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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Centrafrique, Fran&#231;afrique : Une France qui avance dans les orni&#232;res de ses canons.</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Centrafrique-Francafrique-Une-France-qui-avance-dans-les-ornieres-de-ses-canons</link>
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		<dc:date>2014-01-14T10:50:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Aubin</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-12-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La France a accueilli un Sommet &#224; l'Elys&#233;e les 6 et 7 d&#233;cembre : plus de 37 chefs d'Etat africains y ont &#233;t&#233; convoqu&#233;s ou invit&#233;s. Le gouvernement Hollande, pratiquement au fond du baril dans l'opinion publique fran&#231;aise, a certainement souhait&#233; redorer son image en orchestrant cet &#233;v&#233;nement sur la sc&#232;ne internationale. Mais les motivations de fond sont davantage, disons, alimentaires. Avec comme th&#232;me principal &#171; la paix et la s&#233;curit&#233; &#187;, ce Sommet a &#233;galement regroup&#233; autour de la table (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-12-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-12-10&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton16158-a5066.jpg?1781389397' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La France a accueilli un Sommet &#224; l'Elys&#233;e les 6 et 7 d&#233;cembre : plus de 37 chefs d'Etat africains y ont &#233;t&#233; convoqu&#233;s ou invit&#233;s. Le gouvernement Hollande, pratiquement au fond du baril dans l'opinion publique fran&#231;aise, a certainement souhait&#233; redorer son image en orchestrant cet &#233;v&#233;nement sur la sc&#232;ne internationale. Mais les motivations de fond sont davantage, disons, alimentaires. Avec comme th&#232;me principal &#171; la paix et la s&#233;curit&#233; &#187;, ce Sommet a &#233;galement regroup&#233; autour de la table des repr&#233;sentations significatives de l'ONU, du Conseil Europ&#233;en, de la Commission europ&#233;enne, de la Banque Mondiale et du Fonds Mon&#233;taire International. Il faut dire que le th&#232;me no 2 soumis aux discussions, et qui traverse fortement l'ensemble des pr&#233;occupations dans une Europe en crise, c'est celui des partenariats &#233;conomiques avec l'Afrique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ouverture du Sommet a co&#239;ncid&#233; avec l'annonce du d&#233;c&#232;s de Nelson Mandela. Dans une atmosph&#232;re presque ubuesque, c'est donc entour&#233; de nombreux chefs d'&#233;tats africains, dont plusieurs se maintiennent au pouvoir depuis des lustres au m&#233;pris de leur peuple et de toute d&#233;mocratie, que Fran&#231;ois Hollande a rendu hommage au h&#233;ros sud-africain. On peut souligner que Jacob Zuma avait de toute fa&#231;on d&#233;cid&#233; de ne pas participer &#224; ce Sommet, en partie pour d&#233;noncer les interventions militaires de la France en Afrique. Nelson Mandela avait par ailleurs lui-m&#234;me refus&#233; de participer au pr&#233;c&#233;dent Sommet France -Afrique organis&#233; en 1998 sur ce m&#234;me th&#232;me de &#171; la paix et de la s&#233;curit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce Sommet, la France continue d'affirmer, via le champ gauche en quelque sorte, que l'&#233;poque de la Fran&#231;afrique est r&#233;volue, tout en avan&#231;ant et repla&#231;ant sur le champ droit ses pions selon un sc&#233;nario qui ne s'&#233;loigne gu&#232;re du script original. On sent l&#224; un soucis de venir consolider et renouveler sur le terrain africain des positions et des acquis qui s'effritent de plus en plus, souvent au profit de la Chine, des &#201;tats-Unis, de l'Inde, du Br&#233;sil, et m&#234;me de la Turquie. Il est clair que la situation &#233;conomique et politique de la France n'est pas tr&#232;s brillante actuellement, et investir dans une perspective africaine peut appara&#238;tre comme un bon placement. En 2050, le quart de la population mondiale sera africaine. Le continent est tr&#232;s riche en ressources naturelles et son potentiel de croissance se construit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;barquant sur le sol africain sous des pr&#233;textes de paix et de s&#233;curit&#233;, la France cherche avant tout &#224; reprendre une place de premier plan comme partenaire &#233;conomique de ces &#233;conomies &#233;mergentes. Depuis 2011, la France a d&#233;ploy&#233; quatre interventions militaires en Afrique : C&#244;te d'Ivoire, Lybie, Mali, et maintenant au Centrafrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le cas de la r&#233;publique Centrafricaine.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;publique centrafricaine est un petit pays de 5 millions d'habitants nich&#233; au coeur de l'Afrique subsaharienne. C'est une r&#233;gion qui a &#233;t&#233; pratiquement en continu sous le joug de dictateurs, en g&#233;n&#233;ral soutenus puis renvers&#233;s avec l'aide de la France, dont le plus tristement c&#233;l&#232;bre est certainement &#171; l'empereur &#187; Bokassa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003, Fran&#231;ois Boziz&#233; prend le pouvoir, avec l'appui militaire du Tchad, ou r&#232;gne sans partage Idriss D&#233;by, un autre &#171; partenaire &#187; de Paris. En 2011, Boziz&#233; (surnomm&#233; le magicien Boz, par ses adversaires)confirme son pouvoir par l'organisation d'une &#233;lection bidon que la France estampillera de son approbation. Toute opposition au r&#233;gime est durement r&#233;prim&#233;e dans le pays. Au nord, dans les zones fronti&#232;res avec le Tchad et le Soudan, des r&#233;bellions s'organisent. Mais celles-ci ne prennent vraiment leur envol qu'avec la d&#233;gradation des relations entre Boziz&#233; et D&#233;by.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, la France se questionne sur la pertinence de Boziz&#233;. D&#233;j&#224; que le p&#233;trole tchadien se trouve exploit&#233; par un consortium Exxon-Chevron-Petronas, mais, &#233;galement par une entreprise chinoise ; le fait que Boziz&#233; accorde les droits d'exploitation des gisements au Centrafrique &#224; une entreprise chinoise contribue &#224; diminuer sa cote. La r&#233;bellion va finalement renverser le pr&#233;sident avant que soit effectu&#233; le premier forage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;bellion, issue du nord et unifi&#233;e sous le nom de &#171; Seleka &#187; (coalition) a pris le contr&#244;le de Bangui au printemps de 2013. On a affirm&#233; que 80 % des miliciens de la Seleka, dont le nombre est estim&#233; &#224; 5 000 dans Bangui et &#224; 15 000 en brousse, sont des &#233;trangers venus des pays voisins, notamment le Tchad. Aujourd'hui, Michel Djotodia, qui occupe le pouvoir (dit de transition) pour la Seleka, n'a apparemment plus aucune prise sur les milices qui, surtout en brousse, se livrent &#224; des pillages et s'attaquent aux populations, ici majoritairement chr&#233;tiennes. Il faut dire que la grande majorit&#233; des membres de la Seleka sont musulmans, et ces actions violentes, qui sont &#224; la base uniquement du banditisme, viennent exacerber des tensions communautaires ou religieuses parmi des populations qui avant vivaient plut&#244;t en bonne entente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jouxtant cette situation, la France a tout de suite sorti les grands mots : on a m&#234;me &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; d'un g&#233;nocide. Ce n'est certainement pas le cas. Il n'en reste pas moins que les populations sont effectivement touch&#233;es et menac&#233;es par les violences criminelles, par la famine, et que les infrastructures sanitaires ont &#233;t&#233; d&#233;truites. 460 000 personnes auraient fuit leur domicile. Dans un tel th&#233;&#226;tre, la France a su mettre en sc&#232;ne et renforcer une intervention sous les pr&#233;textes les plus honorables (et &#171; parce que l'ONU nous le demandait... &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les troupes fran&#231;aises ont d&#233;barqu&#233; au Centrafrique d&#232;s le d&#233;but de 2013, et le contingent totalisait 500 hommes en avril. La France avait alors pr&#233;cis&#233;, officiellement, ne vouloir d&#233;fendre que ses ressortissants et ses int&#233;r&#234;ts sur place. C'est donc semble-t-il en spectateurs que les soldats fran&#231;ais ont assist&#233; &#224; la prise de contr&#244;le par la Seleka (24 mars). Dans les faits, les fran&#231;ais ont &#233;t&#233; des spectateurs plut&#244;t actifs : ils ont assur&#233; le contr&#244;le de l'a&#233;roport et ont m&#234;me offert leurs services d&#232;s le mois de mai pour former et encadrer l'arm&#233;e du nouveau pouvoir. Un autre contingent de 800 soldats a &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233; en d&#233;cembre. Les troupes fran&#231;aises (qui vont totaliser 1200 hommes) avec les forces africaines (3500), ont maintenant entrepris de d&#233;sarmer les milices de la Seleka. On peut pr&#233;voir que les milices, certaines men&#233;es par de v&#233;ritables chefs de guerre, ne vont pas se contenter de d&#233;poser les armes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le, Francois Hollande a d&#233;clar&#233; tout derni&#232;rement, devant les m&#233;dias fran&#231;ais, que la l&#233;gitimit&#233; de Michel Djotodia est plut&#244;t douteuse. Parions que la France est &#224; la recherche d'un nouveau partenaire qui, selon le discours officiel, serait port&#233; par une transition dite d&#233;mocratique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vendredi dernier, sur France-inter, Laurent Fabius justifiait les int&#233;r&#234;ts et la volont&#233; de la France dans cette intervention en parlant de solidarit&#233; au sein du continent &#171; Euro-Africain &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie fran&#231;aise Areva, qui avait en septembre 2012 stopp&#233; son exploitation de la mine d'uranium de Bakouma, pourra peut-&#234;tre bient&#244;t reprendre ses activit&#233;s en r&#233;publique centrafricaine. Et, qui sait, le nouveau gouvernement pourrait offrir &#224; une compagnie fran&#231;aise les droits d'exploitation du p&#233;trole de la zone de Boromata.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Bernard Aubin, 9 dec 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La syndicalisation au Qu&#233;bec et dans le reste du Canada</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/La-syndicalisation-au-Quebec-et-dans-le-reste-du-Canada</link>
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		<dc:date>2013-12-17T09:35:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Darwin</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-12-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Statistique Canada a publi&#233; r&#233;cemment une courte &#233;tude intitul&#233;e Les tendances &#224; long terme de la syndicalisation. L'agence f&#233;d&#233;rale annon&#231;ait par la m&#234;me occasion la parution &#171; de nouveaux tableaux CANSIM sur l'adh&#233;sion syndicale et la couverture par une convention collective selon diverses caract&#233;ristiques cl&#233;s, bas&#233;es sur les donn&#233;es de l'Enqu&#234;te sur la population active &#187;. Ce billet pr&#233;sentera quelques-unes des donn&#233;es fournies par un seul de ces tableaux (282-0078). Il n'est pas dit que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Monde-du-travail-et-syndicalisme-" rel="directory"&gt;Monde du travail et syndicalisme&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Syndicalisme-+" rel="tag"&gt;Syndicalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-12-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-12-10&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH99/arton16150-9bf69.jpg?1781389397' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Statistique Canada a publi&#233; r&#233;cemment &lt;a href=&#034;http://www.statcan.gc.ca/pub/75-006-x/2013001/article/11878-fra.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une courte &#233;tude&lt;/a&gt; intitul&#233;e Les tendances &#224; long terme de la syndicalisation. L'agence f&#233;d&#233;rale annon&#231;ait par la m&#234;me occasion la parution &#171; de nouveaux &lt;a href=&#034;http://www5.statcan.gc.ca/cansim/a03?lang=fra&amp;pattern=282-0220..282-0225&amp;p2=31&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;tableaux CANSIM&lt;/a&gt; sur l'adh&#233;sion syndicale et la couverture par une convention collective selon diverses caract&#233;ristiques cl&#233;s, bas&#233;es sur les donn&#233;es de l'Enqu&#234;te sur la population active &#187;. Ce billet pr&#233;sentera quelques-unes des donn&#233;es fournies par un seul de ces tableaux (282-0078). Il n'est pas dit que je n'exploiterai pas les donn&#233;es des autres tableaux dans de prochains billets&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://jeanneemard.wordpress.com/2013/12/07/la-syndicalisation-au-quebec-et-dans-le-reste-du-canada/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://jeanneemard.wordpress.com/2013/12/07/la-syndicalisation-au-quebec-et-dans-le-reste-du-canada/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;volution de la pr&#233;sence syndicale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- dans tous les secteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le graphique qui suit illustre l'&#233;volution de la pr&#233;sence syndicale au Qu&#233;bec et dans le reste du Canada selon le sexe.