Édition du 2 juin 2026

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Patrimoine : « Messieurs Charest et Labeaume, changez vos lunettes ! »

En conférence de presse aujourd’hui, Serge Roy, co-porte-parole régional de Québec solidaire et candidat dans Taschereau et sa collègue Lucie Charbonneau, candidate dans Montmorency, ont mis de l’avant leur vision pour la « gestion progressiste du patrimoine » pour la grande région de la Capitale nationale, comportant des principes applicables tant au patrimoine bâti qu’au patrimoine naturel.
Deux paires de lunettes pour le patrimoine, 19 nov 2008

Pour illustrer ses propos sur le patrimoine bâti, Serge Roy a sorti, de sa poche de droite, les lunettes « Labeaume-Charest », et de sa poche de gauche, les lunettes « solidaires ».

Lucie Charbonneau s’est référée aux mêmes deux paires de lunettes pour contraster deux façons bien différentes de voir le patrimoine naturel.

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de presse émis suite à cette conférence de presse.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour publication le 19 novembre à 10h

Patrimoine : « Messieurs Charest et Labeaume, changez vos lunettes ! »

Québec, le 19 novembre 2008 – En point de presse aujourd’hui pour parler de patrimoine collectif, Serge Roy, co-porte-parole régional de Québec solidaire et candidat dans Taschereau, a exhorté Jean Charest et Régis Labeaume à « aller chez leur optométriste pour remplacer leurs lunettes ».

Brandissant deux paires de lunettes, il a contrasté deux visions très différentes de la gestion du patrimoine collectif : « À travers les lunettes de messieurs Charest et Labeaume, les éléments de patrimoine sont vus comme des occasions d’affaires pour les promoteurs privés ou des outils touristiques. De notre côté, le regard que nous portons sur le patrimoine est complètement différent, parce qu’on regarde ça à travers une autre sorte de lunettes. Avec nos lunettes progressistes, on voit plutôt le patrimoine comme un bien collectif et une composante du milieu de vie des gens dans leur quartier, ou dans leur village. ».

Depuis le printemps dernier, Serge Roy et ses collègues solidaires de la Capitale-Nationale sont intervenus dans plusieurs dossiers locaux et régionaux pour faire valoir leur vision d’une « gestion progressiste du patrimoine ». En avril dernier, ils ont même alerté le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour changer les choses, les solidaires proposent que les citoyen-nes prennent part aux décisions portant sur les éléments de patrimoine de leur quartier ou de leur village. À Québec, ce pourrait être par l’attribution de pouvoirs spécifiques aux Comités de citoyen-nes existants. Ailleurs, ce pourrait être par des comités ad-hoc dont au moins la moitié des membres devraient être des citoyen-nes du quartier ou du village concerné.

Serge Roy a cité en exemple la chapelle des Franciscaines (qu’on va détruire pour des condos), l’Église Saint-Vincent-de-Paul (détruite sans autorisation par un promoteur privé), la Maison Loyola (placardée et continuant de se dégrader), et le couvent des Dominicains (qu’on veut démolir pour agrandir le MNBA). « Avec une vision progressiste et la participation des citoyen-nes du quartier dans les décisions, la Maison Loyola aurait pu devenir la Maison Dauphine pour les jeunes, le site de l’Église St-Vincent-de-Paul aurait pu devenir un complexe d’habitation à vocation sociale jumelé à un belvédère public et au projet de Robert Lepage, la chapelle des Franciscains aurait pu devenir un centre communautaire ou une clinique de médecine familiale, et l’agrandissement du MNBA pourrait se faire sur le site des ruines du Manège militaire. »

Reprenant les mêmes deux paires de lunettes, Lucie Charbonneau, candidate dans Montmorency, a appliqué le même contraste au patrimoine naturel. « Le projet du Mont Orford, le projet Rabaska, et la disparition de forêts urbaines sont tous des exemples de ce qui arrive quand on porte les lunettes Charest-Labeaume. Avec des lunettes progressistes, dont les lentilles nous font bien voir la vie des citoyen-nes dans leur quartier et le caractère collectif du patrimoine, ces aberrations ne font aucun sens. »

Les solidaires ont tenu leur point de presse à l’ancienne église Saint-Esprit de Limoilou, devenue en 2002 la maison de l’École de cirque de Québec. Selon eux, il s’agit d’un bel exemple de gestion progressiste du patrimoine – dans ce cas-ci, une réutilisation d’un élément du patrimoine bâti à des fins éducatives, avec une portée sociale et communautaire.

Pour Québec solidaire, une gestion progressiste du patrimoine, qu’il soit culturel ou naturel, doit se soumettre à des principes bien concrets : le collectif passe avant le privé, les résidants passent avant les touristes, le bénéfice social passe avant les profits des promoteurs, la nature passe avant le béton, et la récupération passe avant la démolition. « Comme alternative à la vision de messieurs Labeaume et Charest qui privilégient le milieu des affaires et les touristes, nous offrons une vision progressiste du patrimoine, c’est-à-dire une vision qui privilégie les résidants et leur qualité de vie dans leur milieu. Que ce soit un musée, un immeuble historique, une église, un parc ou une forêt urbaine, le patrimoine collectif n’appartient pas aux compagnies privées ou au maire de la ville, il appartient à la collectivité. » résume Lucie Charbonneau.

Mots-clés : Communiqués

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