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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Chypre : La tro&#239;ka persiste et signe</title>
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		<dc:date>2013-04-23T14:31:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#244;me Duval</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Chypre</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-04-23</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comme en Espagne, le mod&#232;le de d&#233;veloppement avec le taux de croissance &#233;lev&#233; des ann&#233;es 2000 en large partie d&#251; au secteur de construction et du tourisme semble avoir atteint ses limites. Chypre est secou&#233;e par les politiques d'aust&#233;rit&#233; qui traversent la Gr&#232;ce, les attaques sp&#233;culatives et les pressions de ses cr&#233;anciers. Pourtant, la dette publique chypriote ne d&#233;passe le niveau requis par Bruxelles (60% du PIB) qu'apr&#232;s l'&#233;clatement de la crise en Europe et passe de 48.9% en 2008 &#224; 71,1% (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-230-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Chypre-+" rel="tag"&gt;Chypre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-04-23-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-04-23&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton13827-0e05a.png?1677674843' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme en Espagne, le mod&#232;le de d&#233;veloppement avec le taux de croissance &#233;lev&#233; des ann&#233;es 2000 en large partie d&#251; au secteur de construction et du tourisme semble avoir atteint ses limites. Chypre est secou&#233;e par les politiques d'aust&#233;rit&#233; qui traversent la Gr&#232;ce, les attaques sp&#233;culatives et les pressions de ses cr&#233;anciers. Pourtant, la dette publique chypriote ne d&#233;passe le niveau requis par Bruxelles (60% du PIB) qu'apr&#232;s l'&#233;clatement de la crise en Europe et passe de 48.9% en 2008 &#224; 71,1% en 2011. Elle serait de 84% du PIB au troisi&#232;me trimestre 2012 selon Eurostat |2| et pourrait d&#233;passer les 109 % du PIB cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 avril | CADTM&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le premier &#171; corralito &#187; |1| europ&#233;en&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; de nombreux rebondissements, finalement, ce ne sont plus 18 milliards dont a besoin le gouvernement chypriote pour la p&#233;riode 2012-2016 mais au moins 23 milliards d'euros. Alors que les n&#233;gociations courent toujours entre les autorit&#233;s chypriotes et russes sur la restructuration du pr&#234;t de 2,5 milliards d'euros accord&#233; en 2011 &#224; Chypre par la F&#233;d&#233;ration de Russie, la tro&#239;ka a donn&#233; son verdict avant d'&#234;tre valid&#233; par les Parlements nationaux |3| : l'aust&#233;rit&#233;, comme on pouvait s'y attendre, sera brutale voire mortelle et d&#233;vastatrice &#224; Chypre. En &#233;change d'un pr&#234;t de 10 milliards d'euros (9 milliards de la zone euro, via le M&#233;canisme europ&#233;en de stabilit&#233; (MES), et 1 milliard du FMI), la tro&#239;ka impose ses recommandations habituelles :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; allongement de la dur&#233;e du travail en repoussant l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite de deux ans ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;duction de 4500 fonctionnaires jusqu'en 2016 ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; gel des pensions retraites et salaires jusqu'en 2016 ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; augmentation de 17 &#224; 19% de la TVA &#224; raison d'un point en plus par an en 2013 et en 2014 (le taux r&#233;duit de TVA augmentera de 8% &#224; 9%) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; augmentation des imp&#244;ts/taxes sur le tabac, l'alcool, l'&#233;nergie, les transports et l'essence ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; coupes claires dans l'&#233;ducation et la sant&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chypre rejoint ainsi le club des pays sous perfusion de la tro&#239;ka. La population chypriote est somm&#233;e de se serrer la ceinture pour sauver des banques priv&#233;es insouciantes et irresponsables qui ont perdu des milliards en sp&#233;culant sur la dette grecque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les 10 milliards &#171; d'aide &#187;, seulement 3,4 milliards doivent servir au besoin de financement du gouvernement. 2,5 milliards sont destin&#233;s &#224; recapitaliser le secteur bancaire (la somme totale n&#233;cessaire est estim&#233;e &#224; 10,4 milliards d'euros) et les 4,1 milliards restant repartiront aussit&#244;t en remboursement de la dette arrivant &#224; &#233;ch&#233;ance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signalons au passage que le montant pr&#234;t&#233; par la tro&#239;ka est &#224; peu pr&#232;s &#233;quivalent &#224; la fortune de 11,5 milliards de dollars d&#233;tenue par le milliardaire chypriote John Fredriksen. D'apr&#232;s Forbes, les 3 milliardaires de Chypre totalisent 13,6 milliards de dollars. |4|&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas tout, pour satisfaire ses cr&#233;anciers, le pays doit d&#233;gager 13 milliards d'euros, au lieu des 7 milliards pr&#233;vus fin mars. Ces 13 milliards suppl&#233;mentaires (soit 75 % du PIB annuel actuel de l'&#238;le) seront &#224; la charge des Chypriotes qui p&#226;tissent d'un effondrement de leur pouvoir d'achat et dont le taux de ch&#244;mage a brutalement augment&#233; de 3,7% en 2008 &#224; 14% en f&#233;vrier 2013.2 |5|&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chypre, ce paradis fiscal de moins de 1,5 millions d'habitants o&#249; les entreprises ne payent officiellement que 10% d'imp&#244;t sur leurs b&#233;n&#233;fices, devrait s'engager &#224; porter ce taux au niveau de celui de l'Irlande &#224; 12,5 %. Une bien maigre compensation suite &#224; la chute vertigineuse de cet imp&#244;t de 9 points qui &#233;tait de 19% en 2000. Par ailleurs, le programme de privatisations est port&#233; &#224; 1,4 milliard d'euros et la banque centrale doit vendre une partie de l'or qu'elle d&#233;tient en r&#233;serve pour 400 millions d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La particularit&#233; de cette crise est qu'elle met en doute la s&#233;curit&#233; des d&#233;p&#244;ts bancaires de la population, dor&#233;navant, on touche au portefeuille des citoyens. Le projet initial &#233;labor&#233; en mars pr&#233;voyait d'instaurer une taxe exceptionnelle de 6,75 % sur les d&#233;p&#244;ts bancaires en-de&#231;&#224; de 100 000 euros et de 9,9 % au-del&#224; de ce seuil. Il a &#233;t&#233; rejet&#233; par le Parlement le 19 mars 2013. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; emp&#234;ch&#233;e de violer sa propre loi prot&#233;geant les avoirs bancaires de moins de 100 .000 euros par les d&#233;put&#233;s chypriotes, l'Union europ&#233;enne propose d&#233;sormais de mettre &#224; contribution les d&#233;p&#244;ts de plus de 100 000 euros &#224; hauteur de 60 % selon le FMI. Malgr&#233; un soi-disant contr&#244;le sur les capitaux et la fermeture des banques pendant 12 jours en mars, d'&#233;normes fuites ont eu lieu sous les yeux de la BCE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela rappelle fortement la crise argentine de 2001 lorsque le ' corralito ' fut d&#233;cr&#233;t&#233; le 1er d&#233;cembre 2001 (il resta en place jusqu'au 1er d&#233;cembre 2002) et entra&#238;na la chute du gouvernement de Fernando de la R&#250;a trois semaines plus tard. Ce qui se passe &#224; Chypre, bien que ne repr&#233;sentant que 0,2 % de l'&#233;conomie de la zone euro (son PIB annuel est d'environ 17,8 milliards d'euros), constitue une premi&#232;re en Europe et a de fortes probabilit&#233;s d'&#233;tendre la crise de la zone euro et au-del&#224;. Malgr&#233; les r&#233;cents discours du FMI appelant &#224; r&#233;duire l'aust&#233;rit&#233;, l'institution persiste et signe. Il s'agit de contr&#244;ler la mise en &#339;uvre des politiques aust&#233;ritaires afin de poursuivre les m&#234;mes objectifs d'ajustement. L'aust&#233;rit&#233; doit passer co&#251;te que co&#251;te, outre la r&#233;probation de la Cour constitutionnelle comme au Portugal ou l'impasse au Parlement comme en Gr&#232;ce |6|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le probl&#232;me des banques chypriotes, c'est la dette grecque, que les banques du Centre leur ont refourgu&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actifs du syst&#232;me financier chypriote, extr&#234;mement expos&#233; &#224; la dette grecque, sont devenus 8 fois plus importants que le PIB du pays. En 2009 et 2010, les banques priv&#233;es chypriotes - dont les 2 plus importantes, la banque Laiki et la banque de Chypre &#8211; ont massivement investi en bons de la dette grecque &#224; hauts risques &#224; la recherche de rentabilit&#233; sur le march&#233; secondaire (o&#249; s'&#233;changent les bons de la dette &#171; d'occasion &#187;) et cela alors que les autres banques europ&#233;ennes tentaient par tous les moyens de s'en d&#233;faire. La Deutsche Bank a ainsi pu se d&#233;barrasser de ses titres de la dette grecque pour les revendre &#224; bon prix aux banques de Chypre. Avec la d&#233;valuation des bons de la dette grecque n&#233;goci&#233;e avec la tro&#239;ka et la Gr&#232;ce en d&#233;cembre 2012 comme condition au d&#233;blocage d'une nouvelle tranche d'endettement, les d&#233;tenteurs de la dette grecque ont &#233;t&#233; soulag&#233;s et c'est tout le syst&#232;me bancaire chypriote qui a subi d'&#233;normes pertes. La banque Laiki et la banque de Chypre se sont alors effondr&#233;es. Une fois encore la population est appel&#233;e &#224; sauver la mise d'un secteur bancaire priv&#233; qui a perdu des milliards en sp&#233;culant de mani&#232;re totalement aberrante.