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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Fiert&#233; Afro-queer : Ce que nous apprennent 17 &#233;ditions du Festival Massimadi</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Fierte-Afro-queer-Ce-que-nous-apprennent-17-editions-du-Festival-Massimadi</link>
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		<dc:date>2026-06-02T08:02:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fondation Massimadi</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2026-06-02</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Arts culture et soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e depuis 2009, le Festival Massimadi offre un espace unique &#224; Montr&#233;al : celui o&#249; &#234;tre noir&#183;e et queer n'est pas une contradiction, mais une identit&#233; &#224; c&#233;l&#233;brer. En 17 &#233;ditions, le festival a projet&#233; plus de 300 films afro-queer venus de pr&#232;s de 46 pays. Que r&#233;v&#232;le notre programmation apr&#232;s bient&#244;t deux d&#233;cennies &#224; mettre en lumi&#232;re nos communaut&#233;s ? &lt;br class='autobr' /&gt; Fiert&#233; Afro-queer : Ce que nous apprennent 17 &#233;ditions du Festival Massimadi Fondation Massimadi &lt;br class='autobr' /&gt;
Occuper l'espace, &#233;dition (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2026-06-02-+" rel="tag"&gt;Edition du 2026-06-02&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Arts-culture-et-societe-+" rel="tag"&gt;Arts culture et soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L142xH150/camera-9ee2f.webp?1781022368' class='spip_logo spip_logo_right' width='142' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e depuis 2009, le Festival Massimadi offre un espace unique &#224; Montr&#233;al : celui o&#249; &#234;tre noir&#183;e et queer n'est pas une contradiction, mais une identit&#233; &#224; c&#233;l&#233;brer. En 17 &#233;ditions, le festival a projet&#233; plus de 300 films afro-queer venus de pr&#232;s de 46 pays. Que r&#233;v&#232;le notre programmation apr&#232;s bient&#244;t deux d&#233;cennies &#224; mettre en lumi&#232;re nos communaut&#233;s ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fiert&#233; Afro-queer : Ce que nous apprennent 17 &#233;ditions du Festival Massimadi&lt;br class='autobr' /&gt;
Fondation Massimadi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Occuper l'espace, &#233;dition apr&#232;s &#233;dition&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2009, la premi&#232;re &#233;dition de Massimadi pr&#233;sentait dix films. Ces derni&#232;res ann&#233;es, la s&#233;lection s'est stabilis&#233;e autour d'une trentaine d'&#339;uvres par &#233;dition malgr&#233; un contexte mondial de plus en plus hostile aux droits des personnes LGBTQ+.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'augmentation du nombre de films projet&#233;s dit quelque chose d'essentiel : la cr&#233;ation afro-queer se d&#233;veloppe, elle trouve des cin&#233;astes pr&#234;ts &#224; la porter et des publics pr&#234;ts &#224; la recevoir. Chaque film de la programmation du festival Massimadi est une preuve que la communaut&#233; noire et queer ne se tait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dix-sept ans, le festival a aussi &#233;volu&#233; dans sa forme. D'une programmation essentiellement documentaire &#224; ses d&#233;buts, reflet d'une communaut&#233; qui devait d'abord t&#233;moigner de son existence avant de pouvoir l'inventer, Massimadi pr&#233;sente aujourd'hui une diversit&#233; de formats : fictions, courts m&#233;trages, s&#233;ries, performances, documentaires exp&#233;rimentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La diaspora comme haut-parleur de certains enjeux afro-queer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2009, la provenance des films de la programmation du festival Massimadi se r&#233;partit comme suit : l'Am&#233;rique du Nord domine avec pr&#232;s de la moiti&#233; des &#339;uvres, suivie de l'Europe (15%). En face, l'Afrique, les Cara&#239;bes et l'Am&#233;rique du Sud ne rassemblent qu'un quart du catalogue global.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;s&#233;quilibre s'explique par des contextes politiques hostiles envers les personnes afro-LGBTQ+, comme on a pu le voir r&#233;cemment dans l'actualit&#233; africaine. Aujourd'hui, l'homosexualit&#233; demeure criminalis&#233;e dans plus de 30 pays africains sur 54. Adopt&#233; par le Parlement ghan&#233;en, le Human Sexual Rights and Family Values Bill pr&#233;voit jusqu'&#224; trois ans de prison pour les relations entre personnes de m&#234;me sexe, et de trois &#224; cinq ans pour la promotion ou le soutien d'activit&#233;s LGBT+. Le S&#233;n&#233;gal a franchi un cap majeur en mars 2026 en promulguant une loi qui double les peines de prison (d&#233;sormais port&#233;es de cinq &#224; dix ans), embo&#238;tant le pas au Burkina Faso qui a valid&#233; l'interdiction de l'homosexualit&#233; en septembre 2025, et au Mali qui l'a criminalis&#233;e en d&#233;cembre 2024. Aux Cara&#239;bes et en Am&#233;rique latine, les contextes varient mais demeurent souvent restrictifs, voire dangereux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Produire des films afro-queer depuis Lagos, Dakar, Kingston ou Ouagadougou n'est pas un choix artistique ordinaire. C'est un acte qui engage directement la s&#233;curit&#233; de toutes les personnes impliqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des films qui existent malgr&#233; tout&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, malgr&#233; ce climat de r&#233;pression, les cin&#233;ma afro-queer fait preuve de r&#233;silience. Depuis 2009, Massimadi a programm&#233; 39 films venus du continent africain, 15 des Cara&#239;bes et 21 d'Am&#233;rique du Sud et Centrale. Soixante-quinze films au total, venus de r&#233;gions o&#249; le silence semblait &#234;tre le seul choix possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ces &#339;uvres, certaines ont brav&#233; les obstacles &#224; l'image de Rafiki de Wanuri Kahiu (Kenya, 2018), d'abord interdit dans son pays d'origine. The Wound / Inxeba (Afrique du Sud, 2017) explore l'initiation rituelle et le d&#233;sir dans la culture Xhosa, tandis que Call Me Kuchu (Ouganda, 2012) documente l'activisme LGBTQ+ en pleine criminalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remonter plus loin dans le temps, c'est d&#233;couvrir Proteus (Afrique du Sud, 2003), drame historique qui brise les tabous coloniaux en racontant une histoire d'amour en prison au XVIIIe si&#232;cle, ou Karmen Gei (S&#233;n&#233;gal, 2000), o&#249; Joseph Gaye Ramaka r&#233;invente Carmen comme une histoire de passion entre deux femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces films sont des preuves que la cr&#233;ation afro-queer persiste et est n&#233;cessaire pour mettre en lumi&#232;re les diff&#233;rentes r&#233;alit&#233;s v&#233;cues par les communaut&#233;s afro-queer &#224; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que nous apprennent les 17 ann&#233;es du festival Massimadi ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que la fiert&#233; afro-queer n'attend pas les conditions id&#233;ales pour exister. Elle cr&#233;e dans les marges et se diversifie en formes. Elle s'affirme g&#233;ographiquement malgr&#233; des conditions de plus en plus difficiles sur le continent africain. C'est pour cela que Massimadi existe : pour que ces voix trouvent leur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet esprit, la Fondation est fi&#232;re de poursuivre cet automne le programme Momentum : un projet de mentorat d&#233;di&#233; &#224; l'accompagnement de cr&#233;ateur&#183;trice&#183;s cin&#233;matographiques s'identifiant comme noir&#183;e&#183;s et queer. Sur une p&#233;riode d'environ huit mois, les participant&#183;e&#183;s s&#233;lectionn&#233;&#183;e&#183;s prennent part &#224; des ateliers et b&#233;n&#233;ficient du soutien de mentor&#183;e&#183;s afin de r&#233;aliser un court trailer de leur projet. Le but ? Donner naissance &#224; une production afro-queer montr&#233;alaise et qu&#233;b&#233;coise, en ancrant des projets locaux dans le paysage cin&#233;matographique d'ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; Cannes, les films africains cherchent leur place</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/A-Cannes-les-films-africains-cherchent-leur-place</link>
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		<dc:date>2026-05-26T08:13:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine Jeannin</dc:creator>


		<dc:subject>Arts culture et soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2026-05-26</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Festival de Cannes s'ach&#232;ve ce week-end, sans avoir vraiment r&#233;pondu &#224; une question r&#233;currente : quelle place le plus grand rendez-vous mondial du cin&#233;ma r&#233;serve-t-il aux films africains ? Pour cette 79e &#233;dition, la pr&#233;sence du continent aura, une nouvelle fois, &#233;t&#233; marginale parmi une s&#233;lection pourtant riche d'une soixantaine de films. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; d'Afrique XXI. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette ann&#233;e aura pourtant apport&#233; quelques symboles. L'actrice franco-malienne Eye Ha&#239;dara est devenue la premi&#232;re femme noire &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/capture_d_e_cran_le_2026-05-25_a_11.55_32-908ec.png?1781022368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Festival de Cannes s'ach&#232;ve ce week-end, sans avoir vraiment r&#233;pondu &#224; une question r&#233;currente : quelle place le plus grand rendez-vous mondial du cin&#233;ma r&#233;serve-t-il aux films africains ? Pour cette 79e &#233;dition, la pr&#233;sence du continent aura, une nouvelle fois, &#233;t&#233; marginale parmi une s&#233;lection pourtant riche d'une soixantaine de films.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; d'&lt;a href=&#034;https://afriquexxi.info/A-Cannes-les-films-africains-cherchent-leur-place&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Afrique XXI&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e aura pourtant apport&#233; quelques symboles. L'actrice franco-malienne Eye Ha&#239;dara est devenue la premi&#232;re femme noire &#224; pr&#233;senter les c&#233;r&#233;monies d'ouverture et de cl&#244;ture de l'&#233;v&#232;nement. Le jury de la Palme d'or comptait &#233;galement deux acteurs africains, l'Ivoirien-&#201;tats-unien Isaach de Bankol&#233; et l'Irlando-&#201;thiopienne Ruth Negga. Mais derri&#232;re cette maigre visibilit&#233; institutionnelle, aucun film africain n'&#233;tait en comp&#233;tition officielle, et la r&#233;compense supr&#234;me du festival, la Palme d'Or, ne reviendra pas, cette ann&#233;e non plus, &#224; un cin&#233;aste du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette absence s'explique en partie par le calendrier des festivals internationaux, plusieurs cin&#233;astes africains majeurs ayant r&#233;serv&#233; leurs nouveaux films &#224; d'autres comp&#233;titions. Dao, d'Alain Gomis (voir notre billet dans notre &lt;a href=&#034;https://afriquexxi.info/Au-Benin-Patrice-Talon-et-le-match-amical-pour-sa-succession&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lettre n&#176; 223&lt;/a&gt; du 10 avril), et &#192; voix basse, de Leyla Bouzid, &#233;taient ainsi pr&#233;sent&#233;s en comp&#233;tition officielle &#224; la Berlinale en f&#233;vrier, de m&#234;me que Soumsoum, la nuit des astres, de Mahamat Saleh Haroun, qui a re&#231;u le prix Fipresci (le prix de la critique internationale du festival de Cannes) du meilleur film. &#192; la Mostra de Venise, en septembre 2025, la r&#233;alisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania avait re&#231;u le Lion d'argent pour son documentaire The Voice of Hind Rajab, consacr&#233; aux travailleurs du Croissant-Rouge palestinien. Reste qu'&#224; Cannes la pr&#233;sence africaine demeure l'exception plut&#244;t que la norme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire du Festival est cependant jalonn&#233;e de quelques (rares) r&#233;ussites africaines. Les premiers cin&#233;astes du continent foulent le tapis rouge d&#232;s les ann&#233;es 1960, avec La Noire de&#8230; (1966), d'Ousmane Semb&#232;ne, consid&#233;r&#233; comme le premier long m&#233;trage d'Afrique subsaharienne s&#233;lectionn&#233; &#224; Cannes. Il est suivi en 1971 par Sarah Maldoror avec Monangamb&#233;e (1968), puis par Djibril Diop Mamb&#233;ty et son film culte Touki Bouki (1973), prim&#233; par la critique internationale et devenu une &#339;uvre majeure du cin&#233;ma mondial. Et en 1975, Chroniques des ann&#233;es de braise, de l'Alg&#233;rien Mohamed Lakhdar Hamina, remporte la Palme d'or, la seule africaine de toute l'histoire du Festival de Cannes &#224; ce jour. En 1987, Souleymane Ciss&#233; re&#231;oit le Prix du jury pour Yeelen, premi&#232;re grande distinction pour un cin&#233;aste d'Afrique subsaharienne en comp&#233;tition officielle, exploit r&#233;it&#233;r&#233; en 2010 par