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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>L'accord &#171; climat &#187; conclut entre Chine et USA : trop peu, trop tard, dangereux</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-accord-climat-conclut-entre-Chine-et-USA-trop-peu-trop-tard-dangereux</link>
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		<dc:date>2014-11-18T08:48:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Tanuro</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;chauffement climatique</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte contre les &#233;nergies fossiles</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-11-18</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les medias se sont fait largement l'&#233;cho de l'accord par lequel les Etats-Unis et la Chine s'engagent &#224; r&#233;duire leurs &#233;missions de gaz &#224; effet de serre afin de limiter les changements climatiques. &lt;br class='autobr' /&gt; R&#233;v&#233;l&#233; quelques semaines apr&#232;s que l'Union Europ&#233;enne ait fait conna&#238;tre ses propres objectifs de r&#233;duction des &#233;missions [1], cet accord augmente consid&#233;rablement la probabilit&#233; que la Conf&#233;rence sur le climat qui se tiendra &#224; Paris fin 2015 (COP21) ne sera pas un remake de celle de Copenhague (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Ecosocialisme-" rel="directory"&gt;&#201;cosocialisme&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Rechauffement-climatique-+" rel="tag"&gt;R&#233;chauffement climatique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Lutte-contre-les-energies-fossiles-+" rel="tag"&gt;Lutte contre les &#233;nergies fossiles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-11-18-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-11-18&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton19794-87bd4.png?1781961175' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les medias se sont fait largement l'&#233;cho de l'accord par lequel les Etats-Unis et la Chine s'engagent &#224; r&#233;duire leurs &#233;missions de gaz &#224; effet de serre afin de limiter les changements climatiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;v&#233;l&#233; quelques semaines apr&#232;s que l'Union Europ&#233;enne ait fait conna&#238;tre ses propres objectifs de r&#233;duction des &#233;missions [1], cet accord augmente consid&#233;rablement la probabilit&#233; que la Conf&#233;rence sur le climat qui se tiendra &#224; Paris fin 2015 (COP21) ne sera pas un remake de celle de Copenhague (2009), qu'elle aboutira &#224; un accord international en bonne et due forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, la teneur des engagements pris par les deux plus grands &#233;metteurs de gaz &#224; effet de serre confirme la probabilit&#233; encore plus grande que cet accord international sera &#233;cologiquement insuffisant et technologiquement dangereux, donc socialement injuste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Engagements chinois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons par le volet chinois de l'accord. Le texte pr&#233;sent&#233; &#224; P&#233;kin par Barak Obama et Xi Jinping stipule que la Chine commencera &#224; r&#233;duire ses &#233;missions absolues au plus tard en 2030 et que les sources &#171; z&#233;ro-carbone &#187; couvriront alors 20% de ses besoins &#233;nerg&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour prendre la mesure de cette promesse, il faut savoir que ces sources &#171; z&#233;ro carbone &#187; repr&#233;sentaient en Chine, en 2013, 9% de la consommation primaire d'&#233;nergie et que le douzi&#232;me plan quinquennal mise sur 15% en 2020. Au rythme des investissements, gagner 5% de plus en dix ans ne sera pas une performance : en 2012, 65 milliards de dollars ont &#233;t&#233; investis dans les &#233;nergies &#171; non-fossiles. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut savoir aussi que &#171; source z&#233;ro-carbone &#187; ne signifie pas &#171; source renouvelable &#187;. L'&#233;nergie des grands barrages hydrauliques et des centrales nucl&#233;aires n'est pas renouvelable (les barrages sont combl&#233;s par les alluvions, les r&#233;serves d'uranium sont limit&#233;es), mais ces sources sont consid&#233;r&#233;es comme &#171; z&#233;ro-carbone &#187;, ou comme &#171; bas-carbone &#187;. La Chine disposait en avril 2014 de 20 r&#233;acteurs nucl&#233;aires en exploitation, et 28 autres &#233;taient en construction (dont 2 EPR). Suspendu apr&#232;s Fukushima, le programme nucl&#233;aire a maintenant repris de plus belle : la puissance install&#233;e devrait plus que tripler d'ici 2020&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut savoir, enfin, que, selon le GIEC, respecter la limite des 2&#176;C en tenant compte des &#171; responsabilit&#233;s diff&#233;renci&#233;es &#187; des diff&#233;rents groupe de pays (&#171; d&#233;velopp&#233;s &#187;, &#171; &#233;mergents &#187;, et &#171; autres &#187;) implique que des pays comme la Chine augmentent leur efficience &#233;nerg&#233;tique &#8211; donc r&#233;duisent leurs &#233;missions relatives &#8211; de 15 &#224; 30% (en fonction de leur degr&#233; de d&#233;veloppement). Avec un objectif de 20%, la Chine est nettement dans le bas de cette fourchette&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Engagements US&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons maintenant les engagements &#233;tatsuniens. Au terme de l'accord, les USA s'engagent &#224; r&#233;duire leurs &#233;missions de 26 &#224; 28% d'ici 2025, par rapport &#224; 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les donn&#233;es de l'agence am&#233;ricaine pour l'environnement (EPA), les Etats-Unis &#233;mettaient en 2012 7.254 gigatonnes (Gt) de gaz &#224; effet de serre. Une r&#233;duction de 26% en 2025 signifierait donc que les &#233;missions soient ramen&#233;es &#224; 5.368 Gt (5223 Gt pour 28%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs &#233;l&#233;ments m&#233;ritent d'&#234;tre rappel&#233;s pour bien prendre la mesure de cet objectif :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Selon le protocole de Kyoto (que les USA ont sign&#233; mais jamais ratifi&#233;), l'Oncle Sam aurait d&#251; r&#233;duire ses &#233;missions de 8% en 2012, par rapport &#224; 1990. Cela signifie que les &#233;missions auraient d&#251; passer de 6.233 Gt (chiffre de 1990) &#224; 5.734 Gt (au lieu de cela, elles ont augment&#233; de 0,2% par an, en moyenne, pour atteindre 6.526Gt). Autrement dit : Obama s'engage &#224; faire en 2025 &#224; peine mieux que l'objectif que les USA auraient d&#251; atteindre il y a deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Les &#233;missions US ont augment&#233; de 1990 &#224; 2005, apr&#232;s quoi elles ont diminu&#233; de 1,4% par an en moyenne. Cette diminution est notamment le r&#233;sultat du fait que le gaz de schiste s'est en partie substitu&#233; au charbon dans la production d'&#233;lectricit&#233;. Or, selon l'accord, les &#233;missions US passeront de 6.526 Gt en 2012 &#224; 5.368 en 2025&#8230; soit une r&#233;duction de 96Gt/an &#8211; pile 1,4%. Autrement dit : d'ici 2025, Obama s'engage simplement &#224; maintenir le rythme actuel de baisse des &#233;missions&#8230; par l'exploitation catastrophique du gaz de schiste [2].