Édition du 11 décembre 2018

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LGBT

France :Près d'un tiers des personnes LGBT préfèrent rester "invisibles" au travail

Rester "invisible", ne pas parler de sa vie privée, avoir peur des discriminations. Tel est encore le quotidien de beaucoup de personnes lesbiennes, gay, bi ou trans sur leur lieu de travail, selon une enquête réalisée en France par l’Ifop pour l’association L’Autre Cercle, spécialisée dans la question LGBT au travail, dont les résultats sont dévoilés ce jeudi 14 décembre.

tiré de : L’INFOLETTRE DE FUGUES # 681 - 14 décembre 2017

Cette étude a été réalisée auprès de 6698 salariés hétérosexuels et LGBT français travaillant au sein des organisations du secteur public comme privé, signataires de la Charte d’Engagement LGBT Autre Cercle, ce qui permet de mesurer la différence de perception d’un côté ou de l’autre.

Écarts de perceptions sur les discriminations subies

La principale différence notable concerne les discriminations constatées au sein de leurs organisations respectives. 9% seulement des personnes hétérosexuelles interrogées disent avoir constaté des discriminations à l’égard d’homosexuels au travail, alors que les LGBT, eux, sont près 30% à les constater.

Parmi les principales discriminations constatées des deux côtés, on trouve la moquerie de la part des collègues ou de la direction et des managers, une mise à l’écart de la part des collègues ou encore une inégalité dans le déroulement de la carrière, que 29% des personnes LGBT perçoivent.

Globalement, les personnes interrogées se sentent bien intégrées au sein de leur organisation (89% des LGBT, 91% des hétérosexuels, et sont "à l’aise" face à un ou une collègue lesbienne ou gay (73%) mais ils le sont un peu moins face à une personne transgenre (64%).

Mais se sentir bien au bureau ne veut pas dire rendre publique son orientation sexuelle. En effet, seuls 9% des personnes LGBT interrogées sont visibles auprès de leur service de ressources humaines et 16% auprès de leur supérieur hiérarchique.

Invisibilité dans la sphère professionnelle

Certains sont donc "invisibles" en tant que tels sur leur lieu professionnel. Ils sont 29%, contre 5% dans les cercles amicaux et 13% familiaux. 73% des "invisibles" choisissent de ne pas parler de leur vie privée, 14% de faire croire qu’ils sont hétérosexuels.

"Ce premier baromètre nous confirme l’importance d’un engagement formalisé des employeurs vis-à-vis des personnes LGBT. Le nombre élevé de répondant.e.s hétérosexuel.le.s nous indique aussi que les collègues sont attentifs à ce sujet", souligne Catherine Tripon, porte-parole de l’Autre Cercle. "Cela vient s’opposer à la chape de plomb que trop de responsables continuent à laisser perdurer en s’abritant derrière une soi-disant vie privée qui ne les concernerait pas."

Source : Le Cercle

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