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1789 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/prsesence_syndicats1.jpg?1789/91e1a25118cc85e823a3e9456c2cb117f2664e2f3fdc8ade532047a4de02aa83&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 23.3 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH90/prsesence_syndicats1-17f95-9814d.jpg?1781389397' width='150' height='90' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le portrait est tout de m&#234;me saisissant ! On peut en effet voir que le taux de syndicalisation est beaucoup plus &#233;lev&#233; au Qu&#233;bec que dans le reste du Canada, tant chez les hommes (ligne bleue par rapport &#224; la ligne jaune) que chez les femmes (ligne rouge par rapport &#224; la ligne verte), avec des &#233;carts respectifs de 13 et 9 points de pourcentages en 2012. Le graphique montre aussi que ce taux a diminu&#233; chez les hommes du Qu&#233;bec (de 3,5 points de pourcentage) et du reste du Canada (de 5,3 points), mais qu'il a augment&#233; l&#233;g&#232;rement chez les femmes du Qu&#233;bec et du reste du Canada (de 0,7 point dans les deux cas). Ces changements ont fait en sorte que le taux de syndicalisation des femmes du reste du Canada est rendu plus &#233;lev&#233; que celui des hommes, alors qu'il lui &#233;tait plus faible en 1997 (et encore plus avant, selon l'&#233;tude de Statistique Canada). Au Qu&#233;bec, les taux sont rendus &#224; peu pr&#232;s &#233;gaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, le taux de syndicalisation a diminu&#233; de 1,5 point au Qu&#233;bec (de 41,4 % &#224; 39,9 %) et de 2,4 points dans le reste du Canada (de 31,4 % &#224; 29,0 %). &#192; la page num&#233;rot&#233;e 2 de l'&#233;tude de Statistique Canada, on montre que la baisse du taux de syndicalisation fut encore plus forte avant cela. En effet, on peut y lire que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; De 1981 &#224; 2012, le taux de syndicalisation a diminu&#233; de 38 % &#224; 30 % [au Canada], soit un d&#233;clin de 8 points de pourcentage. Le taux a perdu 2 points de pourcentage au cours des ann&#233;es 1980, et en a perdu 6 de plus au cours des ann&#233;es 1990, pour ensuite demeurer stable au cours des ann&#233;es 2000. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y apprend plus loin sur la m&#234;me page que le taux de syndicalisation a aussi diminu&#233; au Qu&#233;bec, passant de 44 % en 1981 &#224; 40 % en 2012. Notons &#233;galement que, si le taux du Qu&#233;bec &#233;tait le plus &#233;lev&#233; du Canada en 2012 avec ces 40 %, il lui &#233;tait bien pr&#232;s &#224; Terre-Neuve (39 %), et que ce taux &#233;tait &#224; son minimum en Alberta (23,5 %). Qui l'eut cru ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- dans le secteur priv&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ces donn&#233;es ont un certain int&#233;r&#234;t, elles nous laissent un peu sur notre faim. En effet, ces donn&#233;es ne nous disent pas d'o&#249; viennent ces &#233;carts. On tente souvent de les expliquer par l'importance plus grande du secteur public au Qu&#233;bec. Voyons voir ce qu'il en est&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1790 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/presence_syndicats2.jpg?1790/851fc3ff6b4802ba01aecf196a1046705dd8c18a7d2aaf9adce945db52d34a3a&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 23.9 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH89/presence_syndicats2-7478a-3718a.jpg?1781389397' width='150' height='89' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on peut-&#234;tre &#233;tonnante pour certains, ce graphique montre que l'&#233;cart du taux de syndicalisation entre les Qu&#233;b&#233;cois et les salari&#233;s du reste du Canada est tr&#232;s semblable dans le secteur priv&#233; &#224; celui observ&#233; pour l'ensemble des salari&#233;s. Il est en effet pass&#233; de 11 &#224; 14 points de pourcentage entre 1997 et 2012 chez les hommes (31,9 % au Qu&#233;bec par rapport &#224; 17,8 % en 2012) et est rest&#233; assez stable entre 6 et 7 points chez les femmes en faveur des salari&#233;es qu&#233;b&#233;coises (18,6 % par rapport &#224; 12,3 % en 2012). Par contre, on voit clairement que les femmes qui travaillent dans le secteur priv&#233; ont un taux de syndicalisation bien inf&#233;rieur &#224; celui des hommes, en moyenne de 13 points au Qu&#233;bec et de 7,5 points dans le reste du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; dans le secteur public&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le graphique qui suit montre que l'&#233;cart du taux de syndicalisation entre les Qu&#233;b&#233;cois et les salari&#233;s du reste du Canada dans le secteur public, quoique un peu inf&#233;rieur que celui observ&#233; dans le secteur priv&#233;, est tout de m&#234;me fort important.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1791 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/prsence3_syndicats3.jpg?1791/64849dca9ea02deccb34c0c770da00d32f4cf27580713fd8bb35dad1cb16bc5d&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 25.1 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH89/prsence3_syndicats3-bfd45-ad4c5.jpg?1781389397' width='150' height='89' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il fut en effet assez stable, en moyenne de pr&#232;s de 8 points de pourcentage chez les hommes et de pr&#232;s de 10 points chez les femmes entre 1997 et 2012. Par contre, contrairement &#224; ce qu'on a vu dans le secteur priv&#233;, il fut plus &#233;lev&#233; chez les femmes que chez les hommes, de 4,3 points de pourcentage en moyenne au Qu&#233;bec (83,1 % par rapport &#224; 78,8 %) et de 2,6 points dans le reste du Canada (73,6 % par rapport &#224; 71,0 %), &#233;cart qui tend &#224; augmenter dans ce cas, ayant &#233;t&#233; nul en 1997 et ayant atteint plus de trois points de pourcentage en 2011 et 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce qu'on pourrait penser, la pr&#233;sence des salari&#233;s du Qu&#233;bec et du reste du Canada dans les secteurs public et priv&#233; est relativement semblable. Ainsi, 82,0 % des hommes salari&#233;s du Qu&#233;bec et du reste du Canada travaillaient en 2012 dans le secteur priv&#233;. Chez les femmes, l'&#233;cart &#233;tait tout de m&#234;me assez mince, de moins de trois points de pourcentage entre les salari&#233;es qu&#233;b&#233;coises (67,4 %) et celles du reste du Canada (70,0 %). Il demeure que les femmes sont bien plus pr&#233;sentes que les hommes dans le secteur public, au Qu&#233;bec (33,6 % par rapport &#224; 18,0 % en 2012 ) et dans le reste du Canada (30,0 % par rapport &#224; 18,0 %), ce qui explique que le taux de syndicalisation global des femmes du reste du Canada est rendu plus &#233;lev&#233; que celui des hommes et que ces deux taux soient rendus presque &#233;gaux au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- par industrie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, s'il est clair que le taux de syndicalisation a &#233;t&#233; au moins deux fois plus &#233;lev&#233; dans le secteur public que dans le secteur priv&#233; tout au long de cette p&#233;riode (et m&#234;me six fois plus &#233;lev&#233; en 2012 chez les femmes du reste du Canada, avec un taux de 73,7 % dans le secteur public par rapport &#224; seulement 12,3 % dans le secteur priv&#233;), le taux de syndicalisation fut, quel que soit le secteur, toujours beaucoup plus &#233;lev&#233; au Qu&#233;bec. Constat plus &#233;tonnant, il &#233;tait en 2012 toujours plus &#233;lev&#233; dans chacune des 16 industries pour lesquelles le fichier &#233;tudi&#233; (cansim 282-0078) fournit des donn&#233;es, comme on peut le voir dans le tableau qui suit.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1792 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/prsesenc_tableau_syndicats4.jpg?1792/83ab9f2302177d04127910b515e370f369a31f58c13c2d6062b75b6946ae102e&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 32.4 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH56/prsesenc_tableau_syndicats4-bff40-d2c8e.jpg?1781389397' width='150' height='56' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On peut en effet constater que l'&#233;cart le plus &#233;lev&#233; en points de pourcentage (quatri&#232;me colonne) s'observait dans la construction, en raison de la pr&#233;sence de la &lt;a href=&#034;http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;file=/R_20/R20.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Loi sur les relations du travail,&lt;/a&gt; la formation professionnelle et la gestion de la main-d'&#339;uvre dans l'industrie de la construction au Qu&#233;bec. L'&#233;cart &#233;tait aussi tr&#232;s fort dans les services publics, s&#251;rement parce que plus des 90 % des emplois dans cette industrie au Qu&#233;bec se retrouvent chez Hydro-Qu&#233;bec. La diff&#233;rence la moins grande s'observait dans le secteur de l'h&#233;bergement et de la restauration, o&#249; les taux &#233;taient tr&#232;s faibles, tant au Qu&#233;bec (8,9 %) que dans le reste du Canada (6,7 %). En pourcentage (cinqui&#232;me colonne), l'&#233;cart le plus grand (pr&#232;s de 200 %, 21,8 % par rapport &#224; seulement 7,3 %) se trouvait dans le secteur de la finance, des assurances, de l'immobilier et de la location, peut-&#234;tre en raison de la pr&#233;sence de Desjardins au Qu&#233;bec. Il &#233;tait le plus faible dans le secteur de l'enseignement, avec seulement 8 % d'&#233;cart, ce qui se traduit tout de m&#234;me par une diff&#233;rence de 5,5 points de pourcentage (75,7 % par rapport &#224; 70,2 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et alors&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce billet est peut-&#234;tre un peu fastidieux, mais sa pr&#233;paration m'a permis de bien mieux comprendre les &#233;carts historiques de syndicalisation entre nos deux solitudes. J'esp&#232;re qu'il a eu le m&#234;me effet sur vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le taux de syndicalisation a diminu&#233; au Qu&#233;bec depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980 (de 44 % en 1981 &#224; 40 % en 2012), mais notre soci&#233;t&#233; a tout de m&#234;me su mieux r&#233;sister aux sir&#232;nes du n&#233;olib&#233;ralisme que dans le reste du Canada, o&#249; ce taux est pass&#233; de 38 % &#224; 30 %, et surtout qu'aux &#201;tats-Unis o&#249; il a atteint en 2012 un creux de 11,3 %. Je me r&#233;jouis aussi d'apprendre que le taux de syndicalisation des femmes a enfin rejoint celui des hommes en 2012, mais me d&#233;sole de le voir si bas dans le secteur priv&#233;, o&#249; leurs conditions de travail sont souvent bien moins bonnes que celle des hommes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.statcan.gc.ca/pub/75-006-x/2013001/article/11878-fra.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.statcan.gc.ca/pub/75-006...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alors que les conservateurs appuient la haute direction fortun&#233;e de Postes Canada, le NPD reste du bord des citoyens</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Alors-que-les-conservateurs-appuient-la-haute-direction-fortunee-de-Postes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Alors-que-les-conservateurs-appuient-la-haute-direction-fortunee-de-Postes</guid>
