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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Le moratoire qu&#233;b&#233;cois sur l'exploitation du gaz de shiste devant l'AL&#201;NA </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-moratoire-quebecois-sur-l-exploitation-du-gaz-de-shiste-devant-l-ALENA</link>
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		<dc:date>2012-12-04T09:13:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jeff Gray</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-12-04</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nergies fossiles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La compagnie Lone Pines rapporte avoir d&#233;pens&#233; des millions dans le sous-sol du St-Laurent &#224; la recherche de gaz de schiste. Pour cela elle utilise la m&#233;thode controvers&#233;e de la fracturation. Cette compagnie am&#233;ricaine qui est enregistr&#233;e au Delaware ( class&#233; dans les paradis fiscaux. N.d.t.), a son si&#232;ge social &#224; Calgary. &lt;br class='autobr' /&gt;
(tir&#233; du site du Globe and Mail) 22 novembre 2012, Traduction, Alexandra Cyr, &lt;br class='autobr' /&gt; Elle s'insurge contre le retrait (par le gouvernent qu&#233;b&#233;cois) de son permis. Elle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Environnement-67-" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-12-04-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-12-04&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Energies-fossiles-+" rel="tag"&gt;&#201;nergies fossiles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH148/arton12463-e6ca7.png?1781459637' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='148' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La compagnie Lone Pines rapporte avoir d&#233;pens&#233; des millions dans le sous-sol du St-Laurent &#224; la recherche de gaz de schiste. Pour cela elle utilise la m&#233;thode controvers&#233;e de la fracturation. Cette compagnie am&#233;ricaine qui est enregistr&#233;e au Delaware ( class&#233; dans les paradis fiscaux. N.d.t.), a son si&#232;ge social &#224; Calgary.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tir&#233; du site du Globe and Mail)&lt;br class='autobr' /&gt;
22 novembre 2012, &lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction, Alexandra Cyr,&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle s'insurge contre le retrait (par le gouvernent qu&#233;b&#233;cois) de son permis. Elle estime qu'il s'agit d'une d&#233;cision politique qui ne repose sur aucun argument scientifique s&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a annonc&#233; la semaine derni&#232;re qu'elle avait l'intention de poursuivre le gouvernement canadien et r&#233;clamer au moins 250 millions de dollars en vertu de l'article 11 du trait&#233; de l'AL&#201;NA. Ce chapitre permet aux entreprises am&#233;ricaines ou mexicaines de poursuivre le gouvernement (canadien) lorsque qu'elles estiment que leurs int&#233;r&#234;ts sont attaqu&#233;s pour en r&#233;f&#233;rer &#224; un tribunal d'arbitrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son avis d'intention, Lone Pine invoque que le gouvernement (qu&#233;b&#233;cois) impose une d&#233;cision &#171; sans un sou de compensation &#187; et viole ainsi le trait&#233; qui stipule que les compagnies qui font face &#224; des expropriations doivent &#234;tre compens&#233;es. Elle accuse le gouvernement qu&#233;b&#233;cois de manque de justice en pr&#233;supposant des conclusions n&#233;gatives aux &#233;tudes en cours sur la fracturation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les critiques estiment que cette intention de poursuite en vertu de l'AL&#201;NA illustre la vuln&#233;rabilit&#233; dans laquelle se trouvent les enjeux environnementaux dans ce genre de trait&#233;. Celui qui se n&#233;gocie avec la Chine en ce moment, contiendra vraisemblablement les m&#234;mes conditions de protection des investissements chinois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Lone Pine insiste pour dire que son action ne vise en rien les droits du Qu&#233;bec &#224; introduire de nouvelles r&#232;gles environnementales bas&#233;es sur des donn&#233;es scientifiques. Elle dit m&#234;me qu'elle ne remet pas en cause le controvers&#233; moratoire sur la fracturation que le gouvernement qu&#233;b&#233;cois a mis en place pendant qu'il proc&#232;de &#224; des &#233;tudes plus pouss&#233;es, les environnementalistes invoquant que la m&#233;thode d'extraction peut polluer l'eau potable alors que l'industrie soutient que cela peut se faire en toute s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une entrevue, M. Milos Barutciski, l'avocat de la firme LLP qui d&#233;fend la compagnie, d&#233;clare