le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun avec Un homme qui crie n'est pas un ours qui danse. Le cin&#233;aste &#233;gyptien Youssef Chahine a lui &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233; sept fois &#224; Cannes, dont quatre fois en comp&#233;tition officielle, et a re&#231;u en 1997 le Prix du cinquantenaire du festival pour l'ensemble de son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, il faut attendre 2019 pour que la r&#233;alisatrice franco-s&#233;n&#233;galaise Mati Diop, qui entre en comp&#233;tition officielle avec Atlantique, devienne la premi&#232;re femme noire africaine &#224; obtenir le Grand Prix du festival. Entre ces jalons en forme de pointill&#233;s, les cin&#233;mas africains peinent toujours &#224; s'imposer dans la s&#233;lection officielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi les amateurs ont-ils pris l'habitude de se consoler avec les sections parall&#232;les, moins expos&#233;es m&#233;diatiquement. Cette ann&#233;e, &#171; Un Certain Regard &#187;, consacr&#233; aux voix &#233;mergentes, comptait trois films africains. Le jury, pr&#233;sid&#233; par l'actrice fran&#231;aise d'origine alg&#233;rienne Le&#239;la Bekhti, incluait aussi la r&#233;alisatrice s&#233;n&#233;galaise Ang&#232;le Diabang. On y retrouvait notamment Congo Boy, de Rafiki Fariala, premi&#232;re participation centrafricaine &#224; Cannes, autofiction inspir&#233;e de son exp&#233;rience d'immigr&#233; congolais en Centrafrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre film remarqu&#233;, La M&#225;s Dulce (Les Fraises), de la r&#233;alisatrice marocaine La&#239;la Marrakchi, sur l'exploitation des travailleuses saisonni&#232;res marocaines en Andalousie, dans le sud de l'Espagne. Et Ben'Imana, de la Rwandaise Marie-Cl&#233;mentine Dusabejambo, coproduit avec le Gabon et la C&#244;te d'Ivoire, en lice pour la Cam&#233;ra d'or, qui explore le Rwanda post-g&#233;nocide &#224; travers la figure d'une survivante tutsie engag&#233;e dans les tribunaux populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la section &#171; Quinzaine des cin&#233;astes &#187;, les fr&#232;res Chuko Esiri et Arie Esiri rappellent &#233;galement l'existence d'un cin&#233;ma d'auteur nig&#233;rian, hors de l'industrie ultra-populaire &#8211; et rentable &#8211; des soaps nollywoodiens, en transposant dans Clarissa l'intrigue du roman de Virginia Woolf, Mrs Dalloway (1925), dans la haute soci&#233;t&#233; contemporaine de Lagos, marqu&#233;e par un syst&#232;me de castes toujours puissant, le pass&#233; colonial et la menace terroriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est important que l'Afrique soit pr&#233;sente &#224; Cannes, interpellait Mahamat-Saleh Haroun en 2013, &#224; l'occasion de la pr&#233;sentation de son film Grigris, en comp&#233;tition officielle. Et il faut que l'on se batte pour faire des films importants. Le cin&#233;ma a besoin d'Afrique, et l'Afrique a besoin de ces rendez-vous importants comme Cannes, parce que nos films sont d&#233;j&#224; invisibles. Il n'y a pas de circuits de distribution, pas de visibilit&#233; dans notre propre continent. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette sous-repr&#233;sentation persistante, des initiatives ind&#233;pendantes tentent d'ouvrir d'autres espaces de visibilit&#233;. &#192; Cannes m&#234;me, le Festival international du film panafricain, fond&#233; et pr&#233;sid&#233; par l'entrepreneur culturel d'origine camerounaise Eitel Basile Ngangue, organise chaque automne une programmation parall&#232;le. Dans la capitale, la deuxi&#232;me &#233;dition du Paris Ivoire Cin&#233;ma, initi&#233; par l'animatrice de t&#233;l&#233;vision ivoirienne Sonia Guiza, est attendue du 29 au 31 mai. Autant de contre-espaces qui rappellent que le cin&#233;ma africain, malgr&#233; sa vitalit&#233; et quelques victoires, continue de chercher sa pleine reconnaissance dans les lieux o&#249; se fabrique encore la l&#233;gitimit&#233; mondiale du septi&#232;me art.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Nabil Lahlou, pionnier du th&#233;&#226;tre et cin&#233;aste contestataire marocain nous a quitt&#233;s</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mustapha Saha</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2026-05-12</dc:subject>
		<dc:subject>Maroc</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le dramaturge, metteur en sc&#232;ne et r&#233;alisateur marocain Nabil Lahlou est d&#233;c&#233;d&#233; &#224; Rabat &#224; l'aube de ce jeudi 7 mai 2026, &#224; l'&#226;ge de 81 ans, des suites d'une longue maladie. Avec sa disparition, le Maroc perd l'une des figures les plus iconoclastes de sa sc&#232;ne culturelle, aussi bien au th&#233;&#226;tre qu'au cin&#233;ma. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'une des figures majeures du th&#233;&#226;tre intellectuel marocain &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout au long de sa carri&#232;re, Nabil Lahlou a d&#233;fendu un th&#233;&#226;tre exigeant, engag&#233; et profond&#233;ment critique. Refusant les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH79/nabil_lahlou-341e7.jpg?1781022368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dramaturge, metteur en sc&#232;ne et r&#233;alisateur marocain Nabil Lahlou est d&#233;c&#233;d&#233; &#224; Rabat &#224; l'aube de ce jeudi 7 mai 2026, &#224; l'&#226;ge de 81 ans, des suites d'une longue maladie. Avec sa disparition, le Maroc perd l'une des figures les plus iconoclastes de sa sc&#232;ne culturelle, aussi bien au th&#233;&#226;tre qu'au cin&#233;ma. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'une des figures majeures du th&#233;&#226;tre intellectuel marocain &lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de sa carri&#232;re, Nabil Lahlou a d&#233;fendu un th&#233;&#226;tre exigeant, engag&#233; et profond&#233;ment critique. Refusant les logiques de divertissement facile, il consid&#233;rait la sc&#232;ne comme un espace de r&#233;flexion sur les fractures sociales, les contradictions politiques et les tourments humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lisez la derni&#232;re chronique de Nabyl Lahlou : Le Th&#233;&#226;tre Royal est une affaire strictement royale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Form&#233; &#224; Paris &#224; l'&#233;cole Charles-Dullin et &#224; l'Universit&#233; du Th&#233;&#226;tre des Nations avant de revenir au Maghreb au d&#233;but des ann&#233;es 1970, il a d&#233;velopp&#233; une &#233;criture singuli&#232;re m&#234;lant satire, exp&#233;rimentation et questionnement existentiel. Plusieurs de ses &#339;uvres revisitaient &#233;galement Shakespeare dans une lecture marocaine et postcoloniale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa derni&#232;re pi&#232;ce, Macha Machmacha veut un r&#244;le dans le film Le Proc&#232;s de Socrate, pr&#233;sent&#233;e en mars 2026 au Th&#233;&#226;tre National Mohammed V, avait &#233;t&#233; salu&#233;e comme un retour &#224; un th&#233;&#226;tre marocain de r&#233;flexion et de profondeur intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un cin&#233;ma anticonformiste et engag&#233; &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; du th&#233;&#226;tre, Nabil Lahlou a marqu&#233; l'histoire du cin&#233;ma marocain par une filmographie atypique et ouvertement contestataire. D&#232;s les ann&#233;es 1970, il s'impose comme l'un des rares r&#233;alisateurs marocains &#224; utiliser le cin&#233;ma comme outil de critique sociale et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son premier long m&#233;trage, Al Kanfoudi, est consid&#233;r&#233; comme l'une des &#339;uvres fondatrices du cin&#233;ma d'auteur marocain. Il encha&#238;ne ensuite avec des films comme Le Gouverneur G&#233;n&#233;ral de l'&#238;le Chakerbakerben, Brahim yach ?, La Nuit du crime ou encore Tabite or Not Tabite, qui abordaient sans d&#233;tour les tabous politiques, les abus de pouvoir et les tensions de la soci&#233;t&#233; marocaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son film &#171; &lt;i&gt;Tabite or Not Tabite&lt;/i&gt; &#187;, inspir&#233; de l'affaire du commissaire Mustapha Tabit, avait d'ailleurs provoqu&#233; une vive pol&#233;mique au Maroc et donn&#233; lieu &#224; des proc&#233;dures judiciaires avant sa projection publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Critique &#224; l'&#233;gard des institutions culturelles et des difficult&#233;s structurelles du cin&#233;ma marocain, Nabil Lahlou revendiquait un art libre, ind&#233;pendant et sans concession.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et sans complaisance, Nabyl Lahlou est consid&#233;r&#233; comme l'un des r&#233;alisateurs marocains les plus anticonformistes de sa g&#233;n&#233;ration.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Un h&#233;ritage durable dans la culture marocaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers ses pi&#232;ces comme ses films, Nabil Lahlou aura incarn&#233; une conception militante de la cr&#233;ation artistique, o&#249; la parole, l'image et la sc&#232;ne devenaient des formes de r&#233;sistance intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son &#339;uvre, &#224; la fois th&#233;&#226;trale et cin&#233;matographique, continuera de marquer plusieurs g&#233;n&#233;rations d'artistes et de nourrir les d&#233;bats sur le r&#244;le de la culture dans l'&#233;volution politique et sociale du Maroc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nabyl Lahlou (n&#233; en 1945 &#224; F&#232;s, Maroc, et mort le 7 mai 2026 &#224; Rabat[1]) est un metteur en sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre, dramaturge, et acteur marocain, connu pour &#234;tre un metteur en sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre et r&#233;alisateur de cin&#233;ma innovant, et est consid&#233;r&#233; comme l'un des metteurs en sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre marocains les plus influents des ann&#233;es 1980[2],[3],[4],[5],[6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Biographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tudia le th&#233;&#226;tre &#224; Paris &#224; l'&#233;cole nationale sup&#233;rieure des arts et techniques du th&#233;&#226;tre ainsi qu'&#224; l'acad&#233;mie Charles-Dullin, avant d'avoir enseign&#233; &#224; Kordj-el-Kifane en Alg&#233;rie[3]. Il &#233;crivit des pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre d'expression francophone et arabophone ; parmi ses pi&#232;ces fran&#231;aises figurent Oph&#233;lie n'est pas morte (1969) et L'Empereur Schrischmatury ou le testament du bouffon (1975), et parmi ses &#339;uvres arabophones Les Milliardaires (1968), Les Tortues (1970) et Asseyez-vous sur les cadavres (1974)[3]. Son premier moyen m&#233;trage fut Les Morts (1975), tandis que son premier long m&#233;trage fut Al Kanfoudi (&#1575;&#1604;&#1602;&#1606;&#1601;&#1608;&#1584;&#1610;) (1978)[3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lahlou met en sc&#232;ne sa premi&#232;re pi&#232;ce al-Sa&#541;aa au Maroc en 1965, puis part &#233;tudier en France, d'o&#249; il revient en 1970[2].&lt;br class='autobr' /&gt;
Nombre de ses &#339;uvres refondent les &#339;uvres shakespeariennes afin de mieux les inscrire dans le contexte du Maroc postcolonial, de fa&#231;on homologue &#224; la mani&#232;re dont Akira Kurosawa reprit aussi la trame narrative du dramaturge &#233;lisab&#233;thain au sein d'un Japon m&#233;di&#233;val[7]. &#201;crite en 1968, sa pi&#232;ce Oph&#233;lie n'est pas Morte est influenc&#233;e par le personnage homonyme de Hamlet. Soutenue financi&#232;rement par le Minist&#232;re de la Culture marocain, la pi&#232;ce fut donn&#233;e en 1969 par la &#171; Compagnie de Th&#233;&#226;tre Universitaires &#187; de Lahlou. Dans la pi&#232;ce, les deux personnages de Shakespeare, que sont Hamlet et Macbeth, sont pr&#233;sent&#233;s dans un micro-drame o&#249; les personnages sont volontairement paralys&#233;s et leur jeu limit&#233; par l'utilisation de b&#233;quilles ou de fauteuils roulants[8],[9]. En outre, sa production d'al-Salahef (Les Tortues) a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme une perc&#233;e[2],[3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Filmographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sophia Hadi et Nabyl Lahlou sur la sc&#232;ne du Th&#233;&#226;tre national Mohammed-V&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Les Morts (1975)[10],[11]&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Al Kanfoudi (&#1575;&#1604;&#1709;&#1606;&#1601;&#1608;&#1583;&#1610;) (1978)&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Le Gouverneur G&#233;n&#233;ral de l'&#238;le Chakerbakerben (1980)&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Brahim yach ? (&#1576;&#1585;&#1575;&#1607;&#1610;&#1605; &#1610;&#1575;&#1588;&#1567;) (1982)&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; L'&#226;me qui braie (1984)&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Komany (1988&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; La Nuit du crime (1992)&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Les Ann&#233;es de l'exil (2002)&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Tabite or not Tabite (2005)&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Regarde le Roi dans la Lune (2011)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(en) Cet article est partiellement ou en totalit&#233; issu de l'article de Wikip&#233;dia en anglais intitul&#233; &#171; &lt;i&gt; Nabyl Lahlou &lt;/i&gt; &#187; (voir la liste des auteurs).