Édition du 22 septembre 2020

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Santé et sécurité au travail

Toujours pas de prime pour les anges gardiens des services de garde d'urgence - « Aucun sens ! » dénonce la Fédération du personnel de soutien scolaire

QUÉBEC, le 31 mars 2020 - La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) ne décolère pas, alors que le gouvernement n’octroie toujours pas de prime pour le personnel qui travaille dans les services de garde d’urgence.

Couper les ailes des anges gardiens

« Ça n’a aucun sens ! Depuis deux semaines et demie, on entend le premier ministre Legault remercier les anges gardiens qui sont au front. Il a l’occasion aujourd’hui de démontrer concrètement sa reconnaissance envers les employés des services de garde d’urgence, mais à la place, il leur coupe les ailes ! » se révolte Éric Pronovost, président de la FPSS-CSQ.

Ces employés de l’État font déjà partie d’une catégorie d’emploi sous-payée, alors qu’ils empochent à peine plus que le 2 000 $ par mois dans bien des cas. On leur demande maintenant de s’exposer tous les jours à un risque majeur pour leur santé en travaillant dans les services de garde d’urgence, sans leur offrir de compensations en retour.

Démobilisation imminente

Depuis le début de la crise entourant la COVID-19, la FPSS-CSQ et ses 30 000 membres sont des alliés majeurs du gouvernement, essentiels au maintien des services de garde d’urgence actuellement en place.

« Malgré notre collaboration exceptionnelle, on n’a pas l’impression de compter du tout ! Non seulement il n’y a encore aucune consigne uniforme sur les mesures d’hygiène à prendre dans les services de garde actuellement ouverts, ce qui est complètement inacceptable, mais en plus, il n’y a aucune reconnaissance monétaire supplémentaire » ajoute monsieur Pronovost. « C’est révoltant ! On n’est pas de la chair à canon ! »

Le gouvernement le répète déjà depuis un moment, le combat que nous livrons actuellement à la COVID-19 s’échelonnera sur des semaines. « Après ça, il ne faudra pas que monsieur Legault s’étonne si le personnel de soutien scolaire se démobilise » souligne Éric Pronovost. « Actuellement, on reconnaît qu’un simple citoyen peut vivre de l’angoisse face à la crise actuelle. Imaginez ce que peut ressentir le personnel œuvrant sur le terrain, dans les services de garde d’urgence. On le sent déjà, nos membres sont très affectés et ce n’est pas rose du tout ».

Et le facteur de risque, lui ?

Lorsque le gouvernement fixe les échelles salariales des employés de l’État, il prend en compte plusieurs facteurs pour bonifier les revenus de certaines catégories d’emploi. Le risque fait partie de ces facteurs. Contrairement aux premiers répondants, en choisissant de travailler dans un service de garde, le personnel de soutien scolaire n’a pas choisi un emploi dit « à risque ». Ils n’ont donc pas un salaire calculé en fonction de celui-ci. « Mais là, on leur impose un risque énorme, sans rien leur offrir en retour. C’est à se demander ce qu’on vaut aux yeux de la société et du gouvernement » s’indigne le président de la FPSS-CSQ.

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