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    Roger Annis

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    Jeux olympiques d’hiver de Vancouver : un festival de la cupidité des entreprises

    mardi 19 janvier 2010, par Roger Annis

    Le 12 février prochain, l’éléphantesque entreprise sportive connue sous le nom des 21e Jeux Olympiques d’hiver s’ouvrira en grande pompe à Vancouver. A une époque de difficultés économiques et de coupures dans les programmes sociaux partout au Canada, d’énormes sommes d’argent public ont été dépensées pour mettre en scène ce superspectacle.

    Texte publié dans socialistvoice.ca

    Des milliards de dollars ont été dépensés pour la construction des sites, un nouveau centre de congrès et d’un terminal d’aéroport, l’élargissement et le pavage d’un nombre inconnu de kilomètres de routes et d’autoroutes, la construction d’une ligne extrêmement coûteuse de transport rapide reliant l’aéroport de la ville à son centre-ville et l’érection de nouveaux hôtels pour servir les sociétés commanditaires et les spectateurs.

    L’hôtellerie, les agences de voyages, les restaurants, le secteur immobilier espèrent faire un coup fumant des spectateurs en provenance de partout dans le monde, spectateurs et fêtards. Les entreprises de construction ont déjà accumulé des centaines de millions de dollars au cours des années de préparation en infructures en tout genre. Le discours officiel soutient qu’il y aura beaucoup d’argent à faire avec le tourisme et ce à long terme, même si cela n’a pas été le cas dans les autres villes hôtes.

    Certaines des plus grandes sociétés du monde sont les commanditaires des Jeux, y compris Coca-Cola, VISA, General Electric, Samsung et MacDonald’s. Les commanditaires canadiens comprennent la Banque Royale, Petro Canada, Hudson’s Bay Company et Bell. L’ampleur de leur participation au cours des deux semaines de compétition est telle qu’ils ont réservé des hôtels et des restaurants entiers pour répondre aux besoins de leurs dirigeants, de leurs invités, et un assortiment de parasites.

    Militarisation et répression des droits démocratiques

    Lorsque Vancouver a déposé une offre pour les Jeux Olympiques d’hiver, le budget de « sécurité » devait s’élever à une hauteur de 175 millions de dollars. Le coût final sera supérieur à 1 milliard de dollars. Une armée de militaires canadiens, d’organismes de la police fédérale et de la police municipale, environ 10,000 au total, feront la police dans la ville, avec l’aide de près de 5000 agents de sécurité.

    Un vaste réseau de caméras de surveillance des espaces publics a été installé, et des fils de fer barbelés et autres obstacles ont été construits dans toute la région pour maintenir les manifestants et le public ne pouvant se payer des droits d’entrée éloignés des sites des Jeux. La police a intensifié le harcèlement et l’intimidation des opposants aux Jeux Olympiques à travers le Canada. Dans certains cas, ils ont visité les maisons et lieux de travail non seulement des personnes qui s’opposent aux Jeux, mais également de leur entourage.

    La justification de la présence massive des forces militaires et policières est la même que celle utilisée pour justifier les guerres en Irak, en Afghanistan et en Palestine - que derrière chaque coin se cache une menace "terroriste potentielle" et que la seule façon de la combattre est d’y faire la guerre. La police a annoncé qu’elle fera arrêter toute personne qui tente d’organiser des manifestations contre les Jeux près des sites ou le long des itinéraires de transport importants.

    La police de Vancouver ont acquis de nouvelles armes pour faire face aux critiques, y compris un dispositif acoustique, système de haut-parleur qui a d’abord été déployé contre des civils à Pittsburgh l’an dernier au cours de la réunion du G20 réunissant des responsables politiques du monde. Il émet une onde sonore puissante pour disperser les foules. Les services de transport, quant à eux, ont décidé d’introduire pour la première fois des chiens dans le système de transport pour "renifler" de façon aléatoire les passagers et leurs biens.

    Deux lois spéciales ont été adoptées par le gouvernement provincial qui, en coopération avec le conseil municipal de Vancouver, va "nettoyer" la ville et restreindre les expressions visibles de l’opposition aux Jeux.

