Compte tenu de l’inquiétude générée par l’interprétation qui a été faite de l’étude du Dr Louis Gaboury, le ministre n’a pas le choix. « C’est la seule façon de rassurer les femmes atteintes d’un cancer du sein sur la pertinence du traitement qu’elles reçoivent », déclare la présidente de l’APTS, madame Dominique Verreault.
« Je suis convaincue que les 3 700 technologistes médicales que nous représentons dans 83 établissements sont prêts à faire leur part pour réaliser cette opération, déclare la présidente de l’APTS, madame Dominique Verreault. Ces personnes sont formées pour soutenir par leur travail celui des médecins ; elles savent à quel point il est important de fournir des résultats exacts pour en tirer un diagnostic juste et un traitement approprié. S’il y a des doutes, elles sont disposées à contribuer d’urgence à éclaircir la situation. »
Selon l’APTS, ce que l’étude met en lumière, c’est l’urgence d’uniformiser les contrôles de qualité externes dans tous les laboratoires de pathologie du Québec. Il existe des contrôles de qualité internes dans chaque laboratoire, mais si une faille s’immisce dans les techniques, qui diffèrent d’un laboratoire à l’autre, rien ne permet de la délecter dans les laboratoires qui ne sont pas soumis à un mécanisme de contrôle externe.
« Comme les pathologistes sont tributaires de la qualité du travail effectué en amont, c’est-à-dire par les technologistes médicaux, il faut s’assurer d’offrir à ces gens des conditions de pratique qui favorisent la précision et la rigueur nécessaires à leur travail », explique madame Verreault. Or dans ce secteur aussi, les pénuries de personnel créent des difficultés et les établissements ne se préoccupent pas assez de la formation continue, pourtant essentielle dans un domaine où les technologies évoluent à la vitesse grand V. « Hélas, constate-t-elle, la pathologie est rarement considérée comme une priorité. »
L’APTS déplore par ailleurs l’utilisation intéressée qui a été faite des résultats de l’étude du Dr Gaboury. « Certaines extrapolations abusives, reprises de façon complaisante par les médias, ont créé un sentiment de panique chez des femmes déjà éprouvées par la maladie. On aurait pu éviter ce gâchis. Cette crise, si éprouvante pour les femmes concernées, aura au moins permis de reconnaître l’importance cruciale du travail accompli dans les laboratoires de pathologie », conclut la présidente de l’APTS
À propos de l’APTS
L’APTS est une organisation syndicale qui regroupe plus de 27 000 personnes, diplômées de niveaux universitaire et collégial, oeuvrant dans 117 établissements de santé et de services sociaux à travers le Québec. Ce sont, entre autres, des technologues en radiologie, des technologistes médicales, des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des thérapeutes en réadaptation physique, des travailleurs sociaux, des psychologues, des techniciennes en diététique et des diététistes.

