Édition du 25 septembre 2018

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Catalogne

Etat espagnol-Catalogne. Tout reste à faire et tout est possible après le 21 décembre

Les résultats « des » élections du 21 décembre 2017 sont la conséquence de « l’échec du pari » de Rajoy (The Economist dixit). Avec une participation très élevée (82%), Junts per Catalunya (JxC) – le nouveau parti instrument créé par Puigdemont depuis la Belgique – et ERC (Gauche républicaine de Catalogne) – avec Oriol Junqueras en prison – ont obtenu 66 sièges qui, si on ajoute les 4 de la CUP, fournissent une majorité suffisante (celle-ci étant de 68 sièges) pour élire à nouveau Puigdemont président de la Generalitat.

Tiré de À l’encontre.

Pour autant qu’il puisse prendre possession de sa fonction. Certaines députées ou députés élus lors de ces élections se trouvent soit en prison, soit à Bruxelles sous la menace d’être emprisonnés aussitôt qu’ils franchissent les frontières du royaume d’Espagne. Les forces indépendantistes ont vu leur soutien ratifié : un peu plus de 47,5% et un peu plus de 2 millions de votants, les mêmes qui ont participé au référendum illégalisé du 1er octobre ainsi qu’à la grève générale du 3 octobre.

Grâce à l’application de l’article 155 – et c’est peut-être là l’un de ses effets les plus importants – le Parti populaire [3 députés, PP] et surtout Ciudadanos [37 députés, C’S] ont toutefois réussi à mobiliser un secteur anti-indépendantiste important. Ciudadanos est le parti qui a reçu le plus grand nombre de suffrages dans les dix villes les plus peuplées de Catalogne, dont la composition sociale est majoritairement de la classe laborieuse. Une grande partie de cette classe laborieuse, qui s’abstenait traditionnellement lors des élections de la Communauté autonome, a voté massivement le 21 décembre.

L’époque où l’ancienne CiU [Convergence et union, à la tête de la Generalitat entre 1980 et 2003 puis entre 2010 et 2015] gouvernait grâce au schéma de corruption du 3% [de commission en échange de contrats publics] tout en faisant pression sur le gouvernement central, pour disposer d’investissements et d’un budget social plus importants a pris fin. Cette entente s’est rompue il y a longtemps, entre autres parce que les politiques d’austérité y ont porté atteinte.

Le dilemme actuel est que ni le bloc souverainiste ne dispose d’une force suffisante pour que son alternative soit viable (une alternative dont les variantes sont nombreuses, allant des secteurs les plus modérés et portés aux accords de l’ancienne Convergència à d’autres traditionnellement indépendantistes, de gauche et républicains, d’une partie d’ERC. Au même titre, n’est bien évidemment pas crédible une communauté autonome sous le coup l’application de l’article 155, ainsi que le prétend Rajoy, avec JxC et ERC au gouvernement.

La crise politique catalane, chronique, se déplace donc vers le gouvernement central, vers Rajoy lui-même et approfondit celle du régime de 1978. Ce régime et l’un de ses principaux gardiens, le PP, sont les grands vaincus, il convient de nuancer en ajoutant que l’appareil d’Etat n’est pas atteint. Et malgré son bilan mesquin pour se tirer du mauvais pas et placer la balle dans le camp souverainiste (nous verrons comment se résoudra le retour de Puigdemont et la sortie de prison des prisonniers, aux mains de la justice « indépendante »…), il ne reste à Rajoy que sa volonté d’achever la législature en 2020, avec un gouvernement minoritaire dont l’adoption du budget 2018 dépend des voix du Parti nationaliste basque ainsi que d’une renégociation inévitable de son rapport avec Ciudadanos.

Le PP, lors de ces élections du 21 décembre, se retrouve avec trois députés (!) [contre 11 lors de la précédente législature], le parti avec la plus petite représentation d’un Parlament qui compte 135 députés et députées. Rajoy est parti en vacances pour Noël, mais son chef de cabinet – Jorge Moragas [député pour la circonscription de Barcelone aux Cortès depuis 2006, bras droit de Rajoy depuis 2011] – a déjà abandonné le bateau pour occuper le poste d’ambassadeur auprès de l’ONU.

Le bloc indépendantiste

La campagne du bloc indépendantiste a été déterminée par la gestion de la réponse apportée à l’application de l’article 155. En ce sens, la décision de Puigdemont de se rendre à Bruxelles avec une partie du govern afin d’éviter l’emprisonnement dont souffrent Junqueras [ancien vice-président, dirigeant d’ERC], les « Jordis » [Jordi Sànchez et Jordi Cuixart, respectivement présidents de l’Assemblée nationale catalane et d’Omnium cultural, en prison depuis la mi-octobre] et Joaquim Forn [ancien adjoint du maire de Barcelone entre 2011 et 2015 Xavier Trias pour CiU, membre de l’exécutif catalan responsable de l’intérieur entre juin et le 28 octobre 2017], a été à plusieurs égards décisif. Il y a au moins trois raisons à cette réponse face à l’application de l’article 155.

