D’importantes assemblées se tiennent à Sherbrooke, Saguenay et Sept-Îles en fin de semaine
Montréal, le 22 novembre 2008. – La Centrale des syndicats du Québec, avec l’appui de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) et les Alliances des intervenantes en milieu familial (ADIM-CSQ), poursuit de plus belle le processus de syndicalisation des Responsables de service de garde (RSG) en milieu familial relancé le 31 octobre dernier suite au jugement de la Cour supérieure invalidant la loi 8.
Plus de 300 RSG sont attendues dans des assemblées d’information qui auront lieu aujourd’hui à Sherbrooke et Saguenay, ainsi que demain à Sept-Îles. Des assemblées semblables se sont déjà tenues au cours des derniers jours dans d’autres régions à travers le Québec.
Il faut d’ailleurs rappeler que le 3 novembre dernier, soit 48 heures après la publication du jugement invalidant la loi 8 qui empêchait la syndicalisation des RSG, la CSQ a déposé une première requête en syndicalisation touchant des RSG de la région de Sherbrooke. La même démarche a également été effectuée au cours des jours suivants pour des RSG de la région de Montréal.
Interventions politiques
D’autre part, la CSQ et les RSG poursuivent également leurs interventions auprès des chefs des partis politiques et de leurs candidats, engagés dans la présente campagne électorale, afin de les convaincre de ne pas en appeler du jugement condamnant la loi 8.
D’ailleurs, à Saguenay ce matin, trois candidats et députés péquistes de la région, soit M. Stéphane Bédard (comté Chicoutimi), M. Sylvain Gaudreault (comté Jonquière) et M. Alexandre Cloutier (comté Lac-Saint-Jean) participeront à l’assemblée d’information des RSG. Il faut rappeler que la chef du Parti Québécois, Mme Pauline Marois, de même que la porte-parole de Québec solidaire, Mme Françoise David, ont donné leur appui aux RSG et ont reconnu leur droit à la syndicalisation.
Une valeur fondamentale de notre société attaquée
Pour sa part, la vice-présidente de la CSQ, Mme Louise Chabot, se réjouit de la mobilisation de plus en plus grande des RSG pour la reconquête de droits fondamentaux qui leur ont été retirés illégitimement par le gouvernement Charest en décembre 2003.
« La CSQ est fière de soutenir ces milliers de femmes à travers le Québec qui travaillent plus de 50 à 60 heures par semaine pour un salaire inférieur à 15 000 $ par année et dont le gouvernement Charest veut bloquer le droit à l’avancement socioéconomique. Ces femmes peuvent être fières de la persévérance qu’elles ont démontrée pour la reconnaissance de leurs droits fondamentaux en dépit de la profonde injustice qu’elles subissent depuis cinq ans à travers l’application de la loi 8. Elles méritent la solidarité de toutes celles et de tous ceux qui croient que l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale inattaquable de la société québécoise », conclut Mme Chabot.
Profil de la CSQ
La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public. Elle est l’organisation syndicale la plus importante en éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

