mais qui ont peur de le dire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Droits de scolarit&#233; : la position de compromis &#233;tait connue au d&#233;part</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Droits-de-scolarite-la-position-de-compromis-etait-connue-au-depart</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Droits-de-scolarite-la-position-de-compromis-etait-connue-au-depart</guid>
		<dc:date>2012-09-15T11:29:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Fournier</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-09-11</dc:subject>
		<dc:subject>Les 100 premiers jours du gouvernement p&#233;quiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise des droits de scolarit&#233; est maintenant derri&#232;re nous, m&#234;me si la question globale de l'accessibilit&#233; aux &#233;tudes n'est pas r&#233;gl&#233;e, loin de l&#224;. Quels constats peut-on faire avec un peu de recul ? &lt;br class='autobr' /&gt; Premi&#232;rement, le sentiment persiste que l'opinion publique a &#233;t&#233; manipul&#233;e par le gouvernement Charest dans cette affaire. Les sondages laissaient croire que la population se rangeait massivement derri&#232;re le gouvernement : les journaux titraient &#171; 68 % de la population appuie le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-09-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-09-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Les-100-premiers-jours-du-gouvernement-pequiste-+" rel="tag"&gt;Les 100 premiers jours du gouvernement p&#233;quiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise des droits de scolarit&#233; est maintenant derri&#232;re nous, m&#234;me si la question globale de l'accessibilit&#233; aux &#233;tudes n'est pas r&#233;gl&#233;e, loin de l&#224;. Quels constats peut-on faire avec un peu de recul ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Premi&#232;rement, le sentiment persiste que l'opinion publique a &#233;t&#233; manipul&#233;e par le gouvernement Charest dans cette affaire. Les sondages laissaient croire que la population se rangeait massivement derri&#232;re le gouvernement : les journaux titraient &#171; 68 % de la population appuie le gouvernement pour l'augmentation des droits de scolarit&#233; &#187;. C'&#233;tait lorsqu'on offrait aux r&#233;pondants une seule alternative : pour ou contre la hausse. Mais d&#232;s qu'on donnait aux r&#233;pondants plusieurs choix, le portrait &#233;tait fort diff&#233;rent. Si on proposait quatre choix (sondage CROP/Radio-Canada du 25 mai 2012), voici les r&#233;ponses : pour la gratuit&#233; (pas de droits de scolarit&#233;, position de la CLASS&#201;) : 11 % des r&#233;pondants ; pour le gel au niveau actuel : 13 % ; pour l'indexation &#224; compter de maintenant (position du PQ) : 45 % ; pour une forte hausse (position du gouvernement Charest) : 27 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Selon Bertrand Gagnon ( Le Devoir, 4 juin 2012), &#171; une hausse des droits obtenait donc l'appui de 72 % de la population, mais la majorit&#233; des gens favorables &#224; la hausse pr&#233;f&#233;raient l'indexation &#224; la hausse pr&#233;vue par le gouvernement. Si l'on r&#233;sume, il y a 27 % de gens favorables au gouvernement (hausse rapide) et 69 % d&#233;favorables (gratuit&#233;, gel et hausse mod&#233;r&#233;e) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Au fond, la position de compromis, soit l'indexation simple, &#233;tait trouv&#233;e au d&#233;part et rejoignait la majorit&#233; des r&#233;pondants. M&#234;me en connaissant le r&#233;sultat de ce sondage, le gouvernement lib&#233;ral a maintenu sa position radicale et dogmatique. On peut donc penser que le gouvernement Charest, corrompu et avec un taux d'insatisfaction tr&#232;s &#233;lev&#233;, a sciemment encourag&#233; le braquage des &#233;tudiants, esp&#233;rant que les violences augmenteraient sa cote. Il a failli r&#233;ussir : 31 % des &#233;lecteurs ont vot&#233; pour lui le 4 septembre. Le PQ, dont la position mod&#233;r&#233;e sur l'indexation simple des droits de scolarit&#233; entra&#238;nait pourtant l'adh&#233;sion de 45 % des r&#233;pondants aux sondages, n'a recueilli que 32 % des suffrages. Les personnes &#226;g&#233;es, qui r&#233;agissent tr&#232;s mal &#224; tout ce qui appara&#238;t comme de la violence incontr&#244;l&#233;e, ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement vuln&#233;rables &#224; cette manipulation. Bien s&#251;r, les droits de scolarit&#233; n'&#233;taient pas le seul enjeu &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Deuxi&#232;me constat : on a bien vu que, sous la crise des droits de scolarit&#233;, c'est tout l'ordre social (ou le d&#233;sordre social) qui a &#233;t&#233; remis en question par de nombreuses personnes, en particulier les jeunes. Ce fut l'occasion de d&#233;noncer haut et fort les in&#233;galit&#233;s sociales croissantes, l'enrichissement des banques, la corruption et la collusion d'une partie du monde politique, l'exploitation &#233;hont&#233;e des richesses naturelles sans que la population en b&#233;n&#233;ficie r&#233;ellement, la destruction de l'environnement, la concentration malsaine des m&#233;dias, un syst&#232;me &#233;lectoral peu repr&#233;sentatif de la vari&#233;t&#233; des courants de pens&#233;e, et j'en passe. Le printemps &#233;rable passera &#224; l'histoire. Il faut maintenant voir comment poursuivre ces luttes sociales en combinant les actions de la soci&#233;t&#233; civile (la d&#233;mocratie participative) et les m&#233;canismes de la d&#233;mocratie repr&#233;sentative (les &#233;lections &#8211; &#224; quand un mode de scrutin proportionnel ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Selon un sondage CROP (La Presse, 24 ao&#251;t 2012), 58 % des Qu&#233;b&#233;cois penchent vers la gauche (progressistes), alors que 42 % sont plut&#244;t attach&#233;s aux valeurs de droite. Sans surprise, on constate que 56 % des habitants de