&lt;br class='autobr' /&gt; 1. Hespress Fran&#231;ais, &#171; &lt;i&gt;Le r&#233;alisateur et dramaturge Nabyl Lahlou s'est &#233;teint &#224; 81 ans [archive]&lt;/i&gt; &#187; , sur Hespress Fran&#231;ais, &#034; 07 mai 2026 &#034; (consult&#233; le 7 mai 2026)&lt;br class='autobr' /&gt; 2. Don Rubin et Ghassan Maleh, The world encyclopedia of contemporary theatre, illustrated, reprint, 1999, 175 p. (ISBN 9780415059329, lire en ligne [archive])&lt;br class='autobr' /&gt; 3. Oliver Leaman, Companion encyclopedia of Middle Eastern and North African film, illustrated, 2001, 487 p. (ISBN 9780415187039, lire en ligne [archive])&lt;br class='autobr' /&gt; 4. &#171; : : CENTRE CINEMATOGRAPHIQUE MAROCAIN : : [archive] &#187;, &lt;a href=&#034;http://www.ccm.ma (consult&#233;&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ccm.ma&#160;(consult&#233;&lt;/a&gt; le 17 novembre 2021)&lt;br class='autobr' /&gt; 5. &#171; &lt;i&gt; Africin&#233; - Nabyl Lahlou [archive]&lt;/i&gt; &#187;, Africin&#233; (consult&#233; le 17 novembre 2021)&lt;br class='autobr' /&gt; 6. &#171; &lt;i&gt; Personnes | Africultures : Lahlou Nabyl [archive] &lt;/i&gt; &#187;, Africultures (consult&#233; le 17 novembre 2021)&lt;br class='autobr' /&gt; 7. Amine et Comparative Literature and Performance Studies, Abdelmalek Essaadi University, Tetuan, Morocco, &#171; &lt;i&gt; Moroccan Shakespeare : From Moors to Moroccans [archive] &lt;/i&gt; &#187;, postcolonialweb.org, Abdelmalek Essaadi University (consult&#233; le 10 juin 2009)&lt;br class='autobr' /&gt; 8. James L. Calderwood, To be and Not to be : Negation and Metadrama in Hamlet, Columbia University Press, 1983 (ISBN 9780231056281, lire en ligne [archive] ) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &lt;i&gt;To be or not to be : Negation and Metadrama in Hamlet. &lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; 9. H&#233;l&#232;ne Cixous, Catherine Cl&#233;ment, Sandra M. Gilbert et Betsy Wing, The Newly Born Woman, illustrated, 1987 (ISBN 9781860641374, lire en ligne [archive])&lt;br class='autobr' /&gt; 10. (en) Oliver Leaman, Companion Encyclopedia of Middle Eastern and North African Film, Routledge, 16 d&#233;cembre 2003 (ISBN 978-1-134-66252-4, lire en ligne [archive])&lt;br class='autobr' /&gt; 11. Patrick G. Ilboudo, Le FESPACO, 1969-1989 : les cin&#233;astes africains et leurs &#339;uvres, Editions La Mante, 1988 (lire en ligne [archive])&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De Nature morte &#224; Muhammad en passant par Taxi, l'Iran moderne se raconte !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/De-Nature-morte-a-Muhammad-en-passant-par-Taxi-l-Iran-moderne-se-raconte</link>
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		<dc:date>2026-04-14T07:50:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mohamed Lotfi</dc:creator>


		<dc:subject>Iran</dc:subject>
		<dc:subject>Arts culture et soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2026-04-14</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 1976, &#224; deux pas de chez moi, je pouvais me rendre en Iran. Une travers&#233;e d'&#224; peine 150 m&#232;tres entre notre maison et le Grand Th&#233;&#226;tre Mohammed V, vaste navire pos&#233; au c&#339;ur de Rabat, o&#249; le monde venait accoster son th&#233;&#226;tre et parfois son cin&#233;ma. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces Journ&#233;es du cin&#233;ma iranien furent pour moi une initiation. J'avais 16 ans et d&#233;j&#224; une curiosit&#233; inqui&#232;te pour ce pays aux contours anciens, charg&#233; de rois, de po&#232;tes, de grands esprits scientifiques et de mythes. Mais ce que je d&#233;couvrais-l&#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH87/still_life-a7494.jpg?1781022368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='87' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1976, &#224; deux pas de chez moi, je pouvais me rendre en Iran. Une travers&#233;e d'&#224; peine 150 m&#232;tres entre notre maison et le Grand Th&#233;&#226;tre Mohammed V, vaste navire pos&#233; au c&#339;ur de Rabat, o&#249; le monde venait accoster son th&#233;&#226;tre et parfois son cin&#233;ma.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces Journ&#233;es du cin&#233;ma iranien furent pour moi une initiation. J'avais 16 ans et d&#233;j&#224; une curiosit&#233; inqui&#232;te pour ce pays aux contours anciens, charg&#233; de rois, de po&#232;tes, de grands esprits scientifiques et de mythes. Mais ce que je d&#233;couvrais-l&#224; n'&#233;tait pas la Perse des livres d'histoire, c'&#233;tait une Perse vivante, faisant sa transition entre tradition et modernit&#233;, saisie dans le grain d'une pellicule domin&#233; encore par le noir et blanc. Une Perse du vingti&#232;me si&#232;cle qui respirait, doutait, aimait et se d&#233;battait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les films d&#233;filaient, sous-titr&#233;s en arabe ou en fran&#231;ais, et j'entrais dans des maisons modestes, des ruelles poussi&#233;reuses, des visages graves. Il y avait dans ces images une v&#233;rit&#233; nue, souvent rude, qui me bouleversait. Je ne savais pas encore nommer cette impression, mais c'&#233;tait la force de la Nouvelle Vague iranienne, port&#233;e alors par une effervescence rare. Un cin&#233;ma qui osait regarder la soci&#233;t&#233; en face, sans fard, avec une tendresse inqui&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'appris avec &#233;tonnement cette ann&#233;e que l'Iran avait produit plus de 1000 films. Ce chiffre me semblait vertigineux. Rien qu'en 1976, une soixantaine de longs m&#233;trages avaient vu le jour. Pour l'adolescent que j'&#233;tais, cela relevait presque du miracle. Comment un pays que je connaissais &#224; peine pouvait-il produire une telle richesse d'images, alors que tant d'autres, comme le Maroc, de toute son histoire, n'avait r&#233;alis&#233; qu'une dizaine de long-m&#233;trages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tous les films, j'avais &#233;t&#233; marqu&#233; par Nature Morte que j'ai revu derni&#232;rement sur youtube. Ce deuxi&#232;me film de Sohrab Shahid Saless n'est pas pass&#233; inaper&#231;u dans plusieurs festivals dont celui de Berlin o&#249; il a remport&#233; l'Ours d'or en 1974, l'ann&#233;e de sa sortie. Pourtant, Nature morte est un film lent, exigeant, aust&#232;re, mais profond&#233;ment coh&#233;rent. Il transforme la banalit&#233; en mati&#232;re cin&#233;matographique et fait du temps un personnage &#224; part enti&#232;re. Ce n'est pas un film que l'on consomme. C'est un film que l'on traverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nature morte c'est l'histoire d'un vieux garde-barri&#232;re et sa femme, isol&#233;s dans une routine qui semble hors du temps. Chaque geste est r&#233;p&#233;t&#233;, chaque journ&#233;e ressemble &#224; la pr&#233;c&#233;dente. Le train passe, la barri&#232;re se l&#232;ve, puis se baisse. Rien ne change, ou si peu que cela en devient imperceptible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce minimalisme radical n'est pas gratuit. Il traduisait une r&#233;alit&#233; sociale, celle d'une existence r&#233;duite &#224; une fonction. L'homme n'est plus vraiment un individu, mais une extension de son travail. Le temps ne progresse pas, il s'accumule. Si le film frappait par son caract&#232;re universel, il renvoyait aussi &#224; une r&#233;alit&#233; iranienne avant la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le garde-barri&#232;re, apr&#232;s 30 ann&#233;es de loyaux services, est remplac&#233; sans m&#233;nagement. Aucune reconnaissance, aucune transition. L'humain est interchangeable. La modernit&#233; avance, indiff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film pointe une r&#233;alit&#233; brutale. Les structures sociales utilisent, puis &#233;cartent. Et ceux qui ont v&#233;cu toute leur vie dans une fonction se retrouvent d&#233;munis face au vide. Les petits et les hauts fonctionnaires se montraient enti&#232;rement indiff&#233;rents au sort de ce vieil homme et sa femme apr&#232;s une vie de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la r&#233;volution de 1979, les cin&#233;astes iraniens vont doubler d'effort et de cr&#233;ativit&#233; pour rester fid&#232;les &#224; l'h&#233;ritage du cin&#233;ma de la nouvelle vague. Il n'est pas exag&#233;r&#233; d'affirmer que c'est un des cin&#233;mas les plus inventifs au monde. Malgr&#233; la censure, malgr&#233; l'emprisonnement de plusieurs artistes, des cin&#233;astes iraniens ont cr&#233;&#233; des chefs-d'&#339;uvre. Certains, comme Jafar Panhabi et Mohammad Roussolof, ont su int&#233;grer la r&#233;alit&#233; de la censure directement dans leurs films, transformant la contrainte en source d'inspiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Taxi est un exemple &#233;clatant de cette audace. Panhabi, d&#233;j&#224; reconnu pour son grand film S&#233;paration, transforme un simple taxi en v&#233;ritable plateau de cin&#233;ma. &#192; l'int&#233;rieur de cette cabine, chaque passager devient le porte-voix d'une soci&#233;t&#233; complexe et plurielle. Les discussions, parfois l&#233;g&#232;res, parfois profondes, r&#233;v&#232;lent les tensions, les espoirs, les frustrations et les interrogations d'un peuple qui, autrement, n'aurait pas de tribune. Le taxi devient un espace de libert&#233;, un lieu o&#249; les mots peuvent circuler sans filtre, o&#249; les r&#233;alit&#233;s sociales se d&#233;voilent avec sinc&#233;rit&#233; et humour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le film ne se limite pas &#224; une observation documentaire. Il cr&#233;e une intimit&#233; rare avec les personnages, m&#233;langeant fiction et r&#233;alit&#233;, et montre comment la vie quotidienne peut refl&#233;ter des v&#233;rit&#233;s plus larges sur le pays. &#192; travers ce microcosme mobile, Panhabi capte la po&#233;sie des gestes simples, la gravit&#233; des situations et la r&#233;silience des individus. Taxi n'est pas seulement un film sur l'Iran, c'est un film qui laisse parler l'Iran, qui donne la parole &#224; ceux que l'on n'entend pas toujours et qui r&#233;v&#232;le, avec une subtilit&#233; remarquable, les contradictions et la vitalit&#233; de la soci&#233;t&#233; iranienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, un cin&#233;aste comme Majid Majidi, qualifi&#233; comme le cin&#233;aste du r&#233;gime, a r&#233;alis&#233; en 2015 le film le plus cher du monde musulman. Muhammad a co&#251;t&#233; 40 millions de dollars. Le film retrace les 13 premi&#232;res ann&#233;es de la vie du proph&#232;te. Objectif officiel du film, montrer un islam tol&#233;rant. Apr&#232;s avoir vu le film &#224; deux reprises, au d&#233;funt Festival des Films du Monde, Muhammad me para&#238;t plus qu'un joli film &#224; grand d&#233;ploiement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re de &#171; &lt;i&gt; Muhammad &lt;/i&gt; &#187; en Iran avait &#233;t&#233; repouss&#233;e d'une journ&#233;e afin de laisser la primeur mondiale &#224; Montr&#233;al, lors de la 39e &#233;dition du Festival des films du monde. Quelque cinq cents Montr&#233;alais avaient ainsi pu d&#233;couvrir, le jeudi 27 ao&#251;t 2015, la plus grande et la plus co&#251;teuse production cin&#233;matographique iranienne. &#192; quelques m&#232;tres de l'Imp&#233;rial, une cinquantaine d'opposants au r&#233;gime iranien manifestaient, rappelant haut et fort les atteintes aux droits humains en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sortie de &#171; &lt;i&gt; Muhammad&lt;/i&gt; &#187; dans une ville occidentale n'&#233;tait pas anodine. Elle s'inscrivait dans un contexte de rapprochement diplomatique entre l'Iran et l'Occident. L'histoire du film se d&#233;roule il y a quatorze si&#232;cles, mais elle r&#233;sonne avec les tensions contemporaines, &#224; la fois entre l'Iran et les puissances occidentales, et entre chiites et sunnites au Moyen-Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cision de produire un film sur le proph&#232;te de l'islam remonte &#224; 2008, &#224; une &#233;poque o&#249; l'administration Bush envisageait s&#233;rieusement l'hypoth&#232;se d'une guerre contre l'Iran. N'est-ce pas ce m&#234;me pr&#233;sident qui, en 2002, avait d&#233;sign&#233; l'Iran, aux c&#244;t&#233;s de l'Irak et de la Cor&#233;e du Nord, comme faisant partie de &#171; &lt;i&gt; l'axe du mal &lt;/i&gt; &#187; ? &#171; &lt;i&gt;Muhammad&lt;/i&gt; &#187; na&#238;t ainsi d'une volont&#233; claire de d&#233;diabolisation de l'Iran dans l'opinion publique occidentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'islam &#233;tant religion d'&#201;tat en Iran, quoi de plus strat&#233;gique que de convoquer la figure fondatrice du proph&#232;te pour incarner une r&#233;sistance ? Le courage de Muhammad devient alors une m&#233;taphore de la d&#233;termination d'un peuple &#224; pr&#233;server son autonomie face aux pressions ext&#233;rieures. &#192; travers cette fresque spirituelle, c'est une lecture politique qui se dessine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus de deux mill&#233;naires, l'histoire de l'Iran est jalonn&#233;e de luttes pour pr&#233;server sa souverainet&#233; territoriale, culturelle et linguistique. Des invasions afghanes, ottomanes, russes, britanniques jusqu'aux tensions contemporaines avec les &#201;tats-Unis, cette m&#233;moire historique irrigue le film. Il suffit de lire entre les images pour en saisir les &#233;chos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les derni&#232;res s&#233;quences, Muhammad, encore adolescent, fait face &#224; la mer pour contenir une vague d&#233;vastatrice, ne laissant passer que les poissons qui sauveront une tribu affam&#233;e. Au-del&#224; du miracle religieux, la sc&#232;ne prend une dimension symbolique. &#192; travers le proph&#232;te, c'est l'Iran lui-m&#234;me qui se met en sc&#232;ne comme une force capable de r&#233;sister, de filtrer, de survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la destruction de l'Irak, il n'&#233;tait pas question pour l'Iran de subir le m&#234;me sort. La question nucl&#233;aire a renforc&#233; son pouvoir de n&#233;gociation sur la sc&#232;ne internationale. Dans ce contexte, &#171; &lt;i&gt;Muhammad&lt;/i&gt; &#187; est apparu comme un moyen de r&#233;habilitation, une &#339;uvre accompagnant les efforts d'un pays cherchant &#224; red&#233;finir son image apr&#232;s des ann&#233;es d'isolement et de sanctions &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ses qualit&#233;s cin&#233;matographiques et artistiques ind&#233;niables, le film demeure profond&#233;ment politique, pour ne pas dire id&#233;ologique. Lorsqu'un &#201;tat investit des moyens consid&#233;rables dans une telle production, il ne s'agit pas seulement de r&#233;pondre &#224; une ambition artistique, aussi sinc&#232;re soit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re &#171; &lt;i&gt;Muhammad&lt;/i&gt; &#187;, la R&#233;publique islamique d'Iran adressait un message au monde. Et pour le porter, elle a choisi un cin&#233;aste reconnu, Majid Majidi, qui s'est entour&#233; de techniciens de haut niveau, y compris occidentaux, afin de donner au film une ampleur visuelle &#224; la hauteur de son ambition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 171 minutes de projection, un message s'est impos&#233;. L'Iran cherchait &#224; dire qu'il n'est ni l'Irak, ni la Syrie. Qu'il est une entit&#233; singuli&#232;re, ancienne, enracin&#233;e, capable de r&#233;silience et de continuit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il est seulement le deuxi&#232;me film d'envergure consacr&#233; &#224; la vie du proph&#232;te de l'islam depuis &#171; &lt;i&gt; Le Messager&lt;/i&gt; &#187; de Moustapha Akkad en 1976, &#171; &lt;i&gt;Muhammad &lt;/i&gt; &#187; ne pouvait qu'attirer l'attention, autant celle de ses sympathisants que de ses d&#233;tracteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un film comme &#171; &lt;i&gt;Muhammad &lt;/i&gt; &#187; ne livre jamais un seul message. Il agit comme un miroir. Chacun y projette ses attentes, ses convictions, ses craintes. Certains y verront une &#339;uvre spirituelle, d'autres un instrument de communication politique, d'autres encore une tentative sinc&#232;re de dialogue entre les cultures. En regardant ce Muhammad, chacun fait de l'Iran son film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre l&#224; sa v&#233;ritable r&#233;ussite. Dans sa grande ambigu&#239;t&#233;, le film ne se contente pas de raconter une histoire, il propose un menu d'interpr&#233;tations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la lumi&#232;re de cette derni&#232;re ann&#233;e tumultueuse o&#249; l'Iran a su se d&#233;fendre face aux flammes de l'histoire, le cin&#233;ma iranien continue de se renouveler, fid&#232;le &#224; sa capacit&#233; &#224; observer, &#224; interroger et &#224; &#233;mouvoir. Le retour de Panhabi en Iran, en 2025, malgr&#233; les risques de censure et d'emprisonnement, t&#233;moigne de la force d'engagement des artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme un vieux film qui se r&#233;invente &#224; chaque projection, le cin&#233;ma iranien nous entra&#238;ne encore dans ses ruelles, ses maisons, ses visages et ses silences. Il nous rappelle que l'Iran n'est jamais fig&#233;, qu'il respire, qu'il doute, qu'il cr&#233;e. Et tant que ces histoires seront racont&#233;es, il continuera &#224; nous captiver, &#224; nous surprendre, et &#224; nous parler d'un pays &#224; la fois ancien et &#233;ternellement jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohamed Lotfi&lt;br class='autobr' /&gt;
8 Avril 2026&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : Aujourd'hui, l'industrie cin&#233;matographique iranienne reste tr&#232;s active malgr&#233; les contraintes politiques et sociales. Dans les ann&#233;es r&#233;centes, la production annuelle de **films &#8211; longs m&#233;trages de fiction, principalement pour le public iranien &#8211; se situe g&#233;n&#233;ralement entre 80 et 120 films par an. Cette estimation inclut essentiellement les films produits pour la distribution dans les salles mais aussi ceux qui trouvent leur voie vers les plateformes num&#233;riques ou les festivals internationaux. Ce chiffre varie selon les ann&#233;es en fonction des conditions &#233;conomiques, de la censure et des possibilit&#233;s de financement, mais il donne une bonne id&#233;e de l'ampleur de la production cin&#233;matographique iranienne contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS2 : Ce texte reprend et actualise un brouillon entam&#233; il y a quelques ann&#233;es, &#224; la suite du visionnement du film iranien Nature morte (1975), d&#233;couvert sur YouTube.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=uGZLUBQd4r8&#65532;&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=uGZLUBQd4r8&#65532;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#1601;&#1740;&#1604;&#1605; &#1587;&#1740;&#1606;&#1605;&#1575;&#1740;&#1740; &#1575;&#1740;&#1585;&#1575;&#1606;&#1740; &#1591;&#1576;&#1740;&#1593;&#1578; &#1576;&#1740; &#1580;&#1575;&#1606; &#1576;&#1585;&#1606;&#1583;&#1607; &#1580;&#1588;&#1606;&#1608;&#1575;&#1585;&#1607; &#1576;&#1585;&#1604;&#1740;&#1606; &#1582;&#1585;&#1587; &#1606;&#1602;&#1585;&#1607; &#1575;&#1740; &#1576;&#1607;&#1578;&#1585;&#1740;&#1606; &#1705;&#1575;&#1585;&#1711;&#1585;&#1583;&#1575;&#1606;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;!--End mc_embed_signup--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ONF gagne un autre Oscar !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/L-ONF-gagne-un-autre-Oscar</link>
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		<dc:date>2026-03-17T08:15:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Qu&#233;bec)</dc:creator>


		<dc:subject>Arts culture et soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2026-03-17</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le SCFP-Qu&#233;bec f&#233;licite l'Office national du film du Canada (ONF) pour l'Oscar du meilleur court m&#233;trage d'animation re&#231;u hier. Chris Lavis et Maciek Szczerbowski &#233;taient &#224; Los Angeles et ont remport&#233; l'Oscar pour La jeune fille qui pleurait des perles. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; F&#233;licitations &#224; tout le monde &#224; l'ONF ! Ce n'est pas le premier Oscar pour l'ONF et l'ensemble de ses artisans, mais nous craignons que ce soit un des derniers. Le gouvernement n'arr&#234;te pas de couper dans le budget de l'ONF. C'est le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Arts-culture-et-societe-+" rel="tag"&gt;Arts culture et soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Canada-17-+" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2026-03-17-+" rel="tag"&gt;Edition du 2026-03-17&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH111/capture_d_e_cran_le_2026-03-16_a_16.22_37-69d60.png?1781022368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le SCFP-Qu&#233;bec f&#233;licite l'Office national du film du Canada (ONF) pour l'Oscar du meilleur court m&#233;trage d'animation re&#231;u hier. Chris Lavis et Maciek Szczerbowski &#233;taient &#224; Los Angeles et ont remport&#233; l'Oscar pour &lt;a href=&#034;https://www.onf.ca/film/la-jeune-fille-qui-pleurait-des-perles/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La jeune fille qui pleurait des perles&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; F&#233;licitations &#224; tout le monde &#224; l'ONF ! Ce n'est pas le premier Oscar pour l'ONF et l'ensemble de ses artisans, mais nous craignons que ce soit un des derniers. Le gouvernement n'arr&#234;te pas de couper dans le budget de l'ONF. C'est le moment de rappeler qu'il nous faut un financement suffisant, stable, index&#233; et r&#233;current pour que nous puissions continuer &#224; rayonner sur la sc&#232;ne internationale &#187;, de dire Patrick Gloutney, pr&#233;sident du SCFP-Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un 12e Oscar pour l'ONF et un premier pour le duo d'animateurs montr&#233;alais, mais c'est leur deuxi&#232;me pr&#233;sence sur le tapis rouge. Ils avaient d&#233;j&#224; retenu l'attention du monde entier en 2007 avec le court m&#233;trage Madame Tutli-Putli, lequel avait &#233;t&#233; mis en nomination pour l'Oscar du meilleur court m&#233;trage d'animation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On est extr&#234;mement fiers de constater &#224; quel points le travail de nos membres fait rayonner le Canada en soutenant les cr&#233;atrices et les cr&#233;ateurs. Malgr&#233; tout, l'Office est toujours en train de courir apr&#232;s sa capacit&#233; budg&#233;taire. Depuis 2002, le budget de l'ONF n'est pas index&#233; &#224; la hauteur de l'inflation. Nous calculons qu'il y a un trou de 16,6 millions de dollars dans le budget. Sans une hausse de son budget suffisante et r&#233;currente, l'ONF compromet son expertise interne, indissociable de sa capacit&#233; d'offrir du soutien &#224; la cr&#233;ation, d'innover et de se positionner en dialogue avec l'industrie de l'audiovisuel. C'est une menace existentielle bien r&#233;elle &#224; la souverainet&#233; culturelle et politique du Canada &#187;, de d&#233;noncer Olivier Lamothe, pr&#233;sident du Syndicat g&#233;n&#233;ral du cin&#233;ma et de la t&#233;l&#233;vision (SGCT-SCFP).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trois films sur la Palestine pr&#233;s&#233;lectionn&#233;s aux Oscars</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Trois-films-sur-la-Palestine-preselectionnes-aux-Oscars</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Trois-films-sur-la-Palestine-preselectionnes-aux-Oscars</guid>
		<dc:date>2026-01-20T08:06:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Agence M&#233;dia Palestine</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2026-01-20</dc:subject>
		<dc:subject>Palestine</dc:subject>
		<dc:subject>Arts culture et soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Palestine a &#233;t&#233; mise &#224; l'honneur au cin&#233;ma tout au long de cette ann&#233;e 2025, par des d&#233;clarations de professionnel&#183;les, des prises de positions importantes mais surtout la pr&#233;sence &#224; l'affiche de films r&#233;alis&#233;s par des Palestinien&#183;nes ou faisant le r&#233;cit de leur lutte. &lt;br class='autobr' /&gt; Inspir&#233;s de faits r&#233;els, ces films offrent un aper&#231;u de ce que vivent les familles palestiniennes depuis des d&#233;cennies, de la colonisation britannique &#224; la vie sous l'apartheid et le g&#233;nocide isra&#233;liens actuels. &lt;br class='autobr' /&gt;
