– Plume auréolée de Prix.
- Cœur en quête de Salut.
– Ecris ! dit la voix, et signe tes papiers en bas !
– Mon cœur s’épuise, geint la Plume – Couche sur papier, je te réserve de belles surprises.
– Mon cœur s’éreinte, j’vous dis.
– Chasse tes élégies, le Peuple affectionne tes écrits. – Le rythme a raison de moi. J’en perds ma voix. – T’es à la Une ! Belle Plume. Visibilité et renommée, rien que pour toi ! – Mon cœur bat la chamade, à force de noircir le « Papier Bifteck ». – Débarrasse-toi de la cellulose ! Je t’offre un Ordi high Tech.
– Mon cœur s’essouffle. Besoin de soins.
– Ecris ! Voilà une mission vers l’Afrique qui tombe à point.
– Je souffre dans ma chair, où sont les confrères (sœurs) ? - Tiens ! Une couverture à Yaoundé, ça te change les idées.
– Je n’ai plus d’énergie, il y va de ma vie !
– Ecris et consigne tes lettres de Noblesse à l’envi ! - Mon cœur capitule.
– Ecris ! Tu réveilles des émules.
– Ecoutez ma détresse, moi qui rédige sans cesse !
– Oh ! Tes tournures pleines de peines et d’allégresses.
– 17 ans de supplice, entés d’indifférence intense. - Ecris ! ! La consécration te fait la part belle et de la révérence.
– Une prise en charge ! De grâce ! -
Ecris !
– (…)
- Réponds ! Qu’est-ce qui se passe ? - (…)
Omar HADDADOU Paris 2026
NB : Texte dédié à mon confrère et regretté Mohamed Bouchama, compagnon de route au « Soir d’Algérie ». Je me garde de consigner l’affliction par des tournures pathétiques qui ne sauraient cerner sa Dignité ni sa « Hauteur » ! J’étais en contact permanent avec lui et son sens désopilant me déconcertait, lui qui luttait seul contre la maladie. « Il est où Tchikoula noir ? » se plaisait-il à me le répéter, chaque semaine. Inlassable, il suait eau et sang pour l’amour de son métier de Journaliste.
Il couchait 2 papiers par jour et recevait, dans le même temps, des gens de tout le territoire national, qui le sollicitaient. La corruption, le clientélisme, la domination, la conspiration, l’incompétence et l’incurie et un rythme effréné de l’investissement, ont eu raison de sa santé. Oublié de son vivant, encensé par les tartufes, après sa mort.
Ses ordonnances et sa carte professionnelle demeureront dans mon portefeuille, tant qu’Allah me prête vie. Mes condoléances à l’épouse et toute la famille !
Repose en paix, le Balzac de la rubrique sportive !
« A Dieu nous appartenons, à Lui nous retournons »











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