Édition du 15 janvier 2019

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Syndicalisme

Négociations coordonnées en centres d'hébergement privés - Une centaine d'employé-es des résidences Manrèse et Murray en colère (CSN)

QUÉBEC, le 11 déc. 2018 - À moins d’un virement de dernière minute aux tables de négociation, une centaine d’employé-es du Pavillon Murray et du Manoir Manrèse à Québec pourraient bientôt déclencher une grève générale illimitée. Pour démontrer leur sérieux et surtout dénoncer l’absence de volonté de leurs employeurs, qui sont représentés par le groupe Cogir, ces syndiqué-es membres de la CSN, sans convention collective depuis le 31 juillet dernier, ont manifesté ce midi devant leur établissement respectif.

Les négociations achoppent essentiellement sur les demandes salariales qui avaient pourtant fait l’objet d’une entente de principe avec la partie patronale la semaine dernière. « Contre toute attente, Cogir a décidé de retirer en partie son offre de telle sorte qu’il n’y a plus d’entente, ce qui est inacceptable », a déclaré Gilles Gagné, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de la région de Québec (CSN), et représentant du secteur des centres d’hébergement privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

« Ces syndiqué-es, surtout des femmes, ne demandent pas la lune. Elles réclament simplement les hausses prévues dans la plateforme salariale développée par la FSSS-CSN, soit une hausse minimale de 1,75 $ l’heure sur trois ans ou encore les hausses du salaire minimum selon l’option la plus avantageuse. À défaut d’obtenir gain de cause, nos membres exerceront leur droit de grève tout en assurant les services essentiels, puisqu’il s’agit de mettre de la pression sur l’employeur et non sur la clientèle. »

Pour Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, l’employeur n’a d’autre choix que de s’asseoir et de négocier avec le syndicat. « Il n’y a pas 56 façons de reconnaître le travail et l’apport inestimable des salarié-es au bien-être des résidentes et des résidents hébergés et à la pérennité de l’entreprise : l’employeur doit leur offrir des conditions qui vont leur permettre d’améliorer leur sort. Pour notre part, nous allons déployer tous les moyens nécessaires pour que ces employé-es aient gain de cause et soient respectés. »

Cogir dans la mire

Les syndiqué-es de cinq autres établissements gérés également par le Groupe Cogir, un joueur d’importance dans le secteur de l’hébergement privé des personnes âgées, ont commencé des moyens de pression afin de conclure la négociation de leur contrat de travail. Il s’agit des résidences Les Jardins Logidor à Québec, du Manoir Les Générations à Rimouski, ainsi que Les Jardins Intérieurs et Clair Matin à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal. La plupart des syndicats ont voté pour le recours à la grève générale illimitée advenant l’échec des pourparlers.

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