		<dc:date>2013-12-17T09:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Boulerice</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-12-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Hier, Postes Canada a annonc&#233; son nouveau plan d'affaire : couper dans les services et les emplois, et augmenter le co&#251;t des timbres. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce plan de r&#233;duction de service &#8211; auparavant qualifi&#233; d'essentiel par le gouvernement &#8211; a &#233;videmment re&#231;u l'appui inconditionnel des conservateurs. Le plus surprenant dans tout &#231;a, c'est que les dirigeants de Postes Canada responsables de cette d&#233;cision sauvage sont rest&#233;s muets.&#8232;Ce silence n'est malheureusement pas une surprise quand on sait que ces (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-312-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-12-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-12-10&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton16220-c3f08.jpg?1781389397' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Hier, Postes Canada a annonc&#233; son nouveau plan d'affaire : couper dans les services et les emplois, et augmenter le co&#251;t des timbres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce plan de r&#233;duction de service &#8211; auparavant qualifi&#233; d'essentiel par le gouvernement &#8211; a &#233;videmment re&#231;u l'appui inconditionnel des conservateurs. Le plus surprenant dans tout &#231;a, c'est que les dirigeants de Postes Canada responsables de cette d&#233;cision sauvage sont rest&#233;s muets.&#8232;Ce silence n'est malheureusement pas une surprise quand on sait que ces directeurs tiennent mordicus &#224; leur salaire exorbitant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le rapport annuel de 2012 de Postes Canada, l'ensemble des dirigeants de la Soci&#233;t&#233; repr&#233;sente une masse salariale de 10 millions de dollars.&#8232;Cette &#233;quipe est compos&#233;e de 23 pr&#233;sidents et vice-pr&#233;sidents, ayant un salaire moyen de pr&#232;s de 500 000$. En comparaison, la compagnie Bombardier, qui repr&#233;sente un nombre d'employ&#233;s syndiqu&#233;s similaire, soit 70 000, est compos&#233; d'une &#233;quipe de 15 pr&#233;sidents et vice-pr&#233;sidents.&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le club des 10 millions s'est rencontr&#233; pour trouver un moyen de sauver de l'argent, quelle &#233;tait leur solution ? R&#233;duire les co&#251;ts de gestion ?&#8232;Eh non. La soci&#233;t&#233; d'&#201;tat planifie mettre fin &#224; la livraison &#224; domicile dans les zones urbaines et va abolir de 6000 &#224; 8000 emplois. Cette r&#233;duction de service s'accompagne d'une g&#233;n&#233;reuse hausse de 30% du prix du timbre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Conservateurs ont choisi leur camp : ils appuient les riches dirigeants de Postes Canada. Le NPD a choisi d'appuyer les a&#238;n&#233;s, les personnes vivant avec un handicap, celles &#224; mobilit&#233; r&#233;duite et tous les citoyens qui verront leurs services postaux &#233;limin&#233;s.&#8232;Les Qu&#233;b&#233;cois m&#233;ritent mieux que des compressions &#224; l'aveuglette dans leurs services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour signer notre p&#233;tition qui d&#233;nonce les coupures de services &#224; Postes Canada, cliquez ici : &lt;a href=&#034;http://www.jappuie-boulerice.org/stoppons_les_coupures_de_services_postes_canada&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.jappuie-boulerice.org/stoppons_les_coupures_de_services_postes_canada&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>P&#233;tition : Accord &#233;conomique et commercial global entre le Canada et l'Union europ&#233;enne (A&#201;CG)</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Petition-Accord-economique-et-commercial-global-entre-le-Canada-et-l-Union</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Petition-Accord-economique-et-commercial-global-entre-le-Canada-et-l-Union</guid>
		<dc:date>2013-12-17T08:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Libre-&#233;change</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-12-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Signer la p&#233;tition pour demander au gouvernement du Qu&#233;bec de divulguer imm&#233;diatement les textes et les documents d'analyse relatifs &#224; l'A&#201;CG et de cr&#233;er les conditions qui rendront possible la tenue d'un d&#233;bat public ouvert et inclusif, notamment par des consultations publiques &#233;largies et une commission parlementaire. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour signer cette p&#233;tition, vous devez compl&#233;ter 3 &#233;tapes : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tape 1 : remplissez le formulaire sous le texte de la p&#233;tition et envoyez-le (vous devez accepter les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Politique-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Libre-echange-+" rel="tag"&gt;Libre-&#233;change&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-12-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-12-10&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton16129-beae6.png?1781389397' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Signer la p&#233;tition pour demander au gouvernement du Qu&#233;bec de divulguer imm&#233;diatement les textes et les documents d'analyse relatifs &#224; l'A&#201;CG et de cr&#233;er les conditions qui rendront possible la tenue d'un d&#233;bat public ouvert et inclusif, notamment par des consultations publiques &#233;largies et une commission parlementaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour signer cette p&#233;tition, vous devez compl&#233;ter 3 &#233;tapes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tape 1 : remplissez le formulaire sous le texte de la p&#233;tition et envoyez-le (vous devez accepter les conditions &#224; respecter pour pouvoir signer la p&#233;tition avant d'envoyer le formulaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tape 2 : consultez votre bo&#238;te de courriels et ouvrez le message envoy&#233; par l'Assembl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tape 3 : dans ce message, cliquez sur le lien vous permettant d'enregistrer votre signature.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous ne pouvez signer la m&#234;me p&#233;tition qu'une seule fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte de la p&#233;tition&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ATTENDU l'entente de principe sur l'Accord &#233;conomique et commercial global (A&#201;CG) entre le Canada et l'Union europ&#233;enne, dans lequel Qu&#233;bec a &#233;t&#233; &#233;troitement impliqu&#233; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ATTENDU le secret entourant le contenu des n&#233;gociations ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ATTENDU QUE 80 % des march&#233;s publics devront faire l'objet d'appels d'offres auxquels pourront participer des entreprises europ&#233;ennes et que de ce fait, des milliers de contrats provinciaux et municipaux pourront &#234;tre remport&#233;s par ces derni&#232;res, ce qui diminuera d'autant les possibilit&#233;s de stimuler l'&#233;conomie locale et r&#233;gionale ; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ATTENDU l'augmentation de la dur&#233;e de protection des brevets pharmaceutiques et la hausse anticip&#233;e du prix des m&#233;dicaments qui en d&#233;coulera ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ATTENDU l'entr&#233;e massive au pays de 17 700 tonnes suppl&#233;mentaires de fromages europ&#233;ens infligeant une concurrence fatale aux producteurs qu&#233;b&#233;cois et que les compensations promises par Stephen Harper &#224; ces producteurs proviendront de la poche des contribuables ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ATTENDU QUE les multinationales europ&#233;ennes pourront poursuivre nos gouvernements s'ils adoptent des politiques favorisant le d&#233;veloppement local ou prot&#233;geant l'environnement, lesquelles pourraient porter atteinte &#224; leur potentiel de profits ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ATTENDU QU'il n'est pr&#233;vu qu'une p&#233;riode de d&#233;bats d'au moins deux heures avant l'adoption par l'Assembl&#233;e nationale de tout accord commercial et que cela est nettement insuffisant ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, citoyennes et citoyens, demandons au gouvernement du Qu&#233;bec :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de divulguer imm&#233;diatement les textes et les documents d'analyse relatifs &#224; l'A&#201;CG ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de cr&#233;er les conditions qui rendront possible la tenue d'un d&#233;bat public ouvert et inclusif, notamment par des consultations publiques &#233;largies et une commission parlementaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Date limite pour signer : 6 f&#233;vrier 2014&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un apartheid tr&#232;s insidieux. </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Un-apartheid-tres-insidieux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Un-apartheid-tres-insidieux</guid>
		<dc:date>2013-12-16T21:40:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;oise Breault </dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-12-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mandela est c&#233;l&#233;br&#233; partout pour avoir mis fin &#224; l'apartheid en Afrique du Sud. Avec raison car une des grandes aberrations de l'humanit&#233;, sinon la plus grande, fut la discrimination institutionnalis&#233;e envers les Noirs. &lt;br class='autobr' /&gt; Pourtant un autre arpartheid existe, et des plus insidieux. Cette autre discrimination a lieu dans plusieurs pays et, Noirs, Blancs, Chinois, Arabes, Autochtones, etc peuvent la subir. Pourtant, c'est &#224; peine si on en parle tellement elle est banalis&#233;e, voire accept&#233;e. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Opinions-" rel="directory"&gt;Opinions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-12-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-12-10&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mandela est c&#233;l&#233;br&#233; partout pour avoir mis fin &#224; l'apartheid en Afrique du Sud. Avec raison car une des grandes aberrations de l'humanit&#233;, sinon la plus grande, fut la discrimination institutionnalis&#233;e envers les Noirs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourtant un autre arpartheid existe, et des plus insidieux. Cette autre discrimination a lieu dans plusieurs pays et, Noirs, Blancs, Chinois, Arabes, Autochtones, etc peuvent la subir. Pourtant, c'est &#224; peine si on en parle tellement elle est banalis&#233;e, voire accept&#233;e. M&#234;me justifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui on refuserait aux Noirs l'acc&#232;s &#224; des h&#244;pitaux, des &#233;coles, pour le motif que c'est r&#233;serv&#233; aux blancs seulement, on crierait au scandale dans les journaux du monde entier et avec raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, dans les pays o&#249; le priv&#233; domine dans les services de sant&#233;, des millions de gens n'ont pas acc&#232;s &#224; tous les soins n&#233;cessaires. Dans certains pays, des h&#244;pitaux publics parall&#232;les existent, mal financ&#233;s par les pouvoirs publics, avec des soins de moindre qualit&#233;. Des milliers de personnes doivent s'en contenter. La sant&#233; des gens plus pauvres n'est pas aussi importante que la sant&#233; des riches. Qui s'en scandalise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, comme en d'autres pays, &#233;coles priv&#233;es coexistent avec &#233;coles publiques. Chaque ann&#233;e, la droite publie un bulletin annuel des &#233;coles les plus performantes, bulletin biais&#233; car les &#233;coles ne font pas face aux m&#234;mes d&#233;fis. Le but : valoriser les &#233;coles priv&#233;es. Tous les parents souhaitent que leurs enfants fr&#233;quentent les meilleures &#233;coles et selon ce bulletin, ce serait au priv&#233;. Pourtant tous n'y ont pas acc&#232;s. Parce qu'ils sont Noirs ? Non. Une &#233;cole r&#233;serv&#233;e aux Blancs ferait scandale, mais une &#233;cole r&#233;serv&#233;e aux plus fortun&#233;s, il n'y a rien l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien aujourd'hui au Qu&#233;bec doivent vivre avec moins de $20,000, que dis-je moins de $10,000 ? Cela ne suffit pas ou &#224; peine &#224; se loger d&#233;cemment. Si les Noirs, en tant que race, devaient vivre cela, l'accepterions-nous ? Pourtant des gens vivent cela dans notre pays. Combien s'en offusquent ? Cela fait m&#234;me partie de la normalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nathalie Elgrably de l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, a d&#233;j&#224; r&#233;clam&#233; dans les m&#233;dias l'abolition du salaire minimum. Selon cette porte-parole de la droite, le salaire minimum nuirait &#224; la sacro-sainte comp&#233;titivit&#233; et donc finalement aux travailleurs !!!. Pour elle, $9/hre c'est d&#233;j&#224; trop. Que d'insensibilit&#233; ! Avec ce montant, comment une personne avec un ou deux enfants peut'il arriver &#224; se loger, se nourrir, s'habiller convenablement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des gens au Qu&#233;bec se scandalisent que les BS, comme certains disent avec m&#233;pris, re&#231;oivent moins de $600/mois mais se scandalisent moins que les Banques aient re&#231;u des milliards, que des grandes entreprises avec des milliards de profits, re&#231;oivent des subventions directes ou indirectes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et tous ces paysans en Afrique et ailleurs qui sont expuls&#233;s de chez eux parce que les transnationales avec la complicit&#233; e leur gouvernement s'accaparent de leurs terres, ou encore qu'on les chasse pour y exploiter une mine ? Si ce traitement &#233;tait r&#233;serv&#233; uniquement aux Noirs (bien qu'ils en sont souvent les victimes) le monde r&#233;agirait-il comme il l'a fait au temps de l'apartheid ? Pourtant ces &#233;v&#233;nements sont pass&#233;s sous silence dans la plupart des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'il est prouv&#233; qu'on pourrait nourrir tous les humains, que les profits n'ont jamais &#233;t&#233; aussi