Édition du 16 juin 2020

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Il est temps de voter « utile » en prenant le virage à gauche

Luce Daneau en conférence de presse : Bilan de sa campagne

Dimanche le 7 novembre – En conférence de presse mercredi matin, Madame Daneau, qui en est à sa deuxième campagne électorale, a tenu à souligner sa grande satisfaction pour cette campagne-ci. La candidate qui avait pour mission en 2007 de faire connaître Québec solidaire, se réjouit de la popularité grandissante de son parti. « Les gens sont de plus en plus interpelés par nos idées », indique la candidate de Québec solidaire.

De retour en campagne électorale après dix huit mois, Luce Daneau s’est donnée pour objectif de porter plus loin l’idéologie du parti en ressortant les différences entre la gauche et la droite. Le défi est de taille car depuis des décennies, malgré la succession de gouvernements au pouvoir, on a toujours fait croire à la population qu’il n’y avait qu’une façon de faire, exprime la candidate.

Consciente de tous les enjeux importants auxquels il faudra s’attarder une fois élue, la candidate de Québec solidaire insiste sur l’importance d’effectuer un changement d’orientation du système économique. C’est le point convergent de tous les soucis actuels, plaide-t-elle.

Pour qu’on puisse se doter de politique environnemental ; pour qu’on puisse redresser les systèmes de la santé et d’éducation ; pour qu’on puisse répondre aux besoins criant des différentes associations et organismes communautaires et pour qu’on puisse bonifier les services sociaux, il faut que le Québec se dote d’une nouvelle orientation du système économique, insiste la candidate de Québec solidaire.

Le système promut de la droite vise le rendement et le profit avant tout.
Pour qui pensez-vous ? demande la candidate de Québec solidaire. Les néo-libéraux qui comptent aujourd’hui le PQ depuis l’ère Bouchard, continuent de perpétuer ce système qui favorisent les plus les grandes compagnies. Bien entendu, en période électorale, pour séduire les électeurs et électrices, on les entendra tenir un discours sociale-démocrate. Ainsi, on fera de belles promesses aux familles. Toutefois, on ne s’engagera pas à y être fidèle.

Dans un système capitaliste de droite, on considère que les services ne sont pas rentables. Alors, on coupe dans l’éducation, la santé et les services sociaux comme l’a fait le parti québécois. On coupe dans la liberté d’expression en imposant des bâillons comme l’a fait les libéraux, responsables aussi de l’affaiblissement du pouvoir d’achat des familles par l’augmentation des frais de services essentiels notamment, l’hydro, la SAAQ, les CPE. Et si on lui donne la chance, l’Action démocratique du Québec abolira nos commissions scolaires et vendra nos compagnies rentables (ex : Hydro-Québec).

Difficile de se forger une autre pensée du système actuel car nous avons été victimes de la désinformation, de la manipulation et au fil des décennies, nos cerveaux ont subi un formatage. Et pourtant, de nombreux pays prennent le virage à gauche. Le 8 décembre, le prendrons-nous ensemble ? interpelle Luce Daneau.

Il faut savoir que quand on vote ADQ, PLQ ou PQ, on vote pour le mieux être des hauts dirigeants qui prônent le rendement afin d’augmenter leur pouvoir. Et quand on ne vote pas du tout, on laisse une plaie s’infecter. Il est temps de soigner nos blessures et de construire un nouveau système qui favorisera un équilibre social.

Mettons en place le capitalisme de la gauche !

La candidate de Québec solidaire prône pour améliorer les conditions de vie des humains. C’est sa principale raison d’être en politique. Si les partis de droite ont réussi à lui enlever tout intérêt à la politique, Québec solidaire est venu, en 2006, raviver la flamme de l’engagement militantisme et d’un espoir tangible.

Le système social-démocrate redonne aux familles leur pouvoir d’achat, elles, qui contribuent au deux tiers du moteur économique. Le capitalisme de gauche, c’est d’aider les entreprises qui favorisent un rendement à long terme et non pas un rendement rapide. On n’a qu’à voir ce qui arrive avec la caisse de dépôt à laquelle M. Charest a donné le feu vert pour qu’elle augmente son rendement rapidement. 85% de nos fonds de retraite ont été investis hors Québec dans des sociétés à risques.

Dans un système social-démocrate, on se dote de politiques qui favorisent l’épanouissement humain. On favorise l’instruction d’un peuple en permettant la gratuité scolaire. On donne ainsi le goût aux assistés sociaux aptes à l’emploi de trouver leur voie dans un métier auquel ils s’épanouiront.

En France, le président Sarkozy vient d’introduire dans son plan de relance une aide aux plus démunis. Les pays latins ont pris le virage à gauche. Les États-Unis se sont élus un président qui opte pour des politiques de gauche. Dans cette veine, la candidate de Québec solidaire souhaite que cette influence puisse sensibiliser les citoyens et citoyennes à voter pour elle lundi prochain.

Dans un système néo-libéral, on exploite un peuple afin qu’il soit au service du système. Dans un système social-démocrate, on met le système au service du peuple. Nous sommes arrivés à un changement de temps où il faut voter « utile » en prenant le virage à gauche, ajoute-t-elle.

Pour reprendre une citation d’un de ses collègues, Serge Roy, candidat de QS, à Québec, « Ce n’est pas parce que Québec solidaire est un petit parti, qu’il est un parti petit ! », conclut Luce Daneau.
Sur ces mots, Madame Daneau convie les sympathisants-es de Québec solidaire à se joindre à elle et son équipe, lundi soir prochain, au Looba Café à 20h00, pour vivre ensemble la soirée électorale.

Mots-clés : Communiqués

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