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|1| Le &#8216;Corralito' (litt&#233;ralement &#171; petit enclos &#187;) fait r&#233;f&#233;rence &#224; la d&#233;cision de d&#233;but d&#233;cembre 2001 du gouvernement argentin, pour mettre fin &#224; des retraits massifs de liquidit&#233; (22Mds $ en 3 mois) et &#224; la fuite de capitaux, du gel des avoirs bancaires, de l'interdiction de l'envoi de fonds &#224; l'&#233;tranger, et la limitation des retraits bancaires &#224; 250 pesos par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|2| Eurostat, 23 janvier 2013. &lt;a href=&#034;http://epp.eurostat.ec.europa.eu/ca..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://epp.eurostat.ec.europa.eu/ca..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|3| Le 18 avril 2013, les d&#233;put&#233;s allemands du Bundestag ont approuv&#233; le plan. Sur les 600 d&#233;put&#233;s pr&#233;sents, 486 ont vot&#233; oui, 103 ont vot&#233; contre et 11 se sont abstenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|4| The World's Billionaires, Forbes 2013. &lt;a href=&#034;http://www.forbes.com/billionaires/..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.forbes.com/billionaires/..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|5| Eurostat, &lt;a href=&#034;http://epp.eurostat.ec.europa.eu/ca..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://epp.eurostat.ec.europa.eu/ca..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|6| Les 2 premiers Memorandum de la troika ne sont pas pass&#233;s devant le Parlement grec, violant ainsi la Constitution.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelques le&#231;ons de la crise chypriote</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Quelques-lecons-de-la-crise-chypriote</link>
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		<dc:date>2013-04-16T14:07:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Sapir</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Chypre</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-04-16</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est temps d&#233;sormais de tirer les le&#231;ons de la crise chypriote. Elle a &#233;t&#233; importante non pas du fait de la taille du pays &#8211; Chypre ne repr&#233;sente que 0,2% du PIB de la zone euro &#8211; mais en raison des mesures prises et de leurs cons&#233;quences. Elles prouvent que cet Etat membre de l'Union europ&#233;enne, si petit qu'il soit, a &#233;branl&#233; la zone euro dans ses profondeurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
(tir&#233; du site M&#233;moires des luttes) &lt;br class='autobr' /&gt; Tout d'abord, cette crise a fait sauter le tabou d'une ponction sur les comptes bancaires. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Chypre-+" rel="tag"&gt;Chypre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-04-16-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-04-16&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH112/arton13752-c243c.png?1677674843' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est temps d&#233;sormais de tirer les le&#231;ons de la crise chypriote. Elle a &#233;t&#233; importante non pas du fait de la taille du pays &#8211; Chypre ne repr&#233;sente que 0,2% du PIB de la zone euro &#8211; mais en raison des mesures prises et de leurs cons&#233;quences. Elles prouvent que cet Etat membre de l'Union europ&#233;enne, si petit qu'il soit, a &#233;branl&#233; la zone euro dans ses profondeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tir&#233; du site M&#233;moires des luttes)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout d'abord, cette crise a fait sauter le tabou d'une ponction sur les comptes bancaires. Bien entendu, on ne touchera pas aux d&#233;p&#244;ts de moins de 100 000 euros, en d&#233;pit du premier plan de sauvetage approuv&#233; par l'ensemble de l'Eurogroupe (donc en particulier par Chypre et la France). En tout cas, on n'y touchera pas tout de suite&#8230; Mais l'id&#233;e que Chypre constituait un cas exceptionnel - ce qu'a r&#233;p&#233;t&#233; Fran&#231;ois Hollande le 28 mars &#224; la t&#233;l&#233;vision - est morte et bien morte. Le lendemain, Klaas Knot, membre du Conseil de la Banque centrale europ&#233;enne (BCE), a ainsi affirm&#233; [1] son accord de principe avec la d&#233;claration tr&#232;s controvers&#233;e de Jeroen Dijsselbloem, pr&#233;sident de l'Eurogroupe [2].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle politique d&#233;coule directement de la pression allemande. A l'occasion de la crise chypriote, Angela Merkel a redit avec force qu'il n'&#233;tait pas question que le contribuable allemand continue d'&#234;tre ponctionn&#233; [3]. C'est une position que l'on peut parfaitement comprendre, mais elle porte en elle la fin de la zone euro, et ceci pour deux raisons. D'une part, si l'on peut comprendre que l'on mette &#224; contribution les actionnaires d'une banque, toucher aux d&#233;posants est largement contre-productif en raison des effets de panique (le bank run) que cela risque de provoquer. D'autre part, si l'Allemagne ne veut plus payer, et elle devrait d&#233;bourser de 8% &#224; 10% de son PIB chaque ann&#233;e pour que la zone euro fonctionne [4], cette derni&#232;re est condamn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, cette crise se r&#233;v&#232;le non pas comme un &#233;pisode mineur dans un processus qui serait sous contr&#244;le, comme l'a pr&#233;tendu Fran&#231;ois Hollande, mais bien comme un nouveau saut qualitatif, comme l'affirme Paul de Grauwe, &#233;conomiste &#224; la London Business School [5]. Telle est la deuxi&#232;me le&#231;on que l'on peut tirer de cette crise. Ce saut qualitatif, dont on aura l'occasion de mesurer les effets sur la Slov&#233;nie - qui demandera d'ici quelques semaines l'aide de la &#171; tro&#239;ka &#187; - a d&#233;j&#224; des cons&#233;quences sur les deux pays les plus menac&#233;s par la nouvelle doctrine germano-bruxelloise : l'Espagne et l'Italie. Il faudra surveiller dans les semaines &#224; venir l'&#233;volution du montant des d&#233;p&#244;ts dans les banques italiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces le&#231;ons ne sont pas les seules. On a pu v&#233;rifier, du 16 au 29 mars, deux choses importantes. Tout d'abord les contr&#244;les sur les mouvements de capitaux fonctionnent. Certes, ils ne sont pas compl&#232;tement &#233;tanches, mais ils ont &#233;vit&#233; la panique bancaire &#224; Chypre lors de la r&#233;ouverture des banques. Cependant, pour &#234;tre compl&#232;tement efficaces, ces contr&#244;les doivent &#234;tre complets : si la fermeture des banques chypriotes n'a pas emp&#234;ch&#233; certains de sortir leur argent, c'est parce que l'on avait omis de fermer les filiales, ou du moins d'interdire &#224; ces derni&#232;res toute op&#233;ration mettant en cause les comptes dans les banques &#171; m&#232;res &#187; (Cyprus Popular et Bank of Cyprus). C'est la raison pour laquelle les pr&#233;l&#232;vements sur les comptes de plus de 100 000 euros seront au minimum de 60 %, et non pas de 30 % comme initialement annonc&#233;. Les contr&#244;les n'ont pas &#233;t&#233; suffisamment r&#233;fl&#233;chis en amont, o&#249; peut-&#234;tre a-t-on assist&#233; &#224; des connivences &#224; l'int&#233;rieur du syst&#232;me bancaire chypriote [6]. Quoi qu'il en soit, il n'aurait pas &#233;t&#233; tr&#232;s difficile de proc&#233;der &#224; une fermeture des banques qui soit r&#233;ellement &#233;tanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela veut dire que de telles mesures ne s'improvisent pas. Elles doivent &#234;tre &#233;labor&#233;es par des personnes connaissant les diverses astuces - on dirait en franco-russe les &#171; sch&#233;mas &#187; - pour tourner ce genre de r&#233;glementation. Ceci impose de donner des pouvoirs importants et discr&#233;tionnaires &#224; la banque centrale du pays concern&#233;, en particulier celui d'interrompre tous les liens informatiques entre les banques. Comme cette banque centrale nationale constitue un &#233;l&#233;ment clef de la s&#233;curit&#233; &#233;conomique du pays, elle doit donc repasser imp&#233;rativement sous la tutelle de l'&#201;tat, f&#251;t-ce de mani&#232;re temporaire. Voil&#224; qui valide, a posteriori, ce que j'avais pu &#233;crire en 2006 sur la n&#233;cessit&#233; d'un &#171; article 16 &#233;conomique &#187;, permettant au gouvernement de s'exempter des r&#232;gles normales et des trait&#233;s sign&#233;s pour faire respecter le contenu du pr&#233;ambule de la Constitution [7]. J'&#233;tais revenu sur ce point dans un document de travail diffus&#233; en avril 2011 et intitul&#233; : &#8220;S'il faut sortir de l'euro&#8230;&#8220;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre s&#233;rie de le&#231;ons se d&#233;gage des mesures de sauvegarde prises par la Banque centrale de Chypre, et en particulier la mise en place d'un strict contr&#244;le des changes. Notons, ici encore, que ce retour des contr&#244;les des mouvements de capitaux et du contr&#244;le des changes &#233;tait pr&#233;visible, comme cela avait &#233;t&#233; dit dans une note pr&#233;c&#233;dente [8]. Cela correspond tant &#224; une r&#233;alit&#233;, comme on a pu le voir dans d'autres pays (Russie, Argentine) [9], qu'&#224; une &#233;volution spectaculaire de la doctrine des organisations internationales, au premier plan desquelles le FMI [10].