Édition du 27 septembre 2022

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

La guerre en Ukraine - Les enjeux

« Notre objectif principal est maintenant de gagner cette guerre »

Dans cet entretien, Viktoriia Pihul, initiatrice avec d’autres féministes du manifeste « Le droit de résister », explique comment les femmes ukrainiennes s’organisent et se défendent dans les conditions effroyables créées par la guerre de Poutine.

Tiré de Entre les lignes et les mots

Comment le mouvement féministe essaie-t-il de faire face et d’affronter au mieux à la catastrophe actuelle ? Quelles sont ses priorités ?

La guerre que nous vivons actuellement a affecté et changé tous les aspects de notre vie. Les occupants s’efforcent, entre autres, de démoraliser la population. C’est pourquoi ils utilisent tous les moyens, y compris la violence. En ce moment même, nous devons comprendre que le viol est une manière de montrer son pouvoir et son contrôle sur une situation, et non un désir sexuel. Bien entendu, le travail des organisations féministes dans ces conditions a considérablement changé. Avant la guerre, les féministes et celles qui se battaient avec nous pour les droits et la visibilité des femmes faisaient une très grande partie du travail d’éducation : cours, programmes et événements éducatifs ; organisation d’actions, de marches, etc. Aujourd’hui, ce travail se transforme et l’aide est principalement axée sur la survie et le soutien humanitaire : recherche d’aide humanitaire, de médicaments pour les représentant·es des trans, création de refuges, aide aux femmes ayant des enfants pour trouver ou fournir des services de garde. Le Mouvement social, par exemple, collecte l’aide humanitaire pour les femmes et les enfants avec des syndicats. Les organisations avec lesquelles nous entretenons des relations amicales, comme Femsolution, Feminist Lodge et Bilkis, font désormais de même.

Nous vivons un moment contradictoire : d’un côté, le mouvement féministe se rapproche des femmes, entend leurs voix. Le point positif pour les droits des femmes est que les femmes dirigent et sont plus engagées dans les efforts humanitaires communautaires. Cela donne l’occasion aux acteurs humanitaires de solliciter la participation et les conseils des femmes. Je pense qu’il est très important de se concentrer sur ce point : les femmes sont impliquées dans des processus très importants qui permettent aux Ukrainien·nes de vivre et de survivre à l’arrière.

D’autre part, de nombreux problèmes sur lesquels le mouvement a travaillé pendant des années risquent de devenir des questions « pas maintenant ». Et ce que les femmes font maintenant pour aider à gagner risque d’être négligé dans le discours public. Parce que toute l’attention est maintenant concentrée sur les opérations militaires et le rôle des hommes, et que la contribution féminine au front sera elle aussi moins visible. Autrement dit, l’inégalité dans la représentation des rôles féminins et masculins n’a pas disparu avec la guerre, mais s’accroît plutôt.

Je considère que les espaces potentiels pour le travail féministe sont l’activisme de base et le travail avec les femmes pour construire une cohésion, la conscience de notre visibilité et la poursuite de la lutte pour la participation politique des femmes. Par exemple, les quotas de genre, le travail des délgué·es au genre, la promotion et la mise en œuvre de la convention d’Istanbul, qui a été ratifiée le mois dernier par Ukraine, le travail sur le problème de la violence domestique, la création de refuges pour les femmes. Tout cela peut être réalisé lorsque les femmes veulent défendre leurs intérêts et combattre le stéréotype selon lequel, en politique, tout est fait par quelques grandes personnes et qu’elles ne décident de rien.

Olena Zelenskaya (la « première dame » d’Ukraine [épouse de Volodymyr Zelensky]) a déclaré : « Notre résistance, comme notre future victoire, a pris un visage particulièrement féminin. Les femmes combattent dans l’armée, elles s’engagent dans les [unités] de défense du territoire, elles sont à la base d’un puissant mouvement de volontaires qui approvisionnent, ravitaillent, nourrissent… elles accouchent dans des abris, sauvent leurs enfants et s’occupent de ceux des autres, elles font tourner l’économie, elles vont à l’étranger pour chercher de l’aide. D’autres font simplement leur travail, dans les hôpitaux, les pharmacies, les magasins, les transports, les services publics… pour que la vie continue. » Dans quelle mesure cette image de l’engagement des femmes dans la lutte contre l’invasion russe est-elle exacte ?

