POURQUOI ?
En Colombie, près de quatre millions de personnes ont été déplacées, la
plupart par des groupes paramilitaires. Ces groupes, seuls ou en collaboration avec des membres des forces armées colombiennes, sont les responsables de la disparition d’au moins 15 000 compatriotes dont les corps ont été enterrés dans la forêt ou lancés dans les rivières.
Les paramilitaires sont les auteurs de l’assassinat de plus de 1 700 indigènes, de 2 550 syndicalistes, de 5 000 membres de l’Union Patriotique et d’une centaine d’étudiants. Ils torturent régulièrement leurs victimes avant de les tuer. Entre 1982 et 2005 les paramilitaires ont perpétré près de 3 500 massacres et ont dérobé plus de six millions d’hectares de terre appartenant aux paysans. Depuis leur « démobilisation » en 2002 ils ont assassiné 600 personnes par an et sont arrivés à contrôler 35% du Parlement colombien.
Seulement en janvier 2008, les paramilitaires ont commis 2 massacres, 9
enlèvements, 8 homicides, et l’armée a commis 16 exécutions
extrajudiciaires. En Colombie, les agents de l’État et les paramilitaires
violent les droits humains et le droit international humanitaire. À l’heure
actuelle, des politiciens qui ont des liens avec des paramilitaires occupent
des postes publiques et diplomatiques.
LES ACTIVITÉS DU 6 MARS À QUÉBEC
10h Rassemblement face au pavillon Charles-de-Koninck de l’Université Laval
12h Rassemblement face à bibliothèque Gabrielle-Roy
17h Marche à partir du Grand théâtre de Québec vers Place D’Youville
19h Soirée culturelle en mémoire aux victimes de la violence en Colombie au
Tam-Tam café, situé au coin des boulevards Charest et Langelier
LES ACTIVITÉS DU 6 MARS À MONTRÉAL :
Journée internationale en hommage aux victimes du paramilitarisme et du terrorisme d’État en Colombie
Le 6 mars prochain, en Colombie et ailleurs dans le monde, sera rendu un hommage aux victimes du paramilitarisme et des crimes d’État. Le Projet accompagnement solidarité Colombie appelle à un rassemblement à 12h30 devant le consulat colombien (1010, Sherbrooke Ouest, au coin de Metcalfe), pour ensuite marcher dans les rues de Montréal.
En Colombie, près de quatre millions de personnes ont été déplacées de force à l’intérieur du pays, majoritairement à cause des groupes paramilitaires. Entre 1982 et 2005, les paramilitaires ont perpétré plus de 3.500 massacres, ont volé plus de six millions d’hectares de terres, pour l’implantation de méga-projets d’exploitation économique. Depuis 2002 et leur supposée ’démobilisation’, ils ont assassiné 600 personnes chaque année. Pendant le premier mandat de l’actuel président, Álvaro Uribe Vélez (2002-2006), au moins 11 084 personnes ont été assassinés ou ont été ’portées disparues’ pour des raisons politiques. Les paramilitaires, selon leurs propres dires, contrôlent 35% du Parlement national, et plus de 60 fonctionnaires, de tous grades, sont accusés de collaboration avec les paramilitaires, dans le tristement célèbre scandale de la « para-politique ». Tout récemment, seulement durant le mois de janvier 2008, les paramilitaires ont commis 2 massacres, 9 disparitions forcées, 8 homicides alors que l’armée a perpétré 16 exécutions extra-légales. Jusqu’à aujourd’hui, l’immense majorité de ces crimes sont impunis.
Nous devons également dénoncer l’Accord de libre-échange que négocie actuellement le gouvernement Harper avec la Colombie. Un accord qui ne fait que renforcer la dynamique en cours en Colombie, en mettant de l’avant des politiques d’extermination de la paysannerie colombienne et d’exploitation des terres et des ressources naturelles du pays.
Manifestons notre solidarité avec les victimes du Terrorisme d’État en Colombie, pour la libération des prisonnier-ère-s politiques, pour la justice, pour une véritable réparation des victimes du conflit, pour le démantèlement effectif des structures paramilitaires, la fin de l’impunité, pour que le gouvernement colombien cesse de criminaliser et de réprimer les organisations de défense des droits humains et les communautés colombiennes en résistance, pour la restitution des terres aux personnes déplacées, pour que le gouvernement colombien reconnaisse l’existence du conflit au sein du pays et pour une solution politique et négociée au conflit social et armé.
Nous vous invitons également ce même 6 mars, à 18h au Centre culturel Simon Bolivar (394 boul. de Maisonneuve ouest (métro Places des arts), où se tiendra un panel-forum sur le terrorisme d’État, le paralimitarisme et l’impunité en Colombie.
Jamais plus d’exécutions et de disparitions. Jamais plus de déplacements forcés.
Jamais plus de paramilitaires. Jamais plus de crimes d’Etat. VÉRITÉ, JUSTICE, RÉPARATION INTÉGRALE ET COLLECTIVE

