« Il est scandaleux qu’en 2008, de tels conflits traînent en longueur. Les objectifs de l’employeur sont tout simplement inacceptables syndicalement et socialement » déclare Serge Roy, porte-parole de Québec solidaire de la Capitale nationale. Ce que Quebecor tente de faire c’est de passer à côté de l’esprit même du Code du travail et de se donner les moyens de produire un journal n’importe où et n’importe comment.
« Le ministre David Whissell doit comprendre qu’il n’est pas au service des entreprises mais de l’ensemble du monde du travail. Si Quebecor peut se permettre de profiter d’une faiblesse du Code du travail, il a la responsabilité de mettre les pendules à l’heure et de corriger la situation en resserrant les dispositions de l’article 45 concernant le recours à la sous-traitance ou à des ressources externes. » ajoute Serge Roy qui a été président du Syndicat de la fonction publique du Québec de 1996 à 2001.
C’est donc sans équivoque que Québec solidaire réaffirme son appui indéfectible aux trois syndicats du personnel du Journal de Québec. « C’est carrément le droit au travail qui est en cause dans ce conflit. Mais, c’est aussi le droit à une information de qualité produite dans notre région ainsi que la liberté de presse qui sont menacés par l’attitude de Quebecor. » de conclure le porte-parole de Québec solidaire dans la Capitale nationale.
Source : QS Québec, 21 avril 2008.

