Édition du 14 novembre 2017

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Luttes syndicales

Suppressions de postes à BAnQ. Le SPGQ dénonce la perte d’expertise en culture

Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) dénonce la décision de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) de supprimer plusieurs postes professionnels, ce qui accentuera la perte d’expertise du gouvernement dans la promotion de la culture.

BAnQ a informé le SPGQ le 5 juin que six postes professionnels permanents seront abolis d’ici six mois, sans compter les postes occasionnels qui prendront fin prématurément. Les postes visés sont ceux de bibliothécaire, d’archiviste, d’agent culturel et d’agent de recherche. Il s’agit de la quatrième vague d’abolition de postes depuis 2009. « Par ce geste, BAnQ va atrophier son expertise en promotion de la culture, plus précisément en matière d’expositions et d’événements, en bibliothéconomie et archivistique, mais aussi sur les volets éducation et animation aux usagers. En agissant ainsi, BAnQ met en péril son mandat de promotion de la culture et son volet éducatif », dénonce Richard Perron, président du SPGQ.

Alors que BAnQ doit constamment déployer de nouveaux contenus, outils et services pour demeurer une institution culturelle en phase avec le présent et tournée vers l’avenir, son déploiement et son rayonnement sont gravement mis en danger, faute de moyens adéquats. De 2009 à aujourd’hui, BAnQ a dû composer avec des ponctions budgétaires de près de 15 millions $.

Les impacts des compressions budgétaires à répétition avec lesquels BAnQ doit composer sont bien réels : perte d’expertise professionnelle spécialisée, charge de travail alourdie, délais rallongés dans les services offerts à la population, difficulté à recruter et haut taux de roulement du personnel en sont les premiers symptômes. « Avec des coupes de plus de 2 millions $ pour l’année financière 2016-2017 qui provoquent la perte d’une quarantaine de postes pour l’ensemble de l’institution, BAnQ n’a d’autre choix que de réduire les services au public et d’estropier sa précieuse expertise », dénonce M. Perron.

La Grande bibliothèque accueille, en moyenne, près de 2,5 millions de visiteurs, sans oublier son portail Web qui reçoit environ 3 millions de visites par an. Le SPGQ craint que les Québécois se voient dépouillés d’un accès direct et gratuit à la connaissance et au patrimoine documentaire et archivistique du Québec à travers le réseau de sites physiques et virtuels de BAnQ, et ce, en raison de coupes budgétaires répétées.

« Dès maintenant, nous demandons au premier ministre de renverser les coupes de postes et de budgets qui gangrènent les missions essentielles de BAnQ », conclut le président du SPGQ.

À propos du SPGQ

Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Créé en 1968, il représente environ 24 400 experts, dont près de 17 130 dans la fonction publique, 4 660 à Revenu Québec et 2 610 en santé, en enseignement supérieur et dans les sociétés d’État.

Source

Philippe Desjardins

Conseiller à l’information

Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

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