Édition du 14 août 2018

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Québec solidaire

Rassemblement du 11 avril 2018 à Québec

Gabriel Nadeau-Dubois explique pourquoi et comment faire grandir l’équipe de Québec solidaire à l’Assemblée nationale

Presse-toi à gauche a retranscrit des passages des interventions de Gabriel Nadeau-Dubois au grand rassemblement de Québec solidaire à Québec le 11 avril dernier. Le thème central de ces interventions, c’est un appel aux membres et sympathisant-e-s à se mobiliser pour faire connaître le plus largement possible Québec solidaire et son projet de société. Avec une présence de plus de 800 personnes enthousiastes à ce rassemblement, ce défi peut sans doute être relevé.

« Québec solidaire doit devenir le pôle de rassemblement de toute la gauche indépendantiste. Il doit s’enraciner dans toutes les régions du Québec. Il y a déjà des solidaires partout. Nous devons être la voix de toutes les riches et belles régions du Québec. Ce mouvement-là est déjà commencé. Il y a 6000 personnes qui se sont jointes à notre parti dans les dernières semaines et 60% de ces gens-là sont à l’extérieur de Montréal. Nous devons devenir un mouvement. Notre mouvement devra être ouvert à tout le monde. À chaque école en ruine, à chaque CPE affecté par l’austérité, à chaque scandale de corruption, à chaque mise à pied massive, à chaque catastrophe écologique, à chaque démonstration de racisme, à chaque décision imposé par un boys’ club, nous devons répondre par la bouche de nos militantes et de nos militants. Nous pouvons changer ce pays. Nous pouvons le redonner aux gens qui l’habitent et le construisent. Québec solidaire est là pour rester. Nous ne voulons pas devenir la troisième opposition, ni la deuxième opposition, ce que nous voulons, c’est redonner le pouvoir aux gens ordinaires, ce que nous voulons c’est de transformer le Québec. Et dorénavant, nous marchons vers le pouvoir. » [Gabriel Nadeau-Dubois – dans la vidéo d’ouverture de la soirée. ]

(…) Le premier octobre prochain, ce n’est pas seulement une croix sur un bout de papier que vont dessiner les Québécoises et les Québécois, c’est aussi les contours de notre avenir collectif. Le premier octobre prochain, c’est pas juste un gouvernement qu’il va falloir choisir. Le choix qui est devant nous est pas mal plus fondamental. Il va falloir choisir entre continuer d’être dirigé par la clique qui nous gouverne depuis trop d’années ou de choisir, enfin, de se gouverner par nous-mêmes.

(…) il va falloir continuer de faire grandir l’équipe de Québec solidaire à l’Assemblée nationale et le rendez-vous pour faire ça, c’est le premier octobre prochain. Pour faire élire plusieurs nouveaux député-e-s solidaires le premier octobre, on va avoir besoin d’une machine politique bien huilée et on va avoir besoin de la plus grande machine politique de l’histoire des partis de gauche au Québec et ça tombien, on l’a.

(…) Et c’est machine-là, elle ne carbure pas aux enveloppes brunes, elle ne carbure pas aux amis bien placés. Non. Notre machine à Québec solidaire, elle carbure au travail sur le terrain de nos militantes et de nos militants. Elle carbure au financement populaire et démocratique. Mais, en plus, on a une carte dans notre manche, on a un atout dont ne dispose pas les autres formations politiques, c’est ce que j’appelle, que j’aime appeler notre arme secrète. Et c’est grâce à cette arme secrète-là que notre petit village gaulois est déjà en train de se transformer en une alliance rebelle. Et comptez sur moi, c’est ensemble que nous allons aller cogner aux portes de l’empire.

(…) Mouvement que l’on a lancé, il y a près de deux mois, c’est elle notre arme secrète et déjà en deux mois seulement, il y a plus de 700 événements citoyens qui ont été créé en deux mois à peine. Ça, c’est beaucoup plus que ce qu’on avait imagé même dans nos projections les plus optimistes. Et c’était quoi ces événements là ? C’étaient des séances de tractages, c’étaient des conférences, des assemblées de cuisine, des soirées d’appel comme auxquels j’ai participé chez mon ami Christian l’autre fois. Il y en a eu plus de 700 et ça portait sur tous les enjeux. Ça parlait du salaire minimum, du financement public des écoles privées, de l’assurance-dentaire, de la clause bombardier. 700 événements en deux mois. Ça nous a permis de rejoindre des milliers de personnes. Ça nous a permis de remplir l’Impérial ce soir. Et la meilleure partie de l’histoire, c’est que ces événements-là, ils avaient lieu partout au Québec. Il y en avait dans le Pontiac, à Chicoutimi, à Québec, il y en avait en banlieue de Québec, à Montréal, en Estrie, en Abitibi-Témiscamingue, en Gaspésie. Il y en avait partout. Cette arme secrète là, cette plateforme « Mouvement », elle fait un pari audacieux, celui de libérer l’action politique, celui de donner les clefs de Québec solidaire aux gens sur le terrain, aux militantes et militants qui font vivre Québec solidaire, qui font vivre notre mouvement politique. C’est pour ça que cette plateforme là c’est le cauchemar de la « vieille gang » car elle redonne la politique aux gens.

(…) On est plus nombreux que celles et ceux qui veulent nous enfermer dans le statu quo provincial, dans le cercle vicieux du pense-petit, de celui qu’on ne peut rien faire, que rien n’est possible, qu’on est trop pauvre, qu’on n’a pas d’argent. Ce cercle vicieux, ce discours qui nous dit que d’un régime à l’autre et bien il n’y en a pas d’alternative. Chers amis Québec et le Québec vaut mieux que ça. On vaut tellement, mais tellement mieux que ça. J’en suis convaincu et je vous vois ce soir et ça confirme cette conviction là chez moi, les plus belles années du Québec, elles sont devant nous. Demain, ensemble, on va construire le rêve inachevé des générations de militants et militantes qui nous ont précédés, le rêve de justice et d’égalité, le rêve d’un pays qui ne laisse personne derrière, un vaste pays qu’on va pouvoir léguer avec fierté aux générations qui s’en viennent. On est plus nombreux que jamais ce soir à Québec. Jamais Québec solidaire dans son histoire n’avait réuni autant de gens à l’extérieur de Montréal. Ça c’est une démonstration qu’ici à Québec, on peut planter le drapeau de Québec solidaire. C’est possible à Québec de planter le drapeau solidaire.

(…) À partir de ce soir, il reste environ 200 jours avant la prochaine campagne électorale et d’ici là chaque minute compte. C’est pourquoi que dès maintenant, ou avant que vous sortiez d’ici ce soir, on va vous inviter à sortir votre cellulaire si vous en avez un et à aller à l’adresse suivante : maintenant.québecsolidaire.net. Vous avez là un formulaire qui vous permet dès maintenant de vous inscrire à au moins deux activités de mobilisation qui vont avoir lieu dans Taschereau et Jean-Lesage dans les prochaines semaines.

(…) Si tout le monde qui est ici ce soir donne un peu de temps dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, on peut faire élire ces deux belles personnes (Catherine Dorion et Sol Zanetti) pour Québec solidaire.

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