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'important ici est que l'on a, sans drame et sans fa&#231;ons, cr&#233;e deux euros : l'un chypriote, dont la fongibilit&#233; est limit&#233;e, et l'autre pour le reste de la zone euro. Les concepteurs de ce syst&#232;me ne ce sont pas rendu compte qu'ils administraient ainsi la d&#233;monstration que rien ne serait plus facile que de quitter la zone euro. Tous les discours sur les aspects catastrophiques d'une telle d&#233;cision s'effondrent devant les faits : une fois que l'on aurait accept&#233; de renouer avec une forte &#171; r&#233;pression financi&#232;re &#187;, la sortie de la monnaie unique ne poserait pas de probl&#232;me insurmontable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme Alexandre Delaigue l'explique sur le site de France Info : &#171; Comme l'ont remarqu&#233; de nombreux commentateurs, depuis que des contr&#244;les des capitaux sont en place &#224; Chypre, si la monnaie chypriote s'appelle toujours l'euro, en pratique, un euro dans une banque chypriote n'est plus &#233;quivalent &#224; un euro ailleurs. Les comptes sup&#233;rieurs &#224; 100 000 euros sont bloqu&#233;s, les retraits sont limit&#233;s, ainsi que les capacit&#233;s de transfert de son argent hors des fronti&#232;res chypriotes. Tant que ces contr&#244;les sont en place &#8211; et on ne sait pas quand ils seront lev&#233;s &#8211; Chypre a une autre devise, dont la parit&#233; est officiellement fix&#233;e &#224; un euro, comme le dollar des Bahamas par rapport au dollar am&#233;ricain. Ces contr&#244;les l&#232;vent l'un des principaux obstacles avanc&#233;s jusqu'&#224; pr&#233;sent &#224; la sortie de l'euro d'un pays ; la d&#233;sorganisation &#233;conomique qui en r&#233;sulterait, la n&#233;cessit&#233; de mettre en place des contr&#244;les de capitaux drastiques pour &#233;viter des sorties de devises le temps du changement de monnaie. Ces contr&#244;les sont en place et une bonne partie des sorties de capitaux a d&#233;j&#224; eu lieu. En pratique, il devient donc possible pour le pays de revenir &#224; son ancienne devise, la livre chypriote. [11] &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est dit !&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;NOTES&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] &#8220; European Central Bank Governing Council member Klaas Knot said on Friday there was &#8220;little wrong&#8221; with Eurogroup chair Jeroen Dijsselbloem's recipe for dealing with future euro zone banking crises&#8221;, Reuters, 29 mars 2013. URL :&lt;a href=&#034;http://www.reuters.com/us-eurozone-cyprus-ecb-knot&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.reuters.com/us-eurozone-cyprus-ecb-knot&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Claire Gatinois et Jean-Pierre Stroobants, &#171; Les d&#233;buts difficiles de Jeroen Dijsselbloem, rebaptis&#233; &#8220;Dijsselbourde&#8221;, Le Monde, 27 mars 2013. URL &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/les-debuts-difficiles-de-jeroen-dijsselbloem-rebaptise-dijsselbourde&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lemonde.fr/les-debuts-difficiles-de-jeroen-dijsselbloem-rebaptise-dijsselbourde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Mats Persson, &#171; Euro crisis : After the Cyprus bank raid fiasco, Germany is being painted as the EU's chief villain &#187;, The Telegraph, 31 mars 2013. URL :&lt;a href=&#034;http://www.telegraph.co.uk/Euro-crisis-After-the-Cyprus-bank-raid-fiasco-Germany-is-being-painted-as-the-EUs-chief-villain&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.telegraph.co.uk/Euro-crisis-After-the-Cyprus-bank-raid-fiasco-Germany-is-being-painted-as-the-EUs-chief-villain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Jacques Sapir, &#8220;Le co&#251;t du f&#233;d&#233;ralisme dans la zone Euro&#8221;, billet publi&#233; sur le carnet Russeurope le 10 novembre 2012. URL : &lt;a href=&#034;http://russeurope.hypotheses.org/453&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://russeurope.hypotheses.org/453&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] RTBF, &#171; Chypre : &#8220;La zone euro est devenue plus fragile, le risque a augment&#233;&#8221; &#187;, 31 mars 2013. URL : &lt;a href=&#034;http://www.rtbf.be/chypre-la-zone-euro-est-devenue-plus-fragile-le-risque-a-augmente&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.rtbf.be/chypre-la-zone-euro-est-devenue-plus-fragile-le-risque-a-augmente&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] La Voix de la Russie, &#171; Chypre : la famille du pr&#233;sident sort sans pr&#233;judice des millions de Laiki Bank &#187;, 31 mars 2013. URL : &lt;a href=&#034;http://french.ruvr.ru/Chypre-la-famille-du-president-sort-sans-prejudice-des-millions-de-Laiki-Bank&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://french.ruvr.ru/Chypre-la-famille-du-president-sort-sans-prejudice-des-millions-de-Laiki-Bank&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Jacques Sapir, &#171; La Crise de l'euro : erreurs et impasses de l'europ&#233;isme &#187; in Perspectives R&#233;publicaines, n&#176;2, juin 2006, pp. 69-84.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Jacques Sapir, &#8220;Les contr&#244;les de capitaux : une id&#233;e qui fait son chemin&#8221;, billet publi&#233; sur le carnet Russeurope le 29 janvier 2013. URL : &lt;a href=&#034;http://russeurope.hypotheses.org/792&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://russeurope.hypotheses.org/792&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] B.J. Cohen, &#8220;Contr&#244;le des capitaux : pourquoi les gouvernements h&#233;sitent-ils ?&#8221;, in Revue &#201;conomique, vol. 52, n&#176;2, mars 2001, pp. 207-232, p. 228.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] J. Ostry et al., &#171; Capital Inflows : The Role of Controls &#187;, International Monetary Fund Staff Position Note, Washington (D. C.), FMI, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[11] Alexandre Delaigue, &#171; Chypre doit-elle quitter la zone euro ? &#187;, France-Info, 31 mars 2013. URL : &lt;a href=&#034;http://blog.francetvinfo.fr/chypre-doit-elle-quitter-la-zone-euro&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://blog.francetvinfo.fr/chypre-doit-elle-quitter-la-zone-euro&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;JACQUES SAPIR&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Directeur d'&#233;tudes &#224; l'EHESS et directeur du CEMI-EHESS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Europe : Italie et Chypre, stabilisation sur des faux airs de remous</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Europe-Italie-et-Chypre-stabilisation-sur-des-faux-airs-de-remous</link>
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		<dc:date>2013-04-02T13:12:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Georgiou Christakis</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>
		<dc:subject>Chypre</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-04-02</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les derni&#232;res &#233;volutions en Europe, au contraire de ce que les apparences et les r&#233;actions &#224; chaud pourraient laisser penser, valident l'id&#233;e que la situation se stabilise. &lt;br class='autobr' /&gt; A l'heure o&#249; s'&#233;crit cet article, l'Italie reste sans nouveau gouvernement, trois semaines apr&#232;s les &#233;lections. Mais les parall&#232;les avec la situation grecque de mai-juin 2012 ne sont pas opportuns. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord, apr&#232;s une premi&#232;re r&#233;action de panique au lendemain du vote, les investisseurs financiers ont retrouv&#233; leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Chypre-+" rel="tag"&gt;Chypre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-04-02-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-04-02&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH103/arton13611-39280.jpg?1677674843' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les derni&#232;res &#233;volutions en Europe, au contraire de ce que les apparences et les r&#233;actions &#224; chaud pourraient laisser penser, valident l'id&#233;e que la situation se stabilise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'heure o&#249; s'&#233;crit cet article, l'Italie reste sans nouveau gouvernement, trois semaines apr&#232;s les &#233;lections. Mais les parall&#232;les avec la situation grecque de mai-juin 2012 ne sont pas opportuns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, apr&#232;s une premi&#232;re r&#233;action de panique au lendemain du vote, les investisseurs financiers ont retrouv&#233; leur calme. Le tr&#233;sor italien a pu vendre de la dette &#224; des taux en l&#233;g&#232;re hausse seulement. Aucun effet de contagion sur la dette publique espagnole n'est perceptible pour le moment. Mieux, pour les dirigeants europ&#233;ens, l'Irlande a fait un come-back assez spectaculaire sur les march&#233;s financiers. Mercredi 13, pour la premi&#232;re fois depuis novembre 2010, le tr&#233;sor irlandais a r&#233;ussi &#224; vendre de la dette, et ce &#224; des taux inf&#233;rieurs &#224; ceux de l'Italie ou de l'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Grillo n'est pas Syriza&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, le ph&#233;nom&#232;ne