Édition du 19 mars 2019

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Environnement

La Coalition solidarité santé appuie la grève climatique étudiante

MONTRÉAL, le 15 mars 2019 - La Coalition solidarité santé appuie les étudiantes et étudiants du Québec en grève climatique. Ils et elles sont plus de 110 000 aujourd’hui à répondre positivement à un appel international qui est suivi dans près de 100 pays, avec au moins 1325 événements. Ici, au Québec, on parle de sept villes, dont à Montréal, où à 13h sonne le départ d’une grande marche.

En appui à cette action, la Coalition solidarité santé, accompagnée de représentant.e.s de la Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique - DUC et d’étudiant.e.s, sont allés ce matin déposer au bureau montréalais de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danièle McCann, des documents identifiant les domaines urgents d’intervention pour le gouvernement afin de lutter contre la crise climatique.

« À l’instar d’autres mouvements dans d’autres pays, les représentant.e.s de la DUC ont identifié neuf chantiers de réduction et de transformation, et deux chantiers de résilience », explique Jacques Benoit, coordonnateur de la Coalition. « Le dernier chantier de résilience s’intitule « Un système public de SSS prêt pour les crises », et il décrit bien ce qu’il faut mettre en place : une première ligne interdisciplinaire publique, forte, décentralisée et démocratisée », poursuit-il.

« Parce que même si on arrêtait demain matin toute émission de gaz à effet de serre (GES), le réchauffement climatique, tel un long train qui ne s’arrête pas facilement, continuerait encore plusieurs années », dit-il. « Tout en modifiant radicalement nos façons de faire pour ne plus émettre de GES, nous devrons nous protéger des impacts qui découleront du long ralentissement du réchauffement avant son inversion », explique encore M. Benoit.

Le secrétaire général de l’ONU avait déclaré en septembre dernier qu’il ne restait que 2 ans, 24 mois, pour mettre en place les mesures nécessaires à éviter au monde entier les conséquences désastreuses qui l’attendent si rien n’est fait. En décembre, à la COP-24, il réitérait en disant que le monde n’allait pas assez vite, que le réchauffement allait plus vite, et que c’était déjà une question de vie ou de mort.

« Aujourd’hui, alors qu’il reste moins de 18 mois, ce sont les jeunes de partout dans le monde qui nous disent qu’il y a urgence, qu’il faut cesser d’être idéologique, qu’il faut écouter la science, sous peine d’en pâtir, voire d’en mourir », dit encore M. Benoit. « Ces jeunes nous montrent la voie : ils et elles sont notre avenir, à condition que nous fassions ce qu’il faut pour que cet avenir existe », conclut M. Benoit.

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