Laval, le 14 mars 2008. – Réunis en Conseil général à Laval, les déléguées et délégués de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont accordé leur appui aux 260 travailleuses et aux travailleurs en lock-out de Pétro-Canada à la raffinerie de Montréal.
La Centrale des syndicats du Québec appelle donc l’ensemble de ses syndicats affiliés à apporter un soutien financier aux travailleuses et aux travailleurs touchés par le conflit, membres du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (FTQ), section locale 175. La CSQ incitera également l’ensemble de ses 155 000 membres à boycotter les stations-service Pétro-Canada.
Mépris de Pétro-Canada envers ses travailleuses et travailleurs du Québec
Le président de la CSQ, M. Réjean Parent, demande à tous les syndicats affiliés à la CSQ et à leurs membres à travers le Québec de manifester leur solidarité à l’égard des travailleuses et des travailleurs de Pétro-Canada qui font face à un employeur qui veut les traiter comme des citoyens de seconde classe.
« Sans aucune raison légitime, Pétro-Canada tente d’imposer à ses travailleuses et travailleurs de l’Est de Montréal des conditions de travail inférieures à celles qu’il a pourtant accordées à ses travailleurs de l’Ouest canadien. C’est une attitude méprisante qui doit être dénoncée par tous ceux et celles qui croient en la justice sociale », soutient M. Parent.
Une attitude intransigeante injustifiée
Le dirigeant syndical rappelle que l’attitude intransigeante démontrée par Pétro-Canada à l’égard de ses syndiqués du Québec est totalement injustifiée pour une entreprise qui a enregistré des profits records de 2,73 milliards de dollars en 2007.
« Pétro-Canada n’est pas en difficulté financière et a les moyens nécessaires pour traiter ses travailleuses et ses travailleurs du Québec sur le même pied d’égalité que celles et ceux de l’Ouest canadien. Son refus de le faire ressemble à une attitude de vulgaire mesquinerie à l’égard de ses travailleuses et travailleurs québécois », dénonce le président de la CSQ.
Un appel au plus large soutien possible
M. Parent ajoute que les 260 syndiqués en lock-out sont engagés dans une dure lutte contre une entreprise qui bénéficie de puissants moyens financiers.
« Il est évident qu’avec les profits records qu’enregistre Pétro-Canada, ses employés de la raffinerie de Montréal ont besoin du plus large soutien possible de tous les syndiqués à travers le Québec et de l’ensemble de la population. Ces travailleuses et ces travailleurs se battent pour défendre des droits acquis qui sont fondamentaux, et même leurs conditions de santé et de sécurité que Pétro-Canada veut réduire, de façon importante à son usine de Montréal. De telles demandes de l’employeur sont totalement irresponsables dans un secteur dont les activités présentent des risques réels à la fois pour les employés et les citoyens qui vivent près de l’usine », dénonce le président de la Centrale des syndicats du Québec.
Un boycottage pour ramener Pétro-Canada à la raison
M. Réjean Parent termine en demandant aux 155 000 membres de la CSQ de se faire un devoir de boycotter Pétro-Canada et de demander aux membres de leur entourage d’en faire tout autant.
« Une entreprise qui refuse de traiter ses travailleuses et ses travailleurs québécois sur le même pied que ses employés canadiens ne mérite certainement pas d’être encouragée par la population québécoise. J’espère sincèrement que les Québécoises et les Québécois vont être de plus en plus nombreux à s’engager à boycotter les stations-service de Pétro-Canada pour envoyer un message clair aux dirigeants de cette entreprise, et qu’ils reviennent à la raison », conclut le président de la CSQ.