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Last but not least : selon le GIEC, pour avoir une chance raisonnable de ne pas trop d&#233;passer 2&#176;C de hausse de la temp&#233;rature, tout en respectant le principe des &#171; responsabilit&#233;s diff&#233;renci&#233;es &#187; entre groupes de pays, les &#233;missions des pays d&#233;velopp&#233;s devraient diminuer de 25 &#224; 40% d'ici 2020, par rapport &#224; 1990. Dans le cas des USA, cela donnerait un objectif d'&#233;missions compris entre 4.665 Gt (-25%) et 3.740 Gt (-40%)&#8230; en 2020. A comparer avec l'accord : 5.368 Gt en&#8230; 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nucl&#233;aire, gaz de schiste, capture-s&#233;questration&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons maintenant les moyens par lesquels les Etats-Unis et la Chine comptent arriver &#224; leurs fins. Le texte de l'accord a le m&#233;rite de la clart&#233; : &#8220;Les deux parties entendent continuer &#224; renforcer leur dialogue politique et leur coop&#233;ration pratique, y compris la coop&#233;ration sur les technologies charbonni&#232;res avanc&#233;es, l'&#233;nergie nucl&#233;aire, le gaz de schiste et les &#233;nergies renouvelables, ce qui aidera &#224; optimiser le mix &#233;nerg&#233;tique et &#224; r&#233;duire les &#233;missions, y compris celles du charbon, dans les deux pays &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'expression &#8220;technologies charbonni&#232;res avanc&#233;es&#8221; r&#233;f&#232;re notamment &#224; la capture-s&#233;questration g&#233;ologique du CO2. J'ai attir&#233; l'attention ailleurs sur le fait que cette technologie d'apprenti-sorcier est en train de s'imposer comme LA solution de compromis capitaliste (donc bo&#238;teux) entre la lutte contre le r&#233;chauffement et les int&#233;r&#234;ts des multinationales fossiles [3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord Chine-US confirme cette appr&#233;ciation. Il pr&#233;voit en effet &#8220;l'&#233;tablissement en Chine d'un nouveau projet majeur de stockage du carbone &#224; travers un consortium public-priv&#233; international dirig&#233; par les Etats-Unis et la Chine, avec pour but d'&#233;tudier intensivement et de piloter le stockage du carbone en utilisant du CO2 industriel et aussi de travailler ensemble sur un nouveau projet pilote de r&#233;cup&#233;ration accrue d'eau (Enhanced Water Recovery) pour produire de l'eau douce par un injection de co2 dans des aquif&#232;res salins profonds &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En clair : les deux grandes puissances charbonni&#232;res que sont la Chine et les USA veulent continuer &#224; br&#251;ler leurs &#233;normes stocks de charbon (200 &#224; 300 ans au rythme de consommation actuel !), mais en stockant sous terre le CO2, produit de la combustion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La capture-s&#233;questration est une des techniques de &#171; geo-engineering &#187; imagin&#233;es par ce docteurs Folamour pour qui la croissance capitaliste est une loi de la nature encore plus incontournable que celle de l'attraction des masses&#8230; Or, les risques de la capture sont s&#233;rieux, &#224; commencer par le risque de fuite massive de CO2 en cas de tremblements de terre (que la capture pourrait m&#234;me provoquer, disent certains !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais rien ne doit venir entraver la course au profit. Les USA mettent &#224; disposition la technologie, la Chine offre des lieux de stockage. De la sorte, et sous la houlette du &#171; Parti Communiste &#187;, l'atelier du monde capitaliste pourra continuer &#224; utiliser des combustibles fossiles pour produire &#224; bas prix des marchandises vendues massivement sur les march&#233;s occidentaux. De plus, l'injection du CO2 dans les aquif&#232;res salins profonds permettra de r&#233;cup&#233;rer une eau qui, une fois d&#233;salinis&#233;e, constituera une pr&#233;cieuse ressource exploitable&#8230; contre monnaie sonnante et tr&#233;buchante, bien entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces cingl&#233;s qui dirigent le monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le syst&#232;me, la politique de lutte contre le changement climatique n'est concevable que si et dans la mesure o&#249; elle permet de faire du business. Si c'est le cas, il s'agit forc&#233;ment d'une bonne politique, non ? Comme le dit l'accord : &#8220;La communaut&#233; scientifique a montr&#233; clairement que l'activit&#233; humaine est d&#233;j&#224; en train de changer le syst&#232;me climatique mondial. En m&#234;me temps, l'&#233;vidence &#233;conomique rend de plus en plus clair le fait qu'une action intelligente men&#233;e maintenant sur le changement climatique peut piloter l'innovation, renforcer la croissance &#233;conomique et apporter d'importants b&#233;n&#233;fices &#187;.En avant donc pour les b&#233;n&#233;fices, et qu'on ne vienne pas jouer les Cassandre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord Chine-USA sur le climat fait penser &#224; la phrase fameuse de Churchill : &#171; Too little, too late &#187;. C'est en effet &#171; Trop peu, trop tard &#187;, donc tr&#232;s dangereux, et donc aussi violemment antisocial. Car on ne le r&#233;p&#233;tera jamais assez : ce sont les pauvres qui paieront la facture du r&#233;chauffement (ils la paient d&#233;j&#224;), et le prix sera colossal. Mobilisons-nous, avec nos associations, nos syndicats, nos mouvements de femmes et de jeunes. Ensemble, faisons reculer ces cingl&#233;s qui dirigent le monde. Ensemble, imposons une transition &#233;nerg&#233;tique qui soit &#224; la fois &#233;cologiquement efficace et socialement juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Voir sur ESSF (article 33424), R&#233;chauffement climatique : un accord europ&#233;en en trompe-l'oeil : &lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article33424&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article33424&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Selon Kevin Anderson, directeur du Tyndall Center on Climate Change Research, les pays d&#233;velopp&#233;s devraient r&#233;duire tout de suite leurs &#233;missions de 11% par an, jusqu'en 2050.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Voir sur ESSF (article 33423), R&#233;chauffement climatique : le cri d'alarme du GIEC : &lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article33423&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article33423&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &#171; Accord 'climat' Chine-USA : trop peu, trop tard, dangereux &#187;, 14 novembre 2014 : &lt;a href=&#034;http://www.lcr-lagauche.org/accord-climat-chine-usa-trop-peu-trop-tard-dangereux/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lcr-lagauche.org/accord-climat-chine-usa-trop-peu-trop-tard-dangereux/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Climat : l'annonce Etats-Unis-Chine est-elle historique ? Pas vraiment</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Climat-l-annonce-Etats-Unis-Chine-est-elle-historique-Pas-vraiment</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Climat-l-annonce-Etats-Unis-Chine-est-elle-historique-Pas-vraiment</guid>