• En premier lieu, il s’agissait de maintenir la crédibilité de la stratégie hégémonique du « procés » [vers l’indépendance], malgré son érosion évidente avant et après la proclamation virtuelle, non effective, de la République catalane. « L’esprit du 1er octobre », ainsi qu’on l’a appelé – l’autodétermination de plus de 2 millions de Catalanes et Catalans votant sous les coups de la Police nationale et de la Guardia Civil – a non seulement survécu à l’indignation démocratique de la majorité de la société catalane, mais s’est exprimé en tant qu’alternative politique grâce à la cohérence des emprisonné·e·s ainsi qu’à la capacité d’initiative politique de Puigdemont depuis Bruxelles.

• Ensuite, cela lui a permis de maintenir son hégémonie – héritière de celle du CiU, d’abord, puis, ensuite, du PDeCat – face à ERC. L’absence d’un déplacement vers la gauche au sein du bloc indépendantiste a marqué la priorité des objectifs politiques : la « récupération » de la Generalitat « légitime » face à l’intervention de l’article 155. C’est-à-dire, situer les objectifs sur un terrain démocratique, mais pas nécessairement républicain, afin de maintenir au sein du bloc les secteurs du PDeCat qui priorisent le dialogue avec le gouvernement central et le fonctionnement effectif de la Generalitat autonomique. Cela a permis à JxC d’éviter les « initiatives » contradictoires de Marta Rovira, porte-parole d’ERC au cours de la campagne, sur « l’unilatéralité », la république, etc… afin d’en venir à accepter le discours émis à partir de Bruxelles.

Seule la CUP a maintenu son programme visant à donner un contenu à la république catalane. Pour cette raison, ce contenu est apparu utopique, provoquant le transfert de voix dont la formation a souffert en faveur d’ERC. Souvenons-nous que lors des élections antérieures, ERC et le PDeCat se sont présentés sur une même liste (Junts pel Sí), ce qui a motivé un secteur indépendantiste significatif à voter en faveur de la CUP car il ne souhaitait pas porter ses suffrages sur l’ancienne Convergència. Au cours des élections du 21 décembre, la gamme de choix était plus vaste au sein du bloc indépendantiste et la pression au vote utile était très forte.

Cette hégémonie maintenue par Puigdemont est toutefois traversée par d’autres fissures. La création de JxC comme parti instrumental transversal de l’indépendantisme avec un programme minimum contre l’article 155 a permis de renvoyer à un second plan un PDeCat incapable de se débarrasser du stigmate de la corruption ainsi que des pressions anti-indépendantistes d’une bonne partie de la bourgeoisie catalane. Une bourgeoisie qui, depuis les élections de 2015, avait déjà renoncé à ses sympathies plus ou moins récentes envers le souverainisme, une chose que certaines gauches n’ont pas su voir, ne le savent toujours pas et qui, en fait, ne sont pas intéressées à le voir. Cela aboutit à une limitation de la prétention de Puigdemont d’agir en tant qu’arbitre des différentes fractions de l’indépendantisme, bien qu’il puisse s’appuyer sur l’Assemblée nationale catalane pour structurer à moyen terme son propre courant.

• Enfin, toute la stratégie du bloc indépendantiste est hypothéquée à l’avenir personnel de Puigdemont, c’est-à-dire à son retour de Bruxelles pour prendre possession de son siège et être élu à nouveau président d’une Generalitat placée sous l’épée de Damoclès de l’article 155 (ainsi que les plaintes pénales élargies contre la « direction stratégique » du procés qui comprennent des personnes issues de secteurs plus amples que ceux aujourd’hui emprisonnés ou exilés, ce qui fait que la menace d’un renouvellement de la répression demeure très vive). En ce sens, l’initiative d’un dialogue ne repose pas en ses mains, ni en celles du bloc indépendantiste, mais en celles de Rajoy, dont la marge de manœuvre réside en sa propre stabilité à la tête du gouvernement central.

Les résultats du 21 décembre sont donc un revers pour ERC, la principale force politique du procés, dont la mise en question de l’hégémonie de Puigdemont a non seulement été un échec mais qui, en plus, le sort de Junqueras est subordonné à une stratégie de négociation que le parti ne dirige pas, bien qu’il l’influence. L’institutionnalisation de « l’esprit du 1er octobre », subordonnant la mobilisation à ces objectifs politiques limités, confinent la CUP à la propagande antisystème, pour reprendre la formule de médias auxquels la radicalité de la formation déplaît fortement. Mais le municipalisme manque d’épaisseur – en particulier d’autonomie fiscale – pour faire des progrès dans l’objectif de « donner un contenu à la république » en tant que projet d’une contre-société politique parallèle.

