Édition du 16 juin 2020

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

TouTEs ensemble au Parc Lafontaine le 20 septembre !

En 2012, les mentors du PLQ, groupe au sein duquel faisait partie l’actuel ministre Moreau, n’avait de cesse de scander inlassablement pendant le printemps érable que "les jeunes devaient payer leur juste part". Nous voilà en 2014 et le PLQ est de retour. Il nous décline une variation sur le même thème à savoir, soudainement et sans aucune démonstration, que "les citoyens n’ont plus la capacité de payer"... "Il y a de l’injustice intergénérationnelle"... mais ne vous inquiètez pas : nous voulons sauver les régimes de retraite dans le secteur municipal" ! Retour sur la Commission parlementaire qui vient de se terminer et perspectives d’action pour la résistance à l’adoption du projet de loi 3 (PL3).

"WEDGE ISSUE"

La pratique de la politique parlementaire nord-américaine a pris un sale tournant au cours des dernières années, menée en cela par les Républicains et leurs bailleurs de fonds aux USA. Par la suite Harper a importé cette méthode avec succès au Canada. Couillard avait promis une pratique politique différente. Il a peut-être calmé le ton entre les parlementaires eux-mêmes mais pas envers ces citoyens.

Un "wedge" est en fait une cale qu’on insère dans une bûche, puis on frappe dessus afin qu’elle fende la bûche. On divise. On divise sur une question précise. On n’a qu’à penser aux publicités dites "négatives". C’est Machiavel revisité. La politique, les affaires communes, les défis communs devraient nous rassembler et non nous diviser.

On y ajoute une pincée de colère pour rendre le tout encore moins rationnel. C’est d’ailleurs de cette manière que l’ inénarrable maire de Québec s’est présenté en Commission : "je suis un social-démocrate en colère.". Cette mise en scène visait à soulever la colère des contribuables. Le gâteau n’a pas levé.

Avec le constat que 47% des travailleurs sont dénués de régimes de retraite complémentaires offerts par les employeurs (ne reste que le maigre RRQ) on tire deux conlusions possibles et opposées : ou bien on cherche la façon de faire en sorte que tous et toutes bénéficient d’une meilleure protection à la retraite comme a tenté d’y parvenir le mouvement syndical et particulièrement depuis quatre à cinq années ou on cherche au contraire à diminuer cette stabilité économique le plus possible au nom de... l’équité (concept et principe détourné s’il en est un) !

Le ministre a aussi soutenu détenir des avis juridiques justifiant la légalité de PL3 sans jamais vouloir les rendre publics. À la clôture de la Commission il a plutôt qualifié cela de "réflexions juridiques". Drainville a reçu une pluie de bois vert pour avoir adopté à peu près la même rigueur au soutien de son projet de Charte.

En fait, le "jupon dépasse" maintenant. Pour mieux préserver ces régimes, dit-il, il va les couper ! Encore une fois, en clôture de Commission, le maire de Drummondville a candidement affirmé qu’avec ce projet de loi il va sauver de l’argent. C’est tout. Il a pourtant la capacité de payer. Sa ville, comme d’autres, vont payer moins. Cela est fort différent.

"L’agenda caché", comme le veut l’expression consacrée, appert être cela : réduire les coûts de main d’oeuvre. La mairesse de Ste-Julie et présidente de l’UMQ l’a déclaré en ouverture de rideau : "nous avons besoin d’aide, nous sommes incapables seuls.". Le chroniqueur de La Presse, Alain Dubuc, lui a fait echo en confondant tout comme de raison.

Il a au moins le mérite suivant : il nomme d’abord ce que les maires désirent : le droit au lock-out. Ça fait trente ans qu’ils en font la demande. Dubuc nous dit "qu’ils [les travailleurs] peuvent paralyser les villes...pompiers, police,...ce qui les [maires] forçaient à céder...". Il sort le chat du sac. L’objectif inavoué, c’est cela. Faire indirectement avec PL3 ce qui ne pouvait être accompli directement. Dubuc pêche d’abondance dans la fausseté.