		<dc:date>2014-11-18T08:48:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maxim Combes</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;chauffement climatique</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte contre les &#233;nergies fossiles</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-11-18</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un accord in&#233;dit. Voire m&#234;me &#171; historique &#187; pour certains, reprenant l&#224; les mots de Barack Obama sans les mettre en perspective. Ce mercredi 12 novembre, m&#233;dias et commentateurs saluent de mani&#232;re quasiment unanime l'annonce conjointe Etats-Unis - Chine. Qu'en est-il r&#233;ellement ? &lt;br class='autobr' /&gt; Les faits &lt;br class='autobr' /&gt;
Barack Obama et Xi Jinping ont annonc&#233; ce mercredi &#224; P&#233;kin leurs objectifs en mati&#232;re de r&#233;duction d'&#233;missions de gaz &#224; effet de serre (GES). Les Etats-Unis annoncent une r&#233;duction de 26 &#224; 28 % de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Mouvement-environnementaliste-" rel="directory"&gt;Mouvement environnementaliste&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Rechauffement-climatique-+" rel="tag"&gt;R&#233;chauffement climatique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Lutte-contre-les-energies-fossiles-+" rel="tag"&gt;Lutte contre les &#233;nergies fossiles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-11-18-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-11-18&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH103/arton19767-8e1b7.jpg?1781961175' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un accord in&#233;dit. Voire m&#234;me &#171; historique &#187; pour certains, reprenant l&#224; les mots de Barack Obama sans les mettre en perspective. Ce mercredi 12 novembre, m&#233;dias et commentateurs saluent de mani&#232;re quasiment unanime l'annonce conjointe Etats-Unis - Chine. Qu'en est-il r&#233;ellement ? &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les faits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barack Obama et Xi Jinping ont annonc&#233; ce mercredi &#224; P&#233;kin leurs objectifs en mati&#232;re de r&#233;duction d'&#233;missions de gaz &#224; effet de serre (GES). Les Etats-Unis annoncent une r&#233;duction de 26 &#224; 28 % de leurs &#233;missions d'ici 2025 par rapport &#224; 2005. Quant &#224; la Chine, elle envisage d'atteindre un pic des siennes autour de 2030, si possible avant est-il pr&#233;cis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces annonces sont-elles in&#233;dites ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sommet de Ban Ki-moon sur le climat le 23 septembre dernier &#224; New-York (ici un M&#233;mo des r&#233;sultats), Zhang Gaoli, premier vice-premier ministre de Chine, avait d&#233;j&#224; annonc&#233; que la Chine voulait au plus t&#244;t atteindre un pic d'&#233;missions pour ensuite les r&#233;duire. Par ailleurs, la Chine avait d&#233;j&#224; annonc&#233; vouloir r&#233;duire l'intensit&#233; carbone (&#233;missions de GES par unit&#233; de PIB) de son &#233;conomie de 40% &#224; 45% d'ici &#224; 2020 par rapport &#224; 2005. Seule l'annonce de la date butoir de 2030, assez &#233;loign&#233;e, est donc nouvelle. De leur c&#244;t&#233;, les Etats-Unis et Barack Obama s'&#233;taient jusqu'ici limit&#233;s &#224; des objectifs pour 2020, &#224; savoir une r&#233;duction des &#233;missions de 17% par rapport &#224; 2005. L'annonce d'un objectif pour 2025 est donc in&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces annonces sont-elles historiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les &#233;missions en Chine n'atteignent un pic que vers 2030, cela signifie qu'elles continueront &#224; augmenter jusque-l&#224;. Malgr&#233; une probable am&#233;lioration significative de l'intensit&#233; carbone de l'&#233;conomie chinoise dans les ann&#233;es &#224; venir, les dirigeants chinois viennent donc d'annoncer qu'ils continueront de battre chaque ann&#233;e un record d'&#233;missions de gaz &#224; effet de serre, et ce pendant les 15 prochaines ann&#233;es. En un sens, cette annonce chinoise est effectivement historique (sic). Quant aux Etats-Unis, il est &#224; noter que leurs engagements de r&#233;duction sont &#233;tablis par rapport au niveau d'&#233;missions atteint en 2005. Soit l'ann&#233;e o&#249; les &#233;missions am&#233;ricaines ont &#233;t&#233; les plus fortes jamais observ&#233;es, avec pr&#232;s de 7200 Mt CO2e. Ramen&#233;s &#224; 1990, ann&#233;e de comparaison internationale, les objectifs am&#233;ricains sont tout &#224; fait modestes : -13,8 % en 2025 par rapport &#224; 1990. Soit un effort annuel d'&#224; peine -0,43 %. Historique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces annonces sont-elles &#224; la hauteur des enjeux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La synth&#232;se des rapports du GIEC publi&#233;e le 2 novembre dernier a rappel&#233; les objectifs &#224; atteindre. Pour rester en de&#231;&#224; d'un r&#233;chauffement de 2 &#176;C d'ici la fin du si&#232;cle, il faudrait ne pas d&#233;passer une concentration de gaz &#224; effet de serre dans l'atmosph&#232;re de 450 partie par million (ppm). Pour ce faire, les &#233;missions mondiales doivent &#234;tre r&#233;duites de 40 % &#224; 70 % d'ici 2050, par rapport &#224; 2010, et ramen&#233;es &#224; un niveau &#171; proche de z&#233;ro &#187; d'ici &#224; 2100. Le GIEC insiste sur la n&#233;cessit&#233; d'une tr&#232;s nette inflexion des &#233;missions mondiales d'ici &#224; 2020, en invitant les pays les plus &#233;metteurs et les plus en mesure de le faire, &#224; r&#233;duire tr&#232;s significativement leurs &#233;missions d'ici l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats-Unis et la Chine repr&#233;sentent pr&#232;s de la moiti&#233; des &#233;missions mondiales (environ 45 %). Leurs r&#233;ductions d'&#233;missions d'ici 2050 sont donc cruciales. Au regard de leurs responsabilit&#233;s historiques bien plus importantes, les Etats-Unis devraient a minima, comme l'Union europ&#233;enne, r&#233;duire d'a minina de 80 % leurs &#233;missions d'ici 2050. A supposer qu'ils atteignent l'objectif qu'ils se sont fix&#233;s pour 2025, cela supposerait qu'ils r&#233;duisent leurs &#233;missions de pr&#232;s de 5 % par an entre 2025 et 2050, soit dix fois plus que l'objectif annuel qu'ils se sont fix&#233;s pour 2025. Autrement dit, les Etats-Unis repoussent &#224; l'apr&#232;s 2025 l'essentiel de l'effort qu'ils doivent fournir. C&#244;t&#233; chinois, tout objectif de r&#233;duction d'&#233;missions en volume est donc repouss&#233; &#224; l'apr&#232;s 2030. Ni les Etats-Unis ni la Chine ne sont donc en ad&#233;quation avec les objectifs fix&#233;s par le GIEC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment interpr&#233;ter ces annonces ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien plus que des engagements chiffr&#233;s, l'annonce conjointe des Etats-Unis et de la Chine doit &#234;tre interpr&#233;t&#233; pour ce qu'elle signifie sur le plan g&#233;opolitique. L'annonce a &#233;t&#233; faite en dehors de toute n&#233;gociation internationale, ce qui revient &#224; les marginaliser et les d&#233;l&#233;gitimer. Si les deux puissances mondiales peuvent s'entendre de leur c&#244;t&#233;, que reste-t-il &#224; n&#233;gocier &#224; 194 pays en terme de r&#233;duction d'&#233;missions ? Mieux, les Etats-Unis se fixent un objectif pour 2025 l&#224; o&#249; les n&#233;gociations internationales invitent les Etats &#224; fixer des objectifs pour 2030. Cette annonce signifie simplement que ni les Etat-Unis ni la Chine ne se laisseront imposer des objectifs de lutte contre les d&#233;r&#232;glements climatiques. Ni par l'ONU, ni par les autres pays, ni par les exigences scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette annonce, les Etats-Unis et la Chine expriment clairement que leurs engagements en mati&#232;re de climat sont fonction de leurs propres situations nationales et de l'&#233;quilibre g&#233;opolitique entre leurs deux puissances, et non du partage des efforts plan&#233;taires &#224; accomplir. Aucune des deux puissances ne souhaite s'engager &#224; la hauteur des enjeux, surtout pas de mani&#232;re unilat&#233;rale. Les Etats-Unis et la Chine viennent donc d'enfouir la lutte contre les d&#233;r&#232;glements climatiques dans les tr&#233;fonds de la g&#233;opolitique internationale. En pr&#233;sentant sous leur annonce conjointe de fa&#231;on tr&#232;s positive, la diplomatie am&#233;ricaine et chinoise g&#232;lent de fait les n&#233;gociations internationales dans une inaction globale quasi g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Tout possibilit&#233; d'accord contraignant &#8211; dont ni les Etats-Unis ni la Chine ne veulent &#8211; juste et &#224; la hauteur des enjeux &#224; la conf&#233;rence de l'ONU &#224; Paris en 2015 n'est donc plus qu'une illusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ONG, les mouvements sociaux et &#233;cologistes, les citoyen-ne-s et l'ensemble des commentateurs et faiseurs d'opinion ont d&#233;sormais deux options. Suivre les &#233;l&#233;ments de langage communiqu&#233;s par la diplomatie am&#233;ricaine et la diplomatie chinoise et se f&#233;liciter d'un tel accord, contribuant ainsi &#224; ent&#233;riner l'absence d'ambition et le gel diplomatique des n&#233;gociations autour des plus grandes puissances mondiales. Ou bien, il est possible d'expliquer la situation, de s'appuyer sur des faits, d'&#233;valuer les engagements et de d&#233;mystifier ce qui n'est absolument pas un accord historique &#224; la hauteur des enjeux. Ne pas se raconter d'histoire et faire preuve de lucidit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce faisant, avec des engagements aussi limit&#233;s, les Etats-Unis et la Chine prennent le risque, si tant est que l'opinion publique mondiale s'empare de la question, de se retrouver en premi&#232;re ligne des responsables de l'aggravation des d&#233;r&#232;glements climatiques &#224; venir. A ne pas vouloir assumer de leadership en mati&#232;re de lutte contre les d&#233;r&#232;glements climatiques, pas plus que l'Union europ&#233;enne dont les objectifs ne sont pas &#224; la hauteur des enjeux, ils pourraient se retrouver mis &#224; l'index par la soci&#233;t&#233; civile internationale. A condition de ne pas tomber dans le pi&#232;ge de l'inaction tendu par les diplomaties am&#233;ricaine et chinoise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maxime Combes, membre d'Attac France et de l'Aitec, engag&#233; dans le projet Echo des Alternatives (&lt;a href=&#034;http://www.alter-echos.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.alter-echos.org&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Union europ&#233;enne &#8211; Sale nuit pour le climat : l'UE tourne le dos aux recommandations du GIEC</title>
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		<dc:date>2014-11-18T08:47:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maxim Combes</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;chauffement climatique</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte contre les &#233;nergies fossiles</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2014-11-18</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En se mettant d'accord sur un tr&#232;s faible objectif de r&#233;duction d'&#233;missions et en abandonnant toute ambition d'am&#233;lioration significative de l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique et du d&#233;ploiement des &#233;nergies renouvelables, les Etats-membres de l'UE tournent le dos aux recommandations du GIEC et &#224; leurs propres engagements visant &#224; rester en de&#231;&#224; des 2&#176;C de r&#233;chauffement climatique globale. &lt;br class='autobr' /&gt; Sale nuit pour le climat. Le paquet-&#233;nergie climat 2030 (PEC 2030) [1] valid&#233; durant la nuit de jeudi &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Environnement-41-" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-70-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Rechauffement-climatique-+" rel="tag"&gt;R&#233;chauffement climatique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Lutte-contre-les-energies-fossiles-+" rel="tag"&gt;Lutte contre les &#233;nergies fossiles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2014-11-18-+" rel="tag"&gt;Edition du 2014-11-18&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton19824-cee61.jpg?1781961175' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En se mettant d'accord sur un tr&#232;s faible objectif de r&#233;duction d'&#233;missions et en abandonnant toute ambition d'am&#233;lioration significative de l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique et du d&#233;ploiement des &#233;nergies renouvelables, les Etats-membres de l'UE tournent le dos aux recommandations du GIEC et &#224; leurs propres engagements visant &#224; rester en de&#231;&#224; des 2&#176;C de r&#233;chauffement climatique globale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sale nuit pour le climat. Le paquet-&#233;nergie climat 2030 (PEC 2030) [1] valid&#233; durant la nuit de jeudi &#224; vendredi &#224; Bruxelles par les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 Etats-membres institue un revirement majeur de l'UE en mati&#232;re de lutte contre les d&#233;r&#232;glements climatiques. Les repr&#233;sentants de l'UE et de ses Etats-membres ne manquent pas une occasion pour affirmer qu'il faut agir urgemment pour ne pas aller au del&#224; des 2&#176;C de r&#233;chauffement climatique global et qu'il faut, pour cela, agir &#171; conform&#233;ment aux exigences scientifiques &#187;. Depuis la nuit du 23 au 24 octobre, les repr&#233;sentants de l'UE et de ses Etats-membres ne pourront plus l'affirmer. De facto, ils ont tourn&#233; le dos aux exigences et recommandations scientifiques. Ils rejoignent la classe des d&#233;linquants du climat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Six ann&#233;es de perdues !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sc&#233;narios du GIEC qui permettraient de conserver une chance raisonnable de ne pas d&#233;passer les 2&#176;C de r&#233;chauffement climatique d'ici la fin du si&#232;cle le montrent clairement : les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dant 2020 sont clefs et doivent &#234;tre utilis&#233;es pour r&#233;duire beaucoup plus fortement les &#233;missions dans les pays dits &#171; d&#233;velopp&#233;s &#187;. En effet, selon un rapport du PNUE [2], si rien ne change, les pays de la plan&#232;te vont &#233;mettre 13 gigatonnes de CO2 de trop en 2020 (57 gigatonnes au lieu de 44 gigatonnes de CO2) par rapport aux trajectoires acceptables. Aucun Etat-membre de l'UE n'a pourtant propos&#233; de revoir &#224; la hausse l'objectif de 20 % de r&#233;duction d'&#233;missions d'ici 2020. Et ce alors que cet objectif de 20 % devrait &#234;tre atteint avant le terme par les pays de l'Union europ&#233;enne, si l'on ne tient pas compte des &#233;missions incorpor&#233;es dans les biens et services import&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Repousser les efforts apr&#232;s 2030&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'apr&#232;s 