Trois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Palestine-+" rel="tag"&gt;Palestine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Arts-culture-et-societe-+" rel="tag"&gt;Arts culture et soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L119xH150/capture_d_e_cran_le_2026-01-19_a_14.00_45-5568f.png?1781022368' class='spip_logo spip_logo_right' width='119' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Palestine a &#233;t&#233; mise &#224; l'honneur au cin&#233;ma tout au long de cette ann&#233;e 2025, par des &lt;a href=&#034;https://agencemediapalestine.fr/blog/2025/09/08/des-acteurs-et-realisateurs-sengagent-a-ne-pas-collaborer-avec-des-institutions-cinematographiques-israeliennes-impliquees-dans-un-genocide/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d&#233;clarations&lt;/a&gt; de professionnel&#183;les, des &lt;a href=&#034;https://agencemediapalestine.fr/blog/2025/05/13/refusons-que-notre-art-soit-complice-du-pire-un-tribune-signee-par-300-personnalites-du-cinema/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;prises de positions&lt;/a&gt; importantes mais surtout la pr&#233;sence &lt;a href=&#034;https://agencemediapalestine.fr/blog/2025/12/09/que-peut-le-cinema-pour-gaza-journee-speciale-damnesty-film-festival-a-paris/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#224; l'affiche&lt;/a&gt; de &lt;a href=&#034;https://agencemediapalestine.fr/blog/2025/12/16/mojo-gaza-17-documentaires-filmes-depuis-gaza-disponibles-en-ligne/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;films&lt;/a&gt; r&#233;alis&#233;s par des Palestinien&#183;nes ou faisant le r&#233;cit de leur lutte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Inspir&#233;s de faits r&#233;els, ces films offrent un aper&#231;u de ce que vivent les familles palestiniennes depuis des d&#233;cennies, de la colonisation britannique &#224; la vie sous l'apartheid et le g&#233;nocide isra&#233;liens actuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois de ces films ont &#233;t&#233; soumis et pr&#233;-s&#233;lectionn&#233;s pour la 98eme &#233;dition des Oscars, comme l'a r&#233;v&#233;l&#233; l'Acad&#233;mie am&#233;ricaine du cin&#233;ma mardi soir. C'est une s&#233;lection historique, qui indique une reconnaissance des r&#233;cits palestiniens, longtemps tenus &#224; l'&#233;cart des grandes sc&#232;nes mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces films sont les suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://agencemediapalestine.fr/blog/2025/10/17/la-voix-de-hind-rajab-sort-au-cinema-le-26-novembre/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La voix de Hind Rajab &#187;&lt;/a&gt; sort au cin&#233;ma le 26 novembre&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_54467 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L314xH375/c3f37d80620a9869-96aa34e1-0f385.png?1781022369' width='314' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Je ne peux pas accepter un monde o&#249; un enfant appelle &#224; l'aide et o&#249; personne ne vient. Cette douleur, cet &#233;chec, nous appartiennent &#224; tous&#8221;, explique la r&#233;alisatrice Kaouther Ben Hania pour pr&#233;senter son nouveau film, &#171; The Voice of Hind Rajab &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine de ce film, il y a la tristement c&#233;l&#232;bre histoire de Hind Rajab, une enfant de 6 ans qui tentait avec sa famille de fuir les affrontements en f&#233;vrier 2024. Leur voiture a &#233;t&#233; attaqu&#233;e par un char isra&#233;lien, tuant 6 passagers, laissant Hind Rajab et sa cousine pour seules survivantes. Les deux enfants, encore pi&#233;g&#233;es dans la voiture alors que des affrontements avaient lieu autour d'elles, ont appel&#233; les secours. La cousine, qui tenait le t&#233;l&#233;phone, a &#233;t&#233; tu&#233;e &#224; son tour, et Hind Rajab a repris le t&#233;l&#233;phone, pleurant et criant que les forces isra&#233;liennes leur tirent dessus au milieu du bruit des coups de feu avant d'&#234;tre elle-m&#234;me tu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enregistrement de l'appel de cette enfant et ses derniers mots, &#171; j'ai tellement peur &#187;, ont fait le tour du monde et ont sensibilis&#233; une grande audience au crimes commis par Isra&#235;l &#224; Gaza, encore largement silenci&#233;s par les m&#233;dias occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film de Kaouther Ben Hania a &#233;t&#233; tourn&#233; en Tunisie, et il est le fruit d'un travail documentaire rigoureux, r&#233;alis&#233; en lien avec la famille de Hind et le Croissant-Rouge. En s'appuyant sur les t&#233;moignages et l'enregistrement de l'appel, la cin&#233;aste a imagin&#233; un r&#233;cit tourn&#233; en huis clos, qui met en sc&#232;ne les secouristes ayant re&#231;u l'appel, qui r&#233;pondent &#224; l'original de la voix enregistr&#233;e de Hind Rajab.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Parce que les images violentes sont partout sur nos &#233;crans, nos fils d'actualit&#233;, nos t&#233;l&#233;phones &#187;, explique la r&#233;alisatrice, &#171; je voulais me concentrer sur l'invisible : l'attente, la peur, le silence insupportable quand l'aide n'arrive pas. Parfois, ce que l'on ne voit pas est plus d&#233;vastateur que ce que l'on voit. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;compens&#233; du grand prix du jury &#224; la Mostra de Venise et choisi pour repr&#233;senter la Tunisie &#224; la prochaine c&#233;r&#233;monie des Oscars, le film sortira dans les salles fran&#231;aises, sous le nom de &#171; La voix de Hind Rajab &#187;, le 26 novembre prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une s&#233;rie d'avant-premi&#232;res aura lieu dans plusieurs villes simultan&#233;ment, qui retransmettront en direct un entretien avec la r&#233;alisatrice et l'&#233;quipe du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film &lt;a href=&#034;https://agencemediapalestine.fr/blog/2025/10/14/le-film-ce-quil-reste-de-nous-en-avant-premiere-le-19-octobre-a-montpellier/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Ce qu'il reste de nous &#187;&lt;/a&gt; en avant-premi&#232;re le 19 octobre &#224; Montpellier&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_54468 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH680/741517bbdde72403-517da4b2-8c0a7.png?1781022370' width='500' height='680' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=ly6y1WiRauo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La bande-annonce&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'occasion du festival du Cin&#233;ma M&#233;diterran&#233;en de Montpellier, qui se tiendra du 17 au 25 octobre prochain, un projection en avant-premi&#232;re du film &#171; All that's left of you &#187;, titr&#233; en fran&#231;ais &#171; Ce qu'il reste de nous &#187;, se tiendra le 19 octobre prochain au cin&#233;ma Diagonal &#224; Montpellier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit du troisi&#232;me long-m&#233;trage de Cherien Dabis, r&#233;alisatrice, sc&#233;nariste et productrice &#233;tats-unienne d'origine palestinienne. L'intrigue commence en 1988, alors qu'un jeune homme, Noor (Muhammad Abed Elrahman), est gri&#232;vement bless&#233; lors une manifestation en Cisjordanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire comprendre qui il est, sa m&#232;re Hanan (Cherien Dabis) retrace son histoire sur trois g&#233;n&#233;rations, dans une saga familiale qui s'&#233;tend de 1948 aux ann&#233;es 2020, et retrace l'histoire de la colonisation de la Palestine par Isra&#235;l &#224; travers les yeux d'une famille palestinienne ordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son r&#233;cit remonte &#224; 1948, lorsque le grand-p&#232;re de Noor, Sharif (Adam Bakri), refuse de quitter Jaffa pour prot&#233;ger la maison et l'orangeraie. Mais la guerre, l'expulsion et l'emprisonnement d&#233;chirent la famille. Le fils de Sharif, Salim (Saleh Bakri), grandit dans l'ombre de son pays natal qu'il n'a jamais vraiment connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque, des d&#233;cennies plus tard, Noor proteste contre les soldats isra&#233;liens, l'histoire semble se r&#233;p&#233;ter. Mais au milieu de la crise, Hanan et Salim prennent une d&#233;cision courageuse qui redonne espoir &#224; la famille et promet un chemin vers la r&#233;conciliation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il reste de nous a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; en avant-premi&#232;re au festival du film de Sundance fin janvier 2025 et sort dans les cin&#233;mas allemands le 20 novembre 2025. Le film est pr&#233;sent&#233; par la Jordanie comme contribution &#224; la c&#233;r&#233;monie des Oscars 2026 dans la cat&#233;gorie du meilleur film international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Javier Bardem et Mark Ruffalo se sont associ&#233;s en tant que producteurs ex&#233;cutifs du film, lui conf&#233;rant une port&#233;e &#224; la fois artistique et politique, susceptible de toucher un public &#233;largi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il n'est pas pr&#233;vu dans les salles fran&#231;aises avant mars 2026, il sortira en Suisse d&#232;s le 15 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://agencemediapalestine.fr/blog/2025/11/17/palestine-36-une-fresque-historique-et-politique-au-cinema-en-janvier/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Palestine 36 : une fresque historique et politique&lt;/a&gt; au cin&#233;ma en janvier&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_54469 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L310xH419/db2dc800dde2f091-60bd1314-a15f8.png?1781022370' width='310' height='419' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le film &#171; Palestine 36 &#187; retrace la naissance et l'&#233;chec de la r&#233;volte men&#233;e par les agriculteurs en 1936 contre la domination coloniale britannique en Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En 1936, en Palestine sous mandat britannique, Yusuf, un jeune homme partag&#233; entre l'attachement &#224; son village natal et l'effervescence politique de J&#233;rusalem, tente de trouver sa voie dans un contexte de tension politique croissante. Alors que les villages s'insurgent contre la domination coloniale, que l'immigration juive s'acc&#233;l&#232;re en provenance d'Europe fuyant le fascisme, et que les Palestiniens appellent &#224; l'ind&#233;pendance, s'amorce une collision in&#233;vitable entre les forces en pr&#233;sence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film &#171; Palestine 36 &#187;, c&#233;l&#233;br&#233; en septembre dernier au festival de Toronto, sortira en salles en France en janvier 2026. R&#233;alis&#233; par Annemarie Jacir, il propose une fresque historique et politique, chronique de la lutte contre l'empire, de d&#233;possession de terres, d'opportunit&#233;s perdues, d'id&#233;aux trahis et d'aspirations de jeunesse an&#233;anties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film r&#233;unit une distribution internationale : l'acteur oscaris&#233; Jeremy Irons, la star de Game of Thrones Liam Cunningham, l'acteur tunisien Dhafer L'Abidine, ainsi que les talents palestiniens Hiam Abbass, Yasmine Al-Massri, Kamel El Basha et Saleh Bakri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candidat pour la Palestine au prix du Meilleur film international, &#8216;Palestine 36' promet de faire d&#233;couvrir &#224; un large public l'insurrection des paysans palestiniens contre l'empire britannique, apportant des cl&#233;s de lecture historiques essentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est l'un des moments les plus marquants de notre histoire en tant que Palestiniens &#187;, explique la r&#233;alisatrice &#224; T&#233;l&#233;rama. &#171; Il pose les bases de tout, absolument tout ce qui suivra. On ne peut comprendre la Nakba, l'Intifada ou la situation actuelle sans comprendre comment le d&#233;cor s'est install&#233; &#224; cette &#233;poque. Cette r&#233;volte est remarquable : une insurrection paysanne qui a pris le dessus face &#224; un empire. Je voulais voir ce film, alors je me devais de le faire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film a &#233;t&#233; pens&#233; avant le 7 octobre 2023, et son tournage a &#233;t&#233; retard&#233; par la guerre g&#233;nocidaire &#224; Gaza et ses &#233;chos en Cisjordanie. En partie relocalis&#233; en Jordanie, la production a n&#233;anmoins persist&#233;, comme le raconte Annemarie Jacir :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai perdu le compte du nombre de fois o&#249; le tournage a commenc&#233; et s'est arr&#234;t&#233;. Le sc&#233;nario, l'histoire, le lieu tout a chang&#233;. Nous avons continu&#233;. Ce film a &#233;t&#233; l'aventure la plus &#233;prouvante de ma vie. Que cette ann&#233;e de sang, de violence et de mort ait aussi donn&#233; naissance &#224; une &#339;uvre tiss&#233;e de tant de mains et de c&#339;urs est pour moi un acte d'amour et de d&#233;fi. Comme Mahmoud Darwich, je suis convaincue que &#8216;chaque beau po&#232;me est un acte de r&#233;sistance'. &#187;&lt;/p&gt;
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		<title>Le sermon de Amir !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Le-sermon-de-Amir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Le-sermon-de-Amir</guid>