Le bloc du 155

En vertu de l’application de l’article 155 – de la convocation aux élections suite à la dissolution du Parlament, à la suspension du Govern ainsi qu’à sa poursuite judiciaire, ainsi que le contrôle de l’administration autonomique après celles de ses finances – le PP est apparu comme l’appareil électoral de l’administration de l’Etat central en Catalogne. La perte de 164’000 suffrages et 8 sièges, en grande partie un transfert de votes utiles en faveur de Ciudadanos (qui a gagné 367’000 voix et 12 sièges) est un symptôme de l’absence de crédibilité de Rajoy dans l’application même de la stratégie de l’article 155, du réseau de mobilisation anti-indépendantiste alimenté par Ciudadanos depuis des années en Catalogne, ainsi que du changement générationnel qui se déroule en ce moment à droite ainsi qu’au sein de ses bases sociales et clientélaires.

L’objectif de Rajoy consistait en une application limitée du 155 qui lui permette de définir le cadre de négociation avec la bourgeoisie autonomiste catalane, élément essentiel de sa vision d’un rajeunissement du régime de 1978 sans aucune réforme constitutionnelle. La stratégie de Ciudadanos, en revanche, visait à infliger une défaite définitive à l’ensemble des secteurs du catalanisme, en une nouvelle hégémonie de la droite libérale avec un projet de modernisation avec des composantes de recentralisation marquées (c’est, par exemple, le seul parti qui s’oppose clairement aux compétences fiscales dont jouit le Pays basque). Ce qui passe, à moyen terme, par une réforme de la loi électorale et de la Constitution de 1978, soutenue par un changement générationnel. La FAES [Fondation pour l’analyse et les études sociales, important think tank conservateur, à la droite du PP] défend avec enthousiasme la campagne de Ciudadanos en Catalogne.

Cette stratégie a triomphé lors de cette campagne électorale et la marge de manœuvre de Ciudadanos face à Rajoy et au PP s’est accrue de manière significative : la formation revendique déjà la convocation d’élections aux Cortes. Le parti est toutefois loin de pouvoir remplacer l’hégémonie du PP comme véhicule des intérêts des classes dominantes locales dans le reste du royaume d’Espagne, bien qu’il compte sur un soutien ouvert croissant des secteurs de ces dernières ainsi que de leurs médias de communication et leurs officines de financement.

La victoire d’Inès Arrimadas [tête de liste de Ciudadanos] complique encore plus les choses pour Rajoy, qui ne pourra pas confiner l’affrontement et les négociations au strict cadre des institutions catalanes, mais qui devra plutôt les assumer bilatéralement, entre le gouvernement central et le bloc indépendantiste dirigé par Puigdemont. Dans le même temps, cela radicalisera l’opposition de Ciudadanos, cherchant à inhabiliter des députés indépendantistes afin de pouvoir présenter sa candidature à la formation du gouvernement catalan.

Le PSC et Catalunya en Comú

Bien que l’un en faveur et l’autre contre la stratégie du 155, les campagnes d’Iceta [tête de liste du Parti des socialistes catalans] et Domenech [leader de Catalunya en Comú-CeC] ont cherché à se présenter comme deux alternatives visant à former un gouvernement en dépassant la polarisation en deux blocs de la société catalane, en contournant à l’axe droite-gauche, priorisant la question sociale face aux effets accumulés de la crise économique.

• Dans le cas du PSC, suite à plusieurs crises internes [certains secteurs avaient rejoint JxSi en 2015 alors que plus récemment le vote en faveur de l’article 155 a provoqué des dissensions internes], en est venu à se transformer en une parodie de ce catalanisme autonomiste modéré que Rajoy recherchait avec sa stratégie, encore plus prononcée suite à son alliance avec le « bras non corrompu » d’Unió, soit la deuxième composante de CiU jusqu’à la dissolution de la coalition en 2015 et qui avait reçu 102’870 voix en 2015 (devenant ainsi une force extraparlementaire). Avec l’inconvénient que son point de référence reste le PSOE de Pedro Sánchez, défenseur de l’application de l’article 155, qui est dans l’attente du moment opportun pour constituer l’alternance au PP dans la gestion de la crise du régime de 1978. Son désir pour un autonomisme catalaniste de centre-gauche lui a permis de gagner 80’000 voix et un député, malgré toutes les incohérences de « l’article 155 à visage humain » d’un Miquel Iceta qui s’est vu rappelé qu’il « s’est rendu au bal alors que d’autres allaient en prison ».

