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    Pascal Grenier

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    Tourisme vert : s’occuper des broutilles et négliger l’essentiel !

    mardi 24 mars 2009, par Pascal Grenier

    Le tourisme vert s’intéresse à des broutilles comme la réutilisation des draps et des serviettes, le recyclage et le compostage des déchets, mais néglige l’essentiel soit la consommation de grandes quantités de carburant et la production énorme de gaz à effet de serre. L’usage généralisé des avions, dans notre société, est une habitude à revoir en cette période de modification des modes de vie.

    À Québec se tenait récemment le « Symposium international sur le tourisme durable ». On y a mis l’accent sur un virage vert. Comment le tourisme international essentiellement basé sur du transport aérien grandes distances peut-il aspirer à devenir vert ?

    Les broutilles et l’essentiel

    Les gestes environnementaux proposés par le monde du tourisme durable sont du genre : recyclage, compostage, réutilisation des draps et serviettes, protection des paysages et des aires naturelles, limitation de la pollution, etc. Bien que ces gestes soient positifs, entre autres le maintien de la qualité de vie des communautés locales, le transport en avion, dont on ne parle à peu près pas dans l’approche du tourisme vert, est de très loin l’élément environnemental le plus important et le plus polluant.

    L’avion pollue

    Le simple voyage aller-retour en avion d’une personne faisant Québec-Paris équivaut aux émissions d’une petite voiture pendant un an (L.G. Francoeur, Le Devoir 7-07-2006). De plus, les émissions de CO2 de l’aviation sont d’autant plus importantes qu’étant émises directement dans la haute atmosphère, elles ont deux fois plus de pouvoir nocif. Les voyages en avion sont de plus en plus populaires et les pronostics à ce niveau sont extrêmement inquiétants pour l’environnement. En effet, d’ici 2020 on prévoit doubler le tourisme international.

    Réduire les déplacements en avion

    En cette période de changements et de remises en question des modes de vie, les déplacements en avion sont, à ne pas douter, une activité à remettre en cause dans bien des cas. Les longs déplacements pour de courts séjours sont particulièrement à éviter.

    Il est vrai que le tourisme amène des retombées positives dans les pays visités, lesquels en ont parfois bien besoin. Toutefois, n’y aurait-il pas des façons plus appropriées d’aider ces pays que de générer des pollutions, qui en fin de course, leur causeront plus de tort que de bien ? Concernant les retombées financières, la ville de Québec bénéficie beaucoup du tourisme international et devra être une des premières à s’adapter à une éventuelle réduction de ce type de visiteurs. Finalement, il est également vrai que « les voyages forment la jeunesse »… et les moins jeunes. Toutefois sommes-nous vraiment obligés de franchir des distances considérables, aussi souvent, pour se cultiver, se distraire, faire des affaires, pratiquer des sports, se reposer et, somme toute vivre de belles vacances.

    Les simplicitaires vous invitent à « ménager vos transports »… en avion.


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