grands, en 2013 des &#234;tres humains ne peuvent satisfaire dignement leurs besoins vitaux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le plus grand apartheid ce sont les d&#233;favoris&#233;s de nos soci&#233;t&#233;s qui en sont les victimes. Les pires pr&#233;jug&#233;s sont li&#233;s non pas tant &#224; la couleur de la peau qu'&#224; la minceur du portefeuille. Ces victimes sont dispers&#233;es un peu partout, et parce que jug&#233;s paresseux, responsables de leur sort, on ne s'en soucie pas assez. Sauf bien s&#251;r, lors de la Guignol&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que des personnes ne peuvent manger, se loger, s'&#233;duquer, se faire soigner convenablement, l'apartheid, celui des plus d&#233;munis parmi nous, existe encore. Tant que dans notre esprit cela ne nous d&#233;rangera pas, il sera difficile de l'abolir dans la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui a int&#233;r&#234;t &#224; maintenir une soci&#233;t&#233; in&#233;galitaire, &#224; insinuer que ceux qui peinent &#224; joindre les deux bouts, c'est leur faute ? C'est parce qu'ils ne travaillent pas assez ? Se peut-il que ce soient ceux &#224; qui cela profite, &#224; ces privil&#233;gi&#233;s qui vivent aux d&#233;pens des travailleurs ? Comment pourraient-ils accaparer tant de capital sans l'exploitation du temps et de l'&#233;nergie de ces derniers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent la droite se dit victime des lourds imp&#244;ts &#224; payer et fait valoir que 40% des travailleurs au Qu&#233;bec ne paient pas d'imp&#244;t. C'est dire &#224; quel point leurs revenus sont maigres, &#224; quel point ils sont exploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ce sont ces privil&#233;gi&#233;s qui r&#233;clament de baisser le salaire minimum, de hausser les salaires d&#233;j&#224; faramineux des PDG, de baisser les imp&#244;ts des fortun&#233;s (en laissant croire que cela favorise tout le monde), de hausser les frais de scolarit&#233;, d'augmenter la part du priv&#233; en sant&#233;, d'augmenter les taux d'&#233;lectricit&#233;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de l'arriv&#233;e au pouvoir du PQ en 2012, sa timide proposition d'augmenter l&#233;g&#232;rement les imp&#244;ts des plus nantis, de taxer les gains en capital, provoqua une lev&#233;e des boucliers dans les journaux au service de l'oligarchie. Quand les privil&#232;ges des mieux nantis risquent de diminuer un tant soit peu, c'est un crime de l&#232;se-majest&#233;. Quand les besoins vitaux des pauvres sont bafou&#233;s, cela a peu d'&#233;cho dans les journaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les oligarques de cette plan&#232;te tiennent tout autant, sinon plus, &#224; maintenir leurs privil&#232;ges que les Afrikaaners y tenaient en Afrique du Sud. Le malheur c'est qu'ils sont plus nombreux et plus puissants que ne l'&#233;taient les Afrikaaners. Ils c&#233;l&#232;brent Mandela mais hypocritement font des pressions pour que les lois contribuent &#224; maintenir les in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud et la lutte contre la pauvret&#233; de notre soci&#233;t&#233; n'est finalement pas si diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant qu'on ne sera pas profond&#233;ment indign&#233;s que tous sur cette plan&#232;te n'aient pas acc&#232;s &#224; des syst&#232;mes de sant&#233; et d'&#233;ducation de qualit&#233;, autant qu'on le serait si on refusait cela aux Noirs parce qu'ils sont Noirs, notre bataille contre l'apartheid n'est pas termin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise Breault&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le stade de baseball : pas de fonds publics pour un tel projet priv&#233;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-stade-de-baseball-pas-de-fonds-publics-pour-un-tel-projet-prive</link>
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		<dc:date>2013-12-15T21:51:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Cliche</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-12-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Selon une &#233;tude de rentabilit&#233; commandit&#233;e par le milieu des affaires, le retour d'une &#233;quipe de baseball majeur &#224; Montr&#233;al serait &#171; viable financi&#232;rement &#187; &#224; condition que les gouvernements d&#233;fraient 67% de la construction d'un nouveau stade au centre-ville. &lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Cliche est un citoyen montr&#233;alais jadis partisan des Expos &lt;br class='autobr' /&gt; Pendant que la chambre de commerce et consorts s'&#233;vertuent &#224; cr&#233;er dans l'opinion publique un climat favorable &#224; leur projet, on s'aper&#231;oit que leur plan (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Selon une &#233;tude de rentabilit&#233; commandit&#233;e par le milieu des affaires, le retour d'une &#233;quipe de baseball majeur &#224; Montr&#233;al serait &#171; viable financi&#232;rement &#187; &#224; condition que les gouvernements d&#233;fraient 67% de la construction d'un nouveau stade au centre-ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Cliche est un citoyen montr&#233;alais jadis partisan des Expos&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant que la chambre de commerce et consorts s'&#233;vertuent &#224; cr&#233;er dans l'opinion publique un climat favorable &#224; leur projet, on s'aper&#231;oit que leur plan d'affaires repose sur une fausse pr&#233;misse. En effet, tout en affirmant que le projet serait viable financi&#232;rement &#224; condition qu'il y ait un investissement public &#224; cette hauteur, les promoteurs assurent du m&#234;me souffle qu'il serait rentable. Si cette derni&#232;re pr&#233;tention est exacte n'appartient-il pas alors au milieu des affaires de prouver qu'il est viable ? N'appartient-il pas aussi au priv&#233; de le financer &#224; 100%, comme ce fut le cas pour le centre Bell (hockey &#187; et le stade Saputo (soccer) surtout qu'il ne servirait qu'au baseball. En effet, il ne servirait d'enceinte &#224; aucune activit&#233; de nature culturelle ou connexe contrairement &#224; l'amphith&#233;&#226;tre multifonctionnel du maire Labeaume &#224; Qu&#233;bec qui a &#233;t&#233; subventionn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pourquoi ,en tant que citoyen payeur de taxes, je m'objecte &#224; ce que que les &#233;lus me fassent participer, ne serait-ce qu'une infime partie, au remboursement d'une facture, estim&#233;e de fa&#231;on tr&#232;s pr&#233;liminaire &#224; 335$ millions, concernant une aventure risqu&#233;e dans le contexte actuel. Une aventure o&#249; des fonds publics financeraient en bonne partie un sport commercial qui sert de passe-temps lucratif aux multimillionnaires qui poss&#232;dent les clubs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu du pi&#232;tre &#233;tat des finances publiques, de l'immanence d'une hi&#233;rarchie des valeurs correcte et de la n&#233;cessit&#233; d'accorder enfin priorit&#233; &#224; certains dossiers importants laiss&#233;es en friche jusqu'ici, je ne peux me convaincre qu'il serait pertinent que l'&#201;tat songe m&#234;me &#224; cr&#233;er une nouvelle cat&#233;gorie d'assist&#233;s sociaux de luxe alors que les v&#233;ritables assist&#233;s sociaux sont trait&#233;s chichement. Ce serait une bien dr&#244;le de fa&#231;on de concevoir la justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La priorit&#233; au Stade olympique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce domaine, le gouvernement doit accorder priorit&#233; &#224; la remise en &#233;tat, avant qu'il ne soit trop tard, de l'&#233;l&#233;phant blanc qu'a &#233;t&#233; jusqu'ici le Stade olympique. Qu'on le veuille ou non, ce dernier fait maintenant partie de notre patrimoine national m&#234;me s'il a &#233;t&#233; p&#233;nible d'assumer l'h&#233;ritage des Jeux olympiques de 1976 cribl&#233;s d'un d&#233;ficit de pr&#232;s d'un milliard$ d&#251; &#224; l'incurie du maire Drapeau dans l'organisation et la surveillance des travaux de construction du Parc olympique. (On a un souvenir cuisant de la fameuse taxe olympique qui nous a afflig&#233;s pendant 30 ans). Depuis, le Stade olympique est quand m&#234;me devenu le principal ic&#244;ne touristique symbolisant Montr&#233;al &#224; l'&#233;tranger gr&#226;ce surtout &#224; son impressionnante tour inclin&#233;e de 165 m&#232;tres, la plus haute au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi la possibilit&#233; de d&#233;molir purement et simplement les installations olympiques, comme l'envisageait encore r&#233;cemment le quotidien The Gazette, ne constituerait pas seulement une provocation iconoclaste, mais un acte relevant de la pire barbarie politico-sociale qui soit. Il aurait de cruciales retomb&#233;es n&#233;gatives entachant la cr&#233;dibilit&#233; du Qu&#233;bec et de Montr&#233;al qui deviendraient ainsi la ris&#233;e du monde entier. Une telle perspective nous apparait impensable. Il faut d&#233;plorer qu'on le souhaite tout de m&#234;me encore aujourd'hui dans certains quartiers du WestIsland o&#249; une poign&#233;e de &#171; rednecks &#187; s'opposent &#224; ce que des installations publiques importantes soient situ&#233;es dans des quartiers francophones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, un comit&#233; d'&#233;tude sur l'avenir du Parc olympique, pr&#233;sid&#233; par Lise Bissonnette, a fait, il y a quelques mois, des propositions s&#233;rieuses mises au point suite &#224; une large consultation &#224; laquelle ont particip&#233; quelque 4 000 personnes et organismes. Ce document estime notamment &#224; pr&#232;s de 300$ millions l'installation sur le stade d'une nouvelle toiture, possiblement ouvrante, pour que les installations puissent remplir leur mission. Il s'agit de toute fa&#231;on d'une urgence compte tenu de la condition du toit actuel qui perce de partout. Ne serait-ce pas l&#224; un investissement plus responsable aux yeux des contribuables qu&#233;b&#233;cois que verser une partie des 335$ millions que les promoteurs du stade de baseball de Montr&#233;al demandent aux gouvernements d'accorder &#224; leur projet en tant que bailleurs de fonds au lieu de s'en tenir &#224; leur r&#244;le habituel d'accompagnateurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis en faveur du retour du baseball majeur &#224; Montr&#233;al. Il m'arrive de m'ennuyer encore des Expos que nous allions souvent voir jouer en famille perch&#233;s dans les &#171; bleachers &#187;. Quels beaux souvenirs ! Mais cette op&#233;ration ne doit pas s'effectuer aux d&#233;pens des contribuables qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Montr&#233;al, le 15 d&#233;cembre 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qui a vaincu l'apartheid ?</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Qui-a-vaincu-l-apartheid</link>
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		<dc:date>2013-12-12T09:06:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Beaudet</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique du Sud</dc:subject>
		<dc:subject>Blogues</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-12-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'occasion du d&#233;c&#232;s de Nelson Mandela, le monde a d&#233;couvert, stup&#233;fait, que tout le monde avait &#233;t&#233; contre l'apartheid : Bush papa et fils, Stephen Harper, la droite aux &#201;tats-Unis et en France, l'ONU et le Commonwealth, et qui d'autres encore ?!?!?! Une chance qu'il y a des Sud-Africains et quelques autres qui connaissent leur histoire&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt; Premi&#232;res r&#233;sistances &lt;br class='autobr' /&gt;