Grillo a peu de choses &#224; voir avec le ph&#233;nom&#232;ne Syriza. L'Italie n'a pas du tout connu les secousses sociales et ouvri&#232;res qui rythment depuis trois ans la vie politique grecque. Les deux principales coalitions, malgr&#233; les tr&#232;s grandes pertes en nombre de voix enregistr&#233;es &#224; cette &#233;lection par rapport &#224; celle de 2008 (au total quelques 11 millions de voix), ne se sont pas effondr&#233; comme l'ont fait en mai 2012 le centre-gauche et le centre-droit grecs. En tout, les partis qui soutenaient le gouvernement Monti ont recueilli presque 70 % des voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement cinq &#233;toiles lui-m&#234;me a tr&#232;s peu de choses &#224; voir avec Syriza. Ce mouvement n'est pas un courant issu du mouvement ouvrier. La sociologie de ses membres et de ses &#233;lus est assez parlante : il s'agit du mouvement italien avec le plus de dipl&#244;m&#233;s ainsi que le plus de jeunes. Ses principales revendications refl&#232;tent d'ailleurs sa sociologie : moralisation et r&#233;duction du co&#251;t de la vie politique, g&#233;n&#233;ralisation de l'utilisation d'internet dans les administrations et la vie publiques, une loi contre les conflits d'int&#233;r&#234;t dans les entreprises et une attitude de gestionnaire &#171; responsable &#187; des deniers publics en lien avec une sensibilit&#233; &#233;cologiste. Sa critique de l'aust&#233;rit&#233; n'a pas &#233;t&#233; l'&#233;l&#233;ment de diff&#233;renciation avec les autres forces politiques. Le centre-gauche aussi a plaid&#233; pour un assouplissement de la rigueur, et si Berlusconi a r&#233;ussi &#224; faire un retour important, c'est en partie gr&#226;ce &#224; sa promesse de remboursement de la taxe d'habitation introduite par Monti. Le mouvement participe d&#233;j&#224; dans des ex&#233;cutifs locaux (il contr&#244;le la mairie de Parme et participe &#224; l'ex&#233;cutif r&#233;gional en Sicile).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne n'est pas si diff&#233;rent que cela du ph&#233;nom&#232;ne Renzi, le jeune maire de Florence qui a disput&#233; les primaires du Parti D&#233;mocrate (centre-gauche) avec une orientation lib&#233;rale. Tous les deux expriment le rejet grandissant et &#233;crasant chez les jeunes italiens du personnel et du syst&#232;me politique mis en place au d&#233;but des ann&#233;es 90. Alors que Renzi est l'expression mainstream de ce rejet, Grillo y rajoute une forte dose de populisme. Son refus de participer &#224; un gouvernement men&#233; par le PD est motiv&#233; par l'analyse selon laquelle un retour aux urnes lui profiterait. Les derniers sondages le confirment et montrent que le principal perdant serait Berlusconi. Nous sommes sans doute &#224; un d&#233;but de recomposition du paysage partisan en Italie dont la prochaine &#233;tape pourrait bien &#234;tre l'implosion du parti berlusconien, surtout apr&#232;s les condamnations prononc&#233;es ou attendues contre le Cavaliere.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pari chypriote des europ&#233;ens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si quelque chose risque de d&#233;stabiliser la zone euro dans les jours qui viennent, c'est plut&#244;t le sauve&#173;tage des banques chypriotes d&#233;cid&#233; dans la nuit du vendredi au samedi 15 et 16 mars. Le sauvetage pr&#233;voit notamment de mettre &#224; contribution les d&#233;p&#244;ts bancaires, y compris ceux en dessous de 100 000 euros, alors m&#234;me que l'&#233;tat garantit ces sommes en cas de faillite bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sauvetage chypriote avait &#233;t&#233; ajourn&#233; pendant plusieurs mois, le temps que les &#233;lections pr&#233;sidentielles de fin f&#233;vrier permettent l'&#233;viction du pr&#233;sident communiste et l'arriv&#233;e au pouvoir du leader de la droite. Plus fondamentalement, pour qu'un accord soit possible, l'Allemagne et le FMI posaient comme condition de prendre des mesures contre le blanchiment d'argent, de mettre &#224; contribution les gros &#233;pargnants et de relever l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s (le plus bas dans la zone euro &#224; 10 %). En fait, depuis une quinzaine d'ann&#233;es, Chypre est devenue une place financi&#232;re off-shore au service de la mafia russe qui blanchit son argent sale en le faisant transiter par l'&#238;le. Sur les 70 milliards de d&#233;p&#244;ts bancaires, on estime &#224; 30 % la part de l'argent russe. Le sauvetage chypriote est, entre autres, un bras de fer entre l'Europe et la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les europ&#233;ens et le FMI &#233;taient pr&#234;ts &#224; ce que la mise &#224; contribution ne frappe que les gros &#233;pargnants. Mais le gouvernement chypriote, craignant de faire fuir les mafieux, a voulu les prot&#233;ger en frappant aussi les petits &#233;pargnants. A l'heure o&#249; cet article est achev&#233;, une ren&#233;gociation est en cours pour all&#233;ger le fardeau support&#233; par les petits &#233;pargnants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pari des Europ&#233;ens comporte un certain risque. Frapper les d&#233;p&#244;ts bancaires risque de semer &#224; nouveau le trouble chez les investisseurs financiers mais aussi chez les &#233;pargnants des pays du sud de l'Europe. Cela pourrait renverser la tendance au retour de la confiance aux banques de ces pays (voir num&#233;ro 223 de solidarit&#233;S). Mais la petite taille de l'&#233;conomie chypriote et son caract&#232;re particulier de place off-shore de la mafia russe signifient probablement qu'il n'y aura pas de contagion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Paru en Suisse dans &#171; solidarit&#233;S &#187; n&#176; 225 (20/03/2013). &lt;a href=&#034;http://www.solidarites.ch/journal/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.solidarites.ch/journal/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le choc chypriote</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-choc-chypriote-13531</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-choc-chypriote-13531</guid>
		<dc:date>2013-03-26T14:28:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Husson</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Chypre</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-03-26</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le plan imagin&#233; par l'Eurogroupe pour Chypre t&#233;moigne de la violence des politiques europ&#233;ennes et de la capacit&#233; des dirigeants europ&#233;ens &#224; aggraver la crise qu'ils sont cens&#233;s g&#233;rer. Ils n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; remettre en cause leur respect de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, en l'occurrence leur engagement &#224; garantir les d&#233;p&#244;ts bancaires jusqu'&#224; 100 000 euros, au nom d'un principe sup&#233;rieur : faire payer aux citoyens la facture de la crise. Ils se trouvaient dans le cas de Chypre face &#224; un petit pays (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton13531-57d0c.jpg?1677674843' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le plan imagin&#233; par l'Eurogroupe pour Chypre t&#233;moigne de la violence des politiques europ&#233;ennes et de la capacit&#233; des dirigeants europ&#233;ens &#224; aggraver la crise qu'ils sont cens&#233;s g&#233;rer. Ils n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; remettre en cause leur respect de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, en l'occurrence leur engagement &#224; garantir les d&#233;p&#244;ts bancaires jusqu'&#224; 100 000 euros, au nom d'un principe sup&#233;rieur : faire payer aux citoyens la facture de la crise. Ils se trouvaient dans le cas de Chypre face &#224; un petit pays (0,2 % du PIB europ&#233;en) mais qui avait besoin, pour recapitaliser ses banques, d'une &#171; aide &#187; de 15,8 milliards d'euros, &#224; peu pr&#232;s &#233;quivalente &#224; son PIB annuel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela s'explique par la taille &#233;norme des actifs bancaires de Chypre : 150 milliards d'euros, soit pr&#232;s de 9 fois le PIB. Elle illustre le r&#244;le de plaque tournante pour les investissements russes &#171; round-cycling &#187; qui ne font que transiter par Chypre pour &#234;tre r&#233;investis en Russie : ainsi, plus de 50% des investissements dans l'immobilier russe viennent de Chypre, qui est le deuxi&#232;me investisseur &#233;tranger en Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan initial pr&#233;voyait une aide de 10 milliards d'euros, conditionn&#233;e &#224; un pr&#233;l&#232;vement de 5,8 milliards sur les d&#233;p&#244;ts se r&#233;partissant ainsi : 2 milliards sur les d&#233;p&#244;ts en dessous de 100 000 euros et 3,8 milliards au dessus. Ses effets auraient &#233;t&#233; catastrophiques, avec une &#233;norme ponction sur le pouvoir d'achat mais son annonce a suffit &#224; d&#233;clencher une panique bancaire et un bras de fer entre la Russie et l'Union europ&#233;enne. La pression populaire a heureusement conduit au refus de ce plan, mais le mal est fait et les cons&#233;quences sont difficiles &#224; pr&#233;voir : un effet en retour sur la situation grecque, voire espagnole, n'est pas exclue, puisque dor&#233;navant une ponction directe sur les d&#233;p&#244;ts est entr&#233;e dans le domaine du possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vraie question est de savoir ce qu'il aurait fallu faire. L'id&#233;e de faire payer les oligarques russes est paradoxalement subversive, puisque les institutions europ&#233;ennes