Édition du 13 novembre 2018

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Livres

La rentrée littéraire de M Éditeur

La rentrée littéraire de M Éditeur se décline en 3 volets principaux :

• La violence masculine au cœur de la nouvelle saison littéraire avec des livres sur la déferlante #MoiAussi et sur l’occultation de la violence masculine dans les sociétés.

•« Combien de vies ratées pour quelques fautes d’orthographe ! » (Roland Barthes) Pourquoi tant de résistances à réformer en profondeur l’orthographe ?

• Des enjeux importants en éducation : 1° Comment enseigner en tant qu’anarchiste ? 2° Que pensent les enseignantEs du programme d’histoire à l’école secondaire et qu’est-ce qui est transmis aux élèves ?

BRIGITTE PAQUETTE, LA DÉFERLANTE #MOIAUSSI. QUAND LA HONTE CHANGE DE
CAMP. #MoiAussi, #MeToo, #BalanceTonPorc, ces mots-clics ont été écrits des milliers de fois sur les réseaux sociaux par des femmes - et aussi par des hommes - qui ont été victimes de violence sexuelle. Ce mouvement international de dénon­ciation des harceleurs et des agresseurs sexuels a constitué une véritable vague de fond. Des hommes puissants ont été acculés au pied du mur et leur impunité a été mise à mal. Certains ont subi les foudres de la justice, d’autres non. Cependant, tous ont vu leur réputation entachée par l’accumulation des allégations les visant (coll. Mouvements ; 288 pages ; 24,95$ ; en librairie en octobre).

PATRIZIA ROMITO, UN SILENCE DE MORTES. LA VIOLENCE MASCULINE OCCULTÉE. Après la déferlante du mouvement #MoiAussi, qui a
révélé en partie l’ampleur des agressions sexuelles et du harcèlement subie par les femmes, la question se pose de comprendre pourquoi les agresseurs ont bénéficié d’une aussi importante impunité. D’où la réédition de cet ouvrage important, avec une postface inédite, qui traite des violences des hommes contre les femmes et les enfants ainsi que des mécanismes que la société met en œuvre pour les occulter (coll. Mobilisations ; 288 pages, 24,95$ ; en librairie en août).

MARIO PÉRIARD, L’ORTHOGRAPHE, UN CARCAN ? UNE DÉCONSTRUCTION DU MYTHE ORTHOGRAPHIQUE DE A À Z. L’orthographe n’est-elle pas aujourd’hui une sorte de dogme, tant il est malaisé d’oser la contester ou la réformer sans se faire pratiquement accuser de sacrilège ? Mario Périard s’attèle à déconstruire les principales idées reçues sur l’orthographe. Il vous convie à revisiter ces lieux communs mille fois répétés, ces prétextes pour maintenir le plus grand nombre dans un carcan normatif inaccessible, contradictoire, trop souvent illogique, farci d’exceptions à n’en plus finir (coll. Mosaïque ; 144 pages,
15,95 $, en librairie en septembre).

SYLVAIN LAROSE, ÊTRE, AGIR, ENSEIGNER EN TANT QU’ANARCHISTE À L’ÉCOLE SECONDAIRE. ENJEUX PÉDAGOGIQUES. Est-il possible dans notre système scolaire d’enseigner en tant qu’anarchiste ? Qu’est-ce que cela signifie au juste ? Comment transmettre les valeurs qui animent
les enseignantes de gauche sans pour autant les imposer ? Comment concilier ces valeurs avec la transmission des connaissances et la mise en œuvre des programmes imposés ? Ce livre éclaire ces enjeux et offre des outils pédagogiques (coll. Mobilisations ; 192 pages, 19,95 $ ; en librairie en septembre).

ALEXANDRE LANOIX, MATIÈRE À MÉMOIRE. LES FINALITÉS DE L’ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE DU QUÉBEC SELON LES ENSEIGNANTES. L’enseignement de l’histoire fait l’objet de débats - souvent de heurts - depuis plusieurs années au Québec. L’implantation du Renouveau pédagogique au début des années 2000 ainsi que le programme de formation en Histoire et éducation à la citoyenneté, mis en œuvre en
2007, ont suscité la controverse. L’enseignement de l’histoire doit-il contribuer à la transmission de la mémoire et à la construction de
l’identité nationale ? A-t-il seulement le pouvoir de le faire ? Comment mettre en application les programmes ? En fonction de quels
critères, valeurs ou idéologies ? En dernière analyse, ce sont les enseignantEs qui interprètent et mettent en application les programmes
de formation. Si on ne sait pas ce que ces pédagogues pensent du programme, on sait, en fait, très peu de choses sur l’histoire qui est
réellement transmise à nos élèves (coll. Mobilisations ; 128 pages, 15,95 $ ; en librairie en octobre).

ROMAN RODOLSKY, FRIEDRICH ENGELS ET LES « PEUPLES SANS HISTOIRE ». LA QUESTION NATIONALE DANS LA RÉVOLUTION DE 1 848. Dès son essor, le mouvement ouvrier s’est emparé de la question nationale notamment à la suite du Printemps des peuples de 1 848. Parmi les principaux acteurs de la scène politique de l’époque, Friedrich Engels, en complicité avec Karl Marx, s’attache à analyser à la question nationale et
utilise le concept « peuples sans histoire » qu’il définit comme « des peuples qui dans le passé n’ont pas été capables de constituer des États et n’ont plus suffisamment de force pour conquérir leur indépendance nationale dans l’avenir » opposés aux nations historiques. C’est de cette conception que nous propose de discuter Roman Rosdolsky (coll. Marxismes ; 382 pages, 25 EUR | 47,95 $, coédition avec Page 2 et Syllepse).

Richard Poulin
M Éditeur
www.m-editeur.info

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