Édition du 16 juin 2026

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Élections québécoises 2008 - La FECQ et la FEUQ dévoilent leurs plateformes de revendications

Montréal, dimanche 9 novembre 2008 – Ce matin, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), ainsi que la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont dévoilé leurs plateformes de revendications dans le cadre des présentes élections québécoises.

« La campagne électorale qui se déroule en ce moment aura un impact majeur sur l’avenir du Québec. Nous vivons une crise financière mondiale, nous faisons face à une menace de récession imminente, nous subissons une intense compétition internationale et nous manquons de main-d’œuvre qualifiée. Pour que le Québec se tire d’affaires, il est essentiel de se doter d’une stratégie à long terme forte. Alors, pour avoir un « Québec gagnant », qui « se donne le pouvoir » ou qui met « l’économie d’abord », il faut maximiser l’accès au savoir. Nous avons besoin de diplômés et c’est donc en misant sur l’éducation que nous sortirons tous gagnants », ont débuté les présidents, Xavier Lefebvre Boucher de la FECQ et David Paradis de la FEUQ.

« Le gouvernement Charest nous a laissé un dégel des frais de scolarité en héritage. Au moment même où il annonçait un dégel, à terme, de 500 $ par année, la ministre de l’Éducation reconnaissait qu’il y avait encore un manque à gagner de 71 M$ dans l’aide financière aux études, et ce, seulement pour les dépenses admises. Rappelons-le, ce dégel, selon les études du ministère de l’Éducation lui-même, privera de 6 000 à 13 000 étudiants potentiels d’entreprendre des études universitaires. Dans le contexte économique que nous connaissons, le Québec ne peut tout simplement pas se passer d’autant de futurs diplômés. Nous demandons donc aux partis de s’engager à décréter un moratoire sur le dégel des frais de scolarité afin que nous puissions se pencher tous ensemble, à travers des états généraux ou une consultation, sur la situation de l’éducation postsecondaire au Québec. Les solutions au sous-financement et aux défis propres à l’éducation postsecondaire doivent émaner d’un consensus de tous les acteurs concernés » a poursuivi M. Paradis.

« Il devient également impératif de bonifier l’aide financière aux études. S’il manque 71 M$ dans le programme de prêts et bourses, c’est parce qu’il n’y a aucun processus d’indexation du programme. En effet, depuis 1994, les montants n’ont été indexés qu’à cinq reprises. C’est un peu comme si les étudiants devaient se contenter d’une aide qui aurait été adéquate en 1999. À l’heure actuelle, on considère qu’un étudiant peut se nourrir convenablement avec un maigre 7 $ par jour… C’est rire des étudiants qui se doivent d’être sur l’aide financière. On ne demande pas la lune ; on veut simplement que l’aide financière soit adaptée à la réalité », a insisté M. Lefebvre Boucher.

« Le savoir et le savoir-faire doivent se distribuer équitablement. Il faut alors s’assurer que les établissements d’enseignement aient l’appui suffisant pour assurer une offre de qualité à la grandeur du Québec. Le manque de financement contraint nécessairement les établissements à faire des choix au niveau de l’offre de formation autant que du maintien de ses activités les plus essentielles. Par exemple, le cégep de la Gaspésie et des îles a dû suspendre ou fermer ses activités d’enseignement dans 15 programmes d’études au cours des deux dernières années, forçant bon nombre de jeunes à migrer à l’extérieur de leur région d’origine pour la poursuite de leur parcours académique. Les partis doivent nous assurer qu’un tel désastre pour nos régions ne se reproduise plus », a déploré le président de la FECQ.

« Dans le contexte économique difficile que nous vivons présentement, le prochain gouvernement du Québec devra permettre à l’économie québécoise de tenir le cap pendant la tempête actuelle et se donner les avantages structurels qui lui permettra de mieux résister à la concurrence mondiale. Pour y arriver, le gouvernement devra non seulement assurer une accessibilité accrue aux cégeps et aux universités, mais aussi développer une politique de recherche et d’innovation digne de ce nom. Nous devons soutenir la recherche universitaire et le transfert de connaissance pour rester dans le peloton de tête des économies du savoir. Il est donc essentiel de soutenir les fonds de recherche québécois adéquatement, mais aussi d’augmenter l’octroi de bourses d’excellence, particulièrement en sciences humaines et sociales. Sans des programmes de recherche universitaires bien appuyés, on choisit d’être à la solde des innovations qui se font ailleurs, de regarder passer le train. Ce n’est pas digne du Québec », a renchéri David Paradis.

« S’il y a une réelle volonté de construire un Québec prospère pour demain, les partis doivent s’engager à soutenir et améliorer l’éducation au Québec. Lorsqu’on connaît le degré de diplômation dans les pays émergents, on ne peut pas rester les bras croisés ; il faut s’assurer d’avoir une main d’œuvre au-delà des standards de qualité de ce qui se fait ailleurs. Il n’y a pas dix mille solutions, il faut faire de l’éducation une priorité en soutenant les étudiants, les institutions, la recherche et faire du savoir la priorité du Québec », ont soutenu les présidents des deux fédérations étudiantes.

« La présente élection interpelle les jeunes travailleurs de demain, les étudiants collégiaux, universitaires et professionnels. C’est pourquoi nous demandons aux partis d’interpeller les jeunes à travers des sujets et des projets d’avenir qui sauront les toucher dans leur quotidien. Les préoccupations jeunes que nous soumettons aux partis à travers notre plate-forme sont nombreuses et diversifiées, c’est maintenant aux partis de s’engager clairement », ont conclu messieurs Paradis et Lefebvre-Boucher.

Les plateformes de revendications de la FECQ et de la FEUQ abordent plusieurs enjeux qui concernent la jeunesse : les étudiants internationaux, le développement durable, les programmes sociaux, le marché du travail, les transferts fédéraux, etc. Vous pouvez aussi consulter les plateformes intégrales sur les sites internet des fédérations : www.fecq.org ainsi que www.feuq.qc.ca.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) représentent ensemble près de 160 000 étudiants au Québec.

À visiter :

http://www.feuq.qc.ca/gestion/files/0809%20-%20CGS9208%20-%20PlateformeProvinciale_vf-1.pdf

Mots-clés : Communiqués

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