l&#233;gitiment un projet consistant &#224; faire payer la crise &#224; ceux qui ont profit&#233; du capitalisme financier et non au peuple qui n'est en rien responsable de la crise. On pouvait recueillir la m&#234;me somme en pr&#233;levant 15 % (et non 9,9 %) sur les seuls d&#233;p&#244;ts sup&#233;rieurs &#224; 100 000 euros. Cela impliquait &#224; terme l'abandon du statut de &#171; paradis bancaire &#187; de Chypre, mais le pays pourrait se recentrer sur ses autres ressources, notamment les r&#233;serves de p&#233;trole et de gaz r&#233;cemment d&#233;couvertes, et assainir en partie sa situation financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants europ&#233;ens faisaient preuve ces temps derniers d'un optimisme obsc&#232;ne en affirmant que la crise des dettes &#233;tait dor&#233;navant sous contr&#244;le, oubliant le prix &#224; payer pour &#171; rassurer &#187; les march&#233;s financiers, &#224; savoir le saccage de pays entiers, et en particulier de la Gr&#232;ce. Mais le choc chypriote montre que rien n'est termin&#233; et que la tro&#239;ka est pr&#234;te &#224; pousser jusqu'&#224; l'absurde la violence de ses politiques. La le&#231;on &#224; en tirer est double : que seules les r&#233;sistances sociales peuvent r&#233;pondre &#224; cette violence et que les occasions de mobilisation n'ont pas disparu. Mais elles ont besoins de s'appuyer sur une alternative radicale qui passe par l'annulation des dettes ill&#233;gitimes, la taxation des revenus du capital (seulement 10 % &#224; Chypre !), la socialisation des banques et &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne une logique de solidarit&#233;. Chypre pourrait donner l'exemple, non pas par une sortie de l'euro qui ne r&#232;glerait rien, mais plut&#244;t par des mesures de rupture en ce sens, allant jusqu'&#224; l'&#233;mission directe de monnaie par le Banque centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://hussonet.free.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://hussonet.free.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;clarations d'Alexis Tsipras (Syriza) face au hold-up de l'UE &#224; Chypre</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Declarations-d-Alexis-Tsipras-Syriza-face-au-hold-up-de-l-UE-a-Chypre</link>
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		<dc:date>2013-03-26T14:26:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexis Tsipras</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Chypre</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-03-26</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est totalement &#233;vident maintenant que les leaders de l'UE suivent une voie qui va ouvertement &#224; l'encontre des peuples europ&#233;ens. La strat&#233;gie du gouvernement allemand, avec la b&#233;n&#233;diction du capital financier sp&#233;culatif en Europe, est une strat&#233;gie de colonisation de tout le sud de l'Europe, en particulier de la Gr&#232;ce et de Chypre. &lt;br class='autobr' /&gt; Un instrument cl&#233; pour la mise en &#339;uvre de cette strat&#233;gie est l'extorsion bas&#233;e sur la dette, la m&#234;me dette qui d&#233;vaste le sud du continent avec les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton13518-5caed.jpg?1677096972' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est totalement &#233;vident maintenant que les leaders de l'UE suivent une voie qui va ouvertement &#224; l'encontre des peuples europ&#233;ens. La strat&#233;gie du gouvernement allemand, avec la b&#233;n&#233;diction du capital financier sp&#233;culatif en Europe, est une strat&#233;gie de colonisation de tout le sud de l'Europe, en particulier de la Gr&#232;ce et de Chypre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un instrument cl&#233; pour la mise en &#339;uvre de cette strat&#233;gie est l'extorsion bas&#233;e sur la dette, la m&#234;me dette qui d&#233;vaste le sud du continent avec les politiques n&#233;olib&#233;rales d'aust&#233;rit&#233;. M&#234;me si la dette n'avait pas exist&#233;, ils l'auraient invent&#233;e dans le but de servir leurs objectifs. La d&#233;cision de l'Euro Groupe de vendredi dernier met en p&#233;ril la stabilit&#233; du syst&#232;me financier de toute la zone euro. Il s'agit d'une bombe plac&#233;e dans les bases de la stabilit&#233; non seulement du syst&#232;me bancaire &#224; Chypre, mais aussi dans toute l'Europe. Cette d&#233;cision doit &#234;tre annul&#233;e avant qu'elle ne provoque des d&#233;g&#226;ts irr&#233;versibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement grec, avec les d&#233;clarations des porte-paroles de Stournaras et Samaras, a apport&#233; son soutien &#224; ces d&#233;cisions inacceptables. Le gouvernement grec n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; accepter la proposition de coupe dans les d&#233;p&#244;ts des citoyens chypriotes, cr&#233;ant ainsi un pr&#233;c&#233;dent inacceptable pour les pays &#224; risque dans la zone euro. Avec cette d&#233;cision, le gouvernement grec prend une responsabilit&#233; historique, sans m&#234;me offrir la moindre information au peuple et au Parlement grec. Hier, j'ai demand&#233; par lettre au pr&#233;sident du Parlement une session urgente de l'assembl&#233;e nationale afin que l'on nous informe sur la position prise par le gouvernement grec vendredi dernier &#224; la r&#233;union de l'Euro Groupe. Malheureusement, cette demande a &#233;t&#233; refus&#233;e avec de fausses excuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la question demeure. Le gouvernement grec n'a pas le droit de soutenir, sans l'approbation du Parlement, une d&#233;cision qui dissout de facto le syst&#232;me financier chypriote et pose d'&#233;normes risques au syst&#232;me financier grec. Je lance un appel urgent au Premier ministre pour qu'il convoque une session extraordinaire du Parlement. Il a non seulement le droit de le faire, mais c'est aussi son devoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon nos estimations, l'objectif ultime de la d&#233;cision politique de l'Euro Groupe n'est pas le sauvetage de l'&#233;conomie chypriote, mais bien d'imposer un r&#233;gime de domination &#233;conomique absolue sur Chypre, qui est une r&#233;gion g&#233;opolitique ayant une valeur particuli&#232;re. Il semble &#233;vident que l'objectif consiste &#224; garantir de mani&#232;re anticip&#233;e l'acc&#232;s aux ressources &#233;nerg&#233;tiques du pays, y compris les hydrocarbures. Et le gouvernement grec a une grande responsabilit&#233; dans le fait que la d&#233;cision a &#233;t&#233; accept&#233;e dans l'Euro Groupe. Le Premier ministre grec a encha&#238;n&#233; le pays au char du m&#233;morandum de Madame Merkel, en ruinant tous les avantages obtenus dans les n&#233;gociations qui ont suivi les &#233;lections grecques et en rompant toutes promesses faites de ren&#233;gociation. Et maintenant, il accepte et se fait m&#234;me le complice de la nouvelle colonisation de la r&#233;publique chypriote. Il ignore une fois de plus et d&#233;value la n&#233;cessaire politique &#233;trang&#232;re multidimensionnelle et le r&#244;le que doivent jouer l'intervention des organisations populaires et la population dans l'&#233;volution de la Gr&#232;ce et de Chypre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il existe des limites &#224; la tol&#233;rance et &#224; la patience des gens. Nous demandons au gouvernement, m&#234;me si c'est de mani&#232;re r&#233;trospective, de ne pas valider la d&#233;cision qui signifie la colonisation de Chypre et la dissolution de son &#233;conomie. Et nous appelons &#224; un sommet extraordinaire de l'UE afin d'indiquer clairement que la partie grecque n'accepte pas cette option.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cision du Parlement chypriote ne d&#233;termine pas seulement l'avenir de Chypre, mais aussi, probablement, celui de la zone euro tout enti&#232;re. Le NON fier adress&#233; par le Parlement chypriote aux plans de dissolution du pays est, en m&#234;me temps, le NON de tous les peuples europ&#233;ens adress&#233; &#224; la voie sans issue, autodestructrice pour l'Europe. Il d&#233;montre en m&#234;me temps que, m&#234;me dans les moments les plus difficiles, il y a de l'espace pour la r&#233;sistance et la n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui pensent que l'on peut exercer constamment un chantage et jouer avec le feu doivent maintenant consid&#233;rer leurs responsabilit&#233;s. Et surtout se rendre compte que, mis &#224; part les gouvernements qu'ils contr&#244;lent, comme le grec et les gouvernements pro-m&#233;morandums, il y a des gens qui ne vont pas se rendre sans lutter. Les peuples d'Europe n'ont pas encore dit leur dernier mot. Les peuples grec et chypriote doivent commencer une contre-attaque totale des peuples d'Europe contre les plans destructeurs des leaders de l'UE, en ouvrant ainsi la voie &#224; la construction d'une autre Europe, l'Europe de la solidarit&#233;, de la d&#233;mocratie et de la coh&#233;sion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.anticapitalistas.org/spip.php?article28197&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.anticapitalistas.org/spip.php?article28197&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'interaction entre le choc chypriote et la &#171; crise &#187; grecque</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-interaction-entre-le-choc-chypriote-et-la-crise-grecque</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/L-interaction-entre-le-choc-chypriote-et-la-crise-grecque</guid>