D’abord, ni pompiers, ni policiers n’ont le droit de grève. Même que le leader syndical policier de Montréal s’est fait rabrouer par le ministre à cause de ce qu’il disait, pas de ce qu’il faisait, son serment l’ empêcheraît de faire de telles déclarations. Nous sommes loin de l’exercice de la grève. Il en va de même pour les pompiers. Ils procèdent à l’arbitrage de différends. Ce ne sont d’ailleurs pas des actions erratiques, au mieux, du genre qu’on a connu par deux fois cet été à la mairie de Montréal qui amènent de l’eau au moulin des syndiqués. La Coalition pour la Libre Négociation s’en est d’ailleurs clairement et franchement distancé.

Les autres travailleurs municipaux disposent maintenant d’un droit de grève qui n’est pas illimité. Voilà trente ans la loi 160 fut adoptée à l’encontre des salariés du secteur de la santé et des services sociaux. Le Conseil des Services Essentiels fut alors créé afin d’en surveiller l’application. Peu de temps a suivi pour que ce Conseil maintenant intégré à la Commission des Relations du Travail étende sa juridiction au secteur municipal. En clair cela faisait maintenant en sorte que les syndicats du secteur municipal aurait le droit de grève selon les mêmes critères que dans la santé : protection du public notamment. La jurisprudence est maintenant solide et constante : ne fait pas grève dans les villes qui veut et comme il le veut.

Le maire en colère Labeaume ne pourrait pas mettre en danger ses concitoyens en recourant à un usage effréné du droit de lock-out, si la loi le lui permettait désormais d’y recourir. Ce qui serait bon pour minou, serait aussi bon pour pitou. Mais imaginons le pire : la loi permettrait une asymétrie : un droit de grève avec services essentiels et un droit au lock-out total, donc sans services essentiels et sans scabs car cette disposition existe toujours. Le maire en colère aurait sur le dos beaucoup de concitoyens à leur tour en colère.

Soyons sérieux : c’est un mythe cette histoire que les travailleurs municipaux prennent en otage les élus et qu’ils procèdent à un hold-up. Pour comparer en cela Montréal et Québec il faut aller ailleurs. Je n’irai pas loin. Au tournant de la décennie, l’Ontario a connu deux grandes grèves municipales à Toronto et Windsor. Des milliers de salariés, même appartenance syndicale pour les cols blancs et bleus, grève prolongée en mois et défaite cinglante des travailleurs ultimement. Les maires Miller de Toronto et Francis de Windsor ont alors "tenu la ligne". Miller ne s’est ensuite pas représenté aux élections suivantes alors que Francis a été réélu.

Je vous laisse la morale de l’histoire.

LA RENTE DE RETRAITE : DU SALAIRE DIFFÉRÉ ? 3 EXEMPLES

Une nouvelle manche du bras de fer vient de se terminer avec la tenue de la Commission Parlementaire à propos des régimes de retraite dans le secteur municipal. La salve d’ouverture du maire Labeaume ne laissait aucun doute. D’après lui, l’affirmation selon laquelle les syndiqués avaient troqué, abandonné ou réduit leurs ambitions d’augmentations salariales immédiates afin de bonifier leur régime de retraite ne tenait tout simplement pas la route. Plus, "c’est un mythe" dit-il, affirmant du coup sa colère.

Pour ce maire et d’autres, la retraite ce n’est pas du salaire reporté et ne fait donc pas partie d’un tout plus large que constitue les conditions de travail négociées. Il est soutenu dans cette approche par le Ministre Moreau qui parraine le projet de loi. La question et sa réponse ont de l’importance afin de déterminer la nature réelle du problème et de possibles solutions. Autrement dit : est-ce qu’on peut isoler cette question ou plutôt fait-elle partie d’un tout.

Il me vient à l’esprit au moins trois exemples criant au soutien que la rente de retraite constitue du salaire différé, le dernier salaire négocié par le travailleur avant la prise de sa retraite, qui se cristalise en une rente à propos de laquelle nul ne la reconsidérera pour le reste de sa vie de rentier.

