Édition du 16 juin 2026

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Les contradictions de Pierre Karl Péladeau

Le 27 janvier, les employés qu’il a mis en lock-out proposaient de résoudre le conflit de travail par l’arbitrage comme cela est prévu au Code du travail. Quebecor a refusé net. Hier devant le CRTC, Pierre Karl Péladeau a plaidé pour le recours à l’arbitrage en cas de différend. « Si elles (les parties) ne peuvent s’entendre, les parties feraient alors appel à un arbitre comme c’est le cas en droit du travail ». Comme contradiction, c’est difficile de faire mieux…

Entendu par le CRTC hier, le grand patron de Quebecor Media s’est dit en faveur d’un système d’arbitrage des différends. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Pierre Karl Péladeau n’en est pas à une contradiction près. En effet, c’est précisément ce même recours à l’arbitrage que Quebecor Media refuse dans le lock-out au Journal de Québec, lock-out qui dure depuis bientôt un an.

Dans son édition de ce matin (mercredi), citant les propos tenus par Pierre Karl Péladeau lui-même, La Presse rapporte : « La réglementation du CRTC devrait permettre de négocier ouvertement les conditions de diffusion d’une station de télévision, comme dans n’importe quelle autre industrie, dit Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor. Si elles ne peuvent s’entendre, les parties feraient alors appel à un arbitre comme c’est le cas en droit du travail ou en droit commercial classique. L’arbitrage est la dernière étape du processus. Je serais surpris qu’on en arrive souvent là car le diffuseur a besoin d’être diffusé et le distributeur veut offrir des chaînes de télévision à ses clients. » (C’est nous qui soulignons.)

« C’est quand même spécial. Pour courtiser le CRTC il ne trouve que des vertus à l’arbitrage. Mais quand il s’agit de ses employés, il refuse systématiquement. Et c’est toujours le même Pierre Karl Péladeau », s’indigne Denis Bolduc porte-parole des employés en conflit du Journal de Québec.

Rappelons que le 27 janvier, les syndiqués ont proposé de faire trancher le conflit par un arbitre, comme cela est prévu au Code du travail. Dans un communiqué laconique, Quebecor avait immédiatement fait savoir qu’elle refusait l’arbitrage de ce différend.

« Peut-être qu’un des conseillers de Pierre Karl Péladeau devrait lui apprendre un principe fondamental en relations du travail, ce qui est bon pour pitou est aussi bon pour minou ! » a résumé Denis Bolduc.


Source : SCFP

Mots-clés : Communiqués

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