		<dc:date>2013-03-26T14:24:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Panagiotis Grigoriou</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Chypre</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-03-26</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Nicos Anastasiades &#8211; r&#233;cemment &#233;lu avec 57% des suffrages au second tour des &#233;lections, le 24 f&#233;vrier 2013 &#8211; a pass&#233; la matin&#233;e du 21 mars 2013 avec les chefs de partis politiques. Le but : finaliser un plan B. Le texte semble faire l'unanimit&#233;, mais sera-t-il adopt&#233; dans tous les d&#233;tails par le parlement ? Il semble proposer la cr&#233;ation d'un fonds de soutien de 5,8 milliards d'euros, exig&#233; par Bruxelles. Ce fonds est aliment&#233; par plusieurs mesures, entre autres : une ponction (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton13520-09c41.jpg?1677674843' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Nicos Anastasiades &#8211; r&#233;cemment &#233;lu avec 57% des suffrages au second tour des &#233;lections, le 24 f&#233;vrier 2013 &#8211; a pass&#233; la matin&#233;e du 21 mars 2013 avec les chefs de partis politiques. Le but : finaliser un plan B. Le texte semble faire l'unanimit&#233;, mais sera-t-il adopt&#233; dans tous les d&#233;tails par le parlement ? Il semble proposer la cr&#233;ation d'un fonds de soutien de 5,8 milliards d'euros, exig&#233; par Bruxelles. Ce fonds est aliment&#233; par plusieurs mesures, entre autres : une ponction sur les fonds de retraite des salari&#233;&#183;e&#183;s, pr&#233;sent&#233;e sous la forme d'une &#171; nationalisation des fonds de pension &#187;, et de certaines entreprises semi-publiques. S'y ajoute une op&#233;ration d'appel de fonds, avec comme collat&#233;ral de ces obligations les revenus gaziers et p&#233;troliers qui devraient &#233;merger dans six ou huit ans. Ce qui va accentuer les tensions avec la Turquie, dans la mesure o&#249; la bataille sur les zones c&#244;ti&#232;res dites nationales est d&#233;j&#224; engag&#233;e, avec la Gr&#232;ce et Isra&#235;l comme partenaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de &#192; l'encontre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Eglise orthodoxe dont les biens fonciers s'&#233;l&#232;vent &#224; des hauteurs c&#233;lestes devra verser une obole. Le monde &#224; l'envers. La n&#233;gociation avec la Russie poutinienne &#8211; les oligarques ayant utilis&#233; la place bancaire chypriote pour sortir leurs roubles et les faire re-rentrer, en partie, en Russie sous formes d'euros &#8211; est un autre &#233;l&#233;ment du sauvetage des banques chypriotes et des tensions politiques entre l'Union europ&#233;enne et la Russie. L'agence Moody estime les d&#233;p&#244;ts russes &#224; 24 milliards d'euros. La Banque centrale chypriote a une fourchette entre 4,9 milliards et 10,2 milliards. Tout en nuances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un discours prononc&#233; en ouverture d'une conf&#233;rence sur les relations Russie-Union europ&#233;enne, &#224; Moscou, Dmitri Medvedev a r&#233;it&#233;r&#233; ses critiques sur la taxation des d&#233;p&#244;ts bancaires, qualifiant d'&#171; absurde &#187; le sch&#233;ma propos&#233; &#224; Chypre. &#171; Les auteurs de mesures confiscatoires ne peuvent pas ne pas comprendre qu'elles ont peu de chances d'&#234;tre populaires &#187;, a d&#233;clar&#233; le bras gauche de Poutine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos&#233; Manuel Barroso, simple pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, n'est pas venu seul : il est accompagn&#233; de 16 commissaires europ&#233;ens. L'&#233;nerg&#233;tique Russie est respect&#233;e. Ses r&#233;serves en mati&#232;res premi&#232;res, en gaz et p&#233;trole et son r&#244;le dans un &#171; dossier &#187; comme celui de la Syrie en font un &#171; acteur &#187; qui, aujourd'hui, peut utiliser son influence, install&#233;e, &#224; Chypre. (A l'Encontre, 21 mars 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les postes de t&#233;l&#233;vision &#8211; tous allum&#233;s &#224; bord du ferry entre Syros et le Pir&#233;e et r&#233;gl&#233;s sur un magazine d'information exceptionnel par sa dur&#233;e et aussi par les circonstances du drame&#8230; heureux &#224; Chypre &#8211; ont fini par l&#226;cher la grande nouvelle : &#171; le Parlement chypriote a rejet&#233; le plan de l'Eurogroupe &#187;. De nombreux passagers ont laiss&#233; &#233;clater leur immense joie : &#171; C'est bien fait pour ces Allemands et leur 4&#232;me Reich qui r&#232;gne sur l'Europe finissante. Les Chypriotes se sont montr&#233;s plus patriotes que nous, en tout cas, plus patriotes que nos politiciens vendus et dociles &#187;, a l&#226;ch&#233; une femme d'un certain &#226;ge, tandis que deux jeunes hommes poussaient des cris de joie &#224; n'en plus finir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai que d'Eurogroupe en Eurogroupe, depuis trois ans, nous Grecs et les autres peuples au Sud de l'eurozone nous nous sommes transform&#233;s en &#234;tres d&#233;boussol&#233;s, dociles et surtout tristes. Cette immense joie a alors gagn&#233; les deux tiers des passagers du navire comme une d&#233;livrance. Seuls les voyageurs sceptiques &#8211; d'ailleurs sceptiques et inquiets de tout &#226;ge il faut dire &#8211; n'ont pas prononc&#233; un seul mot. Psychologiquement (et ind&#233;niablement), ils ont &#233;t&#233; les vaincus de la soir&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin &#224; Ath&#232;nes m&#234;me climat. Devant le &#171; Parlement &#187;, place de la Constitution, les passants commentent la nouvelle, formant&#8230; enfin les cercles des citoyens retrouv&#233;s. Dans un caf&#233; du centre la g&#233;opolitique populaire est &#224; l'honneur : &#171; Les Allemands sont n&#233;s pour initier des guerres et ensuite les perdre par les Russes. [Nous pr&#233;f&#233;rerons] mille fois les Russes, voire les Am&#233;ricains que les Allemands, c'est clair &#187;. Nos radios rediffusent en boucle les d&#233;clarations de la rue et de la doxa chypriote (grecque) : &#171; Il n'y a que le svastika qui manque [aux institutions] de Bruxelles &#187; ; &#171; Nous disons non au nouveau nazisme allemand, nous disons non &#224; leur nouveau colonialisme, apr&#232;s avoir dit non &#224; celui des Anglais &#187; (reportage depuis les rues de Nicosie, Real-FM 20/03).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yorgos Trangas sur Real-FM (20/03) boit du petit-lait : &#171; R&#233;sistez, ne collaborez pas avec les forces occupantes allemandes, celles qui contr&#244;lent nos minist&#232;res (&#8230;) N'ob&#233;issez pas aux lois m&#233;morandaires (&#8230;) Ne l'oubliez pas, Sch&#228;uble est le nouveau Gauleiter de l'Europe (&#8230;) Le directoire de l'Euroland a tout fait pour imposer aux parlementaires chypriotes son dictat, comme en Gr&#232;ce, sauf que cette fois-ci, ils ont perdu la partie. Il n'y a pas eu un seul parlementaire sur l'&#238;le pour dire oui, mais en Gr&#232;ce c'est diff&#233;rent. La diff&#233;rence c'est que Siemens et les services secrets allemands tiennent bien nos politiciens corrompus par la barbichette, tellement ils les ont engraiss&#233;s par des pots-de-vin depuis des ann&#233;es (&#8230;) Les listes des noms existent, elles sont pr&#234;tes (&#8230;) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors depuis Chypre que l'h&#233;g&#233;monie des &#233;lites allemandes (et de leurs alli&#233;s) sur la d&#233;funte construction europ&#233;enne entamera sa descente aux enfers, voil&#224; en tout cas pour la partie visible de l'histoire imm&#233;diate, car &#233;videmment dans un monde d&#233;j&#224; &#171; funderiste &#187; et bancocrate les enjeux sont certainement plus complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est certain c'est que les politiques nationales reviennent en force, apr&#232;s la dissipation du brouillage europ&#233;iste, savamment entretenu par certaines &#233;lites, mais pas par toutes les &#233;lites d&#233;sormais. Quant aux gauches (ou &#171; gauches &#187;) europ&#233;ennes, elles devraient urgemment retrouver le bon dosage entre le devoir patriotique et la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des peuples, leurs peuples, surtout lorsque la guerre &#233;conomique actuelle se transforme d&#233;j&#224; en guerre contre les soci&#233;t&#233;s (classes populaires et classes moyennes) avant de prendre les allures d'une guerre sociale tout court.