Le 1ᵉʳ juillet prochain, le prix de la carte mensuelle de la STM passera de 104,50 $ à 110 $. Le billet unitaire, lui, coûtera désormais 3,75 $. À ce prix-là, la capacité de se déplacer pour répondre à ses besoins et vaquer à ses activités de la vie courante devient carrément impossible pour bien des personnes.
Nous dénonçons les tarifs trop élevés des transports en commun depuis longtemps. Nous dressons, année après année, le sombre portrait de la hausse du coût de la vie auquel s’ajoutent les frais de transport : les loyers explosent, l’épicerie est hors de prix, les factures augmentent, les revenus ne suivent pas l’inflation, sans parler des prestations d’aide sociale qui maintiennent les personnes dans une grande pauvreté. Les gens s’appauvrissent et plusieurs n’ont plus de marge de manœuvre. Chaque dollar compte, tout coûte de plus en plus cher, des choix s’imposent : de quoi va-t-on se priver ?
Évidemment que dans ce contexte, c’est le budget transport qui écope souvent en premier. Pour plusieurs, la carte mensuelle est trop chère à payer d’un coup. L’ironie, c’est que payer ses déplacements à l’unité coûte aussi très cher, 7,50$ pour un aller-retour, disons que c’est un pensez-y bien quand notre budget est restreint ! Résultat : des gens limitent leurs déplacements, s’isolent ou renoncent à certains besoins essentiels en coupant sur le budget d’épicerie par exemple. Concrètement, ça signifie de reporter des rendez-vous médicaux, d’annuler des activités familiales ou communautaires, de compter ses déplacements pour les activités de la vie courante, pour des démarches de recherche d’emploi, etc.
Pouvoir se déplacer n’est pas un luxe et ne devrait jamais être un privilège. La capacité de se déplacer est essentielle et permet d’exercer ses droits : travailler, étudier, se loger, se nourrir, recevoir des soins, maintenir des liens sociaux, participer pleinement à la société. Le prix n’est d’ailleurs pas le seul obstacle à la mobilité. De nombreuses personnes vivent aussi d’autres barrières : machines et applications numériques devenues incontournables, difficulté à se repérer dans le réseau, obstacles insurmontables pour les personnes en fauteuil ou avec une marchette, problèmes dans le transport adapté, sentiment d’insécurité vécu notamment par les femmes et les personnes issues des minorités. Ajouter des hausses tarifaires ne fait qu’exclure davantage des personnes qui l’ont déjà difficile.
Pourtant le transport en commun est un service public. Par définition, il devrait donc répondre aux besoins de la population, assurer le respect des droits, permettre l’inclusion sociale et réduire les inégalités. Dans l’état des choses, alors qu’on fait porter une part importante du financement du réseau sur les épaules de la population qui l’utilise, pourquoi le gouvernement ne le traite pas comme tel ? Faut-il rappeler que les investissements publics favorisent largement l’automobile. Ce déséquilibre a des conséquences bien réelles sur la vie des gens. Les routes sont gratuites, alors pourquoi le transport en commun ne l’est pas aussi ?
Chaque hausse envoie aussi un drôle de message. Les élus répètent sans cesse qu’ils veulent réduire les émissions de gaz à effet de serre, diminuer la congestion et encourager le transport collectif, mais on rend celui-ci toujours plus cher et moins accessible. Cherchez l’erreur !
Le transport collectif est essentiel. Il permet à la ville de fonctionner. Il réduit les inégalités sociales et contribue à la transition écologique. Pourtant, ce sont encore les personnes qui ont le moins de moyens qui doivent absorber les augmentations.
Chaque hausse est une hausse de trop ! Nous demandons le gel des tarifs et la mise en place d’une tarification sociale basée sur le revenu, dans une perspective de gratuité. C’est une question de justice sociale et environnementale !
ll est temps de cesser de considérer le transport collectif comme une dépense dont la population doit assumer une part toujours plus grande. Nous avons besoin d’un réseau de transport en commun accessible, juste et inclusif, financé publiquement à la hauteur des besoins de tout le monde ; parce que pouvoir se déplacer, c’est un droit qui ne devrait pas dépendre de la taille de son portefeuille.
Signée par :
Julie Corbeil, Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire (TROVEP) de Montréal
Isabelle Mailloux- Béique, Association coopérative d’économie familiale du Nord de Montréal
Frédéric Vachon, Exaequo
Dominic Palladini, Regroupement des usagers·ères du transport adapté
Alexia Fauvre, Centre communautaire Radisson
Nicolas Lemieux, Mouvement pour un transport public abordable
Rédaction Presse toi à gauche
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Nous sommes une très petite équipe de bénévoles. Si nous ne voulons pas nous épuiser, nous devons améliorer notre fonctionnement.
Dans cet objectif, nous apprécierions que vos articles nous parviennent avant jeudi midi pour publication le mardi suivant….sinon ce sera au mardi suivant.
Merci de votre compréhension.
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Bonjour
Scénario de la pause d’été pour PTAG
Dernière réunion du comité de rédaction avant la pause estivale Dernière édition de la session printemps-été
11 juin 16 juin
Première réunion du comité de rédaction après la pause estivale Première édition de la session automne-hiver
13 août 18 août
Merci de nous avoir fait parvenir vos textes.
Voici le lien de la publication
https://www.pressegauche.org/Petion-Ville-Haiti-16-Juin-2026-L-Organisme
N’hésitez pas à nous en faire parvenir d’autres
Merci de collaborer avec Presse toi à gauche
Ginette rédaction Presse toi à gauche


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