Édition du 24 novembre 2020

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

L'émotion calculée de Justin Trudeau

Il faut un sens du calcul théâtral en politique pour pleurer à Auschwitz et faire croire à l’oubli de l’ascension de nazi notoires dans l’armée « amie » ukrainienne.

En effet comment Justin Trudeau peut-il banaliser l’accession de bataillons nazi complets dans l’armée ukrainienne et accuser Poutine de provocation et d’aventurisme, par son ministre des affaires étrangères interposé ? C’est d’un cynisme épouvantable.

L’Ukraine est dirigée par un oligarque puissant et opportuniste. La Russie se méfie, pour en avoir fait l’expérience au cours des siècles, des velléités de conquêtes de l’Europe sur son flan Ouest. Le Canada, en refusant de prendre ses distances pour continuer de parler de libre-échange avec une Ukraine pro-européenne, se déshonore encore sur la scène internationale et participe d’un « Munich » envers un OTAN militariste qui devrait scandaliser tous les pacifistes réunis de l’Occident. Vous savez, Munich est cette ville allemande où les dirigeants européens ont donné à Hitler un certificat de « pacifisme » avant la Deuxième Guerre Mondiale.

S’il se prépare une guerre en ce moment, ou se perpétue une stratégie géopolitique machiavélique, elle aura eu comme précédent ce sommet de l’OTAN en Pologne où le premier ministre canadien se sera fait emberlificoter sciemment par les leaders de cette organisation militaire agressive dominée par les États-Unis.

Malheureusement nous avons un premier ministre qui décrie l’indépendantisme mais soumet son pays à un impérialisme qui déçoit, même avec Obama et son succès en Iran, pour sa recherche constate d’ennemis extérieurs pour régler ses problèmes internes.

Et Trudeau en serait le naïf acteur ? Non, il veut lui aussi participer à l’hégémonie du monde pour les transnationales canadiennes. C’est pitoyable ! C’est ça le parti Libéral du Canada, n’en déplaise à ses nouveaux partisans qui croient que sa victoire sur les Conservateurs renouvellera la politique étrangère du Canada. Elle restera soumise à celle encore agressive des États-Unis dans bien des domaines.

Guy Roy

Guy Roy

l’auteur est membre du collectif PCQ de Québec solidaire à Lévis.

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