Édition du 29 novembre 2022

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Indépendance du Québec

Grande manif étudiante pour l'INDÉPENDANCE nationale (Cap sur l'indépendance)

Grande manifestation étudiante pour un Québec libre !

Aujourd’hui, 11:30 – 14:30

COIN DE LORIMIER / NOTRE-DAME, MÉTRO PAPINEAU, TOUT LE MONDE EST INVITÉ !!!


Coûts projetés de la hausse des droits de scolarité par Charest sur le dos des étudiants du Québec : 250 millions $

Manque à gagner annuel du Québec dû aux coupes fédérales en éducation postsecondaire depuis les années 90 : 800 millions $/année (Ministère des finances)

Coûts annuels de la monarchie canadienne : 49 millions $ (Ligue monarchique du Canada, 2011)

Somme déboursée en trop pour avoir à remplir deux rapports d’impôts au lieu d’un seul : 800 millions $ (J. M. Aussant, 2012)

Financement par Harper des compagnies pétrolières depuis 2009 :
3,5 milliards $ (Fondation Suzuki, 2012)

Évasion fiscale des 5 plus grandes banques canadiennes (1993-2007) : 16 milliards $ (Lauzon et Hasbani, 2008)

Dette climatique du Canada au 31 décembre 2012 en vertu de Kyoto :
20 milliards $ (Le Devoir, 2011)

Détournement par le fédéral des surplus provenant des cotisations payées à la caisse d’assurance-emploi par les employés (40%) et employeurs (60%) (1996-2009) : 57 milliards $ (Conseil du Patronat du Québec, 2010)

Dépenses militaires canadiennes (2007-2028) : 490 milliards $ (La Stratégie de la Défense "Le Canada d’abord", gouvernement du Canada, 2008)

UN QUÉBEC LIBRE, INSTRUIT ET DÉMOCRATIQUE : ÇA N’A PAS DE PRIX !!!


Libre, le Québec pourrait décider seul de son avenir, de ses priorités et de ses investissements !

Organisé par le réseau Cap sur l’indépendance (RCI), cet événement est une initiative de plusieurs groupes étudiants indépendantistes dont notamment le Comité souverainiste de l’UQAM (COSUQAM), Mouvement des étudiants souverainistes de l’UdeM (MÉSUM), le RRQ de l’Université Laval, le Rassemblement des mouvements indépendantistes collégiaux (RMIC), le Comité pour l’indépendance nationale du cégep André-Laurendeau, l’Action indépendantiste et culturelle du cégep du Vieux-Montréal et le Conseil jeunesse de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

En ce "printemps québécois", la lutte pour l’accessibilité à l’éducation et pour la justice sociale prend de plus en plus les allures d’un enjeu national, voire international !

C’est l’occasion pour notre nation de questionner l’ensemble du système qui nous gouverne et d’agir concrètement pour engendrer un changement durable et véritable !

Chaque année, les contribuables québécois transfèrent plus de 50 milliards de dollars en impôts au gouvernement d’Ottawa, lequel les répartit en finançant des programmes et des institutions qui bien souvent ne vont pas de pair avec les intérêts nationaux du Québec.

En tant que nation minoritaire, notre avenir ne nous appartient pas entièrement, mais dépend en grande partie des décisions qu’une autre nation, la nation canadienne, prendra ou ne prendra pas. Cela n’est pas digne du peuple mature et de la société moderne que nous formons !

Il y a 175 ans, les Patriotes se sont battus pour la justice, la démocratie et l’indépendance. Aujourd’hui, il est temps de reprendre le flambeau et de faire aboutir notre marche à la liberté ! Sachez qu’en 1829, le Parti patriote instaurait pour la toute première fois un système scolaire laïque fondé sur des principes d’accessibilité universelle et de gratuité de l’éducation de base !

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RECHERCHE ET ÉDUCATION

Depuis les années 1994-1995 et la réforme Axworthy, les coupes fédérales en matière d’éducation postsecondaire ont causé au Québec un manque à gagner de l’ordre de 800 millions de dollars par année, selon des données du ministère des finances. Aujourd’hui, c’est en grande partie dû à ce manque à gagner, combiné à l’idéologie néolibérale des gouvernements en place, qu’on veut obliger les étudiants à faire leur "juste part", - à coups de matraque.

Invoquant son "pouvoir fédéral de dépenser", le gouvernement fédéral s’immisce de manière systématique dans les compétences du Québec en matière d’éducation post-secondaire, que ce soit par le biais de la Fondation canadienne pour l’innovation, des Chaires de recherche du Canada ou autrement. Ces dernières, tout en accaparant les sphères de recherche des cycles supérieures en sciences humaines, évacuent littéralement les projets de recherche universitaires sur l’histoire nationale du Québec. D’ailleurs, celles-ci souffrent d’un déséquilibre quant à leur financement : au Québec, les universités de la minorité anglophone, laquelle représente environ 8,4% de la population du Québec, récoltent 72 des 302 chaires, ce qui représente plus de 23,8% du total. Quant à la Fondation canadienne pour l’innovation, l’université McGill obtient à elle seule plus de 36.95% du financement.

Dans la foulée du programme des commandites en 2002, le gouvernement canadien, en plus de mettre de l’avant le défunt programme des Bourses du Millénaire, a investi plus de 125 millions de dollars dans la Fondation Trudeau, un véritable scandale qui n’a malheureusement jamais été dévoilé au grand jour. Cet organisme a pour but de financer et de récompenser des chercheurs dont les travaux cadrent bien avec l’idéologie du régime, savoir le multiculturalisme et le bilinguisme institutionnel canadiens.

Les politiques « fédérales » de soutien à la recherche scientifique, génératrices de milliers d’emplois de haut niveau favorisent systématiquement l’Ontario. Sur les 58 milliards investis par Ottawa de 1993 à 2007, 29 milliards, soit près de 60%, l’ont été en Ontario. Nous avons payé 12 milliards et reçu 9 milliards $. Sur le plan des centres de recherche, 27 centres ont été créés du côté ontarien et... ZÉRO dans l’Outaouais québécois. Signalons au passage qu’Ottawa a récemment aboli son soutien à la recherche fondamentale et baissé le crédit d’impôt pour la recherche et le développement, afin de mieux servir les entreprises (http://www.ledevoir.com/politique/canada/346194/ottawa-abandonne-la-recherche-fondamentale-pour-mieux-servir-les-entreprises).

Si le Québec était indépendant, il pourrait se comparer non plus aux "autres" provinces canadiennes en matière de frais de scolarité (comme si elles étaient LE modèle à suivre), mais plutôt aux pays qui ont fait le choix moral, politique et économique de garantir à leurs citoyens une accessibilité universelle à l’éducation. Cela nous rappelle que le cheminement vers la gratuité scolaire fait partie des engagements ratifiés par le Canada dans le cadre du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, engagements que seul le Québec, parmi toutes les provinces canadiennes, paraît susceptible d’honorer à terme (à condition que nous continuions de manifester et d’avoir foi en notre avenir national). En bout de ligne, ces décisions nous appartiennent, et c’est à nous-mêmes qu’il faut que s’en remettre.

Pour cela, l’indépendance constitue une solution concrète et réalisable qui nous permettra de nous épanouir pleinement et librement dans tous les domaines, en commençant par l’éducation.

Instruits, nous vaincrons ! Vive l’indépendance !

www.capsurlindependance.org

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