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense d'ailleurs que les gauches europ&#233;ennes (et non pas europ&#233;istes) n'ont gu&#232;re plus que cinq ans devant elles pour se r&#233;veiller au risque de dispara&#238;tre, (et) au profit pr&#233;visible de l'extr&#234;me droite, nazillons de type Aube dor&#233;e compris. Et quant aux &#233;lites politiques et &#171; param&#233;diatiques &#187; de l'euroland, le temps est proche o&#249; elles devront expliquer (dans l'urgence) &#224; leurs peuples combien les (bonnes ou mauvaises) politiques nationales existent bel et bien, sous le manteau d&#233;chir&#233; de la mythomanie europ&#233;iste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour preuve, ces d&#233;clarations sans langue de bois d'un parlementaire chypriote interview&#233; ce matin (20/03) sur Real-FM : &#171; Nous avons rencontr&#233; les repr&#233;sentants de tous les partis politiques allemands. Tous, mais vraiment tous, (nous) ont fait signifier, certes poliment, la m&#234;me chose : ils souhaitent notre esclavage sous un nouveau joug n&#233;ocolonialiste &#187;, donc &#224; Chypre au moins on le comprend, l'Allemagne parlerait alors d'une seule voix, ce que les Italiens, les Espagnols ou les Portugais finissent par comprendre &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend &#233;galement que les dix plaies d'Egypte ne frapperont pas les Chypriotes, ce qui ne signifie en aucun cas que la situation soit bonne, non elle est plut&#244;t mauvaise, sauf que pour s'en sortir, on peut ne pas emprunter le sens unique de l'Eurogroupe et d'Angela Merkel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est clair tient &#233;galement du retour flagrant de la g&#233;opolitique, ce que le &#171; bourrage de cr&#226;ne &#187; europ&#233;iste tente encore &#224; dissimuler. D&#233;j&#224;, d'apr&#232;s l'&#233;conomiste grec Costas Lapavitsas, professeur d'&#233;conomie &#224; la School of Oriental and African Studies, University of London, joint mardi soir par t&#233;l&#233;phone (Real-FM) : &#171; (&#8230;) c'est d&#233;j&#224; le d&#233;but de la fin de l'euro et de ses illusions et peut-&#234;tre bien de l'UE (&#8230;) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On tourne alors une page en Europe. En g&#233;opolitique la seule morale existante (et jamais d&#233;mentie par les faits historiques) c'est la loi du plus fort. &#171; Il n'y a de justice qu'entre &#233;gaux &#187; &#233;crivait d&#233;j&#224; Thucydide. Et comme les Chypriotes sont petits, ils ont fait appel aux Russes, voil&#224; pour les premi&#232;res apparences en tout cas, car l'&#238;le poss&#232;de des ressources naturelles immenses, ainsi qu'une place financi&#232;re int&#233;ressante et jusque-l&#224; juteuse. C'est justement ces deux richesses des Chypriotes que l'Eurogroupe sous l'impulsion des &#233;lites Allemandes et de leurs alli&#233;s a voulu hypoth&#233;quer &#224; sa seule mani&#232;re passant outre &#224; la souverainet&#233; des int&#233;ress&#233;s eux-m&#234;mes. Sauf que les Chypriotes pensent qu'il devient pr&#233;f&#233;rable (pour leurs int&#233;r&#234;ts) que de ne pas ignorer la g&#233;opolitique et donc la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que l'argumentaire que l'on d&#233;couvre souvent en lisant la presse du vieux continent sur &#171; l'immoralit&#233; de certains investissements russes &#187; &#224; Chypre et sur la &#171; lessiveuse chypriote &#187; perd toute sa pertinence si on se place du c&#244;t&#233; de l'analyse g&#233;opolitique qui elle, ne conna&#238;t pas de morale autre que les int&#233;r&#234;ts et les alliances de circonstances, heureuses et parfois dramatiques. Ailleurs aussi on sait &#171; lessiver &#187;, Yorgos Trangas a m&#234;me pr&#233;tendu hier (19/03) sur la cha&#238;ne Kontra-TV que &#171; les banques allemandes sont les plus grandes lessiveuses d'argent sale en Europe, nous n'avons &#224; recevoir aucune le&#231;on de morale de leur part &#187;. J'aimerais voir des journalistes, si possible ind&#233;pendants, mener une telle enqu&#234;te pour enfin comprendre, car Trangas ne cite pas toujours ses sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui ne veut pas dire que le mod&#232;le &#233;conomique chypriote soit forcement durable et disons philosophiquement acceptable, sauf que ce n'est pas &#224; Wolfgang Sch&#228;uble de d&#233;cider &#224; la place des Chypriotes, comme le faisait remarquer hier sur la cha&#238;ne Rik-1 (Chypre), un parlementaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joint aussi par t&#233;l&#233;phone, Yorgos Lillikas, candidat perdant aux r&#233;centes &#233;lections chypriotes (AKEL, &#171; gauche &#187; &#8211; qui a men&#233; une politique de droite &#8211; r&#233;d.) a aussi rappel&#233; l'&#233;vident (cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision Kontra-TV, 19/03) : &#171; (&#8230;) Les Russes ont montr&#233; qu'ils sont concern&#233;s par notre probl&#232;me et veulent participer &#224; sa solution. Non sans contreparties. Nous &#233;tudions la mise &#224; la disposition de la Russie d'une partie de notre zone d'exploitation pour ce qui est du gaz naturel, [en liaison avec] la recapitalisation des banques chypriotes, mais &#233;galement [avec] l'aide des Russes pour ce qui est des infrastructures n&#233;cessaires &#224; l'exploitation des gisements de gaz naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La partie russe pourrait &#233;galement nous accorder un pr&#234;t de 5 &#224; 10 milliards d'euros &#224; 2,5%, tout cela est &#224; l'&#233;tude (&#8230;) Tout un processus est en route pour que Chypre &#233;chappe &#224; l'esprit et &#224; la lettre du m&#233;morandum, tout en restant fid&#232;le &#224; la d&#233;fense de ses int&#233;r&#234;ts nationaux. D'ailleurs, les capitaux n&#233;cessaires sont plus petits que ceux pr&#233;tendument annonc&#233;s et sur&#233;valu&#233;s par les experts allemands et leurs alli&#233;s finlandais. Il ne s'agit pas de 17 milliards (d'euros) mais de 5 &#224; 7 milliards. Merkel (sic) ne doit pas ignorer la voix de Chypre, d'ailleurs ils ne peuvent pas nous faire expulser de l'Eurogroupe rien que par esprit de vengeance (sic).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet esprit de vengeance des Allemands ne passe pas. Ainsi, nous comptons reprendre nos &#233;changes et r&#233;unions (non officielles) entre responsables des pays du sud de l'Europe, il est grand temps. Nous devons revendiquer notre souverainet&#233;, ce que Wolfgang Sch&#228;uble fait et dit, c'est du chantage, je note &#233;galement que l'Allemagne devrait se montrer plus prudente, car son comportement r&#233;veille en ce moment la m&#233;moire tragique des autres peuples &#224; son &#233;gard. Les Allemands doivent se rappeler que l'histoire ne s'&#233;crit pas par un seul pays. L'Allemagne doit aussi savoir que la crise du Sud arrivera &#224; sa porte et que son jeu g&#233;opolitique de la mise &#224; l'&#233;cart de la Russie a &#233;chou&#233; (&#8230;) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Chypre, un exemple &#224; suivre &#187;, &#233;crit l'&#233;ditorialiste du quotidien Elefterotypia ce matin (20/03). C'est certain. La g&#233;opolitique et la politique sont de retour. D'o&#249; la panique chez les politiciens de la baronnie ath&#233;nienne. Visiblement d&#233;stabilis&#233;s hier soir, les cam&#233;ras les ont montr&#233;s sous le visage de la peur : &#171; Nous avons dit que la position de l'Eurogroupe sur Chypre &#233;tait intenable et injuste &#187;, ont d&#233;clar&#233; Veniz&#233;los (Pasok) et Kouvelis (&#8220;Gauche&#8221; d&#233;mocratique), tandis que les d&#233;put&#233;s de la Nouvelle d&#233;mocratie de Samaras d&#233;p&#234;ch&#233;s hier soir (19/03) sur les plateaux de t&#233;l&#233;vision avaient le visage bien p&#226;le. Fin de r&#232;gne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps, la BCE a bien fait marche arri&#232;re et d&#233;sormais, elle se dirait pr&#234;te &#224; &#171; poursuivre le programme de financement de Chypre &#187;&#8230; en attendant le &#8220;Plan B&#8221;. Des experts et &#233;missaires chypriotes de haut rang sont d&#233;p&#234;ch&#233;s &#224; Moscou (d'apr&#232;s les m&#233;dias de Nicosie), tout comme le ministre d'&#233;conomie, Mikhalis Sarris. Ce dernier en arrivant &#224; Moscou a aussit&#244;t d&#233;menti les rumeurs sur sa d&#233;mission. Depuis Nicosie, des voix font conna&#238;tre les id&#233;es du moment et de l'instantan&#233; historique : &#171; Mettre en place une sorte d'emprunt national non obligatoire, index&#233; sur la r&#233;alit&#233; des gains futurs de l'exploitation de notre gaz naturel, c'est une affaire de psychologie et de confiance entre nous, puis entre nous et nos autres pays partenaires. D'ailleurs, nous ne sommes pas ferm&#233;s &#224; d'autres participations mais sur la base des accords bilat&#233;raux et non pas sur la logique de l'Eurogroupe. Des pays comme le Luxembourg pourraient participer tout en y trouvant leur int&#233;r&#234;t&#8230; mais certainement pas l'Allemagne je crois (&#8230;)&#8221; (t&#233;l&#233;vision chypriote Rik-1, 19/03).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons l'impression que les experts de l'Eurogroupe ainsi que les conseillers de l'&#233;lite politique allemande (et de leurs alli&#233;s) ont largement sous-estim&#233; le facteur psychologique, autrement-dit, ce&#8230; psychisme de masse r&#233;veill&#233; par le choc provoqu&#233; par la d&#233;claration de guerre de l'Eurogroupe fait &#224; Chypre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'autre choc des &#233;lections en Italie, la prochaine &#233;tape devient alors in&#233;luctable. C'est une affaire de temps et de g&#233;opolitique et cela ne sera pas toujours &#171; automatique &#187;, ni rapide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esp&#233;rons au moins que le peuple chypriote sera&#8230; sauv&#233; (comme tous les autres), et non pas seulement &#171; leurs &#187; banques. M&#234;me si ce n'est qu'une illusion, l'air (d&#233;j&#224; doux) &#224; Ath&#232;nes est d&#233;j&#224; plus l&#233;ger, m&#234;me si une certaine presse pensante insiste toujours pour comparer notre situation &#224; celle de la R&#233;publique de Weimar. Je ne suis pas d'accord, je crois que c'est un court (?) XXIe si&#232;cle qui commence tout juste, et nous serions plut&#244;t en 1914.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; certitudes &#187; m&#233;morandistes (&#171; la seule voie possible c'est l'aust&#233;rit&#233; &#187;) sont mortes hier soir au profit&#8230; des incertitudes ouvrant enfin la porte au seul Chaos cr&#233;ateur et dramaturge. En somme, &#224; l'histoire. (20 mars 2013)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L' &#171; exp&#233;rience Chypre &#187; : Un hold-up &#224; grande &#233;chelle pour sauver les banques</title>