La juge retraitée de la Cour Suprême, Claire L’Heureux-Dubé, a présidé récemment un comité consultatif visant à revoir la rémunération (globale) des députés du Québec. Le comité prônait un relèvement substantiel de leur salaire, mais une contrepartie leur était aussi demandé : réduire tout aussi substantiellement les avantages de leur régime de retraite. Ce dernier a été qualifié de Ferrari avec contribution des parlementaires à 21% (pas 50-50), aucune préoccupation de déficits, rente acquise dès 8 années de souscription et celle-ci pouvant atteindre 100% du salaire (pas 70%). Là aussi le contribuable paie. L’ardeur des députés s’est soudainement refroidie. Il s’agit ici en quelque sorte de la preuve à l’envers de la relation salaire actuel et salaire différé en ce qu’on amputerait du salaire futur (la retraite) pour du salaire courant.

C’est ce même chemin inverse qu’entend prendre la Société qui gère le Vieux-Port de Montréal a-t-on aussi appris cet été. En cours de négociation de renouvellement des conventions collectives, la partie patronale aurait demandé de réduire sa contribution à un REER souscrit pour les seuls employés permanents, cela après vingt années et 5 ou 6 rondes de négociations sans que le sujet ne fasse problème où les déficits d’ailleurs n’existent pas dans ce modèle. La réduction permanente de moitié proposée ne serait compensée que par une majoration forfaitaire de 1,5% du salaire.

Là aussi existe une relation intime, de vases communiquants, entre salaire actuel et futur. Dans ces deux exemples actuels, la bascule baisse la rente de retraite en faveur du salaire. Dans le troisième et dernier exemple, il en va du contraire. Je choisis non le moindre des régimes, celui du secteur public québécois, le RREGOP, le plus grand du Québec.

Dans les histoires autorisées tant de la FTQ que de la CSN, on y relate abondamment les péripéties du Front Commun de 72. La politique salariale syndicale s’opposait frontalement à celle des Libéraux alors au pouvoir. La demande syndicale culminait avec l’exigence de l’atteinte d’un salaire de $100/semaine. Le contrat serait d’une durée de 3 ans. Nul régime de retraite n’existe alors et ce n’est une demande syndicale qui n’est ni centrale ni pressante.

Le compromis atteint devint ceci : on ajoute une 4ième année et le gouvernement consent au $100/semaine mais seulement à compter de la dernière journée de la 4ième année. Cela est rejeté par les membres. Pour combler le différentiel entre le salaire attendu et celui offert, Laberge, Pépin et compagnie demandent au gouvernement d’établir un régime de retraite qui permettra aux travailleurs de toucher plus tard à ce salaire que le gouvernement n’est pas près à payer maintenant.

Plusieurs membres de mon syndicat local me rappelaient aussi ce fait au début des années 80. L’une d’elles, Rita, avec qui je travaillais, avait alors l’âge que j’ai maintenant. Elle avait élevé ses huit enfants. Fatiguée, elle pensait maintenant à la retraite. Elle me dit combien elle avait alors sacré contre les dirigeants syndicaux d’alors. "Je ne voulais pas d’argent pour la retraite, l’argent j’en avais besoin maintenant.", mais elle ajoutait : "...mais j’aurais tout dépenser, car il le fallait, pour la famille. Ainsi je n’aurais aujourd’hui pas un sou pour mes vieux jours. Je remercie aujourd’hui Louis Laberge (nous étions affilié à la FTQ) pour le salaire que j’aurai plus tard.".

Les dictionnaires spécialisés de l’industrie des bénéfices (assurances, retraites, etc...) ne croient pas qu’il s’agit d’un mythe. L’IFEBP est la référence nord-américaine en la matière. En regardant à la p.41 de sa 9ième édition j’y trouve ceci : "Salaire différé : l’abandon d’une augmentation de salaire maintenant pour des bénéfices marginaux ou un régime de retraite." [ma traduction].

C’est un problème complexe auquel nous faisons face, les raccourcis politiques n’en constituent pas s’ils nous mènent dans un cul-de-sac social. Ce qui nous attend si ce projet de loi demeure ce qu’il est et attise la mobilisation attendues des travailleurs.

