Édition du 28 janvier 2020

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Le SYNDICAT DES PROFESSEURES ET DES PROFESSEURS DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE demande au gouvernement Charest de mettre fin à la violence policière envers les étudiants et d’entamer un dialogue avec les associations étudiantes.

Le 20 mars 2011, le SPUQAT demandait par voie de résolution au gouvernement Charest de sursoir à la hausse des frais de scolarité jusqu’à la tenue d’États Généraux sur l’avenir et le financement des universités. Selon le SPUQAT, la hausse unilatérale des frais de scolarité est prématurée en absence d’une analyse systémique du financement et de la gestion financière des universités. Le SPUQAT n’achète pas le discours du gouvernement selon lequel la hausse n’aura pas d’incidences sur l’accès à l’éducation et que cette hausse améliorera la qualité de l‘enseignement.

Le 15 février dernier, à la suite à une initiative du SPUQAT, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) s’adressait au ministre québécois de la Sécurité publique lui demandant d’intervenir auprès des corps policiers afin de prévenir des affrontements avec les étudiants qui s’opposent à la hausse des droits de scolarité universitaire.

Le SPUQAT déplore l’attitude du gouvernement Charest envers les étudiants. Ceux-ci ont entrepris une démarche démocratique et légitime. La société québécoise ne tolèrera pas l’usage de la violence policière et la sourde oreille du gouvernement comme seules réponses à cette démarche.

Le SPUQAT encourage ses membres à participer aux manifestations étudiantes et à agir en tant qu’observateur public au cours de ses manifestations afin de limiter si possible et de rapporter les cas de violence policière.

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