« Nous avons tout fait pour éviter la grève, mais force est de constater que nous ne pouvons pas négocier avec nous-mêmes. Notre employeur doit faire des avancées réelles dans notre direction pour qu’on mette fin au conflit de travail », explique le président du syndicat, Gilles Turbide.
« J’invite la population qui appuie les revendications des employé-es à intervenir auprès de ses élu-es et à les inviter à se mettre en mode règlement. La ville n’a pas les moyens de continuer à fragiliser ses services municipaux », ajoute la présidente de la CSN, Caroline Senneville.
Les travailleuses et les travailleurs revendiquent des augmentations salariales et une prime d’insularité qui leur permettront de faire face au coût de la vie 20% plus élevé aux Îles-de-la-Madeleine que sur le continent. Malgré les surplus de 5,8 millions de dollars engrangés par l’administration lors du dernier exercice financier, l’employeur a choisi la ligne dure face au syndicat.
« La municipalité fait des économies sur les salaires de celles et ceux qui sont au service de la population madelinienne. Pendant ce temps, les cadres accaparent plus de la moitié de la masse salariale de 15 millions, alors qu’ils ne représentent que 20 % du personnel », explique le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine-CSN, Nolan Boudreau. Depuis 2021, le budget municipal a augmenté de 59 % pourtant, année après année, la proportion attribuée à la masse salariale a diminué.
« Après plus de six mois de négociation, le syndicat a épuisé ses options. On parle de 175 salarié-es et de leurs familles qui doivent composer avec une réalité économique particulièrement exigeante aux Îles-de-la-Madeleine, et qui réclament des augmentations salariales à la hauteur de cette réalité. La municipalité doit désormais se mettre en mode règlement afin d’éviter d’autres journées de grève », explique la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN, Josée Dubé.


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