que vouloir d&#233;peindre sa cliente comme &#171; une autre multinationale rapace qui met &#224; mal le droit d'un gouvernement &#224; l&#233;gif&#233;rer sur la protection de la sant&#233; et de la s&#233;curit&#233; de l'environnement &#187; ne tient pas la route. &#171; &#199;a n'a rien &#224; voir. Cela vise une d&#233;cision arbitraire et capricieuse qui est prise pour de seules raisons politiques (&#8230;) Exactement ce contre quoi l'AL&#201;NA prot&#232;ge les investisseurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il souligne qu'il y a l&#224; une certaine injustice puisque les compagnies canadiennes qui sont touch&#233;es par les m&#234;mes d&#233;cisions ne peuvent poursuivre le gouvernement en vertu de ce trait&#233;. C'est donc beaucoup plus difficile pour elles puisque la Constitution canadienne reconnait aux provinces le droit de propri&#233;t&#233; sur le sous-sol. Ce trait&#233; oblige aussi le gouvernement f&#233;d&#233;ral &#224; payer pour des d&#233;cisions provinciales. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le permis de Lone Pine est situ&#233; &#224; l'est de Trois-Rivi&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;valuation des risques ou des alternatives ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Evaluation-des-risques-ou-des-alternatives</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Evaluation-des-risques-ou-des-alternatives</guid>
		<dc:date>2012-12-04T09:12:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan Durand Folco</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Les 100 premiers jours du gouvernement p&#233;quiste</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-12-04</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nergies fossiles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'industrie p&#233;troli&#232;re comporte plusieurs risques, tant sur les plans &#233;conomiques que sociaux et environnementaux. Doit-on pour autant se limiter &#224; l'&#233;valuation des co&#251;ts et b&#233;n&#233;fices, ou peut-on envisager d'autres avenues possibles pour la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise ? &lt;br class='autobr' /&gt; Il est l'heure de r&#233;-ouvrir un d&#233;bat de fond sur la question du p&#233;trole, et plus largement sur un projet politique capable d'affronter la crise &#233;cologique. L'ouverture du gouvernement Marois &#224; la p&#233;tro-&#233;conomie, qu'il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-12-04-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-12-04&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Energies-fossiles-+" rel="tag"&gt;&#201;nergies fossiles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH118/arton12472-2cb7c.png?1781967055' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrie p&#233;troli&#232;re comporte plusieurs risques, tant sur les plans &#233;conomiques que sociaux et environnementaux. Doit-on pour autant se limiter &#224; l'&#233;valuation des co&#251;ts et b&#233;n&#233;fices, ou peut-on envisager d'autres avenues possibles pour la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est l'heure de r&#233;-ouvrir un d&#233;bat de fond sur la question du p&#233;trole, et plus largement sur un projet politique capable d'affronter la crise &#233;cologique. L'ouverture du gouvernement Marois &#224; la p&#233;tro-&#233;conomie, qu'il s'agisse du p&#233;trole des sables bitumineux achemin&#233; par l'ol&#233;duc Enbridge, ou encore l'exploitation domestique de gisements en Gasp&#233;sie, sur l'&#206;le d'Anticosti ou dans le golfe Saint-Laurent, laisse pr&#233;sager le pire quant &#224; la dette &#233;cologique que nous laisserons aux g&#233;n&#233;rations futures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visiblement, le discours du d&#233;veloppement durable a &#233;t&#233; vid&#233; de son sens au fur et &#224; mesure que les imp&#233;ratifs de croissance ont repris le devant de la sc&#232;ne politique. Nous rejoignons ainsi la vision albertaine et conservatrice de l'&#233;conomie, v&#233;ritable cancre en mati&#232;re environnementale aux yeux de la communaut&#233; internationale. M&#234;me si Pauline Marois, Daniel Breton, Martine Ouellet et Alexandre Cloutier insistent pour que le Qu&#233;bec ait &#171; son mot &#224; dire &#187;, avec &#171; les informations n&#233;cessaires pour prendre une d&#233;cision &#187;, en analysant &#171; les impacts &#233;conomiques et environnementaux du projet &#187;, devons-nous nous en remettre &#224; une simple &#233;valuation des risques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, Alexandre Cloutier a soulign&#233; que le gouvernement du Qu&#233;bec tiendra une &#171; consultation publique &#187; qui ne se fera pas dans le cadre du Bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE), mais s'adressera aux personnes &#171; directement concern&#233;es &#187;. Les risques se limiteraient-ils aux individus potentiellement affect&#233;s par une rupture de l'ol&#233;oduc, qui est s&#233;curitaire &#224; 99,9996% selon Joe Oliver, ministre f&#233;d&#233;ral des Ressources naturelles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, n'est-ce pas le gouvernement f&#233;d&#233;ral qui a la responsabilit&#233; constitutionnelle d'&#233;valuer les projets de nature interprovinciale par l'entremise de l'Office national de l'&#233;nergie (ONE) ? Avec la r&#233;cente &#171; cure minceur &#187; des lois de protection de l'environnement entreprise par le Parti conservateur, pouvons-nous faire confiance &#224; la grille d'analyse utilitariste qui calculerait les co&#251;ts sociaux et &#233;cologiques en fonction des avantages &#233;conomiques potentiels pour l'&#233;conomie canadienne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, une &#233;valuation &#233;troite des risques masquerait-elle une r&#233;flexion plus g&#233;n&#233;rale sur les alternatives au mod&#232;le de d&#233;veloppement actuel ? Dans son livre Making better environmental decisions (2000), Mary O'Brien prend l'exemple d'une femme qui d&#233;sire traverser une rivi&#232;re montagneuse &#224; l'eau glac&#233;e. Elle se fait conseiller par une &#233;quipe de quatre &#233;valuateurs de risques, compos&#233;e d'un toxicologue, un cardiologue, un hydrologiste et un sp&#233;cialiste du minist&#232;re de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier remarque que l'eau n'est pas toxique, mais seulement tr&#232;s froide. Le deuxi&#232;me consid&#232;re que les risques d'arr&#234;t cardiaque sont faibles, car la femme est en bonne sant&#233;. Le troisi&#232;me &#233;value qu'il est possible de nager parce que la rivi&#232;re est peu profonde et d&#233;pourvue de tourbillons. Enfin, le quatri&#232;me sugg&#232;re de traverser parce que les risques sont minimes comparativement au r&#233;chauffement climatique, la destruction de la couche d'ozone et la perte de biodiversit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tonnement, la femme refuse de traverser &#224; la nage. &#171; Pourquoi ? &#187;, s'exclament les sp&#233;cialistes qui ont calcul&#233; sa chance de mourir &#224; seulement 1 sur 4 millions. Comme la femme refuse encore, les sp&#233;cialistes perdent patience et l'accusent d'immobilisme. Visiblement, celle-ci semble avoir une &#171; crainte irrationnelle &#187; des risques, et une mauvaise compr&#233;hension des avantages de ce projet. Mais la femme se retourne et pointe &#224; l'horizon : il y a un pont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les experts &#233;valuaient les risques d'une seule option, la femme &#233;valuait les alternatives. Elle consid&#232;re que &#231;a ne vaut m&#234;me pas la peine de prendre froid en traversant &#224; la nage, compte tenu des options qui s'offrent &#224; elles. Une d&#233;lib&#233;ration collective sur les strat&#233;gies &#233;nerg&#233;tiques, les limites de la croissance &#233;conomique, la justice sociale, la r&#233;silience communautaire et &#233;cologique, pourrait s'inscrire dans cette perspective. Une &#233;valuation normative des alternatives au d&#233;veloppement doit remplacer la logique &#233;troite des risques, en partant de plusieurs principes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Il n'est pas acceptable de menacer l'int&#233;grit&#233; physique des communaut&#233;s humaines et non-humaines s'il existe des alternatives raisonnables. 2) Personne ne peut d&#233;finir pour quelqu'un d'autre ce qui est un dommage &#171; acceptable &#187;. 3) Nous devons envisager et r&#233;aliser les alternatives les moins dommageables pour la population actuelle, les g&#233;n&#233;rations futures et les &#233;cosyst&#232;mes. 4) Il est difficile de penser des alternatives au statu quo, et des individus, des entreprises et des gouvernements ont int&#233;r&#234;t &#224; ce qu'il en soit ainsi. 5) Le pr&#233;requis essentiel au changement politique est de reconna&#238;tre le fait qu'il existe des alternatives. 