la r&#233;gion de Qu&#233;bec sont &#224; droite de l'&#233;chiquier politique, alors qu'&#224; l'autre bout de l'autoroute 20, 62 % des Montr&#233;alais sont &#171; de gauche &#187; . La majorit&#233; des m&#233;nages &#224; faible revenu penche &#224; gauche, alors que ceux qui gagnent plus de 100 000 $ par ann&#233;e sont plut&#244;t de droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	M&#234;me si le PQ est minoritaire, on pourrait dire que, d'une certaine mani&#232;re, les Qu&#233;b&#233;cois, majoritairement progressistes, ont gagn&#233; leurs &#233;lections sur la question des droits de scolarit&#233;, tout en notant &#8211; &#244; paradoxe &#8211; que pr&#232;s de 60 % des &#233;lecteurs qu&#233;b&#233;cois ont vot&#233; pour la droite (lib&#233;raux 31 % et CAQ 27 %). Les progressistes ont toujours eu de la difficult&#233; &#224; admettre qu'ils peuvent &#234;tre victorieux... &#171; Rien ne nous plait que les combats, mais non pas la victoire &#187;, disait Blaise Pascal. L'&#233;lection du PQ est une victoire pour les &#233;tudiants mais aussi pour les 45 % de la population qui &#233;taient d'accord avec une &#171; indexation simple des droits de scolarit&#233; &#187; comme sortie de crise honorable. Ce n'est pas une solution parfaite mais c'est un compromis acceptable pour conclure, du moins &#224; court terme, la crise que nous avons v&#233;cue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par Jacques Fournier&lt;br class='autobr' /&gt;
organisateur communautaire retrait&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Diversification ou reconversion</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Diversification-ou-reconversion</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Diversification-ou-reconversion</guid>
		<dc:date>2012-09-14T11:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guy Roy</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Economie qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-09-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une diversification &#233;conomique de la r&#233;gion d'Abestos pourrait &#233;ventuellement amener l'&#233;parpillement de subventions &#224; la petite et moyenne entreprise. Elle se traduirait sans doute par la cr&#233;ation d'emplois pr&#233;caires et mal pay&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; La reconversion est tout autre chose. Il s'agit alors, comme &#224; la fin d'une guerre o&#249; les industries militaires ne sont plus utiles, de transformer toute une fili&#232;re industrielle en une autre &#224; vocation nouvelle. Elle doit se faire autour d'un plan qui respecte (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Economie-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Economie qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-09-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-09-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une diversification &#233;conomique de la r&#233;gion d'Abestos pourrait &#233;ventuellement amener l'&#233;parpillement de subventions &#224; la petite et moyenne entreprise. Elle se traduirait sans doute par la cr&#233;ation d'emplois pr&#233;caires et mal pay&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La reconversion est tout autre chose. Il s'agit alors, comme &#224; la fin d'une guerre o&#249; les industries militaires ne sont plus utiles, de transformer toute une fili&#232;re industrielle en une autre &#224; vocation nouvelle. Elle doit se faire autour d'un plan qui respecte le rythme avec lequel les populations ouvri&#232;res veulent bien voir leur environnement de travail modifier sur une haute &#233;chelle. Elle encourage &#224; la p&#233;rennit&#233; d'un tas de sous-traitants comme l'industrie ant&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une reconversion industrielle dans la r&#233;gion de Lotbini&#232;re- Frontenac exigerait d'y associer le monde du travail et de mettre &#224; profit l'appareil d'&#201;tat. Ne serait-il pas judicieux de mandater Hydro-Qu&#233;bec d'investir dans la mise sur pied d'une usine d'autos &#233;lectriques gr&#226;ce &#224; l'expertise qu'elle a d&#233;velopp&#233;e autour du moteur roue ? Ou plus simplement de proposer un moteur roue fabriqu&#233; chez nous aux g&#233;ants de l'automobile ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme pour le secteur &#233;olien, le d&#233;veloppement de nos capacit&#233;s manufacturi&#232;res, l'encouragement pour le renouveau d'une industrie nationale et la mise &#224; jour de notre expertise dans ce sens gr&#226;ce &#224; Hydro-Qu&#233;bec seraient la manifestation d'une reconqu&#234;te nationale de toutes nos capacit&#233;s en g&#233;nie et en industries modernes. Ce projet contribuerait &#224; r&#233;soudre la crise tout autant &#233;conomique qu'&#233;cologique en mettant &#224; contribution notre classe ouvri&#232;re avide de se mettre au travail autour d'entreprises vigoureuses et adapt&#233;es &#224; une demande mondiale en croissance constante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qui nous gouverne ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Qui-nous-gouverne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Qui-nous-gouverne</guid>
		<dc:date>2012-09-13T15:57:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Beaudet</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Blogues</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-09-11</dc:subject>