Les colons europ&#233;ens ont envahi l'Afrique du Sud par vagues successives. L'Empire britannique, alors au sommet de sa puissance, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L106xH150/arton16172-ff27b.jpg?1781389397' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'occasion du d&#233;c&#232;s de Nelson Mandela, le monde a d&#233;couvert, stup&#233;fait, que tout le monde avait &#233;t&#233; contre l'apartheid : Bush papa et fils, Stephen Harper, la droite aux &#201;tats-Unis et en France, l'ONU et le Commonwealth, et qui d'autres encore ?!?!?! Une chance qu'il y a des Sud-Africains et quelques autres qui connaissent leur histoire&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premi&#232;res r&#233;sistances&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les colons europ&#233;ens ont envahi l'Afrique du Sud par vagues successives. L'Empire britannique, alors au sommet de sa puissance, compl&#232;te le processus au 19i&#232;me et au 20i&#232;me si&#232;cle. De grandes r&#233;sistances africaines tentent alors de leur mettre des b&#226;tons dans les roues. En 1878, l'arm&#233;e britannique est vaincue par les guerriers zoulous &#224; Isandlwana (Kwazulu-Natal). Il faudra plusieurs ann&#233;es &#224; l'Empire pour &#171; s&#233;curiser &#187; le territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Naissance du nationalisme moderne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1912, une partie de l'&#233;lite africaine cr&#233;e l'ANC qui est au d&#233;part r&#233;clame des r&#233;formes peu radicales comme le droit de vote. L'Empire britannique et ses suppl&#233;tifs sud-africains blancs refusent tout accommodement. En 1921, le Parti communiste est cr&#233;&#233; par des militants majoritairement d'origine europ&#233;enne. Dans les ann&#233;es 1920, des gr&#232;ves &#171; sauvages &#187; &#233;clatent dans les mines et l'industrie. Un nouveau p&#244;le syndicat est mis en place, le Industrial and Commercial Union (ICU), &#224; l'initiative de militant-es de gauche ind&#233;pendants, africains et m&#233;tis. En 1946, des milliers de mineurs d&#233;clenchent la gr&#232;ve, violemment r&#233;prim&#233;e par la r&#233;pression. Entre-temps, l'ANC se r&#233;veille d'une longue torpeur avec Nelson Mandela et une nouvelle g&#233;n&#233;ration militante. Le Parti communiste dont l'influence sur les syndicats se raffermit d&#233;cide de se joindre &#224; l'ANC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sous le joug de l'apartheid&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1948, les descendants des colons hollandais (qui avaient &#233;t&#233; r&#233;prim&#233;s par l'Empire britannique) reprennent le pouvoir et proclament l'apartheid, qui institutionnalise des pratiques et r&#232;gles racistes qui existaient d&#233;j&#224;. Les Africains sont &#171; l&#233;galement &#187; refoul&#233;s sur 13% des terres sauf les ouvriers et les mineurs qui disposent du &#171; pass &#187;, qui leur donne le &#171; droit &#187; de travailler pour les Blancs. Une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale est organis&#233;e en 1950, de m&#234;me que divers mouvements de r&#233;sistance pacifique. &#192; Soweto et dans d'autres townships (bidonvilles), les femmes br&#251;lent symboliquement les pass. Une grande coalition est mise en place par l'ANC et le Parti Communiste pour proposer un programme de d&#233;mocratisation, c'est la &#171; Charte de la libert&#233; &#187;. Une campagne nationale s'active partout dans le pays. Mais en 1960, la r&#233;pression s'intensifie. Un massacre est perp&#233;tr&#233; &#224; Sharpeville. Le Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU, sous la pression des &#201;tats africains, &#171; d&#233;plore &#187; les actions du gouvernement sud-africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le tournant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nouveau mouvement de lib&#233;ration prend forme &#224; c&#244;t&#233; de l'ANC, le PAC, qui se veut plus militant et en phase avec les mouvements de lib&#233;ration ailleurs sur le continent. Des r&#233;voltes paysannes &#233;clatent dans le sud du pays. L'ANC et le Parti communiste d&#233;cident de passer &#224; la lutte arm&#233;e en 1961, avec l'appui de certains &#201;tats africains comme l'&#201;gypte, la Tanzanie et le Ghana. Des actions symboliques sont entreprises contre des symboles du r&#233;gime et quelques institutions du r&#233;gime, mais la r&#233;sistance arm&#233;e est mal pr&#233;par&#233;e et mal organis&#233;e. En 1963, les leaders de l'ANC sont presque tous arr&#234;t&#233;s dont Nelson Mandela. L'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU vote pour la mise en place d'un embargo sur les livraisons d'armes &#224; l'Afrique du Sud. Des entreprises militaires europ&#233;ennes et nord-am&#233;ricaines sont vis&#233;es, mais puisque l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale n'a pas les moyens d'ex&#233;cuter les d&#233;cisions, l'embargo n'est pas impos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Internationalisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1970, le mouvement de masse reprend de la vigueur (gr&#232;ves de Durban de 1973, manifestations &#233;tudiantes de 1976). L'ANC n'est pas encore remise du fiasco de la lutte arm&#233;e, tout en organisant des camps d'entra&#238;nement dans plusieurs pays d'Afrique australe. Le Mozambique et l'Angola o&#249; les mouvements de lib&#233;ration parviennent au pouvoir, sont d&#233;termin&#233;s &#224; appuyer la lutte au-del&#224; des d&#233;clarations de principe. Avec Zimbabwe qui devient ind&#233;pendant en 1980, ces pays deviennent les &#201;tats de &#171; la ligne de front &#187;. Le r&#233;gime de l'apartheid entreprend alors une s&#233;rie de guerres r&#233;gionales qui met &#224; mal l'ensemble de l'Afrique australe. La &#171; Guerre froide &#187; se transporte en Afrique. L'Union sovi&#233;tique et Cuba interviennent pour appuyer ces &#201;tats de la ligne de front, de m&#234;me que l'ANC. Les &#201;tats-Unis s'alignent totalement avec le r&#233;gime de l'apartheid (politique dite de l' &#171; engagement constructif &#187;) en bloquant des r&#233;solutions contraignantes de l'ONU et an aidant, avec l'Afrique du Sud, des mouvements contre-r&#233;volutionnaires en Angola notamment. Dans plusieurs pays capitalistes se mettent en place des mouvements anti-apartheid, la plupart du temps sous l'influence de partis de gauche et de mouvements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Confrontations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1980, l'Afrique du Sud explose &#224; nouveau. Les insurrections locales se propagent dans les townships. Un nouveau mouvement syndical prend forme (formation de la COSATU). De puissantes gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales paralysent le pays et font trembler l'establishment &#233;conomique. Des secteurs importants de la petite bourgeoisie africaine, m&#233;tisse et indienne, se placent en dissidence, sous l'influence de leaders religieux comme Desmond Tutu. En Angola, l'arm&#233;e sud-africaine subit de s&#233;rieuses d&#233;faites contre l'arm&#233;e angolaise second&#233;e par les contingents cubains. L'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU s'active &#224; nouveau en d&#233;non&#231;ant les &#171; &#233;lections &#187; organis&#233;es par le r&#233;gime de l'apartheid pour coopter une partie des &#233;lites non-blanches. &#192; l'ext&#233;rieur de l'Afrique, la mouvance anti-apartheid acquiert une force consid&#233;rable, comme aux &#201;tats-Unis sous l'impact des communaut&#233;s afro-am&#233;ricaines, des &#201;glises et des &#233;tudiants, ce qui fait basculer l'opinion publique. Les sanctions contre l'apartheid, longtemps r&#233;clam&#233;es mais jamais mises en &#339;uvre, prolif&#232;rent par l'action des soci&#233;t&#233;s civiles, via des campagnes de &#171; d&#233;sinvestissement &#187; qui forcent des institutions (universit&#233;s, municipalit&#233;s, fonds de pension) &#224; se d&#233;partir des actions dans les entreprises multinationales pr&#233;sentes en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&#233;gociations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 1980, tout se cristallise. L'Afrique du Sud est forc&#233;e de se retirer de l'Angola, puis de n&#233;gocier l'ind&#233;pendance de la Namibie. La guerre r&#233;gionale est perdue, pendant que parall&#232;lement, l'establishment &#233;conomique blanc commence &#224; n&#233;gocier discr&#232;tement avec le leadership de l'ANC en exil &#224; Lusaka (Zambie). Le r&#233;gime de l'apartheid perd sa coh&#233;sion et les &#171; r&#233;alistes &#187; et deviennent pr&#233;dominants au sein de l'&#201;tat, d'o&#249; les tractations qui d&#233;bouchent sur la lib&#233;ration de Mandela et la l&#233;galisation de l'ANC et du Parti communiste. Pour autant, les tenants de l'apartheid essaient d'imposer un d&#233;coupage de l'Afrique du Sud et la protection des &#171; droits &#187; des blancs. Parall&#232;lement, des secteurs de l'arm&#233;e et de l'extr&#234;me-droite d&#233;clenchent une campagne de terreur contre les townships dans le but d'intimider l'ANC. Pour les &#201;tats-Unis et ses alli&#233;s-subalternes, la priorit&#233; est de permettre une transition qui pr&#233;serve l'essentiel du statu quo &#233;conomique, donc la pr&#233;servation des grands monopoles sud-africains et multinationaux qui disposent de la richesse du pays. Des pressions plus ou moins discr&#232;tes sont exerc&#233;es sur Mandela pour qu'il mette de c&#244;t&#233; la &#171; charte de la libert&#233; &#187;, le programme-phare accept&#233; par les mouvements de r&#233;sistance. Devant ce qu'il consid&#232;re un rapport de forces dangereux, Mandela accepte ce recul avec l'appui du Parti communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transitions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1994, L'ANC et ses alli&#233;s communistes et syndicaux l'emportent haut la main avec plus de 60 % du vote. Tout au long de la campagne, les mouvements sociaux jouent un r&#244;le d&#233;cisif pour mobiliser, informer et influencer la campagne. Ils se rallient derri&#232;re un programme formul&#233; par les syndicats, le Reconstruction and Development Program (RDP), qui pr&#233;conise des r&#233;formes radicales notamment dans le domaine de la r&#233;forme agraire et de la reprise en main des &#171; sommets structurants &#187; de l'&#233;conomie. Rapidement, une confrontation &#233;clate entre les alli&#233;s qui ont renvers&#233; l'apartheid. Successeur de Mandela, Thabo Mbeki accentue ce qu'il qualifie lui-m&#234;me de tournant n&#233;olib&#233;ral, qui reprend la substance et m&#234;me les termes des politiques pr&#233;conis&#233;es par le FMI et les pays occidentaux : stabilit&#233; macro-&#233;conomique coupl&#233;e aux restrictions des d&#233;penses publiques, privatisation d'une partie de l'&#201;tat, lib&#233;ralisation des &#233;changes et des investissements qui permettent aux conglom&#233;rats sud-africains de sortir leurs capitaux, consolidation d'une nouvelle &#233;lite africaine coopt&#233;e par le pouvoir &#233;conomique, etc. Une nouvelle g&#233;n&#233;ration de mouvements sociaux prend forme &#224; l'ext&#233;rieur de l'ANC et dans une spirale de confrontations avec le gouvernement, ce qui entra&#238;ne m&#234;me une partie importante du mouvement syndical. Toutefois, ces r&#233;sistances sont globalement sans projet &#171; global &#187;. Le paradigme de la lib&#233;ration nationale identifi&#233; &#224; l'ANC et secondairement au Parti communiste reste dominant, malgr&#233; la r&#233;pression, la corruption, la mal-gouvernance et le maintien d'un intol&#233;rable statu quo qui pr&#233;serve les int&#233;r&#234;ts du 1% contre la vaste majorit&#233; de la population sud-africaine. &#192; une plus grande &#233;chelle, l'Afrique du sud &#171; post-apartheid &#187; essaie de devenir h&#233;g&#233;monique en Afrique via les activit&#233;s de ses conglom&#233;rats, notamment dans le secteur minier et de l'&#233;nergie, via &#233;galement des op&#233;rations militaires de caract&#232;re douteux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Camps retranch&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'Afrique du Sud est polaris&#233;e. Les &#233;lites &#171; globalis&#233;es &#187;, y compris une &#233;lite africaine, esp&#232;rent profiter du &#171; boom &#187; des ressources et de la nouvelle comp&#233;tition inter-imp&#233;rialiste qui s'esquisse en Afrique entre les &#201;tats-Unis, la Chine et l'Union europ&#233;enne. Pour autant, le r&#233;gime s'essouffle au fur et &#224; mesure que s'&#233;teint l'imaginaire de la lutte anti-apartheid que refl&#233;tait Nelson Mandela. La corruption et la violence (massacres de mineurs en gr&#232;ve &#224; Marikana) remontent &#224; des niveaux inqui&#233;tants sous l'&#233;gide du pr&#233;sident Zuma que la plupart du monde consid&#232;re comme un sinistre clown. Au-del&#224; d'investissements superficiels, les capitaux &#233;trangers h&#233;sitent &#224; investir dans ce pays qui pr&#233;tend &#234;tre &#171; &#233;mergent &#187;, mais qui est totalement d&#233;phas&#233; par rapport au progr&#232;s &#233;conomique et social en Asie et en Am&#233;rique latine. Les institutions du capitalisme mondialis&#233;, comme la Banque mondiale et le FMI sont l&#224; pour surveiller, intimider, interdire tout changement de politique substantiel qui permettrait de briser le cercle vicieux actuel. En face, des mouvements sociaux restent encore puissants, bien que relativement incoh&#233;rents. Ils s'appuient sur les nouvelles subjectivit&#233;s de r&#233;sistance qui s'expriment un peu partout dans le monde sous le drapeau ample de l'altermondialisme et qui red&#233;couvrent, dans le contexte africain, l'h&#233;ritage d'Amilcar Cabral, de Patrice Lumumba, de Samora Machel et de tant d'autres. Ils s'inspirent des insurrections populaires du &#171; printemps arabe &#187;, du Forum social mondial, des Indignados et des Occupy. Ils font un travail en profondeur, avec l'appui d'intellectuels qui quittent les tours d'ivoire pour se joindre aux luttes, et qui s'efforcent de d&#233;chiffrer, comprendre, projeter, pour penser la rupture douloureuse mais n&#233;cessaire, comme l'expliquait Frantz Fanon :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Disloquer le monde colonial ne signifie pas qu'apr&#232;s l'abolition des fronti&#232;res on am&#233;nagera des voies de passage entre les deux zones. D&#233;truire le monde colonial c'est ni plus ni moins abolir une zone, l'enfouir au plus profond du sol ou l'expulser du territoire.