• Le sort de Catalunya en Comú, avec parmi ses slogans principaux « ni déclaration unilatérale d’indépendance, ni 155 », a été pire. Cela lui a coûté 43’000 voix et trois députés par rapport à Catalunya Si Que Es Pot (2015) et ICV-EUiA (2012). En ville de Barcelone, où la formation est à la tête de l’exécutif municipal (Ada Colau), il a atteint la cinquième position ! Au lieu de transférer la radicalité stratégique de sa proposition d’un référendum d’autodétermination négocié – ce qui exige la fin du régime de 1978 – à la situation catalane concrète suite à la répression du 1er octobre, sa campagne a consisté en un appel à la « modération raisonnable », incapable de donner une réponse ni à la mise sous tutelle de la Generalitat, ni à rendre crédible sa proposition de former un gouvernement tripartite de centre gauche (ERC, CeC, PSC). Sans parler d’un changement du rapport de forces à gauche, qui ne peut être possible qu’avec une mobilisation sociale en symbiose avec la mobilisation souverainiste.

Aucune de ses deux campagnes n’a été en mesure d’offrir une alternative de gauche à l’expansion du vote de Ciudadanos dans les quartiers ouvriers de la ceinture industrielle catalane. Le PSC s’est aligné aux côtés de Ciudadanos et du PP (ainsi que de l’extrême droite) lors des rassemblements antisouverainistes catalans. Ils ne se sont pas montrés à la hauteur ni en termes de travail de résistance quotidienne de base ni électoralement. Le rejet des nationalismes au nom de la regrettée question sociale – qui, dans le cas du PSC était peu crédible du fait que son parti frère est celui qui lancé les politiques d’austérité en mai 2010 alors qu’il était au gouvernement – situe de nouveau dans le domaine ambigu des références symboliques la priorité qu’il prétend réserver à la majorité sociale.

Sans la mise en avant de revendications républicaines et démocratiques radicales, ce qui est l’indispensable point de départ d’une mobilisation unitaire des classes laborieuses, il n’est pas possible de faire converger les revendications de classe avec les aspirations nationales légitimes. Le terrain de croissance de Ciudadanos est précisément l’affrontement avec ces deux dernières, en identifiant les aspirations nationales populaires avec le régime corrompu du 3% de la famille Pujol. Il en a cueilli les fruits.

Une gauche capable de défendre les intérêts des travailleurs et le droit à l’autodétermination

La crise du régime de 1978 s’aggrave avec ces résultats des élections du 21 décembre en même temps qu’il rend plus évident l’absence d’une alternative à ce dernier venant de la gauche.

Toutes les contradictions que nous avons décrites tendront à s’élargir, ce d’autant plus dans le contexte de crise fiscale du système autonomique et d’incertitude quant à la capacité du gouvernement minoritaire de Rajoy de remplir ses engagements envers l’UE concernant le déficit budgétaire.

L’adoption du Budget 2018 dépend des 5 sièges du PNV (Parti nationaliste basque) et de la renégociation de l’alliance entre le PP et Ciudadanos. Le PSOE de Pedro Sánchez espère ce qui estime être le moment opportun pour mettre en avant sa propre alternance au moyen d’une motion de censure disposant de chances de succès, non tant pour ses mérites propres mais en raison de la décomposition de la légitimité du PP.

Ce qui pourrait conduire à ce que cette situation perdure jusqu’à la fin une législature sans objectifs et bloquée – autrement dit un marais – est l’absence de mobilisation sociale permettant de bâtir une alternative de gauche à même de défendre les intérêts des travailleurs et des secteurs sociaux qui ne sont pas riches face à la gestion néolibérale de la sortie de la crise économique et un projet d’Etat républicain qui assume le droit à l’autodétermination.

Le cycle ouvert en 2011 avec le 15M pointait vers la configuration de nouveaux sujets politiques au cours de processus constituants à même de dépasser un régime de 1978 toujours plus oligarchique. Son institutionnalisation croissante lui a fait perdre une bonne partie de son élan dans les labyrinthes de l’Etat, au nom d’une « modération raisonnable », du moindre mal, qui était l’acquis improductif du centre-gauche. Le caractère chronique du déficit démocratique en Catalogne, l’extension de « l’esprit de l’article 155 » contre les municipalités du changement devant appliquer l’article 135 [qui priorise le remboursement de la dette], exigent de redéfinir les stratégies propres à bâtir l’alternative au régime de 1978.

Il semble manifeste de « conseiller » aux gauches du royaume d’initier cette redéfinition avec une campagne revendiquant la mise en liberté immédiate des prisonniers politiques indépendantistes catalans, ainsi que l’annulation de toutes les procédures judiciaires ouvertes contre les dirigeants souverainistes. Ainsi que par une dénonciation permanente de l’article 155 de la Constitution espagnole, ne serait-ce que pour une raison élémentaire : il n’est pas compatible avec la démocratie.

Article publié le 24 décembre 2017 sur le site Sinpermiso.info ; traduction A L’Encontre.

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