La forte imbrication des économies canadienne et américaine a permis, dans une certaine mesure, de nous protéger de l’humeur volatile du président Trump. Toutefois, on ne peut nier le legs de l’accord dans les dernières années : délocalisations massives, détérioration des conditions de travail et syndicalisme bafoué, pratiques environnementales douteuses, protection insuffisante de secteurs socio-écologiques clés comme la culture et l’agriculture. Encore une fois, la théorie du ruissellement est mise à l’épreuve : les propriétaires de transnationales s’enrichissent et les écarts économiques de creusent.
Les journées de solidarité arrivent juste avant le 1er juillet, date à laquelle le Canada, les États-Unis et le Mexique sont censés amorcer la révision de l’ACEUM et confirmer sa reconduction. Ces journées sont un moment clé essentiel pour rappeler aux décideur-ses des trois pays que la population et l’environnement doivent être une priorité dans le cadre de cette révision.
"Alors que les discours intolérants et racistes prennent de plus en plus d’ampleur partout sur la planète, il est important que les peuples d’Amérique et de partout dans le monde s’unissent pour faire face, ensemble, aux élites financières qui ne s’intéressent qu’à leurs propres profits. " Claude Vaillancourt, président de Attac Québec
"Les accords de libre-échange ne sont pas que des moyens de favoriser le commerce entre pays. Ils créent une structure juridique quasi-constitutionnelle au service des grandes compagnies, en toute opacité. Il est important que les populations du Mexique, du Québec, du Canada et des États-Unis aient leur mot à dire sur ces négociations et que leur voix porte plus fort que celles des transnationales !" Amélie Nguyen, Coordonnatrice du Centre international de solidarité ouvrière (CISO).
Pour plus de détails concernant l’événement de Montréal : https://www.facebook.com/events/950898674525289
Pour plus de détails sur le mouvement nord-américain : daysofsolidarity.org



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