		<dc:subject>Les 100 premiers jours du gouvernement p&#233;quiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a plusieurs fa&#231;ons de comprendre la politique, car la politique, c'est plusieurs choses en m&#234;me temps. Mais au bout de la ligne, c'est une question de pouvoir et donc d'int&#233;r&#234;ts. Les individualit&#233;s certes ont leur importance, mais on ne peut les comprendre en les soustrayant de leur environnement, de leur background et disons-le brutalement, de leur classe sociale. &lt;br class='autobr' /&gt; En parcourant rapidement les CV des 125 d&#233;put&#233;Es &#233;luEs le 4 septembre dernier, on constate que 33 d'entre eux/elles se (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Politique-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Blogues-738-+" rel="tag"&gt;Blogues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-09-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-09-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Les-100-premiers-jours-du-gouvernement-pequiste-+" rel="tag"&gt;Les 100 premiers jours du gouvernement p&#233;quiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton11617-e66c5.jpg?1781133943' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a plusieurs fa&#231;ons de comprendre la politique, car la politique, c'est plusieurs choses en m&#234;me temps. Mais au bout de la ligne, c'est une question de pouvoir et donc d'int&#233;r&#234;ts. Les individualit&#233;s certes ont leur importance, mais on ne peut les comprendre en les soustrayant de leur environnement, de leur background et disons-le brutalement, de leur classe sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En parcourant rapidement les CV des 125 d&#233;put&#233;Es &#233;luEs le 4 septembre dernier, on constate que 33 d'entre eux/elles se d&#233;finissent comme &#171; chefs d'entreprise &#187;, &#171; propri&#233;taires &#187; ou &#171; entrepreneurs &#187;. Certes cela ne veut pas dire que toutes ces personnes pensent la m&#234;me chose ou sont tous des patrons sans scrupule, mais c'est quand m&#234;me frappant de voir que plus de 25 % des &#233;luEs proviennent d'un groupe social somme toute restreint. En passant, plus de 90 % de ces 33 sont du PLQ et de la CAQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre cat&#233;gorie qui prend beaucoup de place compte des avocats et des attach&#233;s politiques (24), des professionnels reli&#233;s au monde de l'enseignement (22) et de la sant&#233; (7), des journalistes et des gens du monde de la culture (13) et m&#234;me 3 policiers ! On retrouve ces &#233;luEs un peu partout mais beaucoup au PQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste seulement quelques personnes qui se d&#233;crivent comme &#171; techniciens &#187;, &#171; organisateurs communautaires &#187;, &#171; travailleurs sociaux &#187;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'on ne constate pas une certaine d&#233;connexion entre cette r&#233;alit&#233; du monde politique et le monde dit &#171; ordinaire &#187; ?!? Selon StatsCan, plus de 30 % de la population active appartient &#224; la cat&#233;gorie &#171; ouvriers &#187; (un seul d&#233;put&#233; de l'Assembl&#233;e nationale se d&#233;finit comme &#171; m&#233;canicien &#187;). Plus de 50% de plus appartiennent aux professions et aux m&#233;tiers qui n'incluent pas de responsabilit&#233; de gestion, ce qui veut dire en langage marxiste qu'ils vendent leur force de travail, qu'ils sont salari&#233;s, qu'ils sont &#171; prol&#233;taires &#187; (dirait Marx) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas de tomber dans une compr&#233;hension simpliste des choses. Il n'y a pas de corr&#233;lation &#171; automatique &#187; entre l'origine sociale et la position politique. Des professionnelLEs de gauche, il y en a plein. Des ouvriers de droite, il y en a aussi. Mais sans parler de corr&#233;lation automatique, il y a quand m&#234;me un lien. En clair, les classes populaires sont largement exclues de l'Assembl&#233;e nationale et cela refl&#232;te une r&#233;alit&#233; sociale plus vaste o&#249; dans notre d&#233;mocratie, ce sont les &#233;lites qui dominent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; nous de changer cela, dira-t-on, mais comment ? On le sait, la d&#233;mocratie, c'est bien plus que l'Assembl&#233;e nationale et les partis politiques. Dans le mouvement social, les gens des classes populaires ont l'ascendant, mais les mouvements sont souvent tr&#232;s influenc&#233;s par ce qu'on peut appeler les &#171; cadres et comp&#233;tents &#187;, qui viennent des professions et des techniques. Il y a toute une action positive qui est &#224; l'&#339;uvre dans plusieurs mouvements (pas tous) pour s'assurer que les &#171; cadres et comp&#233;tents &#187; ne prennent pas toute la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'Assembl&#233;e nationale n'est pas le seul lieu qui compte, c'est quand m&#234;me inacceptable que 80 % de la population ne fasse pas partie, ou presque, de ceux et celles qui sont &#233;luEs. Il doit donc y avoir une s&#233;rieuse r&#233;flexion, surtout du c&#244;t&#233; de Qu&#233;bec Solidaire, pour mener cette bataille, ce qui veut dire non seulement pr&#233;senter des candidatEs qui proviennent des classes populaires, mais s'assurer &#233;galement qu'ils aient un profil important dans l'action politique men&#233;e par QS. Le travail est d&#233;j&#224; commenc&#233; quand on constate le grand nombre de militantes et de militants de base provenant des mouvements populaires et qui ont men&#233; la campagne de QS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Changer la politique comme on sait, c'est compliqu&#233;. C'est une &#339;uvre de longue haleine, qui implique &#233;galement un changement dans la perception, pour ne pas dire la conscience des classes populaires &#224; qui on inculque, via les m&#233;dias et les institutions, le sentiment qu'elles valent moins que les &#233;lites et les &#171; cadres et comp&#233;tents &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le scrutin proportionnel, antidote &#224; la division du vote souverainiste</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-scrutin-proportionnel-antidote-a-la-division-du-vote-souverainiste</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-scrutin-proportionnel-antidote-a-la-division-du-vote-souverainiste</guid>
		<dc:date>2012-09-11T10:57:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Cliche</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-09-11</dc:subject>