Dans ce contexte, je tiens à souligner que les rôles des sexes sont en train de changer en Ukraine. Les femmes sur le front intérieur sont aussi en guerre, ce qui est tout aussi important. Les paroles de Zelenskaya reflètent vraiment ce que j’ai vu pendant ces plus de quatre mois de guerre. Alors que de nombreuses personnes se retrouvent au chômage et que la plupart des hommes s’engagent dans les forces armées ukrainiennes, les femmes assument de nouveaux rôles et occupent plusieurs emplois pour compenser la perte de revenus de la famille. De nombreuses femmes, obligées de laisser leur maison et leurs biens derrière elles, doivent faire face aux nécessités de la vie quotidienne dans un nouvel endroit. À propos, l’État a accordé une aide unique de 6 500 hryvnias (220 euros) aux Ukrainien·es, mais c’est très peu si l’on tient compte de l’inflation.

En même temps, les femmes passent de plus en plus de temps avec les enfants, tout comme elles suivent des cours à distance. Les femmes décident très souvent de rester dans les territoires occupés pour s’occuper de leurs parents âgés ou d’autres personnes. Elles ont aussi peur de perdre leurs sources de revenus. Elles sont donc de plus en plus exposées à la violence, qu’il s’agisse de celle des Russes ou de la violence psychologique domestique. Tout cela crée une charge supplémentaire et exige beaucoup d’efforts de la part des femmes. Je tiens à souligner qu’elles considèrent souvent leur travail et leur contribution à la résistance comme allant de soi. Il nous incombe, en tant que féministes, de soutenir les femmes, de reconnaître leurs besoins et de les aider de toutes les manières possibles. Le plus important est de ne pas laisser le visage féminin de la guerre dans l’ombre.

Quelle importance a eu, pour le moral général de la résistance à l’invasion russe, la forte augmentation de la participation des femmes dans l’armée et les organisations de volontaires ?

Dès le début, nous étions tous sous l’effet de l’adrénaline, entreprenant toutes sortes d’activités : volontariat, recherche de munitions, aide humanitaire, transport de personnes hors de zones dangereuses. Avec le temps, bien sûr, cette phase a été remplacée par une immersion dans le traumatisme et l’impuissance.

Mais j’entends et je vois dans l’espace public des femmes qui disent : « Nous n’avons pas le droit d’abandonner. » Comme je l’ai dit, les femmes ont commencé à se regrouper localement pour aider. Elles tissent des filets de camouflage, préparent des repas pour les militaires, emballent et expédient l’aide humanitaire. Cela favorise la cohésion, de sorte que les femmes sentent qu’elles ne sont pas seules dans leur chagrin. Il me semble que, même sur le plan psychologique, il y a là un certain soutien auquel nous nous accrochons. Aujourd’hui, le bénévolat n’est plus une activité réservée aux militant·es, mais une activité proche et compréhensible par presque tout le monde. Quant à la participation des femmes dans l’armée, je me souviens immédiatement de notre Пташка ( « oiseau » en ukrainien) d’Azovstal. Cette fille, Katya, qui a défendu Azovstal à Marioupol jusqu’à son dernier jour. Elle chantait des chansons et disait qu’elle se battrait jusqu’au bout. Sa photo et la vidéo de son chant sont devenues virales sur tous les réseaux sociaux. Elle est devenue l’un des symboles de la défense de Marioupol. Aujourd’hui, 35 000 femmes servent dans l’armée ukrainienne, 1 000 d’entre elles sont des commandantes, et deux sont des générales. Il est important que les femmes se soient également intégrées du premier jour de la guerre dans la défense du territoire. Aujourd’hui, on parle davantage de la participation des femmes dans l’armée, et elles deviennent un exemple pour nous tous qui sommes sur le front intérieur.

