Montréal, le 12 janvier 2009. - À quelques heures de la présentation de l’énoncé économique du gouvernement du Québec, la CSQ interpelle le gouvernement et lui demande de proposer des mesures ne créant pas davantage d’exclusion au sein de la population. « Il y a déjà suffisamment de pauvreté au Québec sans que la crise financière ne serve de prétexte pour qu’il y en ait encore plus. C’est bien de prévoir des mesures pour aider les entreprises, mais encore faut-il s’assurer que personne ne soit laissé pour compte. Nous pressons notre gouvernement d’investir davantage pour soutenir l’économie, et proposer des politiques sociales plus justes et plus solidaires permettant que tout un chacun obtienne des conditions de vie décentes », affirme le président de la CSQ, Réjean Parent.
La nécessité d’un énoncé économique vigoureux
La CSQ s’attend donc à un plan économique vigoureux lors de la session extraordinaire prévue les 13, 14 et 15 janvier 2009 comprenant des mesures pour soutenir les secteurs en difficulté, mais également les personnes victimes de ces difficultés. Parmi les modifications souhaitables, on pourrait suggérer une aide accrue aux travailleuses et aux travailleurs désireux de parfaire leur formation, une aide spéciale pour les travailleurs âgés licenciés et plus d’investissement dans le logement social.
D’autre part, la CSQ apprécie le fait que le gouvernement du Québec ait déjà présenté un plan d’investissement pour les infrastructures dont les effets aideront à traverser cette période de turbulences économiques. « Il pourrait en profiter pour faire de même avec le logement social, ou décider de prendre un réel virage pour le développement durable en favorisant des mesures pour promouvoir des technologies vertes et des activités économiques susceptibles de contribuer à améliorer l’environnement. »
« Nous mettons en garde le gouvernement en ce qui a trait à d’autres baisses d’impôt. Celles-ci pourraient avoir un effet pervers en limitant les rentrées fiscales nécessaires pour financer les mesures d’aide et les programmes gouvernementaux. Nous souhaitons de plus que le gouvernement intervienne afin de limiter les hausses de tarification dans les services publics, notamment l’électricité et le transport en commun », affirme le président de la CSQ, Réjean Parent.
Miser sur l’éducation
La CSQ est également persuadée de la nécessité de miser sur l’éducation dans ce contexte. Il s’agit d’un moyen d’aider les travailleurs sans emploi et de relever leurs compétences pour qu’ils soient en mesure de mieux profiter d’une éventuelle reprise, un moyen aussi pour aider à combler les pénuries dans plusieurs domaines.
Des données sur l’emploi en régression
D’autre part, la CSQ est déçue de constater une baisse de l’emploi avec les récentes données sur le taux de chômage. En effet, ce dernier a augmenté de 0,3 point de pourcentage de novembre à décembre pour atteindre 6,6 % au Canada. Ce sont plus de 71 000 emplois à temps plein perdus en novembre, soit une deuxième baisse consécutive, et la perte d’une bonne partie de ces emplois s’est malheureusement effectuée au Québec. La Centrale attend donc du gouvernement de Stephen Harper qu’il tienne compte de ces difficultés pour octroyer les paiements de transferts nécessaires pour aider le Québec.
Profil de la CSQ
La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public. Elle est l’organisation syndicale la plus importante en éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