		<dc:subject>Les 100 premiers jours du gouvernement p&#233;quiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Auteur du livre Pour r&#233;duire le d&#233;ficit d&#233;mocratique : le scrutin proportionnel &lt;br class='autobr' /&gt; Les r&#233;sultats &#233;lectoraux du 4 septembre d&#233;montrent que le Parti qu&#233;b&#233;cois aurait pu faire &#233;lire 75 d&#233;put&#233;s, plut&#244;t que 54, si les suffrages obtenus par Qu&#233;bec solidaire et Option nationale lui avaient tous &#233;t&#233; accord&#233;s. Conclusion : c'est &#224; cause de la division du vote souverainiste que le gouvernement p&#233;quiste minoritaire, qui entrera en fonction la semaine prochaine, se verra priver d'une confortable (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Politique-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-09-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-09-11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Les-100-premiers-jours-du-gouvernement-pequiste-+" rel="tag"&gt;Les 100 premiers jours du gouvernement p&#233;quiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L125xH150/arton11603-1a6b0.png?1781133943' class='spip_logo spip_logo_right' width='125' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur du livre Pour r&#233;duire le d&#233;ficit d&#233;mocratique : le scrutin proportionnel&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;sultats &#233;lectoraux du 4 septembre d&#233;montrent que le Parti qu&#233;b&#233;cois aurait pu faire &#233;lire 75 d&#233;put&#233;s, plut&#244;t que 54, si les suffrages obtenus par Qu&#233;bec solidaire et Option nationale lui avaient tous &#233;t&#233; accord&#233;s. Conclusion : c'est &#224; cause de la division du vote souverainiste que le gouvernement p&#233;quiste minoritaire, qui entrera en fonction la semaine prochaine, se verra priver d'une confortable majorit&#233; parlementaire et &#233;voluera sous l'influence de deux partis d'opposition ultra-conservateurs. D'o&#249; les impr&#233;cations que certains lancent contre les tiers partis souverainistes qui emp&#234;chent le PQ de s'ancrer au pouvoir comme avait pu le faire le gouvernement Bouchard en 1998 m&#234;me si le parti s'&#233;tait alors class&#233; deuxi&#232;me dans les suffrages. Ces int&#233;gristes de la souverainet&#233; voudraient bien pouvoir se d&#233;barrasser de ces petites formations qu'ils consid&#232;rent apocryphes puisqu'elles bafouent leur orthodoxie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais soyons s&#233;rieux. Comment rem&#233;dier aux inconv&#233;nients &#233;lectoraux de cette situation, assez importants pour causer la dislocation d&#233;finitive du mouvement souverainiste ? D'abord, il est illusoire de penser que QS et OP accepteront de se faire hara-kiri pour se joindre au Parti qu&#233;b&#233;cois comme le Rassemblement pour l'ind&#233;pendance de Bourgault s'y &#233;tait r&#233;solu en 1968. Les diff&#233;rences id&#233;ologiques entre ces formations sont trop importantes, le n&#233;olib&#233;ralisme pratiqu&#233; par le PQ constituant la principale pierre d'achoppement Deuxi&#232;me possibilit&#233; : Que les partis concern&#233;s se partagent les circonscriptions. Mais cette solution est &#233;galement impraticable compte tenu des difficult&#233;s inh&#233;rentes &#224; une op&#233;ration du genre. La plupart des membres de QS et ON ne suivraient certes pas le mot d'ordre de voter pour des candidats p&#233;quistes dans les nombreuses circonscriptions qui seraient attribu&#233;es &#224; ce dernier. Ces tiers partis menaceraient alors d'imploser pour rena&#238;tre sous la forme de groupuscules radicaux. On peut aussi douter qu'un mot d'ordre semblable serait suivi par les p&#233;quistes dans les quelques circonscriptions r&#233;serv&#233;es &#224; QS et ON. En bref, le mouvement souverainiste sortirait plus divis&#233; que jamais de cette aventure sans lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le PQ doit faire le deuil de son h&#233;g&#233;monie&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut d'abord r&#233;aliser que nous ne sommes pas en face d'une probl&#233;matique caus&#233;e par une situation conjoncturelle mais bien structurelle. Cette derni&#232;re ne peut donc se r&#233;gler par des n&#233;gociations sur une &#233;ventuelle alliance &#233;lectorale Il faut envisager des solutions en profondeur qui obligeront le PQ &#224; effectuer des changements de cap majeur sur des questions essentielles comme, en premier lieu, la r&#233;forme du mode de scrutin et, en deuxi&#232;me lieu, le processus d'accession du Qu&#233;bec &#224; la souverainet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PQ devra d'embl&#233;e renoncer &#224; sa traditionnelle h&#233;g&#233;monie sur le mouvement souverainiste. Il devra cesser de consid&#233;rer ses alli&#233;s comme des adversaires. Il faut -comme &#231;a s'est encore malheureusement produit le 4 septembre et risque de se reproduire la prochaine fois- qu'il cesse de se servir du vote strat&#233;gique pour contraindre moralement des milliers de souverainistes progressistes de l'appuyer formellement plut&#244;t que de voter selon leurs convictions en faveur de partis comme QS et ON.