Le syndicat des cols bleus de Montréal est particulièrement fier de la convention collective qu’il vient tout juste de signer avec la municipalité de Montréal-Est. Et ils ne sont pas les seuls, les représentants de la Ville étaient tout sourire cet après-midi lorsqu’ils ont paraphé cette entente qualifiée d’historique. Le contrat de travail d’une durée de huit ans prendra fin en 2014 et prévoit des hausses salariales d’au moins 19,5 % (jusqu’à 21,5 % selon l’inflation). Ainsi, la paix industrielle et la stabilité est assurée autant pour la municipalité que pour sa quarantaine d’employés manuels.
« C’est une entente qui trace la voie pour l’avenir, a lancé Michel Parent, président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP 301). Nous sommes sortis des sentiers battus et nous n’avons pas eu peur d’innover, dans l’intérêt de tout le monde ». En effet, dès la signature, tous les employés auxiliaires sont automatiquement devenus permanents. Le syndicat est satisfait d’avoir ainsi éliminé la précarité chez ses membres. « Nous avons fait des ouvertures en termes d’organisation du travail mais, en contrepartie, nous avons obtenu la protection de nos emplois et du pouvoir d’achat des cols bleus. C’est une entente jamais vue sur l’île de Montréal où les deux parties trouvent leur compte », de poursuivre Michel Parent.
Ainsi, la municipalité ne sera plus tenue, certaines journées, de faire appel à des cols bleus en temps supplémentaire, mais pourra utiliser des employés qui sont déjà sur place pour effectuer certaines tâches. Une nouvelle méthode d’organisation du travail qui va entraîner des économies pour la ville et simplifier la gestion du personnel. « C’était nouveau pour nous, et cela demande un vrai leadership syndical, mais nous devons poser des gestes pour réellement empêcher la sous-traitance et garantir que les services publics soient offerts par des employés municipaux », de conclure Michel Parent.