    L’assistance au logement, loi appelée par les défenseurs des droits au logement "Loi sur le droit au kidnapping durant les Jeux olympiques") permet à un policier d’écarter les « sans-abri ou autres indésirables » des rues entourant les sites olympiques et les parker dans des refuges ou dans d’autres municipalités.

    Le Projet de loi 13 régit l’affichage public. Il est conçu pour protéger la marque olympique et celles des commanditaires des Jeux, mais les critiques disent qu’elle sera également utilisée pour censurer les expressions publiques d’opposition aux Jeux. À l’Université de la Colombie-Britannique, par exemple, les étudiants en résidence ont été menacés d’expulsion s’ils placent des signes s’opposant aux jeux olympiques dans leurs fenêtres. À la mi-décembre, les fonctionnaires municipaux de Vancouver ont ordonné le retrait d’une fresque peinte sur le mur extérieur d’une galerie d’art au centre-ville de Vancouver - quatre visages tristes et un visage heureux dessinés à l’intérieur des anneaux olympiques.

    La protestation contre les Jeux olympiques de Vancouver

    La police a refusé de dire si la police infiltrerait les manifestations pour faire la promotion de la violence. La question n’est pas secondaire. A la manifestation lors de la rencontre de dirigeants du monde à Montebello près d’Ottawa, au Québec, en 2007, des policiers infiltrés de la Sureté du Québec provinciale du Québec exhortaient les manifestants à jeter des pierres et à d’autres formes de violence.

    L’infiltration policière a déjà été démontrée. Lorsque la torche olympique est arrivée à Victoria, en Colombie-Britannique le 30 octobre dernier, des centaines de personnes ont organisé une contre-manifestation à relais pour attirer l’attention sur le contraste entre les dépenses publiques somptueuses faites pour les Jeux et le faible financement des programmes sociaux. Des manifestants ont bloqué le course à relais de la flamme olympique pour un temps en utilisant des tactiques de désobéissance civile. Des inconnus ont utilisé des billes pour perturber et potentiellement blesser les policiers de la police montée et à leurs chevaux utilisés pour contrôler la foule. Cette action n’était pas à l’initiative des organisateurs de la protestation selon leur déclaration.

    Un mois plus tard, à Vancouver, le chef de police de Victoria, James Graham a déclaré que la police avait infiltré la manifestation. Amusé, il a dit à une conférence sur la sécurité internationale :, "Nous savions que les manifestants n’étaient pas très organisés lorsqu’ils ont loué un bus pour se rendre à Vancouver, c’était un policier qui le conduisait."

    Garth Mullins, un organisateur avec le Réseau de résistance Olympique, lors d’une réunion publique tenue à Vancouver à la fin novembre, "Si la violence a lieu aux Jeux olympiques, cela va être à l’initiative de la police." Bud Mercer, chef du Groupe de la sécurité était assis comme panéliste lors de la réunion.

    Les gardes frontières sont plus sévères à la frontière canadienne afin de restreindre les mouvements des personnes s’opposant aux jeux. Le 25 novembre, la respectée journaliste américaine Amy Goodman de Democracy now a été détenue pendant plusieurs heures par des agents des services frontaliers du Canada alors qu’elle se rendait à une allocution à Vancouver. Bien que les Jeux Olympiques ne soient pas le sujet de ses propos, les responsables craignaient que cela puisse être le cas. Ils l’ont interrogée pendant plusieurs heures. Finalement, elle a été autorisée à poursuivre son voyage, mais ils lui ont ordonné de quitter le pays dans les 48 heures.

    Le 10 Décembre, Marla Renn, une organisatrice du Olympic Resistance Network de Vancouver et présidente de la coalition Stopwar.ca, s’est vue refuser l’entrée aux États-Unis alors qu’elle se rendait faire des allocutions liées aux Jeux olympiques à Portland, en Oregon. Elle a été fouillée, photographiée, ses empreintes digitales ont été prises et elle a été questionnée pendant six heures sur ses opinions politiques et ses contacts aux États-Unis. Son téléphone cellulaire a été saisi et examiné. Ses cahiers et ses notes de discours ont été lus et copiés.