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce climat politique malsain ne pourra se dissiper que si le m&#233;canisme &#233;lectoral qu'est le mode de scrutin permette &#224; chaque parti de faire le plein de ses votes et fasse &#233;lire le nombre de d&#233;put&#233;s en proportion. Il faut aussi que le syst&#232;me cesse de d&#233;former la volont&#233; populaire qui s'est manifest&#233;e dans l'urne au profit du parti vainqueur et au d&#233;pens de la plupart des formations d'opposition surtout des tiers partis. Le 4 septembre, la surrepr&#233;sentation du PQ et Parti lib&#233;ral, d'une part, et la sous-repr&#233;sentation de la Coalition avenir Qu&#233;bec ainsi que de Qu&#233;bec solidaire et d'Option nationale, d'autre part, ont fourni une nouvelle illustration de ces r&#233;sultats aberrants qui constituent pourtant la loi d'airain du scrutin majoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, seul un scrutin dot&#233; d'une composante proportionnelle significative peut r&#233;gler ces probl&#232;mes fondamentaux qui nuisent consid&#233;rablement au fonctionnement de nos institutions parlementaires qui seront davantage fragilis&#233;es sous la nouvelle l&#233;gislature suite &#224; l'&#233;lection d'un gouvernement minoritaire. Pendant la campagne &#233;lectorale, on a pu constater que la n&#233;cessit&#233; et l'urgence de r&#233;former le mode de scrutin a &#233;t&#233; un des enjeux les plus fr&#233;quemment abord&#233;s par les commentateurs et les citoyens autant dans les m&#233;dias sociaux que traditionnels. Il &#233;tait saisissant de constater comment le foss&#233; &#233;tait profond avec les trois principaux partis qui ont compl&#232;tement ignor&#233; cet enjeu capital &#224; cause d'un opportunisme &#233;lectoral &#224; courte vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des p&#233;quistes, adeptes &#233;gar&#233;s de la r&#233;alpolitique, r&#233;pliqueront que le PQ a fait &#233;lire plus d&#233;put&#233;s le 4 septembre, gr&#226;ce au scrutin majoritaire, qu'une alliance souverainiste l'aurait fait avec un scrutin proportionnel. En effet, mais ce dernier cr&#233;erait des conditions qui ram&#232;neraient aux urnes des milliers de souverainistes d&#233;sabus&#233;s depuis longtemps et surtout cr&#233;erait une dynamique insufflant au mouvement une &#233;nergie irr&#233;sistible semblable &#224; celle des ann&#233;es 1970. La r&#233;alpolitique bien comprise rappelle qu'un r&#233;f&#233;rendum est la forme la plus proportionnelle de consultation populaire et qu'il est illusoire d'esp&#233;rer qu'une embellie conjoncturelle &#233;ventuelle permette de cr&#233;er des conditions gagnantes, comme le r&#234;vent les dirigeants p&#233;quistes depuis le r&#233;f&#233;rendum de 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au gouvernement Marois de jouer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, le PQ propose de recommencer &#224; z&#233;ro, en compagnie du directeur g&#233;n&#233;ral des &#233;lections, un long et exigeant processus qui prendrait plusieurs ann&#233;es et qui serait une r&#233;p&#233;tition des trois qui ont eu lieu depuis 1970 sous les gouvernements Bourassa, L&#233;vesque et Charest. Ces d&#233;marches se sont faites, chaque fois, &#224; grands renforts de commissions parlementaires qui ont re&#231;u des centaines et des centaines de m&#233;moires ; de commissions d'&#233;tude qui ont fait le tour du Qu&#233;bec pour consulter la population ; de livres verts et m&#234;me d'avant-projets de loi. Tellement que le dossier de la r&#233;forme du mode de scrutin est certainement le mieux document&#233; de tous ceux relevant de l'administration provinciale ; mais tout est tablett&#233;, renvoy&#233; aux calendes grecques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc &#233;vident qu'apr&#232;s quatre d&#233;cennies de pi&#233;tinement et de volte-face des partis traditionnels, qui se sont pourtant prononc&#233;s &#224; tour de r&#244;le en faveur d'un scrutin proportionnel, le dossier n'est pas plus avanc&#233; parce que la volont&#233; politique n'existe pas et que seul prime un opportunisme &#233;lectoral &#224; courte vue. En fait, le PQ n'a plus de position sur la question cruciale de la r&#233;forme du mode de scrutin, Il a en effet biff&#233;, &#224; son congr&#232;s de 2111, son appui au scrutin proportionnel que son programme pr&#233;conisait pourtant depuis 1969. Ce dernier a, en quelque sorte, fait partie de l'ADN du PQ alors qu'il &#233;tait sous la direction de son fondateur, Ren&#233; L&#233;vesque qui a d'ailleurs d&#233;nonc&#233; le scrutin majoritaire comme &#171; d&#233;mocratiquement infect &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, il existe dans les fili&#232;res gouvernementales un projet de scrutin presque pr&#234;t &#224; &#234;tre instaur&#233;. Ce document provient de l'avant-projet de loi pr&#233;sent&#233; par le gouvernement Charest, en 1984, proposant l'instauration d'un syst&#232;me mixte compensatoire (majoritaire-proportionnel) inspir&#233; des mod&#232;les allemand et &#233;cossais. Le principe qui sous-tend ce syst&#232;me est excellent. Il pr&#233;voit l'&#233;lection de 60% des d&#233;put&#233;s au scrutin majoritaire dans des circonscriptions comme maintenant tandis que 40% d'entre eux seraient &#233;lus &#224; un scrutin de liste proportionnel sur la base des r&#233;gions de fa&#231;on &#224; corriger les distorsions caus&#233;es par le scrutin majoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type de scrutin, bien adapt&#233; aux besoins de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise, a fait l'objet, au d&#233;but de 2006, d'une commission parlementaire &#224; laquelle quelque 2,000 intervenants ont particip&#233;, un record dans l'histoire parlementaire qu&#233;b&#233;coise. Plus de 80% des participants se sont prononc&#233;s en faveur du principe du scrutin propos&#233;., mais de nombreuses critiques ont port&#233; sur les modalit&#233;s du projet. Le ministre alors responsable du dossier, Beno&#238;t Pelletier, a annonc&#233; qu'un projet de loi serait pr&#233;sent&#233; &#224; la fin de 2006 mais le dossier a soudainement disparu de l'&#233;cran des radars au cours de l'automne et il n'en a plus jamais &#233;t&#233; question par la suite. Il avait &#233;t&#233; enterr&#233;. On a su plus tard que le gouvernement avait c&#233;d&#233;, pour des raisons &#233;lectorales, aux pressions exerc&#233;es par un groupe d'&#233;lus municipaux ruraux. Par ailleurs, le ministre Pelletier a demand&#233; au directeur g&#233;n&#233;ral des &#233;lections de se prononcer sur les modalit&#233;s d'un mode de scrutin mixte compensatoire en tenant