Édition du 16 juin 2026

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Conflit au Centre de jour, Maison l’Échelon, à Montréal. Une ligne de piquetage dressée lundi matin

À la suite d’un vote à 95 % pour la grève intervenu le 7 octobre dernier à la Maison l’Échelon, le Centre de jour, qui dessert environ 450 usagers, est complètement fermé depuis samedi, à minuit, et il le restera jusqu’au règlement du conflit. Une ligne de piquetage y a été dressée de 9 h à 11 h, lundi matin. Le Centre de jour est situé au 516, rue Georges V, à Montréal.

Par la suite, les syndiqué-es en grève entreprendront une tournée en caravane pour visiter l’ensemble des clients institutionnels de la Maison l’Échelon, qui est une ressource intermédiaire en santé mentale offrant de l’hébergement. Toutefois, les services essentiels seront assurés à 100 % sur tous les sites.

Ayant déposé son projet de convention collective il y a près de deux ans, soit le 8 novembre 2006, le syndicat, qui compte 80 membres, a dû demander l’intervention d’un conciliateur du ministère du Travail sept mois plus tard puisque la partie patronale restait campée sur ses positions.

Sous-payés dans leur secteur

Le syndicat, affilié à la FSSS–CSN, réclame un rattrapage salarial horaire qui ferait passer le salaire de 10,35 $ à 14,35 $ pour les intervenants-animateurs, de 11,14 $ à 14,95 $ pour les surveillants de nuit et de 9,50 $ à 14,35 $ pour les préposés à l’entretien ménager, et ce, pour 2007. Pour l’ensemble des titres d’emploi, le syndicat demande une augmentation salariale de 4,5 % par année, simplement pour se rapprocher des salaires existants dans les milieux comparatifs.

En effet, l’écart salarial entre les syndiqué-es de la Maison l’Échelon et ceux d’organismes semblables peut atteindre plus de 7 $ l’heure. Cependant, l’employeur n’offre que des rattrapages de 0,03 à 0,08 % pour des titres d’emploi qui, de toute évidence, sont nettement en dessous des salaires versés à des organismes comparables du secteur communautaire. Il propose enfin des augmentations générales de 2,2 % par année, ainsi qu’un montant forfaitaire de 2 % sur une année à la signature de la nouvelle convention.

Parmi les autres points en litige, on retrouve principalement la reconnaissance du travail des employé-es de nuit, l’accès à un siège au conseil d’administration et l’ajustement du salaire lors de remplacements. L’employeur refuse également de majorer le nombre de congés de maladie (cinq actuellement) et de congés annuels pour les salarié-es détenant le plus d’ancienneté.


Source : CSN - 3 novembre 2008

Mots-clés : Communiqués

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