Édition du 12 novembre 2019

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Féminisme

Qu'est ce qui se passe au actuellement au Canada en matière d'avortement ?

Au Canada, il est encore très difficile d’accéder aux services d’avortements pour des milliers personnes.

Par exemple en Alberta, il n’y a que 5 points de services, tous en milieu urbain. Au Nouveau Brunswick, le gouvernement provincial refuse de rembourser les avortements hors du milieu hospitalier, alors que les hopitaux ne sont que dans les grands centres.

Plusieurs personnes ayant besoin de soins sont forcées de quitter leur province – ou même de sortir du pays – pour obtenir des services d’avortement au-delà de la 12e semaine de grossesse.

En comparaison, Québec possède presque la moitié des points de services en avortement au Canada.

Toutefois, il ne faut pas penser que nous sommes "meilleur"

Il y a une réelle fragilité des services

L’avortement est un service de santé, il est donc soumis au aléas du système de santé, ses restructurations administrative et au compression budgétaire.

Nous manquons de relève : L’avortement n’est pas valorisé dans la formation de nos médecins, et comme dans plusieurs régions, le nombre d’avortement ne suffit pas à justifier une pratique à temps plein, il peut être difficile de trouver une relève. Par exemple, en ce moment, c’est un medecin Dr Guimond. qui fait des tournées des régions afin d’assurer le service d’avortement.

Ce manque de relève explique des bris de services, comme à Rouyn-Noranda l’an dernier ou le seul MD qui faisait des avortement à démissionner ce qui a laissé les personnes sans accès aux soins quelques semaines.

Les délais d’attente, c’est à dire le temps qui s’écoule entre la demande de service (premier appel) et l’obtention du service (le jour de l’avortement) est très variable. Moyenne 2 à 3 sem. À montréal, ça va bien, mais dans certaines certaines régions c’est 4 a 5 semaines..

Parlant de déplacement, le nombre de déplacement requis varie énormément. Ainsi, une femme à Montréal peut obtenir un avortement en une seule visite, alors qu’en région, elle devrait se déplacer 3-4 fois.

IL y a également des centres anti-choix sont également présent au Québec, il y en aurait près d’une 20. Ces activités de propagande ont un impact concret sur l’accès aux services d’avortements pour les personnes qui en auraient besoin.

Afin de d’améliorer cette situation la FQPN est le comité de veille stratégique en avortement à 3 revendications principales

L’accès au choix entre l’avortement médical avec la pilule abortive et l’avortement chirurgical, au niveau des soins de première ligne, dans toutes les régions du Québec

Un délai d’attente de moins d’une semaine pour avoir un premier rendez-vous pour un avortement médical ou chirurgical, dans toutes les régions du Québec

Des services d’avortement médical ou chirurgical rendus en deux rendez-vous maximum.

Au niveau politique : Campagne électorale :

Deux des 5 principaux chef de parti nationaux sont ouvertement anti choix !

Selon la Coalition pour le droit à l’avortement 82% des députés conservateurs sont contre le droit à l’avortement.

Dans la région de Québec, saviez-vous que Steven Blaney, député de Bellechasse — Les Etchemins — Lévis, notre ministre du patrimone canadien, Pierre Paul-Hus Charlesbourg-Haute- Saint-Charles, Alain Rayes, Richmond—Arthabaska ont été identifié par la Coalition pour le droit à l’avortement comme député ouvertement anti-choix ?

Vous devez être conscient que voter pour des gens qui sont anti-choix peut avoir des conséquences réelles sur l’accessibilité à ce service.

La stratégies des organisations anti-choix est justement de faire élire des députés, comme ceux dans la région de Québec, afin de voter des lois pour restreindre l’accessibilité. Peu importe le parti, je vous demande s’il vous plait de contacter vos élus pour leur demander de se positionner par rapport aux droits à l’avortement et de leur démontrer l’importance que vous apporter à ce droit fondamental.

Ces gens, qui sont contre le droit de choisir, sont soit bien ignorants ou sont tout simplement misogyne.

En effet, restreindre le droit à l’avortement ne fait pas diminuer le nombre d’avortement, il ne fait que diminuer l’accès à des avortements sécuritaires.

Les avortements clandestins était la première cause d’hospitalisation chez les femmes canadiennes dans les années 60.

Nous ne voulons pas revenir en arrière.

Encore aujourd’hui, selon l’institut Guttmacher, chaque année, 22,800 women meurt des complications d’avortement clandestins. Et ce sont les personnes les plus démunies, les femmes et les personnes en situation de précarité qui en subissent le plus de conséquences. Une personne riche trouvera toujours le moyen d’obtenir les soins médicaux requis, ce sont donc les personnes les plus pauvres, qui seront pénalisés, comme pour les autres soins de santé.

L’avortement comme un droit humain fondamental, l’égalité entre les sexes ne pourra être atteinte si l’on force des personnes à poursuivre une grossesse qui n’est pas désirée.

"Car, il n’y a pas de véritable égalité entre les genres sans le droit de disposer de son propre corps."

Mariane Labrecque

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