compte des modifications propos&#233;es lors de la commission parlementaire. Le rapport de ce dernier, publi&#233; en d&#233;cembre 2007, a fourni tous les &#233;l&#233;ments que devrait contenir un &#233;ventuel projet de loi. Il n'est besoin que de le d&#233;poussi&#233;rer et de le traduire en langage juridique pour avoir un projet de loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc au tour du gouvernement Marois de jouer. La Coalition avenir Qu&#233;bec, qui n'a pas &#233;t&#233; trait&#233;e avec &#233;quit&#233; le 4 septembre, le seconderait peut-&#234;tre d'autant plus qu'elle compte parmi ses &#233;lus plusieurs anciens d&#233;put&#233;s ad&#233;quistes qui &#233;taient d'accord avec un tel type de scrutin. Quant aux lib&#233;raux, ils seraient bien malvenus de rejeter une proposition pr&#233;sent&#233;e par leur gouvernement il y a quelques ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Montr&#233;al, 11 septembre 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En route vers le Forum social mondial &#224; Tunis</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/En-route-vers-le-Forum-social-mondial-a-Tunis</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/En-route-vers-le-Forum-social-mondial-a-Tunis</guid>
		<dc:date>2012-09-11T09:05:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alternatives</dc:creator>


		<dc:subject>Forum Social Mondial</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-09-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des rues de Kasserine &#224; celles de Montr&#233;al, en passant par la place Tahrir, la Puerta del Sol, Zucotti Park, la place Syntagma,&#8230; c'est cet autre monde que les 99% sont en train de construire. A Monastir (Tunisie), du 12 au 18 juillet 2012, une d&#233;l&#233;gation d'Alternatives participe &#224; l'assembl&#233;e pr&#233;paratoire au Forum Social Mondial, lequel se tiendra en Tunisie au mois de mars 2013. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; la fin de l'ann&#233;e 2010 et au d&#233;but de l'ann&#233;e 2011, les Tunisiennes et les Tunisiens, rapidement rejoints (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Mouvement-de-solidarite-internationaliste-" rel="directory"&gt;Mouvement de solidarit&#233; internationaliste&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Forum-Social-Mondial-+" rel="tag"&gt;Forum Social Mondial&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-09-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-09-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH107/arton11588-d2339.jpg?1781133943' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des rues de Kasserine &#224; celles de Montr&#233;al, en passant par la place Tahrir, la Puerta del Sol, Zucotti Park, la place Syntagma,&#8230; c'est cet autre monde que les 99% sont en train de construire. A Monastir (Tunisie), du 12 au 18 juillet 2012, une d&#233;l&#233;gation d'Alternatives participe &#224; l'assembl&#233;e pr&#233;paratoire au Forum Social Mondial, lequel se tiendra en Tunisie au mois de mars 2013.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la fin de l'ann&#233;e 2010 et au d&#233;but de l'ann&#233;e 2011, les Tunisiennes et les Tunisiens, rapidement rejoints par les &#201;gyptiennes et les &#201;gyptiens, ont d&#233;clench&#233; une vague mondiale de protestations, d'insurrections, de r&#233;volutions, d'indignation et d'occupations ; une mobilisation sans pr&#233;c&#233;dent de toute une g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du Maghreb au Moyen-Orient, elle a boulevers&#233; (et bouleverse encore) le paysage politique. En Europe, elle inspire directement la lutte contre les plans d'aust&#233;rit&#233;. Aux &#201;tats-Unis, elle remet en cause la toute puissance des institutions financi&#232;res, des banques et du poids de la dette des m&#233;nages ou des &#233;tudiants. Au Chili, comme au Qu&#233;bec ou au Mexique, elle prend la forme de mobilisations massives pour l'acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation. Au S&#233;n&#233;gal, elle a assis durablement l'exigence d'une d&#233;mocratie r&#233;elle, qui tourne le dos &#224; la corruption, &#224; la pr&#233;varication et au n&#233;potisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout elles font le lien entre l'aspiration &#224; une d&#233;mocratie r&#233;elle et directe et les atteintes &#224; leurs droits fondamentaux que porte un capitalisme &#224; bout de soufle. Elles se rejoignent dans la certitude qu'un autre monde est possible, &#224; partir de nos luttes et des alternatives que nous sommes toujours plus nombreuses et nombreux &#224; explorer au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crises &#233;conomique, financi&#232;re, sociale &#233;cologique et climatique ne sont pas des fatalit&#233;s. La dette et l'aust&#233;rit&#233; ne sont pas l'horizon ind&#233;passable de notre avenir. Nous ne paierons pas une dette qui n'est pas la n&#244;tre : publique comme odieuse, elle nous a &#233;t&#233; impos&#233;e par des institutions financi&#232;res, par des banques, par des conseillers financiers soucieux de leurs actionnaires et de leur enrichissement personnel, quitte &#224; d&#233;truire la plan&#232;te et nos vies. Nous ne sommes pas condamn&#233;s &#224; subir les atteintes croissantes &#224; la libert&#233; de circulation, &#224; accepter que les pays europ&#233;ens ou nord-am&#233;ricains se transforment en forteresses, b&#226;ties sur le racisme et les in&#233;galit&#233;s. Face &#224; toutes les entreprises d'occupation, de colonisation et de guerre, il nous appartient de d&#233;fendre les droits des peuples et leur libert&#233; de choisir leur destin, leurs fronti&#232;res et leur avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des rues de Kasserine &#224; celles de Montr&#233;al, en passant par la place Tahrir, la Puerta del Sol, Zucotti Park, la place Syntagma,&#8230; c'est cet autre monde que nous, les 99%, sommes en train de construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre de Monastir pr&#233;voit une s&#233;rie de rencontres et d'&#233;changes avec les organisations tunisiennes impliqu&#233;es dans la r&#233;volution de 2011 incluant l'accueil d'une flottille internationale de solidarit&#233; avec les migrants, qui reliera les c&#244;t&#233;s Europ&#233;ennes &#224; Monastir via Lampedusa ; des rencontres entre les jeunes acteurs de la r&#233;volution Maghreb/Machrek et les militants indign&#233;s, d'Occupy, les &#171; Y'en A Marre &#187; s&#233;n&#233;galais, etc. ; une Assembl&#233;e des mouvements sociaux de la r&#233;gion Maghreb/Mashreq ; une journ&#233;e de travail autour de la protection sociale et des biens communs, une rencontre du conseil du Forum social africain, une rencontre du Conseil International du FSM et davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Monastir aussi, Alternatives informera de la mobilisation au Qu&#233;bec et au Canada avec notamment le d&#233;veloppement de notre propre Forum social des peuples pr&#233;vu pour 2014 !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Monde : quatre ann&#233;es de crise</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Monde-quatre-annees-de-crise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Monde-quatre-annees-de-crise</guid>
		<dc:date>2012-09-11T09:04:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Wilno</dc:creator>


		<dc:subject>Le Monde</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-09-11</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pr&#232;s de quatre ans apr&#232;s la faillite de la banque am&#233;ricaine Lehman Brothers, la crise est loin d'&#234;tre termin&#233;e. Outre la Gr&#232;ce, l'Espagne ou l'Italie, la zone euro affiche une croissance en berne. Dans le monde, m&#234;me la Chine conna&#238;t un ralentissement de son activit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Nous sommes devant une crise d'une gravit&#233; exceptionnelle, une crise longue qui dure depuis maintenant plus de quatre ans et aucune des grandes puissances &#233;conomiques, m&#234;me les &#233;mergentes, n'est d&#233;sormais &#233;pargn&#233;e &#187;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Le-Monde-" rel="directory"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Le-Monde-614-+" rel="tag"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-09-11-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-09-11&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH106/arton11579-454aa.png?1781133944' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#232;s de quatre ans apr&#232;s la faillite de la banque am&#233;ricaine Lehman Brothers, la crise est loin d'&#234;tre termin&#233;e. Outre la Gr&#232;ce, l'Espagne ou l'Italie, la zone euro affiche une croissance en berne. Dans le monde, m&#234;me la Chine conna&#238;t un ralentissement de son activit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Nous sommes devant une crise d'une gravit&#233; exceptionnelle, une crise longue qui dure depuis maintenant plus de quatre ans et aucune des grandes puissances &#233;conomiques, m&#234;me les &#233;mergentes, n'est d&#233;sormais &#233;pargn&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut pour une fois &#234;tre d'accord avec ce diagnostic de Fran&#231;ois Hollande dans son discours prononc&#233; &#224; Ch&#226;lons-en-Champagne, le 31 ao&#251;t dernier (ce qui ne veut pas dire que l'on soutienne les rem&#232;des qu'ils propose). Nous approchons de l'anniversaire de la faillite de la banque am&#233;ricaine Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, sans qu'aucune sortie de crise ne se dessine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La croissance mondiale en berne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#233;visions du Fonds mon&#233;taire international (FMI) publi&#233;es &#224; la mi-juillet t&#233;moignent du nouveau ralentissement de l'&#233;conomie. La croissance des pays &#171; avanc&#233;s &#187; (Am&#233;rique du Nord, Union europ&#233;enne, Cor&#233;e du Sud, etc.) est deux fois moins &#233;lev&#233;e qu'en 2010. Le marasme est particuli&#232;rement fort dans la zone euro avec une croissance n&#233;gative en 2012 (-0,3 %). La France s'en tire donc un peu mieux que ses voisins (+0,3 %) mais, avec ce chiffre, le ch&#244;mage va exploser : le ministre du Travail, Michel Sapin a annonc&#233; que le seuil des 10 % de ch&#244;meurs &#233;tait d&#233;j&#224; franchi. En fait, la France se dirige vers son record de ch&#244;mage depuis 1975 : 10,8 % au 1er semestre 1997 (pour la seule France, sans les DOM-TOM). Du c&#244;t&#233; du reste du monde, le ralentissement est limit&#233; mais r&#233;el. La croissance du Br&#233;sil est trois fois moins &#233;lev&#233;e qu'en 2010. Celle de l'Inde baisse aussi et sera sans doute en 2012 plus faible que celle pr&#233;vue par le FMI (de l'ordre de 5,5 %). Il en est de m&#234;me pour la Chine qui devrait &#234;tre &#224; 7,5 % de croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re ce paysage, trois ph&#233;nom&#232;nes principaux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; La faiblesse de la croissance aux &#201;tats-Unis et en Europe est l'indice que les causes initiales de la crise n'ont pas &#233;t&#233; surmont&#233;es : tendance &#224; la suraccumulation, poids des dettes accumul&#233;es, incertitudes sur le bilan des banques qui entretiennent la m&#233;fiance, ing&#233;niosit&#233; des sp&#233;culateurs et financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Les principales classes dominantes des pays occidentaux sont d&#233;chir&#233;es par leurs divisions sur la strat&#233;gie &#233;conomique : r&#233;publicains ultralib&#233;raux contre d&#233;mocrates aux USA, divisions entre pays en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; La fin de l'illusion selon laquelle les &#233;conomies &#233;mergentes, et notamment la Chine, pouvaient venir &#224; la rescousse