6) De v&#233;ritables changements dans les comportements et les habitudes dommageables des individus et des collectivit&#233;s (d&#233;pendance au p&#233;trole, &#233;talement urbain, surconsommation, etc.) ne peuvent se r&#233;duire &#224; l'&#233;thique et la responsabilit&#233; individuelle ; ils doivent &#234;tre accomplis par l'action politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est temps d'&#233;largir le d&#233;bat en mati&#232;re d'&#233;cologie politique, qui ne se r&#233;duit pas au d&#233;veloppement durable, &#224; l'&#233;conomie environnementale n&#233;oclassique, aux solutions technologiques et &#224; la modernisation &#233;cologique. Il existe une pluralit&#233; de discours, comme l'&#233;cologie sociale et socialiste, le mouvement pour la justice environnementale, la d&#233;croissance conviviale, la d&#233;mocratie d&#233;lib&#233;rative et participative, qui tentent d'&#233;largir les options au-del&#224; des imp&#233;ratifs d'accumulation, de d&#233;ficit z&#233;ro, et de concurrence qui minent notre autonomie collective. Sommes-nous pr&#234;ts &#224; troquer notre ind&#233;pendance politique contre la d&#233;pendance au p&#233;trole et &#224; l'&#233;conomie albertaine ? Voulons-nous assurer les risques d'une p&#233;tro-&#233;conomie qu&#233;b&#233;coise, m&#234;me au prix de certaines conditions telles qu'&#233;nonc&#233;es par &#201;ric Pineault (Le Devoir, 23 novembre), afin de limiter les d&#233;g&#226;ts d'une telle entreprise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un paradoxe central de la soci&#233;t&#233; du risque consiste dans le fait que les risques ne sont pas des ph&#233;nom&#232;nes ext&#233;rieurs que l'on pourrait &#233;viter par un savant calcul, mais des probl&#232;mes endog&#232;nes acc&#233;l&#233;r&#233;s par le processus de modernisation qui essaie de les contr&#244;ler. Nous ne pouvons plus faire aveugl&#233;ment confiance aux acteurs cens&#233;s garantir la s&#233;curit&#233; et la rationalit&#233;, comme l'&#201;tat, la science et l'industrie. Pour reprendre une m&#233;taphore d'Ulrich Beck, ceux-ci exhortent la population &#224; monter &#224; bord d'un avion pour lequel aucune piste d'atterrissage n'a encore &#233;t&#233; construite.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Jonathan Durand Folco&lt;br class='autobr' /&gt;
Doctorant en philosophie &#224; l'Universit&#233; Laval&lt;br class='autobr' /&gt;
Champs de sp&#233;cialisation : &#233;cologie politique, &#233;thique de l'environnement, d&#233;mocratie d&#233;lib&#233;rative, philosophie de la ville&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1395 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/folco.png?1395/d8fc4181b6c20b96380c91d763f143a1fe09ff6ce4e517d0910547235ea75bb2&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 160.8 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L97xH150/folco-5a36f-cf608.png?1781629483' width='97' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sables bitumineux : dangereux flirt de Qu&#233;bec avec l'Alberta</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Sables-bitumineux-dangereux-flirt-de-Quebec-avec-l-Alberta</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Sables-bitumineux-dangereux-flirt-de-Quebec-avec-l-Alberta</guid>
		<dc:date>2012-12-04T09:11:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Boivin</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2012-12-04</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nergies fossiles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des groupes environnementaux, dont &#201;quiterre, Greenpeace Qu&#233;bec, la Fondation David Suzuki Qu&#233;bec, Nature Qu&#233;bec, l'AQLPA et WWF sont inquiets des propos de la premi&#232;re ministre Marois concernant le projet de transporter des sables bitumineux par le pipeline d'Enbridge qui passe sur le territoire qu&#233;b&#233;cois. La r&#233;cente annonce par madame Marois d'un comit&#233; conjoint entre le Qu&#233;bec et l'Alberta ne r&#233;pond pas du tout &#224; leur demande de tenir une &#233;valuation et une consultation ind&#233;pendante sur le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Environnement-" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2012-12-04-+" rel="tag"&gt;Edition du 2012-12-04&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Energies-fossiles-+" rel="tag"&gt;&#201;nergies fossiles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH94/arton12488-336f5.jpg?1781476343' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des groupes environnementaux, dont &#201;quiterre, Greenpeace Qu&#233;bec, la Fondation David Suzuki Qu&#233;bec, Nature Qu&#233;bec, l'AQLPA et WWF sont inquiets des propos de la premi&#232;re ministre Marois concernant le projet de transporter des sables bitumineux par le pipeline d'Enbridge qui passe sur le territoire qu&#233;b&#233;cois. La r&#233;cente annonce par madame Marois d'un comit&#233; conjoint entre le Qu&#233;bec et l'Alberta ne r&#233;pond pas du tout &#224; leur demande de tenir une &#233;valuation et une consultation ind&#233;pendante sur le projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur est blogueur pour Greenpeace Canada.