2020, et d'ici 2030, les Etats-membres ont valid&#233; un objectif de 40 % de r&#233;ductions d'&#233;missions par rapport &#224; 1990. Certains chefs d'Etat et certains commentateurs pr&#233;sentent cet objectif comme ambitieux. Il est vrai que les lobbies industriels et les Etats-membres les plus r&#233;calcitrants exigeaient de ne pas d&#233;passer la barre des 35 %. Cet objectif de 40 % est pourtant largement insuffisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec un tel objectif, l'UE repousse &#224; l'apr&#232;s 2030 l'essentiel des efforts &#224; r&#233;aliser d'ici &#224; 2050. En effet, pour obtenir une r&#233;duction de 80 % des &#233;missions, objectif minimal que s'est fix&#233; l'Union europ&#233;enne d'ici &#224; 2050, cela reviendrait &#224; planifier une diminution de 5 % par an de 2030 &#224; 2050, contre &#224; peine 1,3 % par an jusqu'en 2030. Un effort continu dans le temps permettrait de tabler sur un taux de r&#233;duction d'&#233;missions de 2,5 % par an. Selon les derniers sc&#233;narios rendus publics par le GIEC qui permettent de ne pas aller au-del&#224; des 2&#176;C de r&#233;chauffement climatique global, l'UE est invit&#233;e &#224; s'orienter encore plus rapidement vers une d&#233;carbonisation compl&#232;te de son &#233;conomie. Selon le climatologue Kevin Anderson du Tyndall Centre for Climate Change Research, ceci impliquerait que l'UE r&#233;duise de 80% ses &#233;missions li&#233;es &#224; son syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique d'ici 2030 [3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maximiser le stock de carbone dans l'atmosph&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de d&#233;r&#232;glements climatiques, les scientifiques rappellent que l'important n'est pas le niveau d'&#233;missions une ann&#233;e donn&#233;e, mais l'accumulation des gaz &#224; effets de serre dans l'atmosph&#232;re au cours des ann&#233;es. Pour le dire autrement, l'important n'est pas tant de savoir quel sera le niveau d'&#233;missions en 2050 que de conna&#238;tre le chemin de r&#233;duction d'&#233;missions ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e par lequel on y arrive. Plus les &#233;missions sont r&#233;duites fortement en d&#233;but de p&#233;riode, plus le montant d'&#233;missions accumul&#233;es dans l'atmosph&#232;re sera faible. Plus on attend la fin de p&#233;riode pour r&#233;duire les &#233;missions, plus le montant accumul&#233; sera important. En repoussant &#224; l'apr&#232;s 2030 l'essentiel des efforts de r&#233;ductions d'&#233;missions, les Etats-membres maximisent donc la quantit&#233; totale d'&#233;missions que l'UE va accumuler [4] dans l'atmosph&#232;re au cours de la p&#233;riode 2020-2050.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;nergies renouvelables abandonn&#233;es &#224; leur triste sort&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2013, une douzaine de grandes multinationales de l'&#233;nergie europ&#233;ennes avaient appel&#233; l'Union europ&#233;enne &#224; freiner le soutien public au d&#233;veloppement des &#233;nergies renouvelables [5]. Le moins qu'on puisse dire est qu'elles ont &#233;t&#233; entendues. Le maigre objectif de 27 % d'&#233;nergies renouvelables d'ici 2030 ne permettra par d'acc&#233;l&#233;rer le d&#233;ploiement des &#233;nergies renouvelables en Europe. A l'inverse du paquet &#233;nergie climat 2020, cet objectif ne s'accompagne d'aucune clef de r&#233;partition nationale contraignante, laissant chaque pays d&#233;terminer son niveau d'&#233;nergies renouvelables. Concr&#232;tement, l'Allemagne pourra continuer &#224; d&#233;velopper les &#233;nergies renouvelables pendant que le Royaume-Uni, la Pologne, la France, l'Espagne etc. auront les mains libres, que ce soit pour d&#233;velopper ou maintenir leur production &#233;lectrique d'origine nucl&#233;aire, ou pour encourager l'exploitation des hydrocarbures de schiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un inefficace objectif d'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une am&#233;lioration drastique de l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique, que ce soit dans la production d'&#233;lectricit&#233; ou dans la r&#233;novation thermique des habitations, aurait par exemple contribu&#233; &#224; respectivement rendre l'&#233;nergie nucl&#233;aire et le chauffage &#233;lectrique moins attractifs. Impensable pour certains &#233;nerg&#233;ticiens et certains Etats-membres qui avaient d&#233;j&#224; contribu&#233; &#224; torpiller la directive sur l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique en 2012. Les Chefs d'Etat se sont donc mis d'accord sur une am&#233;lioration de 27 % de l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique d'ici &#224; 2030, un objectif non contraignant et moins ambitieux que le prolongement des tendances actuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, en cumulant des objectifs ambitieux de r&#233;duction d'&#233;missions de gaz &#224; effet de serre, de d&#233;veloppement d'&#233;nergies renouvelables et d'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique, l'Union europ&#233;enne aurait clairement pos&#233; les bases de ce qu'aurait pu &#234;tre une politique visant &#224; entrer dans une &#232;re post-fossile et post-fissile. En effet, sch&#233;matiquement, les sources d'&#233;nergies qui permettent &#224; la fois de r&#233;duire les &#233;missions &#224; gaz &#224; effets de serre, d'augmenter la part des &#233;nergies renouvelables dans le mix &#233;nerg&#233;tique et d'am&#233;liorer l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique se limitent... aux &#233;conomies d'&#233;nergie et aux &#233;nergies renouvelables. Cela aurait &#233;t&#233; une mani&#232;re &#233;galement de r&#233;duire la d&#233;pendance de l'UE aux importations d'&#233;nergies fossiles et d'am&#233;liorer sensiblement la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique europ&#233;enne. Ce n'est pas ce qui a &#233;t&#233; choisi par le Conseil europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des contreparties climaticides&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour obtenir ces trois maigres objectifs de r&#233;duction d'&#233;missions, d'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique et de d&#233;veloppement des &#233;nergies renouvelables, des contreparties ont &#233;t&#233; accord&#233;es aux Etats les plus r&#233;tifs &#224; toute politique climatique ambitieuse. A la demande de la Pologne, mais &#233;galement de la France et de l'Allemagne, les entreprises &#233;lectro-intensives soumises &#224; la concurrence internationale continueront de b&#233;n&#233;ficier d'allocations gratuites de permis d'&#233;mission, l&#224; o&#249; les autres secteurs doivent d&#233;sormais les acheter aux ench&#232;res. Les pays les moins riches de l'UE (PIB inf&#233;rieur &#224; 60 % de la moyenne europ&#233;enne) pourront d&#233;livrer des permis d'&#233;mission gratuitement &#224; leur secteur &#233;nerg&#233;tique, selon un dispositif qui aurait du expirer en 2020. L&#224; o&#249; l'Union europ&#233;enne aurait pu prendre l'engagement de ne plus financer et soutenir le secteur du charbon &#8211; un minimum au XXIe si&#232;cle &#8211; elle va continuer &#224; financer son d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Non r&#233;form&#233;, le march&#233; carbone europ&#233;en est une entrave &#224; la transition post-fossile&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au