Montréal, le 5 octobre 2008. – « À l’instar des autres travailleuses et travailleurs de la santé dont les conditions de travail se sont grandement détériorées, les inhalothérapeutes ont besoin que leur profession soit revalorisée et une table de travail a été créée, à cet effet, par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Nous espérons que des mesures concrètes ressortiront de cette démarche. »
La présidente de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Mme Monique Bélanger, profite de la Semaine des inhalothérapeutes, qui se déroule du 5 au 11 octobre 2008, pour rappeler au nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux ses responsabilités à l’égard des travailleuses et des travailleurs de la santé au Québec.
« Il y a un an, Philippe Couillard semblait enfin vouloir se mettre à l’écoute et travailler sérieusement à chercher des solutions afin de contrer les problèmes les plus graves affectant le personnel de la santé. Au premier rang venait la pénurie qui frappe plusieurs professions, dont celle d’inhalothérapeute. Un an plus tard de premiers gestes ont été posés, mais il reste encore beaucoup de travail à faire », constate la présidente de la FSQ-CSQ.
Une réaction attendue du ministre
Mme Monique Bélanger interpelle donc le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux pour qu’il confirme qu’il a bel et bien l’intention de poursuivre dans la direction prise par son prédécesseur et qu’il précise rapidement les gestes qu’il entend poser en ce sens.
« L’inhalothérapie fait partie des professions en santé qui ont nécessairement besoin d’être revalorisées si l’on veut retenir les professionnelles et professionnels qui y travaillent déjà, mais également intéresser des jeunes à prendre la relève. C’est d’autant plus important que les inhalothérapeutes jouent un rôle essentiel au cœur de notre système de santé », rappelle Mme Bélanger.
Des conditions de travail à améliorer
La présidente de la FSQ-CSQ ajoute que cette revalorisation de la profession est directement liée à une amélioration des conditions de travail.
« Comme pour les infirmières ou les infirmières auxiliaires, la profession d’inhalothérapeute a perdu de son attrait au même rythme que les conditions de travail en santé se sont détériorées. La seule façon de renverser cette situation est donc de prendre les mesures nécessaires pour améliorer les conditions de travail. Il revient donc au ministre Bolduc et aux directions des établissements de santé de passer aux actes pour que l’exercice quotidien de la profession d’inhalothérapeute, de même que d’infirmière et d’infirmière auxiliaire, devienne plus acceptable », termine Mme Monique Bélanger.
Profil de la CSQ et de la FSQ-CSQ
La Centrale des syndicats du Québec représente quelque 155 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public, la grande majorité dans le secteur de l’éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications. La FSQ-CSQ représente près de 7000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et puéricultrices travaillant dans des établissements de tous les secteurs de la santé : CHSLD, CH, CLSC, centres de réadaptation, dispensaires, régies régionales, établissements privés conventionnés et Héma-Québec.