		<dc:date>2025-12-16T08:37:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mohamed Lotfi</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2025-12-16</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Arts culture et soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; la veille de la diffusion officielle du documentaire Le serment d'Hippocrate de Nadia Zouaoui le 12 d&#233;cembre, puis sur Ici T&#233;l&#233; le 8 janvier prochain, une question lourde d'enjeux politiques et humains s'impose avec une acuit&#233; douloureuse. Comment une soci&#233;t&#233; qui se dit ouverte et soucieuse du bien commun peut-elle accepter que des m&#233;decins form&#233;s ailleurs et d&#233;j&#224; pr&#234;ts &#224; soigner soient tenus &#224; l'&#233;cart d'un syst&#232;me de sant&#233; qui manque cruellement de bras et d'esprits comp&#233;tents ? &lt;br class='autobr' /&gt; Le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH85/nadia-zouaoui-fateh-saadou-db8df.jpg?1781022370' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; la veille de la diffusion officielle du documentaire Le serment d'Hippocrate de Nadia Zouaoui le 12 d&#233;cembre, puis sur Ici T&#233;l&#233; le 8 janvier prochain, une question lourde d'enjeux politiques et humains s'impose avec une acuit&#233; douloureuse. Comment une soci&#233;t&#233; qui se dit ouverte et soucieuse du bien commun peut-elle accepter que des m&#233;decins form&#233;s ailleurs et d&#233;j&#224; pr&#234;ts &#224; soigner soient tenus &#224; l'&#233;cart d'un syst&#232;me de sant&#233; qui manque cruellement de bras et d'esprits comp&#233;tents ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec accepte 8% de m&#233;decins form&#233;s &#224; l'&#233;tranger alors que l'Ontario en accueille 31%. Au Canada, le Qu&#233;bec est la province qui int&#232;gre le moins ces m&#233;decins venus d'ailleurs. Ce contraste n'est pas seulement un chiffre. Il est le r&#233;v&#233;lateur d'une attitude institutionnelle qui entretient l'impression d'une discrimination syst&#233;mique v&#233;cue par des praticiens pourtant qualifi&#233;s et d&#233;sireux de contribuer. Ces femmes et ces hommes arrivent avec des ann&#233;es d'exp&#233;rience, souvent dans des contextes m&#233;dicaux exigeants, mais ici leur parcours est suspendu. Leurs dipl&#244;mes sont reconnus, puis on leur impose un nouveau passage par des formations, des p&#233;riodes d'adaptation et une quantit&#233; d'&#233;tapes qui s'allongent jusqu'&#224; devenir d&#233;courageantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le documentaire de Nadia Zouaoui suit quatre de ces m&#233;decins. Deux d'entre eux ouvrent les portes de leur vie quotidienne et montrent sans fard les effets de cette situation sur leurs familles. On y voit l'attente, le doute, mais aussi une incroyable pers&#233;v&#233;rance. Le film fait tomber les masques administratifs et rappelle que derri&#232;re chaque dossier il y a un &#234;tre humain en suspens et des citoyens priv&#233;s de soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur du r&#233;cit, les interventions du Dr Amir Khadir frappent par leur lucidit&#233;. M&#233;decin, ancien d&#233;put&#233;, ancien porte-parole de Qu&#233;bec Solidaire, figure de l'engagement social, il met des mots pr&#233;cis sur un malaise que l'on appr&#233;hendait sans toujours oser le nommer. Pour lui, la racine du probl&#232;me n'est pas strictement technique. Elle n'est pas seulement dans les formulaires ni dans les examens &#224; repasser. Elle se trouve dans la volont&#233; politique. Une volont&#233; absente, h&#233;sitante ou fragment&#233;e. Les gouvernements successifs auraient pu simplifier l'acc&#232;s &#224; la pratique m&#233;dicale, all&#233;ger des processus qui n'en finissent plus, r&#233;former un syst&#232;me de s&#233;lection devenu trop lourd. Ils auraient pu, mais ils ne l'ont pas fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau qu&#233;b&#233;cois souffre. Les urgences d&#233;bordent. Les listes d'attente s'allongent. Les r&#233;gions &#233;loign&#233;es cherchent encore d&#233;sesp&#233;r&#233;ment des m&#233;decins de famille. On r&#233;p&#232;te depuis des ann&#233;es qu'il faut attendre que les cohortes d'&#233;tudiants finissent leur parcours. Mais le temps d'attente p&#232;se lourd sur la population d&#233;j&#224; fragilis&#233;e. Et ce paradoxe demeure. Des&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#233;decins form&#233;s &#224; l'&#233;tranger vivent ici, pr&#234;ts &#224; contribuer, parfois install&#233;s depuis des ann&#233;es, mais ils ne peuvent pas exercer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut pr&#233;ciser une id&#233;e qui apporte nuance et cr&#233;dibilit&#233; au d&#233;bat. Employer davantage de m&#233;decins form&#233;s ailleurs et viser au moins le taux de l'Ontario ne r&#233;glera pas tous les probl&#232;mes du syst&#232;me de sant&#233;. Personne ne croit qu'une seule mesure peut tout transformer. Mais cette d&#233;cision ferait partie d'un ensemble de gestes n&#233;cessaires pour am&#233;liorer l'acc&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
aux soins et offrir &#224; la population un r&#233;seau plus fluide et plus humain. On ne r&#233;sout pas un syst&#232;me entier avec un seul levier. On amorce cependant un changement r&#233;el en actionnant les leviers qui sont disponibles maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ressort du documentaire avec une sensation persistante, presque am&#232;re. Pourquoi choisir la complexit&#233; quand la simplicit&#233; est possible. Pourquoi maintenir des labyrinthes institutionnels alors que l'urgence de soigner saute aux yeux. La question devient une sorte de refrain int&#233;rieur, une interrogation qui d&#233;passe la technique et touche au sens m&#234;me de la gouvernance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrefois, les m&#233;decins, les gu&#233;risseurs parcouraient montagnes et vall&#233;es, d'une contr&#233;e &#224; l'autre, pour offrir leurs services &#224; ceux qui en avaient besoin. Aujourd'hui les m&#233;decins traversent des oc&#233;ans pour offrir leur savoir. Ce ne sont plus les distances qui les freinent, mais une architecture de r&#232;gles qui se referme sur eux, tant&#244;t trop prudente, tant&#244;t trop rigide, souvent marqu&#233;e d'un corporatisme qui ne dit pas son nom. La m&#233;decine n'est pas seulement une discipline. Elle est devenue un espace qu'on prot&#232;ge comme un territoire priv&#233;. Un g&#226;teau qu'on ne veut pas trop partager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le film, Amir Khadir lance une phrase qui expose &#224; elle seule un malaise profond. &#171; * &#192; quoi bon gagner quatre cent mille dollars par ann&#233;e, et parfois jusqu'&#224; un million pour certains m&#233;decins, si l'on n'a m&#234;me pas le temps d'en profiter ?* &#187;. Dans cette interrogation se trouvent le praticien, le citoyen et l'homme solidaire. On y entend aussi un sermon que toute la corporation m&#233;dicale gagnerait &#224; m&#233;diter et si possible, incarner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sortant de l'avant premi&#232;re du film de Nadia Zouaoui, je revoyais d&#233;filer certains moments marquants, notamment cette premi&#232;re sc&#232;ne o&#249; un m&#233;decin alg&#233;rien lit la lettre du Coll&#232;ge des m&#233;decins. Les premi&#232;res lignes laissaient croire &#224; une bonne nouvelle, puis les derni&#232;res qu'il n'avait pas besoin de lire pour comprendre qu'elles refermaient brutalement la porte &#224; une carri&#232;re en m&#233;decine au Qu&#233;bec. Karim Laribi, aurait pu &#234;tre devenir un excellent com&#233;dien tant son visage exprime &#224; la fois la retenue, le d&#233;sarroi et l'absurdit&#233; de la situation de tous ces m&#233;decins d&#233;&#231;us.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dr Karim Laribi a fini par devenir enseignant au c&#233;gep apr&#232;s avoir consacr&#233; plus de cinq ann&#233;es &#224; tenter de franchir les &#233;tapes impos&#233;es par le Coll&#232;ge des m&#233;decins du Qu&#233;bec. Il a pass&#233; les examens, cherch&#233; en vain un stage de r&#233;sidence, multipli&#233; les d&#233;marches sans jamais obtenir la porte d'entr&#233;e qu'il esp&#233;rait. La Dre Daniela Pujol, anesth&#233;siste d'Argentine&lt;br class='autobr' /&gt;
forte de quinze ans d'exp&#233;rience, a d&#251; prendre une tout autre direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faute de pouvoir exercer ici, elle s'est engag&#233;e avec M&#233;decins sans fronti&#232;res Canada, acceptant des missions dans des r&#233;gions &#224; haut risque et menant une vie loin de son mari qu&#233;b&#233;cois. Le Dr Gilles Carruel, m&#233;decin fran&#231;ais cumulant trois d&#233;cennies de pratique, a lui aussi fini par renoncer aux longues attentes et aux emb&#251;ches administratives qui se&lt;br class='autobr' /&gt;
succ&#233;daient. Il exerce d&#233;sormais en Martinique, bien qu'il conserve un pied &#224; terre au Qu&#233;bec o&#249; il aurait souhait&#233; poursuivre sa carri&#232;re. Quant &#224; la Dre Fernanda P&#233;rez Gay Juarez, m&#233;decin d'origine mexicaine et d&#233;tentrice d'un doctorat en neurosciences de l'Universit&#233; McGill, elle a r&#233;ussi &#224; devenir psychiatre. Forte de son parcours, elle a choisi de soutenir d'autres m&#233;decins issus de l'immigration et de les accompagner dans ce labyrinthe de proc&#233;dures qui emp&#234;che trop souvent des talents essentiels de rejoindre le r&#233;seau qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont les toutes derni&#232;res images du film qui ont fait na&#238;tre en moi une question insistante. Pourquoi un homme de l'envergure d'Amir Khadir, dont les interventions donnent au documentaire sa force et sa coh&#233;rence, pourquoi cet homme n'est il pas notre ministre de la Sant&#233;. Pourquoi ne pas confier cette responsabilit&#233; &#224; quelqu'un qui poss&#232;de une vision politique comparable &#224; celle des premiers artisans du syst&#232;me de sant&#233; solidaire et universel, quelqu'un qui conna&#238;t le r&#233;seau de l'int&#233;rieur, qui per&#231;oit ses failles, ses besoins et l'&#233;puisement de ceux qu'il devrait soutenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune r&#233;forme profonde ne peut na&#238;tre sans volont&#233; politique. Cette volont&#233; se manifeste souvent lorsque l'opinion publique s'&#233;veille et refuse de rester silencieuse. Le documentaire ne se limite pas &#224; informer. Il met en lumi&#232;re une &#233;vidence que l'on ne peut plus repousser. Rien ne changera si nous n'exigeons pas que cela change. Rien ne s'am&#233;liorera tant que nous accepterons une complexit&#233; inutile qui bloque des m&#233;decins comp&#233;tents et prive des citoyens de soins dont ils ont besoin maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film se termine sur l'appel d'Amir Khadir adress&#233; au ministre de la Sant&#233; Christian Dub&#233;. M&#234;me s'ils ne partagent pas la m&#234;me famille politique, Amir le d&#233;crit comme un homme honn&#234;te. Mais l'honn&#234;tet&#233; en politique, si elle ne repose pas sur du courage et une r&#233;elle volont&#233; d'agir, elle n'a aucun sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Mohamed Lotfi*&lt;br class='autobr' /&gt;
11 d&#233;cembre 2025&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : Comme aujourd'hui, un 11 d&#233;cembre, il y a exactement 36 ans, j'ai fait mon entr&#233;e en prison pour tendre un micro de radio. Cela m'a permis, pendant 35 ans, de voler une quantit&#233; ph&#233;nom&#233;nale de temps au profit de ceux qui en &#233;taient prisonniers. J'avais l'intention d'accoucher d'un texte pour souligner cette date anniversaire. Mais la projection du film de Nadia m'a accapar&#233;. Je vous laisse sur ce lien. C'est la toute derni&#232;re &#233;mission Souverains anonymes, tourn&#233;e en mars 2025. &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=bmCKc9ryXlg&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=bmCKc9ryXlg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce court document r&#233;alis&#233; par Nadia Zouaoui, il y a 14 ans, sur Souverains anonymes : &lt;a href=&#034;https://youtu.be/GkNzgpta8xw&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://youtu.be/GkNzgpta8xw&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Facebooke :&lt;br class='autobr' /&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Nuremberg le film, pr&#233;cipitez-vous !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/NUREMBERG-le-film-precipitez-vous</link>
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		<dc:date>2025-11-18T07:52:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Jasmin</dc:creator>