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Il est clair que dans ce dossier, le Qu&#233;bec doit d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de ses citoyens et la protection de leur environnement. L'audience pr&#233;vue devant l'Office national de l'&#233;nergie (ON&#201;) ne peut en aucun cas remplacer une &#233;valuation environnementale rigoureuse et un examen public en bonne et due forme, a d&#233;clar&#233; Sidney Ribaux, directeur g&#233;n&#233;ral d'&#201;quiterre. Par ailleurs, il est illusoire de penser qu'un comit&#233; conjoint entre le Qu&#233;bec et l'Alberta pourrait combler les lacunes de l'ON&#201;. Comme l'Alberta veut vendre son p&#233;trole issu des sables bitumineux, le travail des repr&#233;sentants au sein du comit&#233; serait tout sauf objectif. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au Qu&#233;bec, a poursuivi Patrick Bonin, responsable campagne climat &#233;nergie de Greenpeace Qu&#233;bec, le ministre du D&#233;veloppement durable, de l'Environnement, des Parcs et de la Faune (MDDEPF) peut demander une audience du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) sur toute question qu'il juge pertinente. En campagne &#233;lectorale, le Parti Qu&#233;b&#233;cois s'&#233;tait d'ailleurs engag&#233; &#224; r&#233;aliser une &#233;tude compl&#232;te de la fili&#232;re p&#233;trole au Qu&#233;bec par le BAPE. Il s'agit du v&#233;hicule que le gouvernement doit privil&#233;gier pour &#233;tudier la question des pipelines des sables bitumineux au Qu&#233;bec. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Christian Simard, directeur g&#233;n&#233;ral de Nature Qu&#233;bec, &#171; Le gouvernement pourrait exiger des &#233;tudes et mettre en place d'autres processus en plus de tenir des audiences du BAPE. Il doit exiger d'avoir un si&#232;ge au panel de l'Office national de l'&#233;nergie qui examinera le projet d'Enbridge. Toutefois, seule une audience du BAPE, permettra au gouvernement d'examiner les impacts sur l'environnement, de prendre le pouls de la population ou de se positionner sur le projet. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En l'absence d'une politique pancanadienne sur l'&#233;nergie qui viserait &#224; r&#233;duire notre d&#233;pendance aux &#233;nergies fossiles, nous demandons au gouvernement du Qu&#233;bec de faire preuve d'une extr&#234;me prudence &#224; l'&#233;gard des projets d'ol&#233;oducs sur son territoire. Ces projets auront pour cons&#233;quence de nous enfermer encore davantage dans une &#233;conomie bas&#233;e sur le p&#233;trole et vont &#224; l'encontre des objectifs de r&#233;duction des gaz &#224; effet de serre du Qu&#233;bec et de la r&#233;alit&#233; climatique de notre plan&#232;te. &#187;, a ajout&#233; Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Qu&#233;bec du Fonds mondial pour la nature ( WWF ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le gouvernement du Qu&#233;bec a des objectifs ambitieux de r&#233;duction des gaz &#224; effet de serre et de diminution de la d&#233;pendance au p&#233;trole, a rappel&#233; Andr&#233; B&#233;lisle, pr&#233;sident de l'Association qu&#233;b&#233;coise de lutte contre la pollution atmosph&#233;rique. Au lieu de se dire d&#233;termin&#233; &#224; exploiter le p&#233;trole et vouloir consommer des sables bitumineux, Qu&#233;bec devrait plut&#244;t expliquer par quels moyens il entend atteindre ses objectifs pour se d&#233;barrasser de sa d&#233;pendance &#224; ce dernier &#187;. Le gouvernement du Qu&#233;bec a l'objectif d'ici 2020 de r&#233;duire de 25 % les gaz &#224; effet de serre par rapport &#224; 1990 et de 30% sa consommation de p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; propos de la ligne 98 d'Enbridge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enbridge pr&#233;voit inverser le flux du p&#233;trole du pipeline Ligne 9, entre le Qu&#233;bec et l'Ontario, pour acheminer jusqu'&#224; Montr&#233;al le p&#233;trole issu des sables bitumineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi devrions-nous &#234;tre pr&#233;occup&#233;s de l'arriv&#233;e du p&#233;trole issu des sables bitumineux au Qu&#233;bec et de la mise en place du projet d'Enbridge ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pipeline qu'Enbridge veut utiliser est vieux et us&#233;, il a &#233;t&#233; construit dans les ann&#233;es 70, il y a pr&#232;s de 40 ans ; Ce pipeline a &#233;t&#233; construit pour transporter du p&#233;trole l&#233;ger et non du p&#233;trole lourd comme celui des sables bitumineux ; Enbridge est responsable du plus important d&#233;versement p&#233;trolier en sol nord-am&#233;ricain, celui de Kalamazoo au Michigan en 2010, dont les co&#251;ts de nettoyage seulement se sont &#233;lev&#233;s &#224; plus de 700 millions $.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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