Concernant les attitudes au sein de l’armée ukrainienne, Hromadske International [1] notait en 2014 : « Pour être honnête, il n’y a encore rien à célébrer car les changements sont très lents. À l’état-major général des forces armées ukrainiennes, vous pouvez entendre l’expression “mon cher”, donc l’armée doit être réformée en commençant par là. Beaucoup ne comprennent pas que des changements significatifs n’auront lieu qu’après plus d’une génération. » Ce commentaire semble être confirmé par la célébration par l’armée du 30e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, qui a vu des femmes soldates défiler en talons hauts. Le sérieux de la lutte de résistance contre l’invasion russe contribue-t-il à mettre fin à ce genre d’inepties sexistes ?

Le sexisme et l’inégalité sont toujours présents dans l’armée. En 2014, les femmes qui étaient, par exemple, tireuses d’élite ou artilleuses, étaient inscrites dans ses registres d’emploi en tant que « responsable des communications » ou quelque chose de similaire, et elles recevaient moins d’argent. En huit ans, la situation a changé, mais globalement les problèmes demeurent. Par exemple, au début de la guerre totale, les femmes ont reçu des gilets pare-balles et des chaussures d’hommes, qui sont souvent trop grands, car il n’y en avait pas de plus petits. Les gilets pare-balles pour femmes sont également très différents, mais il n’y en avait pas. Il en va de même pour les articles d’hygiène : serviettes hygiéniques, shampoings, produits anti-moustiques et même épingles à cheveux. Je tiens à mentionner l’initiative bénévole Zemliachky, qui soutient beaucoup les femmes qui servent et font de l’aide humanitaire pour les femmes qui combattent, étant donné leurs besoins particuliers. En ce qui concerne les stéréo- types publics, je voudrais vous faire part d’un cas qui a impressionné non seulement le mouvement féministe, mais aussi la plupart des personnes qui n’en font pas partie. À la fin du mois de mai (alors que la guerre avait commencé depuis trois mois), un humoriste ukrainien a « plaisanté » : « Pouvez-vous imaginer à quoi ressemblerait un bataillon de femmes ? Je ne peux pas. Ce serait un bataillon de troupes de suceuses »… et avec d’autres références aux fellations. C’était un cas flagrant de dévalorisation, de sexisme et de masculinité toxique. Qui plus est, les gens dans le public ont ri, et une chaîne YouTube de stand-up a publié la vidéo (et ne l’a toujours pas supprimée). Cette vidéo a été envoyée à l’une des féministes par une femme qui avait combattu à Debaltsevo en 2015 et avait connu l’enfer sur terre, notamment les corps déchiquetés de ses camarades. On ne peut qu’imaginer ce qu’elle a ressenti en voyant cette vidéo.

De même, un musicien, qui a rejoint les forces militaires de l’Ukraine, a, le 8 mars sur son Instagram, « félicité » les gars qui se cachent de l’armée, en laissant entendre qu’il s’agissait de femmes. Ce ne sont que des exemples de cas récents très médiatisés, mais au niveau national, il existe toujours une perception inégale entre les femmes et les hommes qui se battent. Mais les hommes qui sont dans les forces armées avec des femmes notent leur courage, leur intrépidité et leur bravoure. Diverses initiatives bénévoles réalisent des films et des projets sociaux pour sortir de l’ombre les femmes de l’armée et montrer qu’elles sont à égalité avec les hommes au combat, et les hommes eux-mêmes en témoignent. Je pense que cette guerre va briser beaucoup de stéréotypes. Mais c’est quand même un prix très élevé à payer.

En temps de crise – la défense d’une nation envahie et de guerre civile – les femmes combattantes apparaissent toujours : par exemple, dans le camp républicain durant la guerre civile espagnole, les femmes soviétiques dans la Grande Guerre patriotique et plus récemment les bataillons de femmes au Rojava, si importants dans la défaite de l’État islamique. Quelles similitudes et différences avec ces expériences voyez-vous dans l’engagement des femmes ukrainiennes dans la résistance à l’invasion russe ?