des &#233;conomies de l'OCDE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux USA et en Europe, les bourgeoisies et leur repr&#233;sentation politique sont divis&#233;es sur la mani&#232;re de g&#233;rer les finances publiques (aux USA) et la question mon&#233;taire (dans la zone euro) ; mais unifi&#233;es sur les politiques d'aust&#233;rit&#233; sociale et salariale et la volont&#233; de maintenir le cadre n&#233;olib&#233;ral. Aucun basculement d'ensemble de cette orientation n'est &#224; l'ordre du jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aux USA, Obama et Romney sont tous les deux, chacun &#224; leur fa&#231;on, des candidats du &#171; 1 % &#187;, selon la formule du mouvement &#171; Occupy Wall Street &#187;. Cependant, une victoire du r&#233;publicain Romney marquerait un retour &#224; des politiques ultra-r&#233;actionnaires et bellicistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Europe, maillon faible de la situation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe appara&#238;t comme un maillon faible dans la configuration du capitalisme actuel. Sa croissance, on l'a vu, est la plus calamiteuse de toutes les grandes zones &#233;conomiques. Sa r&#233;cession en 2012 affaiblit le commerce mondial par le biais du ralentissement de ses importations, et donc l'activit&#233; des autres pays, tandis que sa crise financi&#232;re (situation des banques, dettes publiques) accro&#238;t l'incertitude mondiale. Apr&#232;s tant de sommets europ&#233;ens pr&#233;sent&#233;s comme d&#233;cisifs, la crise bancaire espagnole combin&#233;e avec la situation de la Gr&#232;ce a marqu&#233; une nouvelle &#233;tape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures d'aust&#233;rit&#233; accentuent la faiblesse de la croissance et le ch&#244;mage, mais aucun secteur essentiel des classes dominantes ne soutient un tournant d'ensemble des politiques &#233;conomiques et il n'y a pas de pression effective du mouvement ouvrier europ&#233;en en ce sens. Certes, pour la premi&#232;re fois, la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats s'oppose &#224; un trait&#233; europ&#233;en en rejetant le Trait&#233; budg&#233;taire. Mais il y a une marge entre de telles d&#233;clarations et la pr&#233;paration de mouvements d'ensemble des salari&#233;s europ&#233;ens. Mouvements d'ensemble qui iraient au-del&#224; de journ&#233;es d'action auxquelles les pouvoirs ne sont pas pr&#234;ts &#224; faire la moindre concession. Enfin, les antilib&#233;raux radicaux et les anticapitalistes sont trop faibles et trop peu coordonn&#233;s pour peser pour des solutions radicales au niveau europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui profitent de la crise et la masse des autres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;chelle mondiale, 25 millions de millionnaires, repr&#233;sentant 0,5 % de la population, concentrent &#224; eux seuls 36 % des richesses, selon le rapport 2011 sur la richesse mondiale du Cr&#233;dit suisse. Un rapport du Centre de recherche du Congr&#232;s des &#201;tats-Unis montre que les Am&#233;ricains les plus fortun&#233;s se sont enrichis depuis 2001 : 10 % de la population poss&#232;de d&#233;sormais 75 % de la richesse nationale et, parmi eux, les 1 % les plus riches en d&#233;tiennent pr&#232;s de 35 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres payent les pots cass&#233;s comme le montre un rapport r&#233;cent du Bureau international du travail. En se limitant aux pays d&#233;velopp&#233;s (ce qui ne veut pas dire que le reste du monde est &#233;pargn&#233;) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Le ch&#244;mage ronge les soci&#233;t&#233;s et la situation des jeunes est particuli&#232;rement critique. Le taux de ch&#244;mage des jeunes d&#233;passe 45 % en Gr&#232;ce et en Espagne (en Espagne, il est pass&#233; de 18 % en 2007 &#224; 45,8 % aujourd'hui). Le ch&#244;mage de longue dur&#233;e a progress&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; La qualit&#233; des emplois s'est d&#233;t&#233;rior&#233;e. La part des emplois &#224; temps partiel et des CDD (de divers types, y compris l'int&#233;rim) a progress&#233; entre 2007 et 2011. Les emplois des CDD et int&#233;rimaires ont &#233;t&#233; les premiers supprim&#233;s au d&#233;but de la crise mais, depuis, les recrutements se font en plus forte proportion sous cette forme. Ces emplois sont &#224; revenus plus faibles que les emplois stables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Moins d'acc&#232;s &#224; la sant&#233;. En Europe, le cas de la Gr&#232;ce est le plus dramatique avec les coupes de 40 % du montant du budget des h&#244;pitaux publics. Aux &#201;tats-Unis, des m&#233;nages doivent supporter d&#233;sormais des frais de sant&#233; ruineux apr&#232;s la perte de leur emploi et de l'assurance-maladie qui lui est li&#233;e et l'impact de la r&#233;forme Obama ne se fera r&#233;ellement sentir qu'en 2014&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Des br&#232;ches dans le droit du travail. De nombreux pays ont connu des r&#233;formes du droit du travail qui ont fr&#233;quemment assoupli les r&#232;gles du licenciement. La proportion de salari&#233;s couverts par des conventions collectives s'est affaiblie. En Gr&#232;ce, Espagne et Portugal, des lois introduites depuis 2010 permettent de d&#233;roger aux accords de branche et r&#233;duisent les garanties individuelles et collectives en cas de licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire. Vingt-deux des vingt-sept pays de l'UE ont bloqu&#233; ou r&#233;duit les salaires des fonctionnaires. Le m&#234;me nombre d'entre eux a r&#233;duit les prestations sociales : allocations ch&#244;mage et retraites (report de l'&#226;ge, diminution des pensions, acc&#232;s plus difficile).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Publi&#233; dans : Hebdo Tout est &#224; nous ! 160 (06/09/12).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