&#034; (Les damn&#233;s de la terre, 1961)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'&#233;loge de la richesse</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julia Posca </dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-12-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 3 d&#233;cembre dernier, les drapeaux des &#233;difices gouvernementaux qu&#233;b&#233;cois &#233;taient mis en berne pour souligner le d&#233;c&#232;s de l'homme d'affaires Paul Desmarais, survenu deux mois plus t&#244;t. Moult personnalit&#233;s publiques se sont d&#233;plac&#233;es &#224; la Basilique Notre-Dame de Montr&#233;al pour rendre hommage au richissime d&#233;funt, reconnu comme &#171; l'un des plus grands entrepreneurs de notre pays &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; du site de l'IRIS. &lt;br class='autobr' /&gt; Deux jours plus tard avait lieu pour une treizi&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive la grande (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton16166-06755.png?1781389398' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 3 d&#233;cembre dernier, les drapeaux des &#233;difices gouvernementaux qu&#233;b&#233;cois &#233;taient mis en berne pour souligner le d&#233;c&#232;s de l'homme d'affaires Paul Desmarais, survenu deux mois plus t&#244;t. Moult personnalit&#233;s publiques se sont d&#233;plac&#233;es &#224; la Basilique Notre-Dame de Montr&#233;al pour rendre hommage au richissime d&#233;funt, reconnu comme &#171; l'un des plus grands entrepreneurs de notre pays &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de l'IRIS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux jours plus tard avait lieu pour une treizi&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive la grande guignol&#233;e des m&#233;dias. &#192; cette occasion, les m&#233;dias qu&#233;b&#233;cois joignent leurs efforts pour recueillir aupr&#232;s du public des dons en argent et en denr&#233;es non p&#233;rissables destin&#233;s aux personnes les plus d&#233;munies. La solidarit&#233; est &#224; l'honneur tout au long de cette journ&#233;e qui nous rappelle que, pour beaucoup trop de familles, le temps des F&#234;tes est synonyme non pas de r&#233;jouissance et d'abondance, mais d'estomac souvent vide et de d&#233;nuement mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai comme le souligne Jean-Claude Ravet (&lt;a href=&#034;http://cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=3278&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=3278&lt;/a&gt;) dans la derni&#232;re livraison de la revue Relations que &#171; la dynamique du don se pr&#233;sente comme une forme de r&#233;sistance aux chants des sir&#232;nes capitalistes qui cherchent &#224; nous convaincre que nous sommes des &#234;tres calculateurs, sans attaches ni appartenance, ni souci du bien commun et de la solidarit&#233; sociale, mus par leurs seuls int&#233;r&#234;ts priv&#233;s, model&#233;s &#233;trangement &#224; l'image des ma&#238;tres de notre temps. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, on doit se d&#233;soler du fait que la solidarit&#233; semble parfois se r&#233;duire &#224; ces &#233;v&#233;nements o&#249; la g&#233;n&#233;rosit&#233; s'expose au profit de notre bonne conscience collective. Le reste de l'ann&#233;e, on voudrait plut&#244;t nous faire croire que c'est en poursuivant nos int&#233;r&#234;ts &#233;go&#239;stes que s'accro&#238;tra la richesse des nations et, incidemment, le bien-&#234;tre du plus grand nombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La concentration des revenus dans les mains du 1% cro&#238;t (&lt;a href=&#034;http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/le-1-senrichit-et-paie-de-moins-en-moins-dimpot&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/le-1-senrichit-et-paie-de-moins-en-moins-dimpot&lt;/a&gt;) au Qu&#233;bec depuis trente ans, mais plusieurs pr&#233;tendent (&lt;a href=&#034;http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201002/01/01-945032-faire-payer-les-riches.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201002/01/01-945032-faire-payer-les-riches.php&lt;/a&gt;) qu'il faudrait &#171; prot&#233;ger &#187; encore plus ces riches contribuables pour que notre &#233;conomie soit plus performante. Notre &#233;lite politique colporte souvent ce mythe et c'est ce qui explique qu'elle se soit empress&#233;e de servir un concert d'&#233;loges au feu d&#233;tenteur de la 276e fortune de la plan&#232;te, que Forbes estimait (&lt;a href=&#034;http://www.forbes.com/fdc/welcome_mjx.shtml&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.forbes.com/fdc/welcome_mjx.shtml&lt;/a&gt;) &#224; 4,5 milliards de dollars en mars 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'admiration pour l'ancien p.d.g. de Power Corporation nous fait cependant oublier que le capitalisme est un syst&#232;me &#233;conomique orient&#233; vers l'accumulation priv&#233;e de richesses et que dans un tel syst&#232;me, la croissance des in&#233;galit&#233;s &#8211; illustr&#233;e par la constitution d'une fortune comme celle des Desmarais &#8211; n'est pas qu'un simple &#171; effet secondaire &#187; ; elle constitue son principal objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pourquoi le maire d'une des m&#233;tropoles les plus influentes du monde peut de nos jours affirmer (&lt;a href=&#034;http://www.theguardian.com/politics/2013/nov/27/boris-johnson-thatcher-greed-good&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.theguardian.com/politics/2013/nov/27/boris-johnson-thatcher-greed-good&lt;/a&gt;) sans broncher que les in&#233;galit&#233;s sont b&#233;n&#233;fiques pour l'activit&#233; &#233;conomique et qu'il importe d'encourager la cupidit&#233; pour stimuler la croissance (dixit Boris Johnson, maire de Londres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La charit&#233; des gens ordinaires, celle qui s'exerce humblement devant la mis&#232;re qui nous entoure, aura toujours plus de peine &#224; compenser les effets d'un syst&#232;me qui ne demande qu'&#224; cro&#238;tre en s'&#233;chafaudant sur cette pauvret&#233; grandissante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ukraine : quand les nazis m&#232;nent le bal</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Ukraine-quand-les-nazis-menent-le-bal</link>
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		<dc:date>2013-12-10T09:41:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Geoffroy G&#233;rard legros</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>L'extr&#234;me-droite dans le monde</dc:subject>
		<dc:subject>Ukraine</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-12-10</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il y a des pays comme &#231;a dont je me m&#233;fie, pas uniform&#233;ment mais dans certaines de leurs composantes&#8230; Le nationalisme, l'hostilit&#233; envers la Russie et l'accueil favorable &#224; l'Allemagne me rappelle abusivement peut-&#234;tre de mauvais souvenirs&#8230; Je ne sais pas ce qu'il faut penser de ce que dit cet article &#224; savoir qu'en Ukraine les mouvements 'encourag&#233;s' par l'Europe, l'Allemagne en particulier, au point que son ministre des Affaires &#233;trang&#232;res y vient appuyer les manifestations (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Europe-230-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Droite-extreme-en-Europe-+" rel="tag"&gt;L'extr&#234;me-droite dans le monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Ukraine-+" rel="tag"&gt;Ukraine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-12-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-12-10&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH107/arton16159-c1762.png?1781389398' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a des pays comme &#231;a dont je me m&#233;fie, pas uniform&#233;ment mais dans certaines de leurs composantes&#8230; Le nationalisme, l'hostilit&#233; envers la Russie et l'accueil favorable &#224; l'Allemagne me rappelle abusivement peut-&#234;tre de mauvais souvenirs&#8230; Je ne sais pas ce qu'il faut penser de ce que dit cet article &#224; savoir qu'en Ukraine les mouvements 'encourag&#233;s' par l'Europe, l'Allemagne en particulier, au point que son ministre des Affaires &#233;trang&#232;res y vient appuyer les manifestations anti-gouvernementales et antirusse me fait me poser un certain nombre de questions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce qui se passe d&#233;j&#224; en Europe, en Hongrie, mais aussi dans les pays baltes rendent cette information cr&#233;dible . Non, &#171; Svoboda &#187; n'est pas un &#171; parti nationaliste &#187;, comme on peut le lire un peu partout. Non, Oleg Tiagnibok n'est pas le &#171; chef du parti de la Libert&#233; &#187;, avec toute l'&#233;quivoque que peut comporter, dans le texte, la traduction bien plac&#233;e d'un label partisan adopt&#233; sur le tard.M. Tiagnibok est un dirigeant nazi, &#171; Svoboda &#187; est un parti nazi, et ce sont des embl&#232;mes nazis et des mots d'ordre nazis que r&#233;percutent journaux et t&#233;l&#233;s qui font leurs choux gras de la crise ukrainienne.De m&#234;me, les groupes issus du mouvement &#171; Panth&#232;res &#187; (Panteri), qui ont assailli le Parlement slov&#232;ne en 2010, n'&#233;taient pas, comme on a pu le lire, des &#171; jeunes r&#233;volt&#233;s &#187; : ce sont des n&#233;o-nazis, qui tabassent, voire tuent les &#171; n&#232;gres &#187; (Zamorc) et confondent dans leur d&#233;testation Juifs, Serbes, Bosniaques, Croates, rassembl&#233;s sous le terme de &#171; &#269;efur &#187;, lui-m&#234;me issu du vieux turcisme &#171; &#269;ifut &#187; : &#171; youpin &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; N&#233;gros, youpins, ruskofs &#187; ! Ils sont dans le collimateur de la 4&#232;me force politique ukrainienne depuis 2012, le parti nazi et pro-europ&#233;en ukrainien &#171; Svoboda &#187;, locomotive des manifestations qui se d&#233;roulent en Ukraine depuis deux semaines. Un premier r&#244;le qui couronne dix ann&#233;es de d&#233;diabolisation &#8212; toute formelle&#8230; &#8212; et obtient un label &#171; r&#233;volutionnaire &#187; et &#171; d&#233;mocratique &#187; gr&#226;ce aux m&#233;dias occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un embl&#232;me omnipr&#233;sent : trois doigts de la main couleur or sur banni&#232;re azur comme une promesse de victoire renouvel&#233;e. Des mots d'ordre et des drapeaux qui claquent au vent. Des porte-parole qui manient avec ardeur et habilet&#233; le langage &#171; r&#233;volutionnaire &#187;. Le parti &#171; Svoboda &#187; est la locomotive des manifestations qui, depuis deux semaines, secouent plusieurs villes d'Ukraine. Ainsi, ce sont ses militants qui ont fait franchir un cap d&#233;cisif &#224; la contestation ukrainienne, en occupant la mairie de la capitale, Kiev, transform&#233;e par leurs soins en &#171; quartier g&#233;n&#233;ral r&#233;volutionnaire &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas une photographie, pas un reportage t&#233;l&#233;vision qui ne donne &#224; voir les insignes de cette organisation montante. Forte de 37 d&#233;put&#233;s &#224; la Verkhovna Rada (Assembl&#233;e nationale), &#171; Svoboda &#187; est devenu en 2012 la 4&#232;me force politique de l'ancienne r&#233;publique socialiste. Une perc&#233;e &#233;lectorale et un activisme qui ont impos&#233; Oleg Tiagnibok &#8212; au nombre des leaders de l'opposition &#8212; au pr&#233;sident Viktor Ianoukovitch.