Je pense que l’Ukraine a désormais son propre caractère. C’est très différent du récit soviétique de War Does Not Have a Woman’s Face [2] et ce n’est pas comme la résistance des femmes au Rojava, car les femmes kurdes ont dû se battre pour obtenir des droits fondamentaux et une représentation dans la société. En Espagne [pendant la guerre de 1936-1939], il y avait des conflits constants sur la façon dont les femmes essayaient d’obtenir le droit de se battre en tant qu’égales dans l’armée républicaine, mais elles étaient constamment rejetées dans des rôles secondaires. Il m’est difficile de dire quoi que ce soit sur la position des femmes dans l’armée aujourd’hui, car il vaut mieux que ce soient les femmes elles-mêmes qui le disent, une fois le temps de la guerre aura passé. D’après ce que nous pouvons voir, la position des femmes dans l’armée est étonnamment bonne, mais entourée de nombreux préjugés (comme je l’ai décrit ci-dessus). Le principal problème est que l’armée est prévue principalement pour la participation des hommes. Les hommes et les femmes résistent en commun, pour les droits de tous les peuples. Mais il faut comprendre que le rôle des femmes y est très important, car leur position serait bien pire si la Russie prenait le pouvoir. Car le pouvoir de l’agresseur est très conservateur et refuse catégoriquement les droits des femmes.

Nous avons lu qu’il existe en Ukraine une forte tradition féministe, si ce n’est sous ce nom, de femmes autosuffisantes résistant aux attitudes et normes patriarcales. Quelle vérité y a-t-il dans cette vision ? Comment se manifeste-t-elle dans la mobilisation actuelle des femmes contre l’invasion russe ?

En Ukraine, le féminisme est désormais un mouvement de base, dirigé par des militantes. Si vous demandez à une femme moyenne de la périphérie ce que sont les féministes, elle vous répondra quelque chose du genre : « Ce sont des jeunes filles folles qui n’ont pas de vie personnelle, alors elles se teignent les cheveux en couleurs vives et détestent les hommes. » Par exemple, mon ami me dit toujours que les féministes ne peuvent être que des jeunes filles qui n’ont pas d’enfants et qui veulent juste trouver une communauté ou un endroit où traîner. Évidemment, il y a énormément de femmes avec des enfants dans le mouvement féministe, mais cette attitude persiste. Je pense que cette faible popularité du féminisme est due aux conditions économiques et sociales : les femmes doivent travailler, s’occuper des enfants, subvenir à leurs besoins d’une manière ou d’une autre, et être une femme au foyer (le stéréotype selon lequel une femme est la gardienne du foyer ne disparaît pas). Dans la course constante à la survie, il faut avoir le temps et l’énergie de faire partie d’un mouvement, d’une organisation ou d’une communauté. On dit en effet des femmes ukrainiennes (et elles le disent d’elles-mêmes) qu’elles sont très fortes, capables de prendre beaucoup de choses en main, de travailler dur et de gravir des sommets. Mais, comme je l’ai déjà dit, elles considèrent très souvent cela comme acquis.

Au milieu de tous ces événements et avec ce bénévolat, le travail des organisations féministes avec les femmes a augmenté de façon spectaculaire. Il est également important qu’en plus des organisations féministes, il y ait des organisations dans lesquelles les femmes jouent un rôle de premier plan, et qui se battent essentiellement pour les droits des femmes dans certains aspects (comme les droits du travail) – je veux mentionner le syndicat des infirmières Be like Nina. Je pense que cela nous aide à instaurer la confiance et à montrer que le féminisme consiste à lutter pour nos droits et notre autodétermination.

La composante la plus forte du mouvement antiguerre russe est Résistance féministe antiguerre, dont la chaîne Telegram diffuse des rapports réguliers sur ce qui se passe réellement en Ukraine, notamment des correspondances de femmes vivant dans les zones temporairement occupées par les forces russes. Comment le mouvement ukrainien envisage-t-il de collaborer avec ses consœurs russes ?