    Après cet interrogatoire, elle a été livrée aux autorités canadiennes qui ont mené leur propre interrogatoire pendant plusieurs heures. Les autorités américaines lui ont ordonné de ne pas retourner aux États-Unis sous menace de détention.

    Dans un compte rendu de son traitement publié dans l’hebdomadaire Georgia Straight, Renn a écrit :

    « Mon refus d’entrée aux États-Unis, accompagné par l’interrogatoire, l’intimidation et le harcèlement par des fonctionnaires des deux côtés de la frontière, ont démontré une fois de plus combien le $1 milliard investi dans la sécurité olympique est destiné à étouffer la dissidence, même exprimer publiquement et non pour assurer la sécurité publique comme on le dit officiellement. "

    Des préoccupations concernant la conduite des forces de sécurité aux Olympiques sont particulièrement justifiées en raison de l’épidémie de violence policière qui a balayé le Canada ces dernières années. Des pistolets paralysants ont provoqué des dizaines de morts aux mains de la police, dont le meurtre par la GRC de Robert Dziekanski à l’aéroport de Vancouver, en octobre 2007 qui a été enregistré par un vidéo amateur et diffusé dans le monde entier.

    Les décès par balle causés par la police, et suite aux voies de fait de la police sont à la hausse. En Colombie-Britannique seulement, il y a eu 960 plaintes officielles pour inconduite policière en 2009.

    Pendant ce temps, la Commission des plaintes du public de la GRC, faible et inefficace, a été effectivement fermée par le gouvernement fédéral sur le 31 décembre lorsque le mandat de quatre ans du président Paul Kennedy a pris fin. Sa nomination n’a pas été renouvelée, et aucun remplaçant n’a été nommé. Kennedy a récemment publié un rapport très critique sur le comportement de la GRC dans l’assassinat de M. Dziekanski.

    Jeux de guerre

    Les Jeux Olympiques ont toujours été une vitrine pour le militarisme des pays d’accueil. Les Forces armées canadiennes, actuellement engagées dans une guerre impitoyable et prédatrice en Afghanistan, est en vedette dans les préparatifs de ces jeux. Ses véhicules accompagnent régulièrement le relais de la flamme olympique à travers le Canada. Les soldats seront dans les rues de Vancouver durant toute la compétition. Les hélicoptères et les avions de chasse se sont pratiqués à leur mission de « sécurité » au dessus de la ville pendant des mois. On dit également que les cérémonies d’ouverture rendront hommage aux combattants du Canada en Afghanistan.

    Par tradition, les pays hôtes des jeux Olympiques lancent des appels à la cessation des hostilités militaires et à la promotion des « idéaux de paix » pour la durée de l’événement. Une résolution à cet effet a été présenté par le Canada auprès des Nations Unies et approuvé le 19 octobre - mais le gouvernement du Canada n’a pris aucun engagement à respecter une trêve en Afghanistan en Février.

    Logement social victime des Jeux

    La candidature controversée de Vancouver pour les Jeux a été lancée en 1999 par un gouvernement provincial néo-démocrate et un gouvernement du Parti libéral du Canada. Pour vendre l’offre à une population méfiante, les Jeux ont été présentés comme un événement socialement responsable, qui permettrait d’améliorer les installations sportives de la ville, de construire de nouveaux modes de transport en commun et par l’emploi des techniques de construction « vertes et surtout d’accroître le stock de logements sociaux .

    La région métropolitaine de Vancouver connaît une crise chronique de logements qui amène des milliers de personnes à vivre sans abri et des milliers d’autres à vivre dans des conditions précaires ou insalubres. Le logement dans cette ville est le plus élevé au Canada. La première et principale préoccupation au sujet de ces Jeux a toujours été que les personnes pauvres vivant dans des maisons de chambres seraient expulsées par les propriétaires pour rénover leurs logements et les louer à fort prix aux visiteurs des Jeux. Une préoccupation connexe a été la dépense des sommes considérables de fonds publics pour un événement sportif au lieu des besoins sociaux.