		<dc:subject>Arts culture et soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2025-11-18</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans son ouvrage &#224; l'origine du sc&#233;nario de Nuremberg, l'historien Jack El-Hai retrace la d&#233;marche de Douglas Kelley, jeune psychiatre am&#233;ricain qui, en faisant le profil psychologique de Hermann G&#246;ring avant sa comparution au proc&#232;s de Nuremberg, emp&#234;chera le procureur Robert H. Jackson de verser dans l'autocomplaisance id&#233;ologique am&#233;ricaine : elle aurait s&#251;rement fait d&#233;railler le proc&#232;s, le premier de l'histoire avant ceux c&#233;l&#232;bres de la Cour P&#233;nale Internationale, incluant sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH93/nuremberg-f9f5c.png?1781022370' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans son ouvrage &#224; l'origine du sc&#233;nario de Nuremberg, l'historien Jack El-Hai retrace la d&#233;marche de Douglas Kelley, jeune psychiatre am&#233;ricain qui, en faisant le profil psychologique de Hermann G&#246;ring avant sa comparution au proc&#232;s de Nuremberg, emp&#234;chera le procureur Robert H. Jackson de verser dans l'autocomplaisance id&#233;ologique am&#233;ricaine : elle aurait s&#251;rement fait d&#233;railler le proc&#232;s, le premier de l'histoire avant ceux c&#233;l&#232;bres de la Cour P&#233;nale Internationale, incluant sa condamnation de N&#233;tanyahou &#224; la prison de La Haye.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par Pierre Jasmin, Artiste pour la Paix&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le film de Paul Thomas Anderson A battle after Another o&#249; Leonardo di Caprio combattait le mal militariste personnifi&#233; par Sean Penn, Nuremberg est certainement le film de l'ann&#233;e, n'en d&#233;plaise au Devoir l'ayant mal cot&#233; &#224; cause de sa &#171; lourde insistance sur des parall&#232;les entre l'Allemagne d'alors et les &#201;tats-Unis d'aujourd'hui &#187;, un m&#234;me aveuglement politique aussi propre au critique de La Presse : &#171; Vanderbilt conclut son film avec une allusion aussi visible que le nez au milieu du visage sur le pr&#233;sent. Un plaquage facile &#224; deviner et, &#224; notre avis, inutile. &#187; Bref, deux intellectuels incapables de voir le nez au milieu des visages fascistes de Trump ...et de nos leaders de pays de l'OTAN, pourtant d&#233;masqu&#233;s par des budgets militaristes caricaturaux comme celui du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crit et r&#233;alis&#233; par James Vanderbilt, le film oppose la conception individuelle d'un psychiatre &#171; perdant &#187;, jou&#233; par Rami Malek : pour la petite histoire, son livre n'aura aucun rayonnement, mais son suicide au cyanure am&#232;nera El-Hai &#224; raconter son histoire avec beaucoup plus de succ&#232;s. D'abord persuad&#233; de trouver l'origine du mal personnifi&#233; par G&#246;ring et les autres nazis emprisonn&#233;s &#224; Nuremberg, dans des traumatismes de l'enfance ayant gonfl&#233; leurs &#233;gocentrismes &#224; toute &#233;preuve, Kelley &#233;pousera plus tard la r&#233;ponse inqui&#233;tante de l'essai de Hannah Arendt : &#171; la banalit&#233; du mal &#187; ou la responsabilit&#233; de l'individu s'effa&#231;ant dans l'ob&#233;issance bureaucratique aggrav&#233;e en des soci&#233;t&#233;s militaris&#233;es, qui plus est enfonc&#233;es dans la fascination contagieuse de leaders tels que Hitler. Entre l'individu Rami Malek aux valeurs humanistes et l'imposant Reichsmarshall au discours politique renforc&#233; par l'art oratoire et la pr&#233;sence de Russell Crowe, le combat du film aurait &#233;t&#233; in&#233;gal ...sans les sc&#232;nes horrifiques de camps de concentration qui furent montr&#233;es pour la premi&#232;re fois au cours du proc&#232;s historique. Verrons-nous un jour N&#233;tanyahou devoir supporter des images de Gaza &#224; son futur proc&#232;s ? La victoire de Nuremberg tient aussi &#224; la confrontation juridique de lois adopt&#233;es par les Nazis &#224; Nuremberg, contre les Juifs devenus boucs &#233;missaires i, contre la pr&#233;tention de G&#246;ring d'en ignorer les cons&#233;quences qu'il attribuait &#224; Himmler. N'est-il pas juste que ces lois iniques ont trouv&#233; leur an&#233;antissement dans une cour de justice &#224; Nuremberg, mais n'avons-nous rien appris ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La culture des petits pays proches de la Russie nous enseigne des v&#233;rit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui-m&#234;me en marge des puissances anglophones d'Am&#233;rique, le Qu&#233;bec ne peut qu'&#234;tre s&#233;duit par les &#339;uvres marquantes de cin&#233;astes et auteurs de pays d'Europe centrale (j'ai enseign&#233; quatorze &#233;t&#233;s cons&#233;cutifs en Tch&#233;coslovaquie), nich&#233;s en marges de la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#8226; La Hongrie, au chef politique tr&#232;s critiqu&#233;, nous a donn&#233; 90% de Nuremberg tourn&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; Budapest, avec acteurs et techniciens hongrois, alors qu'elle venait de nous donner le prix Nobel de Litt&#233;rature 2025 et l'&#339;uvre cin&#233;matographique dont on ressent encore le choc heurtant nos valeurs, le Brutaliste, histoire d'un architecte hongrois jou&#233; par Adrien Brody, remportant successivement les British Award, C&#233;sar, Golden globe et Oscar ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#8226; Le su&#233;dois Stieg Larsson, mort &#224; cinquante ans, faisant &#233;clater un combat &#233;pique en &lt;br class='autobr' /&gt;
trois volumes contre les Nazis ou &#171; hommes qui n'aimaient pas les femmes &#187; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#8226; Le finnois V&#228;in&#246; Linna &#224; l'&#339;uvre antimilitariste soldats inconnus (1954) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#8226; Le serbe Kusturica dont la passion fait exploser nos dichotomies abusives ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#8226; Le polonais Penderecki &#224; la Passion selon St-Luc rejoignant la foi de Tarkovski ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#8226; Le tch&#232;que Kundera et son Insoutenable l&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre r&#233;interpr&#233;t&#233;e avec une &lt;br class='autobr' /&gt;
gr&#226;ce effa&#231;ant la lourdeur machiste du roman par Juliette Binoche ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#8226; Les Roumains Dumitriu et Gheorghiu de nos ann&#233;es soixante : ont-ils fait &#233;cole ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;br class='autobr' /&gt; L'encyclop&#233;die de l'enseignement multim&#233;dia de la Shoah nous informe, comme le film, qu'en septembre 1935, &lt;a href=&#034;https://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/law-and-justice-in-the-third-reich&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;deux lois &lt;/a&gt;distinctes furent adopt&#233;es dans &lt;a href=&#034;https://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/nazi-terror-begins&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'Allemagne nazie,&lt;/a&gt; connues sous le nom de Lois de Nuremberg : la Loi sur la citoyennet&#233; du Reich et la Loi sur la protection du sang et de l'honneur allemands. Symboles de nombreuses &lt;a href=&#034;https://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/nazi-racism-an-overview&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;th&#233;ories raciales&lt;/a&gt; inh&#233;rentes &#224; l&lt;a href=&#034;https://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/victims-of-the-nazi-era-nazi-racial-ideology&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;'id&#233;ologie nazie&lt;/a&gt;, ces lois allaient fournir un cadre juridique &#224; la pers&#233;cution syst&#233;matique des juifs en Allemagne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;tats-Unis &#8212; Gaza. &#171; Occupations &#187;, douze jours de col&#232;re &#224; Columbia</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Etats-Unis-Gaza-Occupations-douze-jours-de-colere-a-Columbia</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Etats-Unis-Gaza-Occupations-douze-jours-de-colere-a-Columbia</guid>
		<dc:date>2025-11-04T07:53:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Leyane Ajaka Dib Awada</dc:creator>


		<dc:subject>Arts culture et soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2025-11-04</dc:subject>
		<dc:subject>Conflit Isra&#233;lo-palestinien</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En moins de deux semaines, les &#233;tudiant&#183;es de l'universit&#233; new-yorkaise ont amorc&#233; un mouvement de mobilisation &#233;tudiante qui s'est propag&#233; dans plus de 300 universit&#233;s des &#201;tats-Unis. Le film documentaire r&#233;alis&#233; par Michael T. Workman et Kei Pritsker, actuellement en salle, retrace l'&#233;mergence et l'&#233;volution de ces journ&#233;es de mobilisation pour la Palestine qui ont polaris&#233; la premi&#232;re puissance mondiale. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; d'Orient XXI. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 17 avril 2024, six mois apr&#232;s le d&#233;but du g&#233;nocide commis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2025-11-04-+" rel="tag"&gt;Edition du 2025-11-04&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Etats-Unis-231-+" rel="tag"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH60/capture_d_e_cran_le_2025-11-03_a_19.40_55-fb0de.png?1781022370' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='60' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En moins de deux semaines, les &#233;tudiant&#183;es de l'universit&#233; new-yorkaise ont amorc&#233; un mouvement de mobilisation &#233;tudiante qui s'est propag&#233; dans plus de 300 universit&#233;s des &#201;tats-Unis. Le film documentaire r&#233;alis&#233; par Michael T. Workman et Kei Pritsker, actuellement en salle, retrace l'&#233;mergence et l'&#233;volution de ces journ&#233;es de mobilisation pour la Palestine qui ont polaris&#233; la premi&#232;re puissance mondiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; d'&lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/etats-unis-gaza-occupations-douze-jours-de-colere-a-columbia,8611&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Orient XXI&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 avril 2024, six mois apr&#232;s le d&#233;but du g&#233;nocide commis par Isra&#235;l &#224; Gaza, les &#233;tudiant&#183;es de l'universit&#233; de Columbia, dans la ville de New York aux &#201;tats-Unis, mettent en place un campement dans l'enceinte de l'&#233;tablissement. Leurs revendications sont tr&#232;s simples, et se r&#233;sument en un slogan de deux mots : &#171; Divulge, divest &#187; (R&#233;v&#233;ler, d&#233;sinvestir). Iels demandent &#224; leur universit&#233; de rendre publics ses investissements, et de cesser de financer des entreprises tirant profit du g&#233;nocide &#224; Gaza, comme le g&#233;ant de l'armement Lockheed Martin, dont l'un des ancien&#183;nes dirigeant&#183;es, Jeh Johnson, si&#232;ge au conseil d'administration de Columbia (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme toute l'Ivy League, ce groupe rassemblant les universit&#233;s les plus prestigieuses des &#201;tats-Unis, Columbia est un &#233;tablissement priv&#233; qui tire de tr&#232;s importants profits de son activit&#233;, notamment des frais de scolarit&#233; faramineux exig&#233;s des &#233;tudiant&#183;es. En 2025, ces seuls frais peuvent s'&#233;lever pour un&#183;e &#233;tudiant&#183;e en licence &#224; plus de 70 000 dollars (plus de 60 000 euros). L'universit&#233; estime sur son site internet qu'il faut aux &#233;tudiant&#183;es non boursier&#183;es &#8212; au moins la moiti&#233; de celles et ceux en licence &#8212; un budget de plus de 93 000 dollars (plus de 80 000 euros) pour couvrir leur inscription, leurs fournitures scolaires, ainsi que leur logement et leur couvert. Ainsi s'explique l'impressionnant montant des investissements de Columbia qui s'&#233;l&#232;ve en 2025 &#224; 14 milliards de dollars (12 milliards d'euros). Quatre-vingt-dix pour cent d'entre eux sont indirects, c'est-&#224;-dire qu'ils se font &#224; travers des soci&#233;t&#233;s d&#233;pendantes de l'universit&#233; new-yorkaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu r&#233;ceptive aux demandes &#233;tudiantes et relayant la rh&#233;torique qui &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/magazine/comment-israel-manipule-la-lutte-contre-l-antisemitisme,2892&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;assimile toute critique d'Isra&#235;l &#224; de l'antis&#233;mitisme&lt;/a&gt;, l'universit&#233; de Columbia propose aux &#233;tudiant&#183;es de rendre publics seulement ses investissements directs, et de formuler une recommandation contre les investissements dans des entreprises associ&#233;es &#224; la violation des droits humains. Ces mesures, au mieux symboliques, sont re&#231;ues par les repr&#233;sentant&#183;es du mouvement comme la preuve de la d&#233;connexion totale de leur &#233;tablissement envers la r&#233;alit&#233;. L'universit&#233; refuse de poursuivre les n&#233;gociations, et appelle la police new-yorkaise pour briser brutalement l'occupation du campus au bout de son 12e jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre solidarit&#233; et r&#233;pression&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la n&#233;gociation avec leur &#233;tablissement est un &#233;chec, le documentaire Occupations montre la &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/magazine/etats-unis-les-etudiants-bousculent-la-complicite-des-universites-avec-israel,7319&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;port&#233;e exceptionnelle&lt;/a&gt; de la mobilisation des &#233;tudiant&#183;es de l'universit&#233; de Columbia. Dans un pays o&#249; l'&#233;ducation est majoritairement privatis&#233;e, l'occupation d'un &#233;tablissement, situ&#233; au c&#339;ur de la capitale &#233;conomique et financi&#232;re du pays et repr&#233;sentant l'&#233;lite, d&#233;tonne et effraie visiblement aussi bien l'administration de l'universit&#233; que la majorit&#233; l&#233;gislative conservatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=N06TgniOiI8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bande-annonce du film Occupation.