del&#224; des objectifs de r&#233;duction d'&#233;mission de gaz &#224; effets de serre, le march&#233; carbone est aujourd'hui pens&#233; comme le pilier central des instruments europ&#233;en de mise en &#339;uvre des politiques europ&#233;ennes de lutte contre les d&#233;r&#232;glements climatiques. Les institutions europ&#233;ennes lui vouent un attachement id&#233;ologique sans faille. Pourtant, la liste des griefs envers le march&#233; carbone europ&#233;en est sans fin : un fiasco r&#233;glementaire, une aubaine pour les industriels, un instrument inefficace et non-incitatif, un dispositif sujet aux fraudes et aux malversations etc. comme le r&#233;sument pr&#233;cis&#233;ment plusieurs dizaines d'organisations sociales et &#233;cologistes exigeant qu'on y mette fin [6]. Avec un tel bilan, n'importe quel dispositif aurait &#233;t&#233; supprim&#233; et enterr&#233;. Pas le march&#233; carbone europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission europ&#233;enne a d'abord perdu pr&#232;s de deux ann&#233;es &#224; faire valider une proposition, dite de &#171; backloading &#187;, visant &#224; retarder l'introduction de quelques 900 millions permis pour la p&#233;riode 2013-2020. Sans effet notable puisque le prix de la tonne carbone reste extr&#234;mement bas. Les estimations les plus basses consid&#232;rent que ce sont au bas mot plusieurs milliards de permis qui sont en trop. Pour obtenir ce &#171; backloading &#187;, la Commission europ&#233;enne s'est par ailleurs li&#233;e les mains en s'engageant &#224; ne plus intervenir &#224; nouveau directement sur le march&#233; carbone... pour laisser jouer le libre jeu du march&#233;. La &#171; r&#233;forme structurelle &#187; du march&#233; du carbone annonc&#233;e dans le paquet &#233;nergie climat 2030 se limite &#224; des toutes petites mesures qui ne seront pas effectives avant 2021 et qui ne seront pas de nature &#224; r&#233;soudre les d&#233;faillances structurelles de ce march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Primeur &#224; la comp&#233;titivit&#233;-co&#251;t et &#224; la concurrence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;nonc&#233; des objectifs poursuivis par le paquet &#233;nergie-climat 2030, la comp&#233;titivit&#233;-co&#251;t de l'&#233;conomie europ&#233;enne occupe une place de choix, souvent la premi&#232;re : &#171; une &#233;conomie de l'UE comp&#233;titive, s&#251;re et &#224; faibles &#233;missions de carbone &#187;. L'objectif est r&#233;p&#233;t&#233; &#224; sati&#233;t&#233;. Il s'agit de mettre sur pied un &#171; syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique comp&#233;titif et s&#251;r qui garantisse une &#233;nergie &#224; un prix abordable pour tous les consommateurs &#187;. Cette comp&#233;titivit&#233; est le plus souvent mise en balance avec la lutte contre le changement climatique. La seconde ne doit pas venir d&#233;t&#233;riorer la premi&#232;re. On retrouve l&#224; les orientations fix&#233;es par le Conseil europ&#233;en de l'&#233;nergie du 22 mai 2013 : &#171; les d&#233;fis &#233;nerg&#233;tiques auxquels l'UE doit faire face se limitent aux prix trop &#233;lev&#233;s de l'&#233;nergie, &#224; la comp&#233;titivit&#233; industrielle, &#224; l'ach&#232;vement du march&#233; int&#233;rieur, aux infrastructures d'interconnexion des circuits de distribution et &#224; la n&#233;cessit&#233; d'encourager le secteur priv&#233; pour financer et investir &#187; [7].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le mode de vie europ&#233;en n'est pas n&#233;gociable &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Georges Bush a d&#233;clar&#233; que &#171; le mode de vie am&#233;ricain n'&#233;tait pas n&#233;gociable &#187; &#224; Rio en 1992, les institutions europ&#233;enne mettent en &#339;uvre cet adage avec une grande constance depuis plus de vingt ans. Ainsi, un quart de si&#232;cle apr&#232;s le premier rapport du GIEC, l'intensit&#233; en carbone de la vie d'un citoyen moyen de l'UE reste inchang&#233;e [8]. L'empreinte carbone par habitant des Fran&#231;ais a m&#234;me augment&#233; de 15 % [9] en 20 ans si on prend en compte les &#233;missions incorpor&#233;es dans les biens et services consomm&#233;s en France et import&#233;s de l'&#233;tranger. Pour l'Union europ&#233;enne et ses Etats-membres, il n'est aucunement question de mettre en &#339;uvre des politiques de sobri&#233;t&#233; &#233;nerg&#233;tique. Au contraire, comme le montrent les n&#233;gociations commerciales avec le Canada et les Etats-Unis, il s'agit de mettre tout en &#339;uvre dans la perspective de maintenir, voire d'accro&#238;tre, l'approvisionnement en &#233;nergies fossiles, et la d&#233;pendance, de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'Union europ&#233;enne devrait s'orienter vers une &#233;conomie post-fossile et post-fissile, le Conseil europ&#233;en des 23 et 24 octobre 2014 a bloqu&#233; toute transformation d'envergure du syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique europ&#233;en. Ne pouvant plus pr&#233;tendre &#224; aucun leadership international en mati&#232;re de lutte contre les d&#233;r&#232;glements climatiques, l'Union europ&#233;enne rejoint la classe des d&#233;linquants du climat, regroupant les pays qui se refusent &#224; entrer de plein pied dans la lutte contre les d&#233;r&#232;glements climatiques, privil&#233;giant les int&#233;r&#234;ts de leurs multinationales de l'&#233;nergie plut&#244;t que l'avenir de la plan&#232;te et des populations.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Maxime Combes, membre d'Attac France et de l'Aitec, engag&#233; dans le projet Echo des Alternatives (&lt;a href=&#034;http://www.alter-echos.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.alter-echos.org&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;@MaximCombes sur Twitter&lt;br class='autobr' /&gt;
Maxime Combes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] &lt;a href=&#034;http://www.consilium.europa.eu/uedo..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.consilium.europa.eu/uedo..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] &lt;a href=&#034;http://www.unep.org/pdf/UNEPEmissio..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.unep.org/pdf/UNEPEmissio..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] &lt;a href=&#034;http://fr.scribd.com/doc/243985445/..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://fr.scribd.com/doc/243985445/..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Dans le m&#234;me esprit, il est symptomatique du manque d'ambition de l'UE de ne pas s'&#234;tre engag&#233; &#224; r&#233;duire de 40 % la quantit&#233; cumul&#233;e d'&#233;missions sur la p&#233;riode 2020-2030.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] &lt;a href=&#034;https://www.gdfsuez.com/wp-content/..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.gdfsuez.com/wp-content/..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] &lt;a href=&#034;http://www.france.attac.org/article..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.france.attac.org/article..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Voir cette analyse : &lt;a href=&#034;http://blogs.mediapart.fr/blog/maxi..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://blogs.mediapart.fr/blog/maxi..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Voir le Global Carbon Atlas pour les donn&#233;es - &lt;a href=&#034;http://www.globalcarbonatlas.org/?q..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.globalcarbonatlas.org/?q..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] &lt;a href=&#034;http://www.bastamag.net/Climat-l-em..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.bastamag.net/Climat-l-em..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &lt;a href=&#034;http://blogs.mediapart.fr/blog/maxi..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://blogs.mediapart.fr/blog/maxi..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Capital financier et changement climatique</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Capital-financier-et-changement-climatique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Capital-financier-et-changement-climatique</guid>
