Édition du 16 décembre 2025

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Premières Nations

L'obstination du gouvernement fédéral et de ceux des provinces à renier les droits territoriaux des Premières Nations est un danger pour la paix sociale et pour le développement de l'économie

WENDAKE, QC, le 18 oct. 2013 - « En s’obstinant encore aujourd’hui à nier les droits territoriaux de nombreuses Premières Nations, en refusant aux jeunes de nos nations le droit à un avenir décent, le gouvernement fédéral et ceux des provinces font courir un danger très sérieux à la paix sociale et au développement de l’économie. »

C’est en ces termes que l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador réagit aux événements violents qui se sont déroulés dans la communauté Mi’gmaq d’Elispotog au Nouveau-Brunswick.

« Je le déplore très sincèrement, mais de tels événements peuvent se reproduire, et vont se reproduire aussi longtemps que le gouvernement du Canada et ceux des provinces vont refuser à l’ensemble des Premières Nations, et en particulier à nos jeunes, le droit de vivre décemment sur les territoires que nous n’avons jamais cédés, de vivre décemment à partir des ressources sur lesquelles ces nations ont un droit incontestable », s’indigne Ghislain Picard, chef de l’APNQL.

« Ici, sur nos territoires du Québec, des négociations infructueuses se déroulent depuis des décennies et n’ont donné aucun résultat, et ce, malgré les efforts sincères de générations de leaders. C’est toujours l’intransigeance du Canada et des provinces, dont celle du Québec, qui prévaut. Beaucoup de nos jeunes ne croient plus en ces négociations qui ont débuté avant leur propre naissance, et qui n’ont rien rapporté à leurs nations. Quel message le fédéral et les provinces envoient-ils à ces jeunes ? Celui de la violence comme seul moyen de se faire entendre ? L’ensemble de la société canadienne devrait se poser la question maintenant. Elle devient urgente », ajoute Ghislain Picard.

« S’autoproclamer le champion de l’économie tout au long du récent discours du Trône, rechercher le libre-échange avec l’Europe tout en jetant de l’huile sur le feu dans ses relations avec les Premières Nations… Stephen Harper devra un jour ou l’autre faire face à ses responsabilités », conclut le chef de l’APNQL.

Les chefs de l’APNQL se réunissent la semaine prochaine dans la communauté mohawk d’Akwesasne. Ils réfléchiront ensemble sur les moyens à prendre pour exercer leurs juridictions.

Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL

FL’APNQL a été créé en 1985. Elle est composée de l’Assemblée des Chefs ainsi que d’un bureau administratif. L’Assemblée est composée des Chefs des 43 communautés des Premières Nations situées au Québec et au Labrador et représente un total de 10 nations : W8banaki, Anishinaabe, Atikamekw Nehirowisiw, Cris/Eeyou, Wendat, Wolastoqiyik, Mi’gmaq, Mohawk/Kanien’kehá:ka, Innue et Naskapi.

L’Assemblée se réunit 4 fois par année afin de donner des mandats à son Bureau politique et aux Commissions qu’elle a mise sur pied. Les Chefs en Assemblée élisent, pour un mandat de trois ans, un Chef de l’APNQL.

Le Chef actuel, monsieur Francis Verreault-Paul, est en poste depuis 2025 et en est à son premier mandat

L’APNQL est rattachée à l’Assemblée des Premières Nations (APN) dont le bureau est situé à Ottawa. Le Chef de l’APNQL est un membre de l’exécutif de l’APN et peut être nommé porteur de dossiers nationaux.

https://apnql.com/

https://www.facebook.com/APNQL/

Sur le même thème : Premières Nations

Sections

redaction @ pressegauche.org

Québec (Québec) Canada

Presse-toi à gauche ! propose à tous ceux et celles qui aspirent à voir grandir l’influence de la gauche au Québec un espace régulier d’échange et de débat, d’interprétation et de lecture de l’actualité de gauche au Québec...