ACTION-RÉACTION

Le rapport D’Amours visait, à l’origine, à trouver des solutions afin de préserver l’existence de régimes de retraites à prestations déterminées tant dans le secteur public que privé. Depuis, c’est comme si les problèmes qui existaient dans le secteur privé avaient disparu. On n’en parle plus et au contraire ceux qui collaient aux régimes publics municipaux se seraient amplifié.

Le PQ alors au pouvoir a déposé un projet de loi soutenu tant par le PLQ que de l’ADQ qui croyaient que ça n’allait pas assez loin. Fait étonnant dans l’atmosphère guerrier qui régnait en Chambre. Cela était aussi consécutif à l’élection municipale. Maires et mairesses seraient en selle pour longtemps pendant leur affrontement avec le mouvement syndical. Ce n’était pas le cas au niveau provincial.

Dès son accession au pouvoir, l’empressement du PLQ à en découdre fut suspecte. Quatre années pour en revenir politiquement, se dirent-ils. En qualifiant les syndiqués "d’enfants gâtés" et "d’égoïstes" (répétitions de 2012) ils croyaient l’avoir facile. D’autant plus que le mouvement syndical municipal vit plus de 2,000 négociations distinctes et est traversé de la multiplicité syndicale avec la présence bien que massive du SCFP, de la FISA, de la CSN, de la CSD et de nombreux autres syndicats non-affiliés que connaissent les professionnels, les pompiers et policiers.

Une unité de paroles et d’actions s’est rapidement mise en place au grand dam de nos politiciens. La justification théorique gouvernementale a rapidement été mise à rude épreuve. Le mouvement syndical prenait du gallon. On se mettait à les écouter. Mais l’argument seul ne suffit pas, il doit être appuyé. L’unité d’action fut plus difficile à accomplir. Il n’y a certainement pas une grande tradition à ce sujet. Des dérapages sont survenues à au moins deux reprises. On a demandé aux syndicats, comme on le demandait aux dirigeants étudiants en 2012 de condamner ces actions. L’expérience de 2012 fut utile : sans tomber dans le prêchi-prêcha souhaité par la classe politique et les commentateurs, mais critiquant clairement et prenant les distances utiles afin de créer les ponts nécessaires à la solidarité.

Une certaine confusion règne encore avec la gauche, un malaise même. En 2012, la police a été au coeur de la stratégie du PLQ. Les corps policiers y ont adhéré avec vigueur. La violence policière était au coeur de l’actualité américaine tout l’été. Ferguson au Missouri formant cette goutte débordante. Cela se conjugue. Opposé à la droite, isolé de la gauche, un attentisme du mouvement ouvrier du secteur privé, voilà où se situait jusqu’à récemment les syndicats du secteur municipal.

Il ne faut pas croire cependant que tout est sombre pour les travailleurs. Malgré les apparences, ce n’est certainement pas plus rose pour le gouvernement. Ce n’est pas l’amour fou entre Couillard et le bon peuple, ou entre Coderre et le bon peuple. Couillard a perdu l’été qu’il entendait utiliser pour marteler ses idées justifiant le recours à PL3. Il a plutôt eu à défendre des ministres séniors, de Thériault, à St-Pierre et Barrette, sans oublier le triste Bolduc, et deux fois plutôt qu’une ! Couillard lui-même peut craindre l’irruption à tout moment des Porter de ce monde et d’autres fantômes pouvant surgir de n’importe quel garde-robes pour venir hanter les Libéraux.

Michel Kelly-Gagnon, Président de l’IEM et ardent défenseur du PLQ, mettait néanmoins en garde le gouvernement : Si le gouvernement poussait trop, il pourrait perdre beaucoup et cela "en début de partie". Reste le secteur Universitaire et l’ensemble du secteur public. Pendant ce temps, le porte-parole du CPQ, Dorval, nous enjoignait "d’appuyer le gouvernement". Cela est intéressant qu’il ne s’agisse plus seulement pour le CPQ de n’appuyer que des idées, des projets, mais d’aller très directement au coeur de la politique partisane.