		<dc:date>2013-02-26T07:44:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alejandro Nadal</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;chauffement climatique</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-02-26</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte contre les &#233;nergies fossiles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les forces du capital financier rendront tr&#232;s difficile de freiner le changement climatique. Pour certains, la structure du secteur financier ne rendra pas facile la transition vers une &#233;conomie &#224; bas carbone. Mais le probl&#232;me est plus grave : le syst&#232;me financier constitue en r&#233;alit&#233; un obstacle puissant pour pr&#233;venir la catastrophe d&#233;riv&#233;e du r&#233;chauffement global. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour comprendre la port&#233;e de ce danger, il est important de rappeler quelques donn&#233;es. Actuellement, la concentration de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton13223-0d400.jpg?1781165126' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les forces du capital financier rendront tr&#232;s difficile de freiner le changement climatique. Pour certains, la structure du secteur financier ne rendra pas facile la transition vers une &#233;conomie &#224; bas carbone. Mais le probl&#232;me est plus grave : le syst&#232;me financier constitue en r&#233;alit&#233; un obstacle puissant pour pr&#233;venir la catastrophe d&#233;riv&#233;e du r&#233;chauffement global.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour comprendre la port&#233;e de ce danger, il est important de rappeler quelques donn&#233;es. Actuellement, la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosph&#232;re atteint les 394 parts par million (ppm). Le CO2 est le gaz &#224; effet de serre le plus fr&#233;quent (mais il n'est pas le seul, ni le plus puissant). Les mod&#232;les de projection les plus d&#233;velopp&#233;s sur le changement climatique indiquent que ce n'est qu'en restant en dessous des 450 ppm de CO2 qu'il existerait une forte probabilit&#233; de maintenir l'augmentation de la temp&#233;rature autour de deux degr&#233;s centigrades. Les scientifiques consid&#232;rent que ce seuil ne doit pas &#234;tre d&#233;pass&#233; si l'on veut &#233;viter un changement climatique catastrophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;tudes scientifiques estiment que pour augmenter de mani&#232;re significative la probabilit&#233; de se maintenir en dessous de ce seuil, l'&#233;conomie mondiale doit limiter ses &#233;missions pour la p&#233;riode 2000-2050 &#224; 886 gigatonnes de dioxyde de carbone (GtCO2). Dans la premi&#232;re d&#233;cennie de ce si&#232;cle, 321 GtCO2 ont &#233;t&#233; &#233;mises, il ne nous reste donc plus qu'un volume disponible de 565 gigatonnes pour la p&#233;riode 2010-2050.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des donn&#233;es avanc&#233;es par l'organisation &#171; Carbontracker Initiative &#187; r&#233;v&#232;lent que si l'on extrait et que l'on br&#251;le les r&#233;serves mondiales connues de combustibles fossiles (charbon, p&#233;trole, gaz), nous aurions des &#233;missions sup&#233;rieures &#224; 2.795 GtCO2. Autrement dit, ces r&#233;serves contiennent 5 fois plus de carbone que la limite mentionn&#233;e plus haut de 565 GtCO2. Extraire et utiliser ces r&#233;serves pourraient entra&#238;ner une concentration de CO2 dans l'atmosph&#232;re de l'ordre de 700 ppm, ce qui bouleversait en profondeur notre plan&#232;te telle que nous la connaissons aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;serves de combustibles fossiles des 200 plus importantes entreprises de charbon, p&#233;trole et gaz du monde (entreprises pr&#233;sentes dans les bourses de valeurs) repr&#233;sentent un potentiel de carbone de 745 GtCO2. Autrement dit, si ces entreprises extraient et br&#251;lent leurs r&#233;serves, nous d&#233;passerions de 180 GtCO2 le volume disponible pour la p&#233;riode 2010-2050 (les 565 GtCO2 d&#233;j&#224; mentionn&#233;es). Le probl&#232;me est d'autant plus grave que ces chiffres n'incluent pas les entreprises d'Etat et qu'ils ne prennent pas en compte les gigantesques r&#233;serves de gaz naturel de schiste aux Etats-Unis et dans de nombreux autres pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me r&#233;side bien s&#251;r dans le fait que les r&#233;serves poss&#233;d&#233;es par ces compagnies repr&#233;sentent une &#233;norme source de profit. Un rapport d'&#233;valuation de l'une de ces entreprises assume que ces r&#233;serves seront effectivement exploit&#233;es, ce qui signifie qu'elles seront extraites et utilis&#233;es. D'un point de vue purement capitaliste, cela n'a strictement aucune importance si l'utilisation de ces r&#233;serves suffit &#224; d&#233;passer le seuil dangereux des deux degr&#233;s centigrades. Le changement climatique n'est pas un concept comptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le dire autrement, s'il existerait une autorit&#233; capable d'appliquer la restriction des 565 GtCO2 pour les quarante prochaines ann&#233;es, ces compagnies ne pourraient seulement br&#251;ler que quelques 150 GtCO2. Le reste, le carbone non inject&#233; dans l'atmosph&#232;re, repr&#233;senterait des actifs sa valeur et se traduirait en pertes colossales pour les investisseurs qui ont plac&#233; leurs capitaux dans ces entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces 200 entreprises mondiales de l'&#233;nergie fossile ont une valeur boursi&#232;re &#233;quivalente &#224; 7,42 billions de dollars. Les pays ayant le plus grand potentiel de gaz &#224; effet de serre dans les r&#233;serves des compagnies cot&#233;es en bourse sont la Russie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Et dans les bourses de valeur de Londres, Sao Paulo, Moscou, Toronto et du march&#233; australien, jusqu'&#224; 30% de la capitalisation du march&#233; est li&#233;e aux combustibles fossiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en pr&#233;sence d'un conflit aux dimensions historiques : d'un c&#244;t&#233; il y a la communaut&#233; scientifique qui pr&#233;vient qu'il ne faut pas br&#251;ler ces r&#233;serves de combustibles fossiles et, de l'autre, se trouvent ces entreprises et ces investisseurs qui ont int&#233;r&#234;t &#224; r&#233;aliser leurs actifs (extraire et utiliser ces r&#233;serves). Qui l'emportera ? Au cours des 30 derni&#232;res ann&#233;es, le secteur financier mondial a &#233;t&#233; capable de dominer la politique macro&#233;conomique. En effet, les priorit&#233;s des politiques mon&#233;taires et fiscales dans le monde entier r&#233;pondent aujourd'hui (y compris en pleine crise) aux besoins du capital