Édition du 21 juin 2022

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Syndicalisme

Couche-Tard : un an après la fermeture - Les salarié-es toujours aussi déterminés

MONTRÉAL, le 12 sept. 2012 - Un an après la fermeture antisyndicale du Couche-Tard du coin des rues D’Iberville et Jean-Talon à Montréal, les travailleuses et les travailleurs syndiqués de la chaîne se rassemblent, ce samedi 15 septembre, afin de rappeler à l’entreprise qu’ils se battront jusqu’au bout pour la reconnaissance de leurs droits. Les salarié-es de ce dépanneur ont été les premiers à se syndiquer, en janvier 2011. Depuis, les travailleuses et les travailleurs de six autres établissements se sont syndiqués. Les négociations pour convenir de premiers contrats de travail sont en cours dans plusieurs établissements.

Événement spécial

C’est pour souligner le premier anniversaire de cette fermeture sauvage et démontrer que leur détermination à défendre leurs droits ne faiblit pas que les travailleuses et les travailleurs convient toute la population à un événement familial, ce samedi 15 septembre, de 11 h à 13 h. Des travailleuses et des travailleurs syndiqués de Couche-Tard ainsi que des représentants de la Fédération du commerce, du Conseil central du Montréal métropolitain et de la Confédération des syndicats nationaux seront sur place, au coin des rues D’Iberville et Jean-Talon, face à la station de métro D’Iberville, à compter de 11 h 30 et ils seront disponibles pour des entrevues.

Il s’agit d’un événement familial auquel toute la population est conviée. Hot-dogs, frites et boissons gazeuses seront gracieusement offerts.

Une centaine de syndiqué-es

La CSN représente près d’une centaine de travailleuses et de travailleurs de Couche-Tard. Il s’agit notamment des salarié-es des établissements de Saint-Liboire et de l’arrondissement Saint-Hubert, à Longueuil, en Montérégie ainsi que de trois dépanneurs de Montréal soit un établissement de l’arrondissement Roxboro-Pierrefonds ainsi que de deux dépanneurs au cœur de Montréal, qui ont été fermés par l’entreprise par représailles anti-syndicales. Les audiences sur ces deux fermetures ont repris le 5 septembre à la Commission des relations du travail (CRT).

Quant aux négociations, Couche-Tard multiplie les manœuvres faisant traîner le processus en longueur. Trois magasins sont en négociation soit ceux de Saint-Liboire et de l’arrondissement Saint-Hubert, à Longueuil, en présence d’un arbitre, ainsi que celui de Pierrefonds.

Enfin, la CRT devrait octroyer prochainement l’accréditation syndicale dans le cas des dépanneurs Couche-tard de Victoriaville et de Boisbriand. Les négociations pourront ensuite y débuter.

Revendications

Les travailleuses et les travailleurs syndiqué-es des Couche-Tard réclament le respect de leurs droits, notamment ceux prévus aux normes du travail. Ils recherchent également des améliorations aux conditions de santé de sécurité au travail, des augmentations de salaire allant jusqu’à 12,80 $ l’heure, pour les préposé-es, ainsi que quatre journées de maladie payées, puisqu’ils n’en ont aucune actuellement.

Au cours de l’été, Alimentation Couche-Tard a dévoilé une augmentation de 24 % de ses profits en un an. Au cours de la dernière année, l’entreprise a empoché des profits de 457 millions $. Rappelons que grâce au travail de ses salarié-es québécois, l’entreprise acquiert de nouveaux dépanneurs un peu partout dans le monde, dont les établissements syndiqués de la chaine Statoil, en Norvège, où les syndicats sont représentés au conseil d’administration de la filiale locale.

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