Je suis les activités de ce mouvement et je considère ces filles comme les seuls éléments de gauche en Russie. Alors que les militant·es de gauche autrefois populaires se séparent ou continuent à raconter de vieux récits sur l’URSS et les « peuples frères » et à tourner des vidéos sur YouTube, ces filles s’engagent dans des activités et des journaux clandestins, distribuent des tracts, rédigent des documents critiques. Je pense que c’est un point important dans une société russe totalement fragmentée, où c’est chacun est pour soi. De nombreuses femmes membres de la Résistance antiguerre féministe ont signé le manifeste des féministes ukrainiennes que j’ai rédigé avec mes camarades. Je ne peux faire aucune prédiction quant à une interaction future. Il est important de comprendre que les initiatives féministes ukrainiennes traversent également des moments difficiles. À la lumière des événements militaires, de nombreuses personnes ne veulent même pas entendre parler d’une quelconque coopération avec quoi que ce soit de russe. Et ici, tout dépendra de l’évolution de la situation.

Quelles sont les questions les plus importantes que les féministes du reste du monde doivent comprendre à propos de la lutte de leurs sœurs contre l’invasion russe en Ukraine ?

Nous avons vu de nombreuses déclarations pacifistes de féministes occidentales, y compris leur manifeste. Face à la guerre et à la mort quotidienne des femmes et de nos enfants, nous sommes critiques vis-à-vis de cette position. Dans ce contexte, je fais partie d’un groupe de travail de féministes ukrainiennes qui ont rédigé le Manifeste féministe ukrainien. Nous appelons à soutenir les femmes ukrainiennes [3], y compris notre droit à la résistance armée. Cette guerre nous montre que le féminisme est un mouvement qui doit répondre à des situations changeantes, être flexible et développer des principes en fonction de nouvelles conditions. Ce que je veux dire ici, c’est que succomber au raisonnement et à la pensée géopolitiques et se retirer du conflit en condamnant toutes les parties n’est pas une position viable. Nous devons clairement distinguer le violeur de la victime et aider la victime à affirmer son droit d’exister et d’être un sujet.

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez ajouter ?

Notre objectif principal est maintenant de gagner cette guerre. Nous comprenons qu’elle peut être longue, et que ce ne sera pas un processus rapide, mais nous gardons espoir. Ce qui est essentiel pour la victoire, c’est de ne pas laisser la guerre et tous les terribles événements en Ukraine disparaître de l’agenda du monde. Si tout le monde s’y habitue, il sera plus difficile pour nous de survivre et le problème ne sera pas seulement le nôtre – il y a un risque pour le monde entier aussi. Je vous demande de soutenir l’une des plus grandes campagnes du Mouvement social pour l’annulation de la dette extérieure de l’Ukraine. C’est un lourd fardeau pour l’économie ukrainienne, qui a été créé par des années de domination oligarchique. Nous avons créé un site web où nous avons rassemblé des arguments, une pétition et des documents de soutien venus du monde entier. C’est important pour les femmes aussi, car c’est nous qui allons reconstruire l’Ukraine. Je tiens à dire que les femmes font déjà beaucoup pour que l’Ukraine se redresse. Et nous, en tant qu’organisation de gauche, nous nous battons pour nos droits sociaux et ceux du travail, que le gouvernement tente de réduire à divers degrés. C’est important pour que la reconstruction de l’Ukraine après la guerre soit possible et fondée sur les principes de non-discrimination.

[1] Hromadske International.
[2] Svetlana Alexievitch, La guerre n’a pas un visage de femme, Paris, J’ai Lu, 2005.
[3] « Le droit de résister : manifeste féministe », Mediapart, 7 juillet 2022.

Viktoriia Pihul, féministe ukrainienne, militante de Sotsialnyi Rukh. Propos recueillis par Dick Nichols.
http://links.org.au
13 juillet 2022 Traduction Léonie Davidovitch
Publié dans Les Cahiers de l’antidote : Soutien à l’Ukraine résistante (Volume 10) : Brigades éditoriales de solidarité 10
https://www.syllepse.net/syllepse_images/articles/brigades-e–ditoriales-de-solidarite—10-1-.pdf

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