Montréal, le 19 mars 2008. – La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) est solidaire des associations étudiantes de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) qui subissent des mesures excessives de la part de la direction de leur établissement. « Nous dénonçons l’attitude de la direction de l’UQAM qui brime la liberté d’expression des étudiantes et des étudiants en les empêchant d’exercer librement leur droit de grève et de manifestation », affirme le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent.
D’autre part, la CSQ comprend mal l’acharnement de la direction de l’UQAM alors que certains intervenants de l’établissement jugent que les récentes mobilisations étudiantes ressemblent à d’autres événements qu’a vécus l’UQAM dans le passé. « Nous trouvons mesquin que l’UQAM utilise le tribunal dans le but de les museler au lieu de privilégier la voie des échanges et du dialogue comme ce que nous serions en droit de nous attendre dans n’importe quelle société démocratique », ajoute le représentant syndical.
La CSQ considère que ce n’est certainement pas de cette façon que l’UQAM réussira à rétablir un climat serein avec sa population étudiante. Il est tout à fait légitime que les étudiantes et les étudiants soient préoccupés par la situation financière de l’UQAM et qu’ils ne souhaitent pas faire les frais des erreurs administratives qui ont conduit à des gouffres sans fond, comme l’Îlot Voyageur. « Plutôt que de les bâillonner, il faudrait peut-être les écouter et négocier », conclut Réjean Parent.