    Un voile d’incertitude planait sur les Jeux, même après qu’ils eurent été attribués à Vancouver à l’été 2003. L’incertitude n’a été levé par les manœuvres habiles des politiciens municipaux durant les mois qui ont suivi. Le maire de Vancouver, Larry Campbell (depuis nommé au Sénat fédéral) en alliance avec deux conseillers de l’aile droite du parti conservateur NPA et trois conseillers du parti progressiste COPE a organisé la tenue d’un plébiscite non contraignant sur les Jeux. Le camp du Oui a remporté 64 pour cent - mais seulement 46 pour cent des électeurs admissibles ont participé au vote réservé à la Ville de Vancouver, en ignorant la région métropolitaine au sens large, sans parler de la province.

    Le camp du Oui a bénéficié de l’approbation du Nouveau Parti démocratique dans l’opposition et la plupart de ses affiliés syndicaux. Les partisans des Jeux au sein des mouvements pour les droits sociaux et des syndicats ont fait valoir que l’appui pourrait « démultiplier » les promesses des gouvernements provincial et fédéral d’augmenter les dépenses sociales. Pourtant, une fois que le plébiscite a été gagné, les promesses vagues des gouvernements de construire des logements pour la population pauvre et les sans-abri de Vancouver ont été mises de côté.

    La dernière d’une série de promesses abandonnées a été la décision au début de 2009 par la nouvelle administration de la ville (composée dans sa majorité par une scission de droite du COPE) d’annuler la dimension « logements sociaux » du Village des athlètes, désormais considérée comme trop coûteuse. Le village, situé au centre-ville de Vancouver, sera plutôt converti en condominiums de luxe après les Jeux. (Un vestige de logements sociaux sous la forme de loyers subventionnés pour certaines unités est encore en discussion.)

    Outrageusement, le Village a encore demandé un demi-milliard de garantie de financement de la Ville de Vancouver avant d’être terminé. Fortress Investment Group de New York a refusé de poursuivre son financement du projet, une conséquence de l’effondrement financier des États-Unis.

    Le début de la crise économique en septembre 2008 a déclenché une nouvelle vague de compressions dans les programmes sociaux par le gouvernement provincial (voir Socialist Voice [1], du 5 octobre 2009). C’est la raison principale pour laquelle le soutien du public aux Jeux a été en baisse constante.

    Le transport en commun : une autre victime des promesses brisées par les Jeux olympiques

    Une autre victime de promesses brisées des Jeux est le transport en commun. La plupart des politiciens locaux et des experts du transport en commun conviennent que les priorités de transport en commun sont un service rapide vers le nord-est de la ville, la création d’un service ferroviaire de banlieue dans la vallée du fleuve Fraser et l’expansion substantielle du service d’autobus. Toutefois, les priorités ont été dictées par la construction d’une ligne de transport rapide reliant le centre-ville à l’aéroport, à un coût de 2 milliards de dollars, soit 110 millions de dollars par kilomètre. L’autorité des transport de Vancouver, Translink, a dit que la transcanadienne, les autres routes et les travaux sur les autoroutes ont épuisé les fonds pour les nouveaux projets de transport. Pendant ce temps les tarifs continuent d’augmenter. Ils ont augmenté de 40 pour cent au cours des huit dernières années.

    En novembre 2009, le chef de la direction de Translink, Thomas Prendergast, a brusquement démissionné après 15 mois à son poste. Il a donné aucune explication à cette décision, mais Gordon Price, un planificateur respecté et un écrivain, a fait remarquer que Prendergast "a examiné la situation, vu que rien n’allait et il s’est dit : « Que fais-je ici ? "

    Price a résumé la politique des transports de la région de Vancouver, dans un commentaire dans le Sun de Vancouver le 13 novembre dernier : « Nous allons pleine vitesse arrière. Durant les années 50 et 60, nous avons supposé que nous utiliserions la voiture pour tout, et nous avons construit tout sur ce modèle. Or, presque partout dans la région, nous répétons ce modèle."