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1794 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/Ukraine_1.jpg?1794/cc59cd80b1a11479d59b769a72b963926edcca01de700bf3283d29afa1d6202d&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 79.4 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/Ukraine_1-80e5c-7b0e8.jpg?1781067077' width='150' height='100' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du nazisme au dialogue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sobrement identifi&#233; comme &#171; nationaliste &#187; par la presse occidentale, le dirigeant de &#171; Svoboda &#187; parade dans les m&#233;dias, aux c&#244;t&#233;s d'Arseniy Yatsenyuk, repr&#233;sentant de l'oligarque emprisonn&#233;e Ioulia Timoshenko, et de l'ancien boxeur, Vitali Klitchko, revenu d'Allemagne apr&#232;s avoir annonc&#233; sa candidature &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. C'est avec ce triumvirat que le ministre allemand, Guido Westerwelle, a souhait&#233; entamer un &#171; dialogue &#187;, apr&#232;s une visite sur la &#171; Place de l'Ind&#233;pendance &#187; de Kiev (EuroMa&#239;dan) en soutien aux &#171; centaines de milliers de personnes dont le c&#339;ur bat en Europe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Strat&#233;gie de d&#233;diabolisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#171; Svoboda &#187;, l'acc&#232;s au leadership de &#171; l'opposition d&#233;mocratique &#187; encourag&#233;e par les chancelleries occidentales couronne une strat&#233;gie de d&#233;diabolisation engag&#233;e il y a 10 ans. En 2004, le &#171; Parti national-socialiste d'Ukraine &#187; n&#233;o-nazi, fond&#233; en 1995, optait pour la d&#233;nomination plus consensuelle de &#171; Svoboda &#187; &#8212; &#171; Libert&#233; &#187; en langue ukrainienne. Simultan&#233;ment, la rune &#171; Wolfstangel &#187;, symbole de &#171; l'id&#233;e nationale &#187; et insigne de la division SS &#171; Das Reich &#187;, faisait place aux trois doigts couleur or, &#233;vocation &#171; conviviale &#187; du traditionnel trident ukrainien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mal accept&#233;e par certains militants attach&#233;s &#224; l'embl&#233;matique nazie, cette mue symbolique n'a en revanche gu&#232;re affect&#233; le discours du parti ultra-nationaliste. Ainsi, note la chercheuse, Halyna Bocheva, auteure d'une &#233;tude consacr&#233;e &#224; l'extr&#234;me-droite ukrainienne, &#171; Svoboda articule un discours ouvertement raciste &#224; l'encontre des minorit&#233;s visibles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; N&#233;gros &#187; et &#171; youpins &#187;Outre les &#233;tudiants africains, qui, comme en Russie, constituent des cibles permanentes pour l'extr&#234;me-droite, &#171; Svoboda &#187; cible les quelques Noirs et m&#233;tis du pays, dont la chanteuse &#171; Gaitana &#187;, native de Kiev, de p&#232;re congolais et de m&#232;re ukrainienne. Une &#171; n&#233;gresse &#187;, aux yeux de l'extr&#234;me-droite, qui &#171; repr&#233;sente un coin quelque part en Afrique &#187;, estimait Yuri Syrotiuk, porte-parole du parti. Mais ce sont les Juifs et les Russes, indistinctement consid&#233;r&#233;s comme &#171; ennemis de la Nation &#187;, qui sont n&#233;anmoins les cibles privil&#233;gi&#233;es de &#171; Svoboda &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un Poutine &#171; p&#233;d&#233; &#187; et &#171; enjuiv&#233; &#187;&#171; La &#171; mafia jud&#233;o-russe &#187; contr&#244;le le Kremlin &#187;, expliquait en 2004 Oleg Tiagnibok. Des Juifs qui seraient, depuis la R&#233;volution bolch&#233;vique, les agents de la &#171; russification &#187;, mettraient aujourd'hui le pays en coupe r&#233;gl&#233;e via le gouvernement Ianoukovitch aux ordres du &#171; Juif Poutine &#187; et pr&#233;pareraient un &#171; g&#233;nocide &#187; contre la population chr&#233;tienne du pays. Des th&#233;matiques racistes qui expliquent le soutien, a priori paradoxal, que re&#231;oit &#171; Svoboda &#187; d'une partie de l'extr&#234;me-droite russe, elle-m&#234;me en pointe des manifestations anti-Poutine de l'an dernier, laquelle pourfend sans r&#233;pit un Poutine &#171; p&#233;d&#233; &#187; et &#171; enjuiv&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1795 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/Ukraine_2.png?1795/19c60345fc7fdb0cb47645ec24e701648d901b96a56abcfac46ca26f379ee2e3&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PNG - 422.7 kio' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH125/Ukraine_2-22dc9-c654d.png?1781067077' width='150' height='125' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Elle regrette la &#171; fin de l'Apartheid en Afrique du Sud &#187;Au nombre de ses soutiens russes, &#171; Svoboda &#187; compte aussi l'ancienne dissidente, Valeria Novodvorskaya, qui, par ailleurs, dit &#171; regretter &#187; la &#171; fin de l'Apartheid en Afrique du Sud &#187;. En 2010, &#171; Svoboda &#187; appelait au boycott d'une exposition consacr&#233;e aux massacres de Polonais et de Russes par les Nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale : une &#171; provocation jud&#233;o-polonaise &#187;, selon le bureau du parti, dont le dirigeant dissertait plus t&#244;t, en s&#233;ance parlementaire, sur la distinction entre &#171; youpins &#187; et &#171; Juifs &#187;, &#171; Russkofs &#187; et Russes. Nostalgique de la collaboration ukrainienne, &#171; Svoboda &#187; soutient la r&#233;habilitation de la division SS &#171; Galicie &#187;, partiellement compos&#233;e de volontaires ukrainiens sous l'occupation nazie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Voler l'or des Ukrainiens &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti s'inscrit ainsi dans un courant m&#233;moriel et culturel initi&#233; par la &#171; R&#233;volution orange &#187; qui, en 2004, a consacr&#233; la victoire du tandem pro-europ&#233;en compos&#233; de Viktor Iouchtchenko et de Ioulia Timochenko. Cette derni&#232;re avait d'ailleurs en 2004 pris la d&#233;fense du journal raciste &#171; Isti Visti &#187;, auteur &#8212; entre autre &#8212; d'un article selon lequel &#171; 400.000 Juifs ukrainiens avaient rejoint les troupes nazies pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de voler l'or des Ukrainiens &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un nazisme relook&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre la r&#233;habilitation de plusieurs nazis notoires et la cons&#233;cration du collaborationniste, Stepan Bandera, au rang de &#171; h&#233;ros national &#187;, la R&#233;volution orange fut la matrice d'une culture d'extr&#234;me-droite underground, qui irrigue la confuse constellation de groupuscules qui, &#224; la faveur de la crise, ont le vent en poupe en Europe : un nazisme relook&#233;, qui m&#234;le antis&#233;mitisme, supr&#233;matisme blanc, rejet des musulmans, h&#233;donisme, post-modernisme et combine, en fonction des enjeux, discours social, f&#233;minisme, ultralib&#233;ralisme et appels &#224; la tradition.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1796 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/jpg/Ukraine_3.jpg?1796/6375edc0720ac550ed12be688f2b50a9c734d50b145cfed6baf73b086d84f279&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 41.5 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/Ukraine_3-5bf72-6ddf8.jpg?1781067077' width='150' height='100' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Aux portes du pouvoir ?&#192; la faveur de la crise de la corruption bien r&#233;elle du gouvernement en place, et de son recrutement caricaturalement favorable aux russophones, &#171; Svoboda &#187; met en avant des solutions &#233;conomiques anti-lib&#233;rales telles que la nationalisation des grandes industries, le protectionnisme &#233;conomique, la s&#233;curit&#233; de l'emploi, la protection de la paysannerie et l'extension du service public. Un agenda qui contredit en tous points le Trait&#233; d'int&#233;gration &#224; l'Union europ&#233;enne d&#233;fendu par le parti, puisque celui-ci, rapporte la revue &#171; Ekspert &#187;, exige de l'Ukraine la privatisation de son industrie gazi&#232;re et le rel&#232;vement des tarifs individuels du gaz&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Svoboda est devenu un acteur d&#233;cisif du jeu politique ukrainien &#187;, observait en septembre dernier l'universitaire, Dustin Christensen, qui, d&#233;j&#224;, voyait dans l'&#233;ventuel rejet de l'accord d'int&#233;gration avec l'Union europ&#233;enne un facteur de crise politique susceptible de mener le parti de M. Tiagnibok aux portes du pouvoir. Nul doute que le bombardement de son parti au nombre des &#171; forces d&#233;mocratiques &#187; par les m&#233;dias occidentaux &#8212; et la diplomatie allemande, qui retrouve assez logiquement le fil de la Mitteleuropa &#8212; nourrira encore cette dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Geoffroy G&#233;raud Legros&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur de cet article a v&#233;cu plusieurs ann&#233;es dans l'aire qu'il est convenu de nommer &#171; Europe centrale et orientale &#187;. Outre ses travaux de recherche, il s'est investi dans la vie civile et politique des pays o&#249; il a s&#233;journ&#233; &#8212; notamment dans l'espace (ex-) yougoslave. C'est l'observation, appliqu&#233;e &#224; l'Ukraine, de constantes dans la d&#233;marche des m&#233;dias occidentaux, et notamment fran&#231;ais, qui a suscit&#233; l'&#233;criture de ces quelques lignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, &#171; Svoboda &#187; n'est pas un &#171; parti nationaliste &#187;, comme on peut le lire un peu partout. Non, Oleg Tiagnibok n'est pas le &#171; chef du parti de la Libert&#233; &#187;, avec toute l'&#233;quivoque que peut comporter, dans le texte, la traduction bien plac&#233;e d'un label partisan adopt&#233; sur le tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Tiagnibok est un dirigeant nazi, &#171; Svoboda &#187; est un parti nazi, et ce sont des embl&#232;mes nazis et des mots d'ordre nazis que r&#233;percutent journaux et t&#233;l&#233;s qui font leurs choux gras de la crise ukrainienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, les groupes issus du mouvement &#171; Panth&#232;res &#187; (Panteri), qui ont assailli le Parlement slov&#232;ne en 2010, n'&#233;taient pas, comme on a pu le lire, des &#171; jeunes r&#233;volt&#233;s &#187; : ce sont des n&#233;o-nazis, qui tabassent, voire tuent les &#171; n&#232;gres &#187; (Zamorc) et confondent dans leur d&#233;testation Juifs, Serbes, Bosniaques, Croates, rassembl&#233;s sous le terme de &#171; &#269;efur &#187;, lui-m&#234;me issu du vieux turcisme &#171; &#269;ifut &#187; : &#171; youpin &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestants-type de Moscou et de Kiev ne sont pas des geek &#224; barbiche et &#224; la coule, des activistes LGBT et des bloggers f&#233;rus de droits de l'homme : ces gens-l&#224; n'existent pas en terme de rapport de force politique &#8212; ou existent juste assez pour servir d'idiots utiles &#224; la large masse des n&#233;o-nazis, ultranationalistes et nostalgiques de l'&#232;re Brejnev qui occupent les rues et &#233;crivent, par exemple, qu'un tunnel cach&#233; relie le Kremlin &#224; des synagogues secr&#232;tes o&#249; se d&#233;roulent des meurtres rituels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pire : tout se passe comme si, sans le savoir, nos confr&#232;res avaient pleinement int&#233;gr&#233; les lieux communs de la litt&#233;rature consacr&#233;e aux &#171; transitions &#187; post-communistes &#8212; dont la mesure du caract&#232;re d&#233;mocratique d'une soci&#233;t&#233;, &#224; sa seule aptitude &#224; garantir le &#171; march&#233; libre et non fauss&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'extr&#234;me-droite hongroise au pouvoir, active de longue date, raciste, pan-ottomane, qui veut dresser des &#171; listes de Juifs nuisibles &#224; l'&#201;tat &#187; et affirme que &#171; l'islamisme est la seule chance de l'Europe &#187; n'a commenc&#233; &#224; inqui&#233;ter les faiseurs d'opinion qu'au moment o&#249; il s'est av&#233;r&#233; qu'elle pourrait &#8212; peut-&#234;tre &#8212; nationaliser certaines entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, on tend la perche (de micro) &#224; des dirigeants croates qui emprisonnent leurs opposants, font l'apologie du r&#233;gime nazi des Oustachi, et exigeaient apr&#232;s 1992 de la part de fonctionnaires yougoslaves pr&#233;sents sur le sol du nouvel &#201;tat la production d'une domovnica &#8212; certificat de nationalit&#233; impossible &#224; d&#233;crocher pour qui n'&#233;tait pas &#171; purement &#187; Croate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pr&#233;f&#232;re zoomer les tresses de Mme Timochenko que les r&#233;habilitations d'anciens nazis qui ont lieu en Ukraine, mais aussi en Estonie, en Lettonie et en Moldavie ; on ne veut pas voir l'&#233;dification d'Etats autoritaires en G&#233;orgie, en Serbie, ni, dans un autre registre, les progr&#232;s du salafisme dans la Bosnie soi-disant multiculturelle. Tout cela parce que les dirigeants de ces Etats, souvent plus autoritaires encore que leurs pr&#233;d&#233;cesseurs, proc&#232;dent &#224; des privatisations favorables aux int&#233;r&#234;ts des pays occidentaux &#8212; ou plus exactement, aux multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette c&#233;cit&#233; a de graves cons&#233;quences : non seulement par le pouvoir de l&#233;gitimation qui accompagne la parole des m&#233;dias de l'Ouest dans une Europe orientale qui continue de se vivre, selon la formule de Conrad, &#171; sous l'&#339;il de l'Occident &#187;. Mais aussi, parce que l'extr&#234;me-droite &#171; moderne &#187;, qui, apr&#232;s la Hollande, trouve &#224; l'Est ses fabriques id&#233;ologiques et symboliques, profite dans son ensemble de cette mondialisation des symboles, th&#233;matiques et postures que lui offre une presse pourtant affair&#233;e, chez elle, &#224; traquer antis&#233;mitisme, racisme et nazisme jusque dans le coeur t&#233;n&#233;breux de l'inconscient et de l'implicite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(note de Danielle Bleitrach)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 d&#233;cembre 2013 source sur le site de 7lames la mer&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>David Graeber parle de Strike the Debt et Detroit</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/David-Graeber-parle-de-Strike-the-Debt-et-Detroit</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/David-Graeber-parle-de-Strike-the-Debt-et-Detroit</guid>
