Le Syndicat national des employé-es de musées (FNCC-CSN), qui regroupe les sections Studio PHI et Fondation PHI pour l’art contemporain, obtient des avancées majeures dans cette première entente, notamment la mise en place d’une structure de rémunération incluant des principes de progression salariale innovants. Cette convention collective sonne par ailleurs la fin du modèle d’emploi contractuel, lequel sera remplacé par des postes à quarts fixes, qui offriront davantage de stabilité aux employé-es. Autre gain significatif : les salarié-es recevront, après chaque exposition, une prime correspondant à 1 % des revenus générés par celle-ci.
Cette convention collective de trois ans contribue à l’établissement de conditions de travail plus justes et équitables. Elle constitue aussi un jalon important pour les salarié-es du milieu culturel, notamment grâce à une hausse salariale atteignant 19 % sur la durée de l’entente pour certains membres.
« Cette entente marque un moment très important pour le milieu culturel québécois. L’abolition du modèle sous contrat, la mise en place de quarts fixes, les gains salariaux et la prime de fin d’exposition sont des avancées concrètes qui montrent qu’il est possible d’améliorer les conditions de travail dans un secteur en pleine mutation, tout en reconnaissant les personnes qui font vivre notre culture au quotidien », souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville.
« Cette première convention collective envoie un signal fort à l’ensemble du secteur culturel : les travailleuses et les travailleurs ont le pouvoir de se regrouper pour faire reconnaître leur travail et améliorer de manière tangible leurs conditions de travail », ajoute Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN).
« Ce vote représente une étape importante pour les travailleuses et les travailleurs du Studio PHI. Il témoigne de leur détermination à se faire entendre pour améliorer collectivement leurs conditions de travail. Nous saluons leur mobilisation ainsi que le travail du comité de négociation, qui ont permis d’en arriver à une entente à la hauteur de la contribution essentielle de nos membres à la vitalité culturelle montréalaise », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Bertrand Guibord.


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