Un registre qui a fait ses preuves
La FTQ réitère sa demande du 28 octobre dernier et exhorte le gouvernement Harper à ne pas adopter ce projet de loi, dont les conséquences risquent fort d’être funestes pour les femmes et, plus largement, l’ensemble de la population du pays. C’est un recul énorme pour les femmes et pour la société.
« Le registre des armes a maintes fois prouvé son efficacité pour prévenir et réduire les crimes, les homicides conjugaux, les suicides. Il s’agit d’un outil avéré efficace pour contrer la violence faite aux femmes et il contribue également à la sécurité des milieux de travail et de la population en général », ont déclaré les vice-présidentes de la FTQ, Monique Coté, Louise Mercier et Marcelle Perron.
« Les forces policières, les personnes qui agissent comme premiers répondants et les autres qui interviennent en première ligne recourent quotidiennement à l’information provenant de la banque de données pour la sécurité publique de même que pour leur propre sécurité », ont ajouté les vice-présidentes.
Faire cesser les violences faites aux femmes
Par ailleurs, la FTQ invite la population à participer à l’activité de clôture de la campagne des 12 journées d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes, ce mardi 6 décembre, soit un rassemblement devant le palais de justice de Montréal, à midi.
« Le 6 décembre est une date importante pour agir contre la violence, mais en fait, c’est toute l’année, chaque jour, que nous devons agir pour y mettre fin, toutes et tous ensemble. C’est notre responsabilité collective de faire cesser les violences faites aux femmes. Il reste énormément à faire pour que l’espoir d’une vie sans discrimination ni violence devienne réalité, ici même, au Québec », a conclu le secrétaire général Daniel Boyer.