    Les protestations prévues

    Malgré toutes les menaces et les obstacles, les protestations contre les Jeux Olympiques et leur financement public scandaleux ont commencé et se poursuivront tout au long des Jeux.

    Le relais de la flamme olympique s’est heurté à des protestations dans de nombreux villages et villes à travers le pays. Un thème clé de la protestation a été les conditions déplorables et les violations actuelles des droits de la population autochtone du Canada, y compris ceux vivant dans les zones urbaines. L’Olympic Resistance Network (ORN) a lancé ses travaux à Vancouver il y a plusieurs années sous le thème "Pas de Jeux olympiques des terres indiennes volées » pour souligner le fait qu’une grande partie du terrain sur lequel les Jeux auront lieu sont des territoires autochtones.

    Une manifestation organisée à l’approche de la course à relais de la flamme olympique à Nairn Centre, dans le nord de l’Ontario a occasionné le blocus de la route transcanadienne le 2 janvier dernier. Huit jeunes ont été arrêtés puis relâchés par la suite. L’un d’eux, Marc Corbière du peuple Anishinabe, a déclaré dans un communiqué de presse ORN :

    « Le COVAN [Vancouver Olympic organizing committee] et le gouvernement du Canada ne peuvent plus se laver de l’héritage brutal du colonialisme, ni du bilan environnemental catastrophique. Volà ce que le Canada et le COVAN représentent réellement, et nous ne les laisserons pas utiliser les feux des Jeux olympiques pour empêcher que leurs mensonges soient contestés devant le public mondial ».

    Une manifestation aura lieu à Vancouver lors de l’ouverture des Jeux le 12 février. Elle est organisée le 2010 Welcoming Committee et ses supporters et organisations participantes, y compris l’ORN. L’information du public et des réunions et des rassemblements de protestation ont eu lieu dans les mois qui ont précédé les Jeux.

    La BC Civil Liberties Association a joué un rôle de premier plan en attirant l’attention sur les violations des droits civils qui accompagnent les Jeux. Elle organise des équipes d’observateurs juridiques qui observeront les manifestations d’opposants politiques ainsi que d’autres lieux et événements qui pourraient mener à des bavures policières.

    Un événement aura lieu le 14 février et s’annonce comme une confrontation avec les fonctionnaires des Jeux olympiques. Il s’agit d’une marche annuelle dans les rues de Vancouver pour commémorer le grand nombre de femmes autochtones qui ont disparu au cours des dernières décennies au Canada et sont présumées décédées de mort violente. Cette marche traditionnelle chevauche les zones olympiques zones interdites. Mais les organisateurs disent qu’ils ne changeront pas la parcours traditionnel pour satisfaire les caprices des responsables olympiques.

    Le spectacle de deux semaines des Olympiques laissera dans son sillage un héritage d’endettement financier, d’approfondissement de la paupérisation, de violations des droits civils et sociaux et de renforcement significatif des outils et des armes de l’État de sécurité nationale. De plus, à cinq semaines de l’ouverture des Jeux on apprend l’existence d’un autre gâchis de dépenses olympiques chez Intrawest Corporation, le propriétaire de la station de ski de Whistler situé à 100 km au nord de Vancouver où la plupart des descentes auront lieu. Cette entreprise est en défaut de financièrement et elle aurait besoin de centaines de millions de dollars pour un sauvetage d’urgence.

    Cet héritage mérite d’être contestée.

    Roger Annis


    Ressources

    * Olympic Resistance Network : http://olympicresistance.net/ * No Vancouver 2010 Winter Olympics On Stolen Native Land : http://no2010.com/ * For more about the history of the Olympic Games, read Five Ring Circus : Myths and Realities of the Olympic Games, by Vancouver author Chris Shaw. http://www.newsociety.com/bookid/3995

    * Roger Annis est un travailleur de l’aérospatiale à Vancouver et un éditeur de Socialist Voice. Il peut être contacté au rogerannis hotmail.com.

    Traduit par Bernard Rioux


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