Les syndicats du municipal ont su faire le pont avec la population dans les années ’90 lorsqu’il s’est agi de défendre leurs emplois et de freiner le recours à la sous-traitance. Lorsque des multinationales françaises ont approché le maire d’alors (Doré) pour discuter de privatisations de certains équipements d’approvisionnement ou de traitement de l’eau, le maire s’est mis en mode "écoute". Bien que troublant, les syndicats qui sonnaient l’alarme, dont les Cols Bleus de Montréal, se firent dire que tout ce qu’ils défendaient c’était "leurs jobs".

Les Cols Bleus de Montréal, de concert avec des scientifiques, des jeunes et des vieux, des représentants d’agriculteurs même (à Montréal), établirent une coalition, une première en fait à ce sujet, au sujet de l’eau : "Eau Secours". Eau Secours devint ce porte-parole et ce coordonnateur d’actions, de mobilisations visant à préserver l’eau dans le bien commun et pour le bien commun, sous propriété publique et sous contrôle public. La convergence survenait. Le pont construit solide nous a fait faire du chemin ensemble.

C’est ce que le mouvement syndical doit de nouveau accomplir. Il a été mis sur la défensive par le PLQ, il doit reprendre l’initiative et remettre la campagne pour l’amélioration du RRQ pour tous. Cela voudrait dire que les travailleurs syndiqués accepteraient de payer plus pour...la même chose. En augmentant le cotisations au RRQ de +3.5% sur sept ans cela n’ajoutera pas, au net, à leur rente du régime municipal, car il y a une coordination à l’oeuvre entre les deux régimes. Mais tous les autres en recevront beaucoup plus et leur régimes municipaux respectifs verront leur déficits disparaître. Les syndicats pourraient faire front commun, certainement avec les diverses associations de retraités, mais aussi, par exemple avec les organisations défendant les locataires telles le FRAPRU. Plusieurs locataires sont en fait des personnes âgées et désargentées.

Les Centrales syndicales ont un rôle à jouer qui diffère des syndicats directement aux prises avec le PLQ. Bien que fonctionnant différemment, prenons pour exemple la FTQ. Elle n’a pas à parler à la place de son syndicat affilié qui est lancé dans la bataille. Le SCFP le fait bien. Cependant il peut et doit entraîner les autres syndicats du secteur privé.

Reste l’élément central de toute mobilisation : leurs propres membres. Dans l’oeil du public, nous avons beaucoup vu à ce jour des porte-paroles crédibles et quelques actions d’éclats. Bien sûr, il y a aussi eu à un autre niveau un degré de mobilisation et d’engagement des membres qui ne s’est pas encore traduit dans les medias. Les membres eux-mêmes doivent prendre la mesure de leur mobilisation et celle des autres afin de développer un momentum en leur faveur et faire réfléchir le PLQ. Il faut aussi faire en sorte que les attentes soient les mêmes, identifier ce qui constituerait une victoire, sinon le risque possible de développements précipités pourraient faire perdre la boussole et la cohésion des membres.

Certains membres ont le droit de grève et sont en mesure de faire la grève légalement (période ouverte de négociations de renouvellement des conventions collectives). D’autres ont le droit de grève mais ne sont pas en position de grève légale. Enfin, il y a celles et ceux qui sont dépourvus de ce droit. Je parlais de cohésion plutôt, cet aspect de la mobilisation générale représente bien ce défi.

Au niveau politique, bien que les trois principaux partis sont comme larrons en foire et que le quatrième soit petit, il faut entrevoir l’action politique et les possibilités de travail avec QS. Québec Solidaire doit répondre présent dans toute la mesure du possible. La rentrée parlementaire est pour la fin du mois.

Pour toutes ces raisons, il importe de marquer cette nouvelle phase décisive de lutte contre PL3. Il faut démontrer la force, l’unité, l’élan. Pour cela, il y a prochainement une chose à faire pour celles et ceux qui le peuvent : tous et toutes à la manifestation contre PL3 qui aura lieu le 20 septembre. On se rencontre au Parc Lafontaine.

Claude Généreux

Maintenant retraité, il a été secrétaire-trésorier national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).Il a aussi présidé et dirigé un régime et une Caisse de retraite pendant plus de 10 ans.

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