Édition du 16 juin 2026

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Visite au bureau de la ministre Courchesne : Les conducteurs d’autobus scolaire reviennent à la charge !

Dénonçant l’immobilisme du gouvernement dans le dossier du transport scolaire, les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaire de Montréal, de Laval, des Laurentides et de Lanaudière membres de la CSN, ont manifesté leur mécontentement ce matin devant les bureaux de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, à Laval. Ceux-ci souhaitent rappeler au gouvernement qu’ils attendent toujours une réponse quant aux augmentations salariales souhaitées depuis plusieurs années.

Oubliés lors du dépôt du dernier budget provincial, les conducteurs d’autobus scolaire, dont le salaire annuel moyen est de 17 000 dollars, exprimeront à nouveau leur mécontentement. Ceux-ci réclament au gouvernement une augmentation du budget consacré au transport écolier de 15 millions par année. Cette mesure viendrait hausser les salaires de 3 % et ainsi atténuer la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur.

Des conditions de travail décentes

« Tout le monde sait que 17 000 dollars par année, ce n’est pas un salaire convenable. Nos demandes ne sont pas exagérées et la ministre Courchesne en est certainement consciente. Manifestants devant les bureaux de la ministreMais il faut que le gouvernement débloque rapidement les fonds nécessaires pour que se concrétise enfin la reconnaissance du travail des conducteurs d’autobus scolaire », souligne Ginette Guérin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

« La ministre connaît nos revendications, mais nous souhaitons lui rafraîchir la mémoire, parce que les conducteurs sont à bout de patience. On ne peut pas laisser ce dossier traîner encore longtemps.Manifestation des chauffeurs d’autobus : Ça prend 15 millions de dollars Nous voulons rappeler au gouvernement qu’il doit faire sa juste part pour permettre aux conducteurs d’autobus scolaire d’avoir des conditions de travail décentes », a rappelé Lyne Lacerte, présidente du syndicat des autobus Terremont.

Présentement, les conditions de travail des conducteurs n’ont rien d’attirant, ce qui se traduit par une pénurie de main-d’œuvre dans ce métier. Ceux-ci travaillent en moyenne 25 heures par semaine. Plusieurs conducteurs doivent trouver un autre revenu pour gagner leur vie, ce qui est complexe compte tenu du fait qu’ils doivent être disponibles pour transport écolier le matin et l’après-midi.

Un métier dangereux

Les conducteurs d’autobus scolaire souhaitent également la mise sur pied d’une politique nationale de discipline et de sécurité dans le transport scolaire afin de prévenir les dangers potentiels pour les enfants et les conducteurs. En juin dernier, la ministre Courchesne s’était montrée ouverte à la formation d’un comité de travail composé de tous les intervenants du milieu pour établir notamment des paramètres d’organisation et d’intervention identiques dans toutes les régions du Québec. Par contre, depuis ce temps, aucun geste concret n’a été posé.

« Nous venons dire à la ministre de l’Éducation qu’elle doit passer de la parole aux actes. Nous ne lâcherons pas le morceau ! Le métier que nous exerçons n’est déjà pas facile, entre autres à cause des nombreuses distractions auxquelles il faut faire face chaque jour. Ça peut devenir périlleux pour nous et pour les écoliers si on ne resserre pas la sécurité et la discipline », ajoute Jacques Forgues, président du secteur Transport scolaire de la FEESP-CSN.

Le représentant syndical déplore également le double discours du gouvernement Charest qui se dit préoccupé par la pénurie de main-d’œuvre au Québec. « Je ne comprends pas qu’il n’investisse pas dans un secteur essentiel comme celui-là. Si les chauffeurs trouvent un autre travail avec de meilleures conditions, on ne peut pas les blâmer de changer de métier… »


Sources : CSN - 25 mars 2008

Mots-clés : Communiqués

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