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias et les nombreux&#183;euses opposant&#183;es de ce mouvement se scandalisent des slogans et des drapeaux palestiniens. Les accusations d'antis&#233;mitisme envers le mouvement &#233;tudiant de Columbia sont port&#233;es jusqu'au Congr&#232;s, sans qu'aucune preuve ne soit avanc&#233;e. En revanche, au sein de la mobilisation, les &#233;tudiant&#183;es juif&#183;ves antisionistes rappellent que la lib&#233;ration de la Palestine va de pair avec la lutte contre toutes les formes de racisme et de discrimination. La mobilisation et la forte r&#233;pression dont elle fait l'objet renvoient &#224; celle de 1968 contre la guerre du Vietnam, et celle de 1985 contre l'apartheid en Afrique du Sud. L&#224; aussi ces mobilisations de l'&#233;lite au sein des &#233;coles de l'Ivy League avaient capt&#233; l'attention de tout le pays, et secou&#233; l'opinion publique &#233;tasunienne. Le soul&#232;vement de Columbia en 2024, d&#233;peint dans les m&#233;dias comme violent et indisciplin&#233;, appara&#238;t &#224; l'&#233;cran comme une occupation soigneuse et fraternelle du campus. La violence se situe alors plut&#244;t du c&#244;t&#233; de groupes arborant des drapeaux isra&#233;liens, qui brandissent des matraques et agressent physiquement les &#233;tudiant&#183;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le mouvement a des d&#233;tracteur&#183;ices mis&#183;es en avant sur des cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision &#233;tasuniennes tr&#232;s influentes comme CNN ou Fox News, Occupations nous montre aussi la solidarit&#233; qui se constitue d'abord autour de l'occupation du campus de Columbia, puis autour de celles de centaines d'universit&#233;s &#224; travers le pays. L'une des sc&#232;nes du documentaire montre un &#233;tudiant brandissant son t&#233;l&#233;phone pour montrer aux &#233;tudiant&#183;es de Yale, &#224; l'autre bout de son appel vid&#233;o, la mobilisation sur le campus. Les &#233;tudiant&#183;es constituent progressivement une v&#233;ritable communaut&#233; politique &#224; travers le pays. Les habitant&#183;es et les collectifs locaux leur apportent aussi leur soutien, envoyant des messages de solidarit&#233; et acheminant des vivres vers les campus ferm&#233;s au public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Columbia et ailleurs, cette solidarit&#233; exprim&#233;e par les communaut&#233;s locales est &#224; la hauteur de la &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/magazine/etats-unis-dans-les-universites-une-campagne-maccarthyste-pour-proteger-israel,8109&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#233;pression polici&#232;re&lt;/a&gt; qui cible les &#233;tudiant&#183;es, le plus souvent &#224; l'initiative des administrations des universit&#233;s. Minouche Shafik, pr&#233;sidente de l'universit&#233; de Columbia en 2024, est devenue le visage d'une &#233;lite &#233;tasunienne hypocrite aux m&#233;thodes brutales, qui ne se rend jamais aupr&#232;s des &#233;tudiant&#183;es pour &#233;couter leurs demandes, refuse de mentionner le sort des Palestinien&#183;nes massacr&#233;&#183;es par Isra&#235;l, et autorise la police &#224; p&#233;n&#233;trer sur le campus pour en d&#233;loger les occupant&#183;es avec brutalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs &#233;tudiant&#183;es ont subi de lourdes repr&#233;sailles pour leur engagement. Une trentaine d'&#233;tudiant&#183;es se sont vu refuser leur dipl&#244;me ou ont vu celui-ci retir&#233;. D'autres ont subi des intimidations l&#233;gales, comme &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/magazine/etats-unis-mahmoud-khalil-etudiant-palestinien-et-prisonnier-d-opinion,8098&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mahmoud Khalil&lt;/a&gt;, &#233;tudiant palestinien et porte-parole de la mobilisation. Il a &#233;t&#233; d&#233;tenu et menac&#233; de d&#233;portation pendant plus de trois mois, jusqu'&#224; sa lib&#233;ration en mars 2025 quand sa d&#233;tention, provoqu&#233;e par son engagement politique, a &#233;t&#233; jug&#233;e anticonstitutionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une production engag&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 29 au 30 avril 2024, la police s'introduit violemment, &#224; grand renfort d'&#233;quipements blind&#233;s, dans le hall Hamilton de l'universit&#233; alors occup&#233; par les &#233;tudiant&#183;es &#224; la suite d'un ultimatum lanc&#233; par l'administration qui exige le d&#233;mant&#232;lement du campement. Plus d'une centaine d'entre elleux sont arr&#234;t&#233;&#183;es. Le b&#226;timent avait &#233;t&#233; rebaptis&#233; &#171; Hind's Hall &#187; par les manifestant&#183;es en hommage &#224; Hind Rajab, cette enfant de 6 ans ayant surv&#233;cu dans une voiture &#224; l'assassinat de toute sa famille qui fuyait les massacres &#224; Gaza, pour que l'arm&#233;e isra&#233;lienne tue les secouristes venu&#183;es la sauver, et finisse par la tuer elle aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les images de l'occupation du hall de Hind font le tour du monde. Cet &#233;v&#233;nement inspire m&#234;me une &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=wmg6vbt04TY&amp;t=1s&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;chanson &#233;ponyme&lt;/a&gt; du rappeur &#233;tasunien Macklemore, qui, &#224; travers ce titre, rend hommage aux occupant&#183;es du campus de Columbia et exprime son soutien aux Palestinien&#183;nes victimes du g&#233;nocide isra&#233;lien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste poursuit aujourd'hui son engagement en &#233;tant l'un des producteur&#183;ices ex&#233;cutif&#183;ves du documentaire Occupations. Il figure apr&#232;s celui de la soci&#233;t&#233; de production Watermelon Pictures, dont le nom et le logo reprennent le symbole de la past&#232;que, utilis&#233; pour &#233;voquer la Palestine tout en contournant la censure sur les r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette soci&#233;t&#233; de production, fond&#233;e en 2024, est aussi un service de streaming qui se pr&#233;sente comme une &#171; plateforme de changement &#187; et fournit une alternative &#224; Netflix. Le g&#233;ant mondial du streaming a &#233;t&#233; v&#233;h&#233;ment critiqu&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es pour son traitement de la question palestinienne notamment avec la s&#233;rie &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/les-arabes-a-travers-le-prisme-deformant-d-une-serie-israelienne,2266&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fauda&lt;/a&gt;. Il a &#233;t&#233; aussi accus&#233; dans plusieurs pays d'avoir retir&#233; des films palestiniens de son catalogue, jusqu'&#224; la suppression de sa collection de 24 films palestiniens intitul&#233;e &#171; Palestinian Stories &#187; fin 2024. Des appels au boycott ont suivi ce retrait, per&#231;u comme une suppression culturelle des voix palestiniennes et qui contribue au nettoyage ethnique commis par Isra&#235;l. Dans un tel climat, une initiative comme celle de Watermelon Pictures n'est pas qu'une proposition culturelle, elle est un parti pris politique dans un monde qui combat activement le narratif et les voix palestiniennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il inclut des images de Gaza, notamment celle de la destruction m&#233;thodique de toutes les universit&#233;s par l'arm&#233;e isra&#233;lienne, Occupations garde cependant comme fil conducteur le mouvement de Columbia. Il en fait un exemple embl&#233;matique de la mobilisation en solidarit&#233; avec la Palestine aux &#201;tats-Unis, mais aussi de la r&#233;pression dont elle fait l'objet. Le documentaire montre que, face au d&#233;sarroi et au sentiment d'impuissance caus&#233;s par le g&#233;nocide et par sa normalisation dans le discours politique et m&#233;diatique occidental, l'organisation politique est une r&#233;ponse. Le film de Michael T. Workman et Kei Pritsker est &#224; la fois une d&#233;monstration, par le sujet du mouvement &#233;tudiant, et un exemple, par les conditions de sa production. Documentaire politique et politis&#233;, il nourrit et reproduit, en la montrant, la solidarit&#233; occidentale envers le peuple palestinien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- NDLR. Membre du Parti d&#233;mocrate et ancien secr&#233;taire &#224; la S&#233;curit&#233; int&#233;rieure de 2013 &#224; 2017 dans l'administration du pr&#233;sident Barack Obama, Jeh Johnson a d&#233;missionn&#233; en novembre 2024 de Lockheed Martin. Ses fonctions dans l'entreprise d'armement ne figurent plus dans sa fiche de pr&#233;sentation sur le site de l'universit&#233;.&lt;/p&gt;
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		<title> Lancement de la s&#233;rie vid&#233;o Portrait communautaire de Saint-L&#233;onard </title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Lancement-de-la-serie-video-Portrait-communautaire-de-Saint-Leonard</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Lancement-de-la-serie-video-Portrait-communautaire-de-Saint-Leonard</guid>
		<dc:date>2025-10-14T08:07:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Table de quartier Concertation Saint-L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2025-10-14</dc:subject>
		<dc:subject>Arts culture et soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une incursion inspirante au c&#339;ur du milieu communautaire du quartier La Table de quartier Concertation Saint-L&#233;onard (CSL) est fi&#232;re de lancer Portrait communautaire de Saint-L&#233;onard, une s&#233;rie de 15 capsules vid&#233;o qui met en lumi&#232;re le r&#244;le essentiel des organismes communautaires dans le tissu social du quartier. Ce projet vise &#224; renforcer le sentiment d'appartenance &#224; une communaut&#233; solidaire et inclusive et accro&#238;tre la visibilit&#233; des organismes de Saint-L&#233;onard. &lt;br class='autobr' /&gt; R&#233;alis&#233;e avec (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2025-10-14-+" rel="tag"&gt;Edition du 2025-10-14&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Arts-culture-et-societe-+" rel="tag"&gt;Arts culture et soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une incursion inspirante au c&#339;ur du milieu communautaire du quartier La Table de quartier Concertation Saint-L&#233;onard (CSL) est fi&#232;re de lancer Portrait communautaire de Saint-L&#233;onard, une s&#233;rie de 15 capsules vid&#233;o qui met en lumi&#232;re le r&#244;le essentiel des organismes communautaires dans le tissu social du quartier. Ce projet vise &#224; renforcer le sentiment d'appartenance &#224; une communaut&#233; solidaire et inclusive et accro&#238;tre la visibilit&#233; des organismes de Saint-L&#233;onard.&lt;/p&gt;
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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;alis&#233;e avec sensibilit&#233; et engagement, cette s&#233;rie vous propose de partir &#224; la rencontre de 15 organismes du territoire qui, chacun &#224; leur fa&#231;on, r&#233;pondent aux besoins des r&#233;sident.es de Saint-L&#233;onard. &#192; travers des projets concrets et des visages engag&#233;s, chaque capsule d&#233;voile l'impact bien r&#233;el du travail communautaire sur la &lt;br class='autobr' /&gt;
vie des citoyen.nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;rie compl&#232;te est disponible d&#232;s maintenant sur la&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/playlist?list=PL2FNYuD0jw0cq7hLOB2v59IPTsFacQ9FR&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cha&#238;ne youtube&lt;/a&gt; de Concertation Saint-L&#233;onard ainsi que sur le &lt;a href=&#034;https://concertationstleonard.com/projets/portrait-communautaire-de-saint-leonard/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site internet&lt;/a&gt; de CSL. Au-del&#224; des 15 organismes pr&#233;sent&#233;s &#224; travers la s&#233;rie, plusieurs autres ressources &lt;br class='autobr' /&gt;
essentielles sont actives sur le territoire. Pour les d&#233;couvrir, visitez : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://concertationstleonard.com/ressources&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://concertationstleonard.com/ressources&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette s&#233;rie est une id&#233;e originale de Concertation Saint-L&#233;onard r&#233;alis&#233; par le vid&#233;aste Valentin Proult, en collaboration avec un comit&#233; consultatif compos&#233; de l'Accueil aux immigrants de l'est de Montr&#233;al, la Maison de la famille de Saint-L&#233;onard et le Bureau coordonnateur des services de garde en milieu familial de Saint-L&#233;onard. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; propos de La Table de quartier Concertation Saint-L&#233;onard : &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La Table de quartier Concertation Saint-L&#233;onard est une instance locale de concertation intersectorielles et multir&#233;seaux et un organisme sans but lucratif qui a pour mission de rassembler des citoyen.nes, des groupes et des organismes qui d&#233;sirent travailler &#224; l'am&#233;lioration du mieux-&#234;tre de la collectivit&#233; l&#233;onardoise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
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