Édition du 7 mai 2024

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Syndicalisme

Les chargés de cours de l’UQO intensifient leurs moyens de pression

Gatineau, le 26 janvier 2023. – Sans contrat de travail depuis bientôt 13 mois, les chargés de
cours de l’UQO intensifient leurs moyens de pression.

« Il est vrai que nous avons bien avancé sur les clauses normatives », a déclaré
Marie-Josée Bourget, présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO
(SCCC-UQO). « Toutefois, les plus gros dossiers trainent ou n’ont tout simplement pas encore
été abordés à la table de négociation », a-t-elle poursuivi.

En effet, la reconnaissance de la recherche, la formation à distance et les salaires restent à
négocier. « Pendant ce temps, nos membres ont subit une baisse du pouvoir d’achat de près de
10 % entre 2018 et 2022. Cette situation est encore plus dommageable pour des travailleuses
et des travailleurs à statut précaire », a affirmé Madame Bourget.

Le 6 octobre 2022, l’Assemblée générale du SCCC-UQO a adopté à l’unanimité un mandat de
moyen de pression.

«  Notre fédération offre son appui indéfectible au SCCC-UQO afin qu’il obtienne un règlement
satisfaisant dans cette négociation collective qui s’étire depuis plus d’un an. Les personnes
chargées de cours méritent une entente négociée à l’image du rôle central qu’elles jouent au
cœur de la mission de l’UQO
 », rappelle Caroline Quesnel, présidente de la Fédération
nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

« Des quatre coins du Québec, de nombreux représentants et représentantes de syndicats de
chargées et chargés de cours de la FNEEQ-CSN se sont déplacés à Gatineau pour soutenir les
revendications de leurs collègues de l’UQO. Cette solidarité des syndicats se manifeste dans le
cadre d’une négociation coordonnée qui nous rappelle, qu’ensemble, nous sommes plus forts
 »,
se réjouit Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ-CSN, responsable du regroupement
université.

******
La grève ! La grève ! Ce n’est pas une raison de se faire mal !

Les chargées et chargés de cours de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) sont sans contrat de travail depuis bientôt 13 mois. Cette négociation est longue, bien que 23 séances de négociation ont eu lieu. Le contexte inflationniste fait en sorte que ces enseignantes et ces enseignants contractuels sont particulièrement touchés par la baisse de leur pouvoir d’achat.

Pourtant, les relations de travail ne sont pas mauvaises à l’UQO. Certes, il y a de nombreux désaccords entre la direction et le syndicat. Néanmoins, des discussions franches et de bonne foi de part et d’autre animent ces relations de travail. En ce qui concerne la négociation, des avancées ont pu être observées sur les clauses normatives. Toutefois, des enjeux principaux ont à peine fait l’objet de discussions : la reconnaissance de la recherche, la formation à distance et les salaires. Nous sommes donc loin de la conclusion d’un règlement satisfaisant.

Bref, il faut que la négociation s’accélère. Rappelons que l’Assemblée générale du SCCC-UQO a adopté à l’unanimité un mandat de moyens de pression le 6 octobre dernier. Il semble malheureusement que les actions de visibilité ne soient pas suffisantes pour en arriver à une entente de principe.

C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui la campagne « La grève des tuques ». Cette campagne est, pour l’instant, plutôt ludique. Elle vise à envoyer un message clair à la direction. Elle a comme objectif de démontrer notre détermination. Mais attention ! Une vraie grève n’est pas à exclure !

Ainsi, nous consulterons nos membres sur l’opportunité de déclencher une grève générale dès cet hiver. Nous sommes convaincus que les chargées et chargés de cours de l’UQO sont prêts à mener la bataille pour maintenir leur pouvoir d’achat, pour développer une formation à distance de qualité et pour que les activités de recherche et de création soient reconnues.

D’ailleurs, nous sommes déjà prêts à agir si nos membres nous en donnaient le mandat. Notre fonds de grève est conséquent et nous avons rédigé une politique pour son utilisation ; nous avons les coordonnées à jour de nos membres et nous avons les outils pour communiquer avec eux si l’UQO coupait notre messagerie institutionnelle ; nous avons un local de grève à Saint-Jérôme et nous sommes en bonne voie d’en avoir un à Gatineau.

En somme, nous allons déployer tous les moyens pour obtenir un règlement dès cet hiver. Aujourd’hui, nous construisons un fort de glace devant l’UQO pour démontrer notre détermination. Demain, nous serons peut-être dans la rue pour défendre nos droits.

Nicolas Harvey
Vice-président aux communications du SCCC-UQO

Marie-Josée Bourget
Présidente du SCCC-UQO

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Sur le même thème : Syndicalisme

Sections

redaction @ pressegauche.org

Québec (Québec) Canada

Presse-toi à gauche ! propose à tous ceux et celles qui aspirent à voir grandir l’influence de la gauche au Québec un espace régulier d’échange et de débat, d’interprétation et de lecture de l’actualité de gauche au Québec...