Édition du 16 juin 2026

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Syndicalisme

CPE jardin de Robi - La trêve est terminée, la reprise de la grève est envisagée

ROBERVAL, QC, le 30 juin 2026 - La trêve de la grève des travailleuses du CPE Le Jardin de Robi a pris fin le 29 juin. Comme aucune entente n’est intervenue, la grève pourra être relancée à tout moment.

Le Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean FSSS-CSN, représentant les syndiquées du CPE Le Jardin de Robi, avait instauré une trêve pour faciliter les échanges à la table de négociation. Malheureusement, les échanges des dernières semaines n’ont pas permis d’en arriver à une entente. Le seul enjeu qui demeure est celui de la rémunération de la pause repas. Dans les derniers jours, le syndicat a mis de l’avant plusieurs propositions pour dénouer l’impasse et mettre fin au conflit. Une proposition patronale a été jugée insuffisante par les travailleuses, qui l’ont rejetée à 100 % en assemblée générale le 28 juin dernier.

« Dans les dernières semaines, nous avons montré à plusieurs reprises que nous sommes bonnes joueuses. Nous avons fait une trêve de grève de deux semaines pour mettre toutes nos énergies à la table de négociation et obtenir une entente. La trêve est maintenant derrière nous et il n’a toujours pas été possible de nous entendre. La grève n’est jamais notre plan A. Mais on pourrait maintenant devoir la relancer à tout moment pour faire progresser la négociation », explique la présidente du Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean FSSS-CSN, Nathalie Duperré.

« Les travailleuses ont fait savoir à l’employeur que l’offre sur la table est insuffisante. Elles se tiennent debout pour maintenir leurs conditions et nous allons continuer de les épauler jusqu’à ce qu’elles obtiennent une entente satisfaisante », poursuit la présidente du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean-CSN, Manon Tremblay.

« Les travailleuses du Jardin de Robi luttent sans relâche depuis des mois pour obtenir le respect. Elles ne demandent ni plus ni moins que les autres travailleuses des CPE. Le CPE prétend ne pas avoir d’argent pour maintenir les conditions de travail des salarié-es, mais il dépense sans compter dans un très lourd processus judiciaire. Le gouvernement doit cesser de laisser aller les choses et ramener le CPE à l’ordre. Avec un peu de bonne foi, on peut régler rapidement », de conclure la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

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