Montréal, le 2 novembre 2008 –
La CSQ, la FIPEQ-CSQ et les ADIM-CSQ ont dévoilé ce matin en conférence de presse qu’elles déposeront, dès demain matin, une première requête pour syndiquer les responsables d’un service de garde (RSG) d’un bureau coordonnateur de la garde en milieu familial en Estrie, la région même du premier ministre Jean Charest.
Un message concret pour Jean Charest
La vice-présidente de la CSQ, Mme Louise Chabot, a soutenu que ce n’est surtout pas un hasard que l’Estrie soit la première région ciblée pour remettre en branle le processus de syndicalisation interrompu.
« À l’approche d’une éventuelle campagne électorale, nous voulons envoyer un message très clair au premier ministre et à son gouvernement. Jean Charest a nié depuis son arrivée au pouvoir en 2003 les droits fondamentaux de milliers de femmes portant ainsi délibérément atteinte à leur dignité. Nous lui disons aujourd’hui que cela a assez duré et qu’il doit maintenant respecter le jugement intégralement », soutient Mme Chabot.
Une attitude contradictoire
La dirigeante syndicale rappelle de plus au premier ministre qu’il ne suffit pas de faire une grande place aux femmes, au sein de son conseil des ministres, pour prétendre respecter les femmes et reconnaître la place importante qu’elles occupent au sein de notre société.
« En même temps qu’il nommait des femmes ministres, M. Charest s’entêtait à maintenir en vigueur la loi 8 qui renforçait l’idée que les travailleuses à domicile méritent moins de respect que celles qui œuvrent au sein d’institutions. Pire encore, cette loi odieuse ne faisait pas que restreindre un droit fondamental, elle en niait même l’existence pour ces femmes », dénonce la vice-présidente de la CSQ.
Une position gênante
Mme Chabot ajoute que la position de Jean Charest et de son gouvernement dans le dossier de la loi 8 est d’autant plus gênante que c’est le même premier ministre qui veut imposer aux futurs immigrants l’égalité des droits entre les femmes et les hommes comme l’une des valeurs communes au Québec.
Les droits des RSG défendus avec détermination
Pour sa part, la présidente de la FIPEQ-CSQ, Mme Sylvie Tonnelier, explique que le jugement confirme que nos membres ont eu raison de se battre avec détermination et persévérance depuis 1997 pour faire valoir et faire respecter leurs droits.
« Nos membres ont enfin accès aux lois de protection sociale au même titre que tout autre travailleur au Québec, c’est-à-dire notamment à l’application de la Loi sur les normes du travail, de la Loi sur l’assurance parentale, de la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles, de la Loi sur l’équité salariale, de même que l’application de l’ensemble du Code du travail. Nous nous sommes battues sans relâche pour faire reconnaître ces droits et maintenant que nous avons gagné, nous allons travailler avec la même détermination pour que l’ensemble des RSG puisse faire valoir leurs droits », d’affirmer Mme Tonnelier.
Un appel à l’ensemble des RSG à travers le Québec
À cet effet, la vice-présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial –Estrie (CSQ), Mme Janick Dubé, appelle ses consœurs RSG de partout au Québec à se joindre au mouvement amorcé et soutenu par la FIPEQ-CSQ et la CSQ depuis 1997.
« Nous avons maintenant l’opportunité d’exercer tous nos droits enfin rétablis, au sein de nos associations qui ont fait leurs preuves, les ADIM, et qui ont démontré leur efficacité dans la défense des droits des RSG avec ce jugement qui vient de nous rendre justice. C’est le temps d’agir » conclut Mme Dubé.
Profil de la CSQ et de la FIPEQ :
La Centrale des syndicats du Québec représente près de 160 000 membres, dont plus de 3 000 œuvrant en services de garde, membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ)