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		<dc:date>2013-03-19T14:48:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Albarracin</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-03-19</dc:subject>
		<dc:subject>Chypre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tous les Chypriotes retirent aujourd'hui les pas plus de 1 000 euros que leur permettent les distributeurs automatiques de billets. Comble d'hypocrisie, ils savent qu'on leur appliquera bient&#244;t une &#171; taxe financi&#232;re solidaire &#187; qui r&#233;duira leur &#233;pargne et qui sera destin&#233;e &#224; sauver le syst&#232;me bancaire priv&#233;. Autrement dit, pour prot&#233;ger tous les cr&#233;anciers internationaux qui pourront continuer &#224; &#234;tre rembours&#233;s pour les dettes contract&#233;es par les banques chypriotes aujourd'hui en faillite. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-230-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-03-19-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-03-19&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Chypre-+" rel="tag"&gt;Chypre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH106/arton13473-bda4c.png?1675071745' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tous les Chypriotes retirent aujourd'hui les pas plus de 1 000 euros que leur permettent les distributeurs automatiques de billets. Comble d'hypocrisie, ils savent qu'on leur appliquera bient&#244;t une &#171; taxe financi&#232;re solidaire &#187; qui r&#233;duira leur &#233;pargne et qui sera destin&#233;e &#224; sauver le syst&#232;me bancaire priv&#233;. Autrement dit, pour prot&#233;ger tous les cr&#233;anciers internationaux qui pourront continuer &#224; &#234;tre rembours&#233;s pour les dettes contract&#233;es par les banques chypriotes aujourd'hui en faillite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a peu un accord a &#233;t&#233; trouv&#233; pour un mod&#232;le d'union bancaire dans le cadre europ&#233;en qui r&#233;affirmait le r&#244;le des institutions financi&#232;res de l'UE en tant que m&#233;canismes de socialisation des dettes financi&#232;res priv&#233;es. Et, surtout, de leur conversion en dettes souveraines publiques en cr&#233;ant des fonds qui garantissent le capital bancaire mais non les d&#233;p&#244;ts que les gens placent dans les banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de la petite Chypre, &#224; peine 0,17% du PIB europ&#233;en, et le &#171; corralito &#187; (limitation des retraits, NdT) impos&#233; &#224; sa population est une exp&#233;rimentation qui doit sans doute servir d'avertissement pour les autres &#233;conomies p&#233;riph&#233;riques de l'UE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ancien pr&#233;sident de Chypre, le communiste Demetris Christofias, hostile aux exigences de la Tro&#239;ka, ne s'est pas repr&#233;sent&#233; aux &#233;lections et la r&#233;cente victoire &#233;lectorale du conservateur Nicos Anastasiades a ouvert la porte &#224; un programme qui supposait la demande imm&#233;diate d'un &#171; sauvetage &#187; &#224; la Tro&#239;ka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les racines de la faillite &#233;conomique chypriote r&#233;pondent &#224; diff&#233;rents facteurs. On a mentionn&#233; sa relation &#233;troite avec l'&#233;conomie grecque, mais ce qui est fondamental dans le cas chypriote est la formidable et particuli&#232;re faillite de son secteur bancaire priv&#233;. Les besoins de recapitalisation bancaire &#233;taient estim&#233;s il y a quelques mois &#224; 55% de son PIB (en Irlande, au pire moment de sa crise, il s'agissait de 40% du PIB). L'Etat chypriote a d&#233;j&#224; du demander une aide financi&#232;re en juin 2012 pour un total de 1,8 milliard d'euros. Apr&#232;s avoir perdu son acc&#232;s aux march&#233;s internationaux, l'Etat s'est retrouv&#233; incapable de financer par lui-m&#234;me ce processus. A partir de ce moment s'est &#233;labor&#233; un M&#233;morandum d'accord avec la Tro&#239;ka en novembre dernier qui incluait un ajustement budg&#233;taire repr&#233;sentant au total 7,25% du PIB (soit 1,3 milliard d'euros) jusqu'en 2016. Le poids de la dette publique par rapport au PIB a augment&#233; de 140% apr&#232;s ce premier sauvetage bancaire de l'ann&#233;e derni&#232;re, et il atteint aujourd'hui 150% du PIB, ce qui suppose un risque tr&#232;s s&#233;rieux de d&#233;faut de paiement de la dette chypriote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me bancaire de ce pays fonctionne avec une certaine opacit&#233; dans une &#233;conomie qui suit un mod&#232;le fiscal comparable &#224; celui d'un paradis fiscal &#8211; presque comme l'Irlande - , ce qui est tr&#232;s attractif pour capter l'&#233;pargne des fortunes &#233;trang&#232;res qui repr&#233;sentent un total de 24 milliards d'euros (en grande partie en provenance de Russie). C'est pour cette raison que le secteur bancaire atteint une taille inappropri&#233;e pour la petite &#233;conomie chypriote puisqu'il p&#232;se cinq fois plus que le PIB du pays. Le fait qu'il devient insolvable entra&#238;ne automatiquement l'effondrement du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux r&#233;ticences des pays du centre de l'UE, la Tro&#239;ka n'apportera qu'un total de 10 milliards d'euros dans ce cinqui&#232;me programme de sauvetage dans la zone euro. Une quantit&#233; bien inf&#233;rieure &#224; ce que demandait Nicosie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette UE, les sauvetages, dont l'objectif principal est de stabiliser le syst&#232;me financier priv&#233;, s'accompagnent de fortes conditions pour les Etats, ce qui implique une forte discipline impos&#233;e aux classes productives. Dans ce cas-ci, les premi&#232;res victimes sont les d&#233;posants qui verront fondre leurs &#233;pargnes et seront frapp&#233;s, afin d'&#233;viter la fuite des capitaux, par des restrictions dans l'utilisation de leur argent. On appliquera une taxe de 6,75% sur les d&#233;p&#244;ts jusqu'&#224; 100.000 euros et de 9,9% &#224; partir de cette somme. Une mesure (exig&#233;e surtout par le FMI et le gouvernement allemand) qui permettrait de r&#233;colter 5,8 milliards d'euros. Elle frappera durement les &#233;pargnants et, tout particuli&#232;rement, la classe salari&#233;e et les pensionn&#233;s qui n'ont pu pr&#233;voir une telle situation (les experts, quant &#224; eux, s'y attendaient depuis des mois) ou qui n'ont pas la possibilit&#233; de transf&#233;rer leur argent dans un autre pays parce qu'ils en ont quotidiennement besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme mesure compensatoire pour les d&#233;posants, ces derniers recevront un montant &#233;quivalent &#224; la taxe en actions&#8230; d'un secteur bancaire en faillite ! En outre, si tant est qu'elles valent quelque chose, ces actions vont surtout se concentrer dans les mains des grands &#233;pargnants, qui seront d'ailleurs les seuls &#224; profiter de la recapitalisation provenant du sauvetage !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres mesures repr&#233;sentent un ajustement budg&#233;taire qui coupe dans les politiques d'investissement et les d&#233;penses sociales n&#233;cessaires. Des privatisations d'une valeur totale de 3 milliards d'euros ont &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;es ainsi que des &#171; accords &#187; afin de tirer profit des nouvelles r&#233;serves de gaz trouv&#233;es dans la zone &#224; la fin de l'ann&#233;e 2011. Toutes ces mesures repr&#233;sentent la garantie que les dettes (celles du secteur bancaire chypriote hier, et celles du secteur public aujourd'hui) continueront d'&#234;tre toujours rembours&#233;es. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis qu'il se montre g&#233;n&#233;raux avec le capital bancaire, les cr&#233;anciers et les rentiers, l'Etat continue &#224; spolier les richesses naturelles et &#224; r&#233;duire les droits des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme contrepoint mineur, on augmentera de 10 &#224; 12,5% l'imp&#244;t des soci&#233;t&#233;s. Une mesure certes destin&#233;e &#224; augmenter les recettes, mais il faut indiquer que cette augmentation aurait du &#234;tre beaucoup plus &#233;lev&#233;e vu le dumping fiscal existant dans le pays et la disproportion avec le traitement inflig&#233;s aux revenus issus du travail. En m&#234;me temps, il est clair que les sommes ainsi r&#233;colt&#233;es serviront &#224; des fins totalement injustes et inefficaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, l' &#171; exp&#233;rience Chypre &#187; est un avertissement qu'il faut prendre au s&#233;rieux. Il est temps que les peuples du sud de l'Europe s'unissent pour d&#233;sob&#233;ir &#224; ces conditions injustes des M&#233;morandums et des Trait&#233;s europ&#233;ens d'aust&#233;rit&#233; et qu'ils commencent &#224; marcher ensemble pour construire une strat&#233;gie &#233;conomique supranationale solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://blogs.publico.es/dominiopublico/6688/el-experimento-chipre-depositos-acorralados-por-rescates-bancarios/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://blogs.publico.es/dominiopublico/6688/el-experimento-chipre-depositos-acorralados-por-rescates-bancarios/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction fran&#231;aise pour Avanti4.be&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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