		<dc:date>2013-12-10T09:39:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Graeber, Jonas Nunes de Carvalho</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2013-12-10</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Interview de David Graeber par Jonas Nunes de Carvalho pour le CADTM le 4 octobre 2013 &#224; Bruxelles, apr&#232;s une conf&#233;rence organis&#233;e par le CADTM &#224; l'occasion de la sortie en fran&#231;ais du livre Debt : the first 5000 years (Dette, 5000 ans d'histoire). &lt;br class='autobr' /&gt; CADTM : Vous &#234;tes impliqu&#233; dans les mouvements &#8220;Occupy Wall Street&#8221; et &#8220;Strike the Debt&#8221;. Pouvez-vous nous expliquer ce qui se passe actuellement aux &#201;tats-Unis autour des actions concernant les dettes immobili&#232;res, les dettes des &#233;tudiants et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Etats-Unis-" rel="directory"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Etats-Unis-44-+" rel="tag"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Etats-Unis-279-+" rel="tag"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2013-12-10-+" rel="tag"&gt;Edition du 2013-12-10&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH98/arton16121-d586b.png?1781315110' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Interview de David Graeber par Jonas Nunes de Carvalho pour le CADTM le 4 octobre 2013 &#224; Bruxelles, apr&#232;s une conf&#233;rence organis&#233;e par le CADTM &#224; l'occasion de la sortie en fran&#231;ais du livre Debt : the first 5000 years (Dette, 5000 ans d'histoire).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CADTM : Vous &#234;tes impliqu&#233; dans les mouvements &#8220;Occupy Wall Street&#8221; et &#8220;Strike the Debt&#8221;. Pouvez-vous nous expliquer ce qui se passe actuellement aux &#201;tats-Unis autour des actions concernant les dettes immobili&#232;res, les dettes des &#233;tudiants et les dettes municipales notamment &#224; Detroit ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Graeber&lt;/strong&gt; : Eh bien nous sommes dans cette situation bizarre o&#249; il y a une crise de la dette &#224; tous les niveaux mais personne n'a l'air de savoir ce qu'il faut faire. Nous avons cr&#233;&#233;e le mouvement &#8220;Strike the Debt&#8221; dans la foul&#233;e du movement Occupy et la premi&#232;re ann&#233;e nous nous sommes demand&#233; comment initier de la d&#233;sob&#233;issance civile face au capital financier. Moi je me suis mis &#224; parler d'emprunts et de cr&#233;ances &#224; gauche et &#224; droite. Il faut dire que pendant que j'organisais le mouvement Occupy Wall Street, j'&#233;crivais un livre sur la dette et j'essayais de bien faire la distinction, ce qui n'&#233;tait pas facile parce que d&#232;s que je faisais une conf&#233;rence, des gens venaient me trouver pour me demander, par exemple, si je ne pouvais pas lancer un mouvement sur les pr&#234;ts aux &#233;tudiants. Manifestement, l'int&#233;r&#234;t est grand, pourtant, en d&#233;pit du nombre de personnes qui souhaitent faire quelque chose, je ne voyais pas trop quoi. C'est d&#251; en partie au fait que beaucoup ont peur. Une premi&#232;re id&#233;e, c'&#233;tait de dire que les gens allaient s'engager &#224; ne plus rembourser une fois qu'un certain nombre de signatures serait atteint. Il faut savoir que des &#233;tudiants par exemple doivent parfois rembourser jusqu'&#224; trente mille dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous ne voulions pas non plus &#234;tre accus&#233;s d'avoir pouss&#233; les gens &#224; faire d&#233;faut et leur avoir ainsi attir&#233; encore plus d'ennuis. Nous avons r&#233;dig&#233; cet engagement, pour nous apercevoir qu'il &#233;tait tr&#232;s difficile de le faire signer. Nous avons eu peut-&#234;tre cinq six mille signatures, mais pas vraiment d'engagements personnels. Nous avons consid&#233;r&#233; que c'&#233;tait un &#233;chec et qu'il nous fallait reprendre la r&#233;flexion. Une de nos conclusions, c'&#233;tait que bien des gens ne voulaient pas signer un texte qui sugg&#233;rait qu'ils pourraient ne pas rembourser leur pr&#234;t d'&#233;tudes. Et cela parce qu'ils ne le remboursaient pas. Un &#233;tudiant sur cinq est actuellement en d&#233;faut de paiement et un autre cinqui&#232;me vous dira en priv&#233; et sous couvert de l'anonymat qu'il va y &#234;tre contraint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme ils &#233;taient d&#233;j&#224; en situation de non paiement ou qu'ils en envisageaient la possibilit&#233;, la derni&#232;re chose qu'ils souhaitaient faire, c'&#233;tait signer un document qui disait &#8220;oui c'est bien moi et mes motifs sont politiques et l'agence de recouvrement n'a plus qu'&#224; me cueillir&#8221;. Nous nous sommes dit que le ph&#233;nom&#232;ne &#233;tait peut-&#234;tre plus vaste que ce que nous avions envisag&#233;, et de fait, en cherchant un peu, nous avons d&#233;couvert que la quantit&#233; de d&#233;fauts de paiement est &#233;norme : un Am&#233;ricain sur sept est actuellement poursuivi par une agence de recouvrement pour une dette ou l'autre, sans parler des non remboursements des pr&#234;ts hypoth&#233;caires ou des pr&#234;ts d'&#233;tudes. L'un dans l'autre, probablement un quart des Am&#233;ricains endett&#233;s, sinon davantage, sont d&#233;j&#224; en situation de non remboursement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors on se rend compte de l'ampleur du ph&#233;nom&#232;ne : plusieurs millions, peut-&#234;tre 75-80-90 millions de personnes qui font de fait de la d&#233;sob&#233;issance civile contre le capital financier mais ils ne veulent pas que &#231;a se sache. Comment organiser des gens qui cachent leur r&#233;sistance ? Nous avons sugg&#233;r&#233; la notion d'une arm&#233;e invisible : &#8220;il existe une arm&#233;e invisible de gens en d&#233;faut de paiement&#8221;. La cin&#233;aste Astra Taylor et Laura Hanna ont eu l'id&#233;e de r&#233;aliser une vid&#233;o o&#249; elles filmeraient des Am&#233;ricains ordinaires en train de parler de pr&#234;ts non rembours&#233;s. On les voit en train de r&#233;aliser des activit&#233;s quotidiennes, banales &#8211; tondre la pelouse, promener le chien, ce genre de trucs. Tous sont des membres ce cette arm&#233;e invisible de d&#233;biteurs en d&#233;faut de paiement. Plus important encore, nous avons eu l'id&#233;e d'un manuel &#224; l'usage des r&#233;sistants de la dette, un manuel d'utilisation pour l'arm&#233;e invisible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de rassembler autant d'informations que possible sur chaque type d'emprunt, toutes les esp&#232;ces de dettes qui existent aux &#201;tats-Unis, et de donner un minimum d'explications historiques et politiques, puis de passer &#224; des informations pratiques du genre : que vont-ils vous annoncer comme sanction si vous ne payez pas et que va-t-il r&#233;ellement se passer, ceci souvent en persuadant des personnes qui travaillaient dans certains secteurs de livrer des secrets d'entreprise. Par exemple, quelqu'un qui avait travaill&#233; pour &#8220;Payday Loans&#8221; pendant un an avant de s'en aller, d&#233;go&#251;t&#233;, nous a expliqu&#233; que le grand secret de &#8220;Payday Loans&#8221;, c'est qu'ils font payer jusqu'&#224; 800% de taux d'int&#233;r&#234;t annuel (par mois), ce qui est du capitalisme ordinaire. Le capitalisme n'a pas encore &#233;t&#233; aboli en Am&#233;rique. Mais leur excuse c'&#233;tait que &#8220;si vous ne payez pas, il ne se passe rien&#8221;. Ils vous fichent la paix, donc &#231;a peut &#234;tre de l'argent gratuit. Bien &#233;videmment ils ne vont pas vous le dire, alors c'est ce genre d'info que nous publions. Cela a eu un succ&#232;s certain, nous avons fait circuler sur internet et distribu&#233; des centaines de milliers d'exemplaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous sommes aper&#231;u que bien des institutions ou entreprises cr&#233;anci&#232;res prennent en fait en compte le non remboursement de sommes non n&#233;gligeables. Mais cette remise de dettes, ce ne sont pas les d&#233;biteurs qui en b&#233;n&#233;ficient. C'est tr&#232;s important, cela montre que des remises et des annulations de dettes, cela se passe tout le temps, et probablement &#224; grande &#233;chelle, mais les cr&#233;anciers n'ont pas envie que &#231;a se sache. Ils veulent pr&#233;server la moralit&#233; de la dette, l'id&#233;e que nous avons une obligation absolue de rembourser les emprunts contract&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, supposons que vous avez une dette de $10 000 sur votre carte de cr&#233;dit. Apr&#232;s 6 mois de non paiement, la soci&#233;t&#233; se tourne vers une agence de recouvrement, mais ce qu'elle fait c'est la lui vendre &#224;, disons, 5 cents le dollar : au lieu de $10 000, elle en re&#231;oit 500 tandis que l'agence de recouvrement qui l'a achet&#233;e va essayer de vous faire payer $10 000, et elle r&#233;ussit dans 1 cas sur deux, elle fait donc d'&#233;normes b&#233;n&#233;fices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En poursuivant notre investigation, nous avons compris qu'il n'est pas n&#233;cessaire d'&#234;tre une agence de recouvrement pour racheter des dettes. &#192; peu pr&#232;s n'importe qui peut le faire. Mais ils ne vont pas vous dire &#224; qui la dette appartient, parce que vous pourriez racheter votre propre dette. Vous pouvez dire : je veux acheter la dette des soins de sant&#233; du New Jersey, je veux acheter les cr&#233;ances de tiers de l'Iowa ou presque ce que vous voulez, vous pouvez l'acheter et l'annuler. Personne ne pourra vous dire &#8220;vous ne pouvez pas faire &#231;a&#8221;. Alors nous avons r&#233;colt&#233; des millions de dollars et nous avons commenc&#233; &#224; annuler les dettes des gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CADTM : Et Detroit l&#224;-dedans ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;DG&lt;/strong&gt; : Detroit, c'est l'exemple parfait de cette moralit&#233; de la dette, de la fa&#231;on de consid&#233;rer certaines dettes comme plus sacr&#233;es que d'autres. Ainsi les dettes entre riches et les dettes entre pauvres ont toujours pu &#234;tre ren&#233;goci&#233;es. Mais la dette entre les riches et les pauvres, c'est une autre histoire. Encore que, &#224; y bien r&#233;fl&#233;chir, c'est seulement dans un sens : la dette des riches envers les pauvres peut tr&#232;s bien &#234;tre ren&#233;goci&#233;e, et l'est en fait tout le temps. C'est ainsi que nous assistons &#224; des tentatives r&#233;p&#233;t&#233;es de modifier le fonctionnement de la s&#233;curit&#233; sociale. Il s'agit l&#224; d'une dette envers les pauvres qui est constamment remise en cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyez les fonds de pension de Detroit. La ville doit des sommes &#233;normes &#224; plein de gens, et suite &#224; une s&#233;rie de manipulations financi&#232;res, voil&#224; que justement ils doivent &#233;quilibrer le bilan. Quand cela arrivait dans le pass&#233;, on trouvait une solution. Mais c'est lors d'une crise budg&#233;taire similaire que les n&#233;olib&#233;raux ont mis au point leur tactique pour la mise en &#339;uvre de r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales : c'&#233;tait en 1975 &#224; New York, la ville n'arrivait pas &#224; un &#233;quilibre budg&#233;taire. Cela s'&#233;tait souvent produit au fil de l'histoire des &#201;tats-Unis ; l'&#233;tat f&#233;d&#233;ral intervient et fournit l'aide financi&#232;re n&#233;cessaire &#224; retrouver pied.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or cette fois-l&#224;, il n'y a pas eu d'aide. Au lieu de permettre un refinancement, ils ont fait venir un groupe d'experts, en fait, des cr&#233;anciers, et leur ont donn&#233; carte blanche pour r&#233;former l'&#233;conomie de la ville, alors bien s&#251;r ils ont privatis&#233; &#224; tout va. New York &#233;tait une ville d&#233;mocratique et sociale, elle avait une universit&#233; gratuite, par exemple, toutes sortes de services sociaux gratuits, ils ont fait place nette, d&#233;gag&#233; tout qui &#233;tait de gauche, impos&#233; toutes sortes de nouvelles taxes aux pauvres, et c'est cette fa&#231;on de r&#233;soudre une crise budg&#233;taire (imposer une inspection par des technocrates pr&#233;sent&#233;s comme neutres qui sont en fait des agents du march&#233; libre, qui imposent &#224; leur tour une s&#233;rie de r&#233;formes pr&#233;tendument essentielles qui d&#233;voient les ressources publiques sans l'accord de la population), c'est donc cette formule dont ils &#233;taient si satisfaits, qu'ils ont export&#233; &#224; l'ensemble du Tiers Monde, pays apr&#232;s pays, dans les ann&#233;es 1980 et 1990. Il est donc assez ironique que la formule nous revienne. New York avait servi de laboratoire ; aujourd'hui, c'est le tour de Detroit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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