financier. Pourquoi les choses seraient-elles diff&#233;rentes dans le domaine de la politique climatique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'existe aujourd'hui aucun r&#233;gime international de r&#233;gulation qui permette de penser que l'&#233;conomie mondiale pourra r&#233;duire son empreinte de carbone dans l'atmosph&#232;re &#224; la vitesse requise. Le Protocole de Kyoto est une antiquit&#233; et tout ce qu'il reste est un &#171; engagement &#187; pour arriver &#224; un accord en 2015 qui devrait entrer en vigueur en 2020. Le secteur financier est un nid de forces qui s'opposeront par tous les moyens &#224; un accord qui permette d'&#233;viter le p&#233;ril d'un changement climatique catastrophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.jornada.unam.mx/2013/02/06/opinion/029a1eco&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.jornada.unam.mx/2013/02/06/opinion/029a1eco&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction fran&#231;aise pour Avanti4.be&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nouvelles sur les changements climatiques, semaine du 4 f&#233;vrier 2013</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Nouvelles-sur-les-changements-climatiques-semaine-du-4-fevrier-2013</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Nouvelles-sur-les-changements-climatiques-semaine-du-4-fevrier-2013</guid>
		<dc:date>2013-02-12T08:54:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Bourque</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;chauffement climatique</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-02-12</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Encore aujourd'hui, alors que les preuves scientifiques et les faits s'accumulent pour d&#233;montrer que le r&#233;chauffement climatique est une r&#233;alit&#233; d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre, un mouvement de r&#233;sistance s'acharne &#224; nier cette r&#233;alit&#233;. En Am&#233;rique du Nord, ce mouvement r&#233;actionnaire domine le d&#233;bat public. Il est donc urgent de diffuser une information diversifi&#233;e sur les changements climatiques. &lt;br class='autobr' /&gt; Trouvez l'erreur : le Mississipi s'ass&#232;che et le lobby p&#233;trolier demande de l'aide ! &lt;br class='autobr' /&gt;
La s&#233;cheresse a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-02-12-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-02-12&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH83/arton13081-23525.png?1781731833' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Encore aujourd'hui, alors que les preuves scientifiques et les faits s'accumulent pour d&#233;montrer que le r&#233;chauffement climatique est une r&#233;alit&#233; d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre, un mouvement de r&#233;sistance s'acharne &#224; nier cette r&#233;alit&#233;. En Am&#233;rique du Nord, ce mouvement r&#233;actionnaire domine le d&#233;bat public. Il est donc urgent de diffuser une information diversifi&#233;e sur les changements climatiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trouvez l'erreur : le Mississipi s'ass&#232;che et le lobby p&#233;trolier demande de l'aide !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;cheresse a presque paralys&#233; le transport fluvial aux Etats-Unis. Le Mississippi, principale art&#232;re du pays (y sont convoy&#233;s environ 60 % des exportations nationales de c&#233;r&#233;ales, 22 % du p&#233;trole et 20 % du charbon), a approch&#233; de son plus bas niveau historique &#224; la fin novembre. Des &#233;lus du Congr&#232;s et des responsables industriels pressent Barack Obama de d&#233;clarer l'&#233;tat d'urgence pour d&#233;bloquer des solutions. N'est-ce pas assez ironique que les n&#233;gationnistes climatiques les plus acharn&#233;s (American Petroleum Institute, National Association of Manufacturers, U.S. Chamber of Commerce) demandent aujourd'hui l'aide d'un pr&#233;sident qu' ils ont tout fait pour l'emp&#234;cher d'agir contre le r&#233;chauffement, qui est justement la cause du probl&#232;me qu'ils affrontent maintenant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, contrairement aux armes &#224; feu, le ridicule ne tue pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;UE : consultation sur les gaz de schiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le Qu&#233;bec, la France a dit non aux gaz de schiste. Mais ce n'est pas le cas de la Grande-Bretagne et de la Pologne. &#201;tant donn&#233; les enjeux que comporte la technologie de fracturation, la Commission europ&#233;enne a d&#233;cid&#233; d'organiser une consultation publique sur l'&#233;volution future des combustibles fossiles non conventionnels, tels que le gaz de schiste, en Europe. La Commission veut ainsi garantir que toute &#233;volution future dans le domaine des combustibles fossiles non conventionnels se d&#233;roule dans un cadre qui assure &#171; la protection de la sant&#233;, du climat et de l'environnement et avec un maximum de clart&#233; et de pr&#233;visibilit&#233; en mati&#232;re de l&#233;gislation pour les citoyens et les op&#233;rateurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Banque mondiale rappelle qu'aucun pays n'est immunis&#233; contre les changements climatiques&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; la publication d'un r&#233;cent rapport commandit&#233; par la Banque mondiale, intitul&#233; Turn Down the Heat : Why a 4&#176;C Warmer World Must be Avoided, Rachel Kyte, vice-pr&#233;sidente pour le d&#233;veloppement durable d&#233;clare que les faits scientifiques qui y sont d&#233;montr&#233;s confirment que les changements climatiques actuels affectent tout ce que nous faisons. &#192; l'occasion de sa publication, le pr&#233;sident de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a d&#233;clar&#233; : &#171; Lack of action on climate change threatens to make the world our children inherit a completely different world than we are living in today. Climate change is one of the single biggest challenges facing development, and we need to assume the moral responsibility to take action on behalf of future generations, especially the poorest. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8230; pourtant, elle-m&#234;me continue &#224; financer les centrales au charbon ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Banque mondiale n'a pas &#233;t&#233; jusqu'&#224; maintenant coh&#233;rente entre sa parole et ses gestes. Malgr&#233; les appels &#224; la lutte contre le r&#233;chauffement, la Banque continue &#224; cofinancer les projets de m&#233;ga-centrales au charbon. En 2010, elle avait approuv&#233; un pr&#234;t de 3,75 milliards $ pour financer la centrale au charbon de 4 800 MW de Medupi, en Afrique du Sud, pays qui est responsable de 40% de toutes les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre en Afrique. Aujourd'hui, elle approuve un pr&#234;t de 450 millions $ pour la centrale de 4 000 MW de Tata Mundra, en Inde. Le nouveau pr&#233;sident Jim Yong Kim avait d&#233;clar&#233; qu'il voulait r&#233;&#233;valuer les activit&#233;s de la Banque dans le secteur des &#233;nergies fossiles. Les opposants au projet indien exigent du pr&#233;sident Kim qu'il retire l'approbation de la Banque comme preuve de sa r&#233;elle volont&#233